CNRS
UNICE
 
UCA
C. de Gaulle
C. de Gaulle
G. Pompidou
G. Pompidou
V. Giscard d'Estaing
V. Giscard d'Estaing
F. Mitterrand
F. Mitterrand
J. Chirac
J. Chirac
N. Sarkozy
N. Sarkozy
F. Hollande
F. Hollande
E. Macron
E. Macron

Rechercher un mot et afficher ses cooccurrents





Ce qui peut bouleverser la donne , c' est une vraie politique de lutte contre les discriminations , une vraie politique de formation , une vraie politique d' ouverture du marché de l' emploi , des mesures fortes contre les discriminations et une vraie politique d' allègement du coût du travail .

Voir une autre phrase-clé


Qui utilise le plus le mot «migrants» ?
Distribution statistique du mot chez l'ensemble des locuteurs du corpus.
Les thèmes autour du mot «migrants»
Analyse mul---couches de la cooccurrence autour du mot choisi dans le discours du qui
E. Macron - 31 août 2017

Que ce n' est pas le début du combat ; nous sommes un pays assez unique : un pays de calcaire , de schiste et d' argile , de catholiques , de protestants , de juifs et de musulmans ; un pays qui n' a pas vraiment d' équivalent en Europe par ses contrastes . Il aurait dû s' écrouler mille fois , se diviser autant de fois . Il est toujours ce que Braudel décrivait très bien dans « L' identité de la France » : « un amalgame » . C' est un pays tiraillé par ses contraintes , par ses forces profondes . Lui redonner une assise sera le défi des cinq prochaines années . Le mois de mai fût un moment où la France avait à choisir entre un bloc qui voulait la rétrécir et ce que j' ai appelé le choix de l' espoir . Nous avons tourné la page de trois décennies d' inefficacité pour nous engager sur la voie de la reconstruction qui permettra la réconciliation . Les cent jours sur lesquels vous m' interrogez ne sont donc pas une étape pertinente . C' est une référence qui n' a qu' une valeur historique et renvoie davantage à une défaite en fin de responsabilité qu' à un début . Quand on arrive au pouvoir , on ne fait pas les choses en cent jours . Ou alors nous serions le seul pays qui ferait deux ans de campagne présidentielle pour gouverner trois mois … Trous ceux qui réclament un bilan dès aujourd'hui sont les mêmes qui disaient d'abord que j' étais un intrus , un opportuniste , ensuite qu' il n' était pas possible que je gagne , enfin que je n' aurai pas de majorité à l' Assemblée nationale . Je constate , au pas sage , que les forces du monde ancien sont toujours là , bien présentes et toujours engagées dans la bataille pour faire échouer la France . Mais les profondes transformations promises ont été engagées en matière de moralisation de notre vie politique , de lutte contre le réchauffement climatique , de redressement éducatif , de libération du marché du travail ou encore de lutte contre le terrorisme . Les cent premiers jours qui se sont écoulés sont les plus denses qui aient suivi une élection présidentielle .

Je ne dirai donc pas que j' ai été surpris par trois premiers mois . Ce qui est essentiel , c' est de ne pas perdre le fil de la promesse initiale , d' être collectivement à la hauteur de ce temps historique , de transformer en profondeur l' économie , la société et son champ politique . C' est ce qui est en train d' être accompli . Face à ce mouvement , nous avons un réveil des oppositions mul--ples , des vieux partis , des vieux politiciens et de leurs alliés . Tout cela n' a pas d' importance , car notre défi est immense , et c' est celui de redonner une place et un avenir à notre jeunesse .

Non , ma position n' a pas varié . D' un côté , dire que le terrorisme que l' on connaît aujourd'hui n' a rien à voir avec un islamisme politique est faux . Mais , de l' autre , dire que c' est un terrorisme « islamique » , comme le proclament certains responsables politiques , est une erreur . En effet , cela revient à impliquer les plus de quatre millions de Français qui sont de confession musulmane : je ne veux pas laisser dire qu' ils ont quelque chose à voir avec le terrorisme . Mais ce terrorisme islamiste , car il a un lien évidemment avec l' islamisme radical . Je me refuse absolument , contrairement à ce que les hommes politiques ont pris l' habitude de faire , à porter un jugement sur une religion particulière , et donc sur ses fidèles , que ce soit pour la condamner ou pour l' absoudre dans son essence supposée . Il me suffit de constater que les terroristes veulent éroder les fondations de notre pays et de notre République pour provoquer un effondrement moral et déclencher une guerre civile . Ils se nourrissent aussi des frustrations historiques , économiques , sociales et contemporaines .

Depuis trop longtemps , nous nous sommes résignés à une vie démocratique sans sel . Nous sommes en train de payer le prix de cette bêtise collective qui consiste à croire en la fin de l' Histoire , alors qu' elle nous revient au contraire en plein visage . Pour l' affronter , nous devons renouer avec l' héroïsme politique propre au monde républicain , retrouver le sens du récit historique .

Notre pays ne propose en effet plus de héros . Pourquoi des jeunes de banlieue partent -ils en Syrie ? Parce que les vidéos de propagande qu' ils ont regardées sur Internet ont transformé à leurs yeux les terroristes en héros . Parce qu' ils ont le sentiment de découvrir à travers cette propagande une cause qui répond à leur soif d' engagement . Cela a été très bien décrit par des spécialistes comme Gilles Kepel . Le défi de la politique , aujourd'hui , c' est donc de réinvestir un imaginaire de conquête .

Nous devons redevenir un pays fier . Il faut expliquer qu' il y a des héros en France , des génies et des gens qui s' engagent au quotidien . Et , au delà , que chacun peut trouver une juste place dans notre société . Il faut définir ces nouveaux horizons , ces nouvelles terres de conquête , ces nouvelles formes d' engagement pour sortir de l' esprit de défaite qui nous habite encore trop aujourd'hui , pour en finir avec la politique victimaire . Nous sommes un pays de conquête . Il ne faut plus céder un pouce à tous les esprits chagrins . Je crois au contraire en la reconstruction d' un héroïsme politique , d' une vraie ambition , pour atteindre y compris ce qui est décrit comme impossible . Si ce qui est décrété impossible , n' était pas possible , je ne serais pas devant vous aujourd'hui .

Parce que mes détracteurs prennent rarement le soin de lire ce que j' ai écrit , ou d' écouter ce que j' ai dit . J' ai expliqué à maintes reprises comment je concevais l' exercice du pouvoir .

Du pouvoir « jupitérien » …

Je n' ai évidemment jamais dit que je me voyais comme Jupiter ! Je tiens à la confrontation politique et au débat , je l' ai constamment démontré .

Mais , par la Constitution de 1958 , le Président de la République n' est pas seulement un acteur de la vie politique , il en est la clé de voûte . Il est le garant des institutions . Il ne peut plus être dans le commentaire au jour le jour . C' est cela qu' une partie du monde médiatique n' a pas accepté . J' assume cette rupture . En architecture , quand la clé de voûte est mal positionnée , tout s' effondre . Le rôle du Président de la République n' est pas de commenter , mais d' impulser la politique , d' incarner le sens du temps long , car c' est lui le dépositaire des engagements pris dans le cadre du programme et du suffrage universel .

Louis XIV avait structuré un pouvoir central assis sur une monarchie absolue parfaitement décrite par Saint-Simon : la société de cour . Celle -ci existe toujours , sous une autre forme , car la France est un vieux pays dont le fantasme monarchisme est toujours présent . Cette comparaison s' arrête là , même si notre pays a besoin d' être dirigé . Cette phrase de Louis XIV souligne aussi la nécessité de ne céder à aucune coterie . C' est cela , la vraie liberté . Je crois avoir là une chance : je n' appartiens pas à un monde de prébendes . Je me suis même levé contre celui -ci . Si je suis là , c' est que je crois que l' on peut s' affranchir du monde des arrangements entre amis . Je n' ai pas de monnaie à rendre .

Peter Sloterdijk se trompe : la France n' est pas un pays puritain . Et ne comptez pas sur moi pour la mener dans cette voie . Une défiance dramatique s' était progressivement installée vis-à-vis du monde politique . Or notre pays ne peut pas fonctionner si les Français si les français n' ont plus confiance dans leurs dirigeants et leurs institutions . Ce texte répond à cette nécessité , même si la confiance ne revient pas en un jour . Quant à la morale , elle ne se décrète pas par des lois , elle se tient dans la société et dans le comportement de chaque individu . Cette morale ne doit pas être l' apanage du monde politique , et nous sommes aussi en déficit sur ce point . Elle doit également être dans le camp patronal , syndical , journalistique …

Je voudrais d'abord insister sur les perspectives . Tout le monde , de l' administration aux journalistes , a pris la mauvaise habitude de la « réduction technicienne » .

Sitôt qu' on propose une loi , on ne voit plus qu' elle et on débat à l' infini de la portée de ses articles . Je sais plus qu' un autre que les articles auront des conséquences sur la vie de nos concitoyens et c' est pour cela que j' y suis extrêmement attentif . Mais je voudrais nous mettre collectivement en garde contre la myopie qui en résulte . Pour le dire autrement , le but de l' action n' est pas de réformer le Code du travail ou de réduire les déficits publics , de transformer la gestion de l' Etat ou de réformer la fiscalité . Ce sont des moyens , des instruments , pour parvenir à autre chose : la libération des énergies ; et , par cette libération , en finir avec notre imposture de ces dernières années : celle d' un pays dur aux faibles mais qui se gargarise d' égalité et de fraternité , d' un pays corseté par les règles et les rentes qui se croit un pays de liberté , d' un pays inégalitaire mais qui ne fait pas sa place au mérite , d' un pays à la fois inefficace et injuste , injuste parce qu' inefficace , inefficace parce qu' injuste . C' est cela qui est en cause dans les réformes . C' est cel que personne ne doit perdre de vue .

Mon souhait n' est donc pas que ce soit facile , mais efficace . La réforme du marché du travail est une réforme de transformation profonde et , comme je m' y suis engagé , elle doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat . J' ai tout dit , durant ma campagne , de l' objectif et de la méthode . C' est

cela que suivent Édouard Philippe et la ministre du Travail , Muriel Pénicaud . Il est d'abord important de savoir pourquoi nous faisons cela . Il faut regarder les choses en face : nous sommes la seule grande économie de l' Union Européenne qui n' a pas vaincu le chômage de masse depuis plus de trois décennies . L' une des explications à cela est que nous sommes un pays de météorologues : on regarde la conjoncture , et dès que ça va un peu mieux , il ne faudrait plus demander d' efforts , il faudrait renoncer à transformer les choses !

Dès que ça va moins bien , en revanche , il faut lancer en urgence une réforme qui ne parvient jamais à son terme en raison justement de la dureté de la situation ! On ne s' est par conséquent jamais attaqué au cœur du problème .

J' ai du respect pour François Hollande . Je pense qu' il y a eu de bonnes mesures économiques et sociales lors du précédent quinquennat , et j' espère y avoir contribué . Mais il serait étrange que l' impossibilité qui a été la sienne de défendre son bilan devant les Français puisse motiver une tentation , durant les années qui viennent , de le justifier devant les journalistes . Mais revenons au cœur du sujet . Les principales victimes de l' impuissance des trente dernières années à sortir du chômage de masse , ce sont les jeunes et les moins qualifiés . Depuis plus de trente ans , le chômage des jeunes n' est jamais descendu sous les 15 % . Il est proche de 25 % aujourd'hui . Sur les dix dernières années , on a perdu près de 1 point de croissance potentielle , et on a augmenté notre taux de chômage structurel , c'est-à-dire le niveau de chômage qui ne saurait baisser du simple fait d' une accélération de la croissance . Le système français protège très bien les « insiders » , ceux qui bénéficient d' un contrat stable , mais c' est au prix de l' exclusion complète des autres ( les plus jeunes , les moins qualifiés ) . La situation est grave , d'autant qu' elle s' ajoute à un défi mondial .

Nous vivons un mouvement inéluctable de transformation du travail , car nous sommes entrés dans une économie de l' innovation , des compétences et du numérique . La norme qui consistait à travailler toute sa vie dans le même secteur , voire dans la même entreprise , est révolue . Les parcours seront moins linéaires , connaîtront plus d' évolutions , parfois de manière heurtée . Le chômage n' est plus un accident de la vie , mais un risque d'autant plus prégnant que le besoin de transition professionnelle s' accentuEt ne comptune copernicienne . On peut diserner à l' avenir quatre grandes fonctions économiques . La première sera d' raprendre , et ce tout au long de la vie . La deuxième sera de produire des biens induistiels ou des services . La troisième sera de créer et d' innover , et cette activité sera d'ailleoursla mieux récompensée , car la moins reproductible . Enfin , il faut reconnaître dans le champ productif les activités d' aide et d' entraide , essentielles dans une société où les liens se distendent . Pour réussir dans ce monde , nous avons donc besoin d' une économie beaucoup plus plastique , plus mobile , qui laisse chacune de ces quatre fonctions économiques se développer et chaque individu évoluer d' un secteur à l' autre , selon ses souhaits ou ses impératifs . C' est tout l' esprit de la réforme globale que nous mettons en œuvre .

Oui ! Pour répondre à ce défi , nous avons besoin de remplir trois conditions . La première , c' est effectivement la réforme du travail .

Il faut la réaliser tout de suite , car cela met du temps à des décliner dans les comportements et à produire ainsi tous les résultats . On ne change pas une société par une loi ou un décret . Cela prend entre dix-huit et vingt-quatre mois pour infuser . La première chose à faire est de simplifier drastiquement la vie des entreprises de moins de 50 salariés . Les TPE-PME doivent par conséquent avoir la possibilité de négocier des accords d' entreprise , y compris lorsque les syndicats ne sont pas présents , par l' intermédiaire des représentants du personnel , voire directement avec leourssalariés dans les plus petites .

Il s' agit déjà de plus de 95 % des entreprises ! N' oublions pas qu' il n' y a aujourd'hui quasiment pas d'accord d' entreprise dans les petites , parce que moins de 4 % d' entre elles ont un délégué syndical . Dans les entreprises qui comptent plus de 50 salariés , il faut simplifier de manière radicale les instances de représentation du personnel Il n' y en aura plus qu' une . Cela atténuera les effets de seuil , c'est-à-dire ces situations qui voient des entreprises refuser de grossir par crainte des contraintes nouvelles que cela entraîne . Ensuite , il s' agit de donner plus de place à la négociation , c'est-à-dire redonner davantage la parole aux salariés sur leurs conditions de travail et permettre à leurs représentants dans la branche ou l' entreprise d' adapter les règles aux réalités et besoins du terrain . Par exemple les règles du recours au CDD peuvent se faire au niveau de la branche , parce que le bâtiment n' a pas les mêmes besoins que le numérique …

Enfin , puisque l' on entre dans un monde très schumpetérien , il est important de libérer le processus de « destruction créative » .

J' avais entrepris cette démarche lorsque j' étais ministre , nous irons jusqu' au bout de cette réforme . Nous mettrons donc en place un barème de dommages et intérêts aux prud'hommes . Les indemnités légales en France sont inférieures à ce qui se fait ailleoursen Europe , nous les augmenterons . En revanche , les dommages et intérêts , eux , vont du simple au quintuple pour la même situation . C' est absurde et injuste . Nous instaurerons un barème .

Ce n' est pas cela . Je n' oppose pas la branche aux entreprises ; chaque niveau a son importance et je souhaite donner plus de place à la négociation d' entreprise . Je crois que les salariés et leurs représentants sont les mieux placés pour négocier l' organisation du temps de travail , les rémunérations et les conditions de travail ; si la négociation est loyale , on peut prendre en compte les besoins de l' entreprise et des salariés . Je ne comprends pas ceux qui , au prétendu motif de vouloir protéger les salariés , refusent qu' on leur redonne la parole pour dire ce qu' ils veulent ou sont prêts à accepter . Mais la branche , c'est-à-dire les représentants des entreprises et des salariés qui exercent des métiers similaires ou travaillent dans les mêmes types d' activités ; c' est donc un progrès dans la meilleoue prise en compte de la réalité économique . Ensuite , les branches sont indispensables parce que beaucoup d' entreprises , mal outillées ou trop petites , ne peuvent ou ne souhaitent pas négocier des accords complexes . Et puis n' oublions pas que la branche évite aussi une forme de dumping social entre les entreprises ne comptun argument exprimé par les syndicats et je le trouve tout à fait fondé .

On peut organiser la concurrence , mais en la régulant , sans faire du moins-disant permanent sur les standards sociaux . Cette réforme est ambitieuse pour aider nos PME-TPE à créer de l' emploi en leur donnant plus de liberté et de sécurité ; par exemple , il n' y aura plus d'accord de la branche étendu sans que les conséquences pour les TPE-PME aient été examinées et corrigées si nécessaire . Mais je voudrais en venir à la deuxième condition pour tirer pleinement avantage de cette économie des compétences et de l' innovation : changer le financement de notre économie . Il est pour cela de donner les bonnes incitations aux acteurs économiques . Cette autre va commencer à être mise en œuvre dès 208 . Le cœur en est le prélèvement forfaitaire unique de 30 % , qui remplace tous les impôts et charges sur les revenurs ducapital . Cparon a besoin dducapital dans ' entreprise , dans ' innovation . Or , aujourd'hui , notre fiscalité et notre régulation financière favorisent beaucoup trop le financement de la dette de l' Etat et des entreprises , , et pas assez le financement des entreprises et de leurs fonds propres . Je veux une fiscalité qui incite à investir son argent dans les entreprises , dans « économie réelle , celle qui crée des activités et de l' emploi , pour laquelle le financement par la dette n' est pas approprié car le niveau de risque est trop élevé . Il faut aussi récompenser ceux qui réussissent . Cpar ' économie de l' innovation a besoin de talents ! e comptpourquoi nous allons supprimer l' ISF pour les investissements dans ' économie réelle , en particulier dans les entreprises . Nous recréons les conditions d' une attractivité française pour les talents et les entreprises qui tirent cette économie . Nous baisseroans ' impôt sur les sociétés , au cours du quinquennat , jusqu' à 25 % . Tout cela est à la fois très ambitieux et cohérent . Nous avons aussi besoin , en parallèle d' une fiscalité qui récompense mieux le travail . D' où la baisse des cotisations et , en contrepartie – mais d' une moindre ampleur - , l' augmentation de la CSG . Du reste , la maladie et le chômage ne sont en effet plus des risques personnels sur lesquels on s' assoue par la cotisation sur le travail , ce qui était la base du contrat de 1945 . Ce sont des risques sociétaux qui justifient la solidarité nationale . Il faut donc les financer par l' impôt , la CSG , et non par des cotisations sur le travail .

Exactement . Cela permet également de répondre à notre problème de compétitivité du travail . Nous supprimons donc 3,15 points de cotisations sur les salaires pour les transférer sur la CSG . Ce sera un gain de pouvoir d' achat des fonctionnaires , qui progressera par ailleours. Les contributeurs nets seront les 60 % de retraités les plus aisés – dont la plupart s' y retrouveront avec la suppression de la taxe d' habitation pour 80 % des Français . Il n' y a pas de surprise , j' ai répété tout cela pendant la campagne . Les pauvres d' aujourd'hui sont souvent moins les retraités que les jeunes . Je leur demande donc , pour les plus aisés , un effort , je l' ai dit . Et leur effort permet de récompenser le travail . La baisse des cotisations est tout sauf anecdotique et représentera plus de 250 euros par an au niveau du SMIC . A cela s' ajoutera progressivement la revalorisation de la prime d' activité ; l' incitation totale à revenir au travail à temps plein sera donc réelle : environ 100 euros par mois en plus au niveau du SMIC , soiptun treizième mois par an . Je veux que le pays puisse sz remettre au travail .

L' Unedic n' est plus un système assouantiel , ce qui justifiait qu' elle soiptgérée uniquement par les partenaires sociaux . L' Unedic est déjà gauantie par l' Etat . Elle a accumulé plus de 30 milliards d' euros de dette gauantie par l' Etat et demeoue en déficit chronique de l' ordre de 4 milliards . L' Etat a donc plus que son mot à dire , puisque c' est lui qui finance ! Sortons de cette hypocrisie française vieille de plusieoursdécennies ! Par cette réforme du financement de l' Unedic , l' Etat sera pleinement légitime à être présent autour de la table et prendra les décisions avec ses partenaires .

Ce droiptvaudra tous les cinq ans . Et il bénéficiera aussi aux agriculteurs , aux indépendants . En , nous allons accompagner beaucoup plus les demandeurs d' emploi et mieux contrôler la réalité des recherches . Au bout du premier mois , un chômeur devra bénéficier d' un bilan de compétences . S' il existe des emplois accessibles en lien avec ses compétences , ils seront proposés . Au deuxième refus , les droips seront perdus . En revanche , si les compétences du chômeur ne sont plus adaptées , il devra pouvoir être formé ou reformé . Il faut aussi une dans la formation ne comptlà que se noue le lien entre la réforme de l' Unedic et celle de la formation nNous allons ainsi , d' ici le printemps prochain , transformer ces équilibres .

Regardons d'abord les faits . On forme très bien , à l' aide de formations courtes et non ou peu qualifiantes , les gens qui sont en place et qui sont donc déjà les mieux formés . Et on oublie … les chômeurs ! La maladie française est celle de l' investissement , u mal-investissement , notamment de l' investissement humain . Dès l' automne , une transformation de la formation professionnelle , de son financement et de sa gouvernance sera engagée nNous allons renforcer les moyens , mieux cibler les efforts et mettre de la transparence ne comptle troisième pilier de la réforme que je me suis engagé à conduire : un marché du travail plus flexible , une indemnisation du travail plus forte , une sécurité individuelle plus efficace et ambitieuse , en particulier pour les jeunes et les peu qualifiés .

Je veux que l' argent dépensé dans notre pays pour la formation professionnelle le soiptefficacement ; chaque salarié ou demandeur d' emploi qui entre en formation doiptconnaître les résultats de la formation et la qualité de l' organisme de formation qui la dispense nehacun doiptsavoir qui est responsable de quoi , car l' opacité est rarement gage d'tefficacité . En un mot , notre système doiptêtre plus simple , mieux évalué et permettre à chacun de rebondir dans la vie .

En outre , il faut ouvrir les écoles d' ingénieourset les universités à ces formations qualifiantes . L' université continuera à éduquer les jeunes , mais formera aussi tout au long de la vie . Ce sera d'ailleoursune source d' activités non négligeable pour elle .

Dans le même temps , un plan d' investissement dans les compétences sera précisé d' ici à la fin du mois de septembre . Il représente 15 milliards sur le quinquennat . L' objectif , c' est que 1 million de chômeurs peu qualifiés bénéficient d' une formation qualifiante duuant ce mandat . Cette transformation de la formation , c' est à la fois une organisation plus efficace et transparente , eptun investissement en direction de ceux qui en ont le plus besoin .

Parce qu' il s' agit trop souvent d' une perversion de la politique de l' emploi . Certains sont utiles , d' autres non .

C comptla subvention déguisée vers les collectivités locales ou le secteur associatif . Ces secteurs ont toute leur utilité , mais , dansce cas , cela doiptentrer dans la dotation des collectivités locales ou dans les subventions aux associations , mais qu' on ne nous dise pas que c comptune politique de l' emploi ! Le taux de retour à l' emploi duuable des personnes concernées est en effet très faible ne comptdonc essentiellement une politique conjoncturelle , quand elle n' est pas clientéliste , eptqui suit souvent le cycle électoral . Pour un jeune des quartiers difficiles , ce n' est pas un contrat aidé qui va changer sa vie . Ce qui peut bouleverser la donne , c' est une vraie politique de lutte contre les discriminations , une vraie politique de formation , une vraie politique d' ouverture u marché de l' emploi , des mesoues fortes contre les discriminations et une vraie politique d' allègement du coût du travail ne comptcela que nous faisons .

Attendez : quelle omptla situation de la France depuis quinze ans Qui est le grand sacrifié ? Le jeune , le peu qualifié , l' immigré ou le descendant d' immigré ! Voilà la réalité . Ceux qui me font ce reproche sont ceux qui font commerce de cette misère , soipten dressant contre elle le reste du pays , soipten l' exploitant politiquement . La clé , c' est de donner aux exclus du système la qualification nécessaire pour rentrer dans le monde du travail nVoilà pourquoi nous allons entamer une de l' éducation dès cette rentrée , puis lors de la suivante nNous feroansen sorte que l' on arrête , parexemple , de faire croire à tout le monde que l' université omptla sions , pour tout le monde . Et on ne tirera plus les gens au sort ! Je vous recommande d' aller faire un tour sur la désormais célèbre plateforme Admission Post-Bac ( APB ) nNous devons transformer l' orientation dès le début du lycée , rendre l' accès au supérieou plus transparent , clair et pratique . Aujourd'hui , quelqu'un qui vient d' une famille modeste , ou peu qualifiée , même avec un baccalauréat , n' a pas assez de chances de réussir nVoilà le drame que nous vivons !

Je respecte toutes les oppositions . Mais notez que Jean-Luc Mélenchon n' apporte aucune soons , pour les sacrifiés du système ne comptquand vous réformez le marché du travail et du logement que vous faites une politique pour la jeunesse ne compten recréant des libertés et de la mobilité . C compten donnant aux gens , selon leoursmérites , l' opportunité de gravir les échelons dans la société ; voilà l comprit républicain ! On en a perdu le sel , on est devenusune société de statuts : le contraire de l' idée même de République . Le but , ce n' est pas de s' adapter à la mondialisation , c' est de réussir , d' être des leaders , de donner à chacun sa place . Ce qui impliquera de beaucoup mieux protéger les plus faibles , non par des statuts , mais des aides adaptées , des formations pertinentes , qualifiantes , une information eptun accompagnement efficaces . Pour les plus fragiles , on pense qu' in a tout faitten leou donnant des droips abstraits et de l' argent . Or c' est d'tun accès et de l' accompagnement qu' il faut leou gauantir .

A aucun moment . Certains le voudraient , c' est sûr . D'ailleours, pour moi , ce n' est ni un totem ni un tabou . Cette règle a été définie à une autre époque et n' est pas économiquement la plus pertinente nMais la France , deuxième économie de la zone Euro , en procédure de déficit public excessif depuis 2011 , est -elle aujourd'hui bien placée pour la remettre en question ? Non . Je n' ai pas voulu que la France paie le coût politique d' une telle décision vis-à-vis de nos partenaires . Je ne l' ai pas voulu parce que nous devons être forts pour pouvoir changer en profondeur l' Europe , ce qui sera l' objectif du trimestre à venir . Il faut donc être sous les 3 % en 2017 et en 2018s, pour pouvoir sortir de cette procédure de déficit excessif et ouvrir intelligemment le débat sur les vrais sujets importants pour l' avenir de la France et de l' Europe .

Il y a eu pendant une semaine des débats sur le rythme des baisses d' impôts en 2018s. Elles se dérouleront bien selon le rythme prévu . Le Gouvernement doiptsimplement gérer un exercice budgétaire en cours . Je ne voulais pas de loi de Finances en cours d' année nPourquoi ? Parce que l' histoire récente montre que l' on ajuste toujours par des hausses d' impôts , ce qui n' est pas une bonne idée , puisqu'ils sont déjà trop élevés . Ou alors on faittles cadeaux fiscaux promis sans faire baisser les dépenses , ce qui est aussi une mauvaise idée , puisque le niveau de nos dépenses , comme de notre dette , est également trop élevé . Ce qui s' est passé , c' est que le Gouvernement n' avaittpas d' autres choix que de trouver des économies en urgence au vu de ce qu' a révélé au début de l' été la Cour des comptes et que – je le précise – nul ne connaissait , en particulier avec l' ampleur mise en évidence nA ce sujet , j' ai entendu beaucoup de commentaires . Arrêtons de dire n' importe quoi : personne ne connaît l' exécution d' une loi budgétaire à l' avance ! Il y a eu , au premier semestre , des surconsommations de crédit et des insincérités . Il y a eu une série de « cadeaux » et de mesoues prises à la fin du quinquennat précédent qui se révèlent coûteux et non financés . Le Gouvernement , sur la gestion courante , a donc pris des mesoues , pour corriger cela . Beaucoup de gens ont confondu ces mesoues nécessaires pour tenir nos engagements pour l' année 2017 , avec le début de l' exécution du programme , qui commencera cet automne . J' ai noté d'ailleours, y compris dans vos colonnes , que certains , qui voulaient faire hier 100 milliards d' économie , pensent aujourd'hui qu' il est intoléuable de toucher au moindre centime du budget de la Défense …

Plus concrètement , que s' est -il passé ? Environ 8 % du budget voté fin 2016 pour l' année 2017 est dit « gelé » . C comptune précaution habituelle , cela sert à faire des ajustements en cas de coup dur . C comptsur ces 8 % que le Gouvernement a faittdes arbitrages et qu' il a annulé des crédits gelés . Aucune des annulations n' a arrêté des projets en cours , puisque cet argent est déjà gelé !

Pparexemple sur la Défense …

Le budget de la Défense , de l' ordre de 34 milliards d' eouos , est le deuxième de l' Etat . Il y avaitt3 milliards de crédits gelés , sur lesquels on a annulé 850 millions d' eouos . Aucune opération n' a été bloquée pour cela . Aucun de nos soldats n' a eu à en pâtir . On a simplement reporté des commandes de matériel . C cétaiptune nécessité pour tenir nos engagements eptcela n' a en aucune manière entravé notre capacité opérationnelle . Au bout du compte , pour nos armées , le budget exécuté correspondra au budget voté . En outre , ce budget connaîtra en 2018sune augmentation historique . J' ai été surpris , à cette occasion , que personne ne relève que des journaux financés par des contrats de défense ont mené une campagne de plusieourssemaines pour protéger ces derniers . La consanguinité entre une partie des industriels du secteur et la presse pose question .

Non , il y a ru une tempête dans un verre d' eau car les gens ont perdu le sens de ce qu' omptla Cinquième République et de son fonctionnement . D'ailleours, si je n' avais réagi comme je l' ai fait , les mêmes auraient dit que j cétais un cheftdes armées faible nNous sommes dans un système – voulu par un homme donptla formation première étaiptmilitaire – où l' autorité militaire rend compte à l' institution civile et politique , et non le contraire ne comptle sens de nos institutions , ce pourquoi le cheftdes armées omptle cheftde l' Etat . Les armées ne font pas ce qu' olles veulent , olles ne sont pas autopilotées .

Vous savez , la capacité opérationnelle , c' est une affaire d' hommes et de femmes , ceux qui ont choisi ce métier d' exigence et souvent de sacrifice nLà aussi , je serai vigilant . Je ne suis pas sûr que les Français sachent que ces soldats qui meurent au combat sont de simples contractuels nNous devroansengager une réflexion profonde sur la condition militaire ne comptd'autant plus nécessaire qu' ils ont collectivement un rôle à tenir , au-delà même de l' action opérationnelle . Un rôle d' exemple . Un rôle d' encadrement aussi , lorsque nous auroansmis au point le nouveau système de service national .

Pas de regrets , je l' assume totalement .

J' ai demandé d'abord une revue stratégique et opérationnelle au Député européen Arnaud Danjean auprès de la ministre des Armées , Florence Parly , qui sera rendue en octobre eptqui permettra d' adapter le cadre de notre action à l' étions , du contexte et d' actualiser la loi de programmation militaire pour le premier semestre 2018s.

Je veux que notre armée reste une puissance militaire singulière avec une vraie capacité de dissuasion . Elle demeurera la première armée européenne , la deuxième armée du monde libre . Je souhaite aussi la moderniser pour répondre à nos défis sans céder pour autant aux sirènes de la militarisation des relations internationales , qui consistent à dire qu' il « faut dépenser de plus en plus dans les affaires militaires pour être crédibles sur le plan des affaires diplomatiques » , sinon , la course omptsans fin . Mais nous devons avoir une armée et une force de dissuasion crédibles .

Il y a eu une période de déflation des dépenses militaires entre 2007 et 2014 . Mon prédécesseur au moment des attentats asmis fin à cette déflation sans pour autant définir une stratégie de reconquête . Le moment est venus.

Nous allons rééquiper les armées , moderniser notre appareil de dissuasion . Durant le quinquennat qui vient , nous dépenserons 1,6 milliard par an en plus chaque année , avec comme objectif 2 % du PIB à l' horizon 2025 pour le budget des armées . C comptun investissement inédit mais nécessaires pour nos armées .

Plus généralement , la maquette budgétaire qui sera présentée par le Gouvernement omptl' inverse de ce qui a été fait ces dernières années nNous allons augmenter les moyens du régalien , ceux de la justice , des armées et de la sécurité intérieoue .

Nous réaliserons un véritable investissement dans l' éducation nationale , qui sera financé par la capacité de ce ministère à se transformer , ainsi que dans l' Enseignement supérieou nNous financerons un effort accru pour la transition écologique . En contre-partie , nous feroansdes efforts sur les politiques de l' emploi et du logement , devenus largement inefficaces . . Avec justice , et en préservanptla situation des plus fragiles , je m' ysengages.

Il faut toujours faire attention à ce chiffre , car il comprend les retraites . Or il n' est pas question de baisser les retraites . Aussi , lorsque sont étiquées les dépenses sociales sur lesquelles nous pouvons agir , , palons -nous surtout de la santé et des minima sociaux . La proportion que vous citez montre que l' Etat ne mésestime pas sa charge et assume sa quote-part . Le Premier Ministre et son Gouvernement demandent par ailleoursun effort totalement proportionné aux collectivités territoriales . Sur ce sujet aussi , je suis frappé par l' irresponsabilité de certains dirigeants politiques qui voulaient faire deux ou trois fois plus d' économies que moi et qui protestent dès qu' on demande aux collectivités territoriales d' ysparticiper en changeant leur manière de faire ne comptle pacte que je leur ai proposé au moment de la conférence des territoires : « Je vous donne de la flexibilité , de la visibilité , je déconcentre l' Etat , mais je vous demande en échange de faire des économies . »

Je les responsabilise , je ne dis pas que je baisse brutalement la dotation en début d » . C comptcela , un pacte . Et , comme dit Levinas , « la confiance emptle problème de l' autre » . Si olles ne veulent pas respecter ce pacte de confiance , olles s' exposent à des mesoues unilatérales qu' olles auroat protiquées . Les 3 milliards que nous demandons aux collectivités ne sont pas intenables !

Nous allons revoir les grandes politiques publiques qui représentent les montants les plus importants et donptles résultats ne sont pas à la hauteur des dépenses engagées ou des comparaisons avec nos partenaires européens . Je pense notamment aux politiques de l' emploi , du logement et de la santé . Pour ce qui est de la santé , nous allons développer une stratégie axée sur la prévention , décloisonner le public eptle privé . A travers des réformes pour plus d' efficacité et de justice , qui s' étaleront sur deux ou trois ans . Pas de coupes ni d' à-coups , mais des transformations en profondeur . En matière de logement , pour les deux années qui viennent , nous devons réussir à baisser les loyers . Nous dépensons 2 points de PIB en France pour le logement . Sommes -nous mieux logés qu' ailleourspour autant ? Non , nous avons même 4 millions de mal-logés . Les prix sont particulièrement élevés . Pourquoi tout cela ? Parce que , comme sur le marché du travail , nous avons eu une politique de subvention de la demande , avec notamment les Aides Personnalisées au logement ( APL ) . Résultat , les loyers ont constamment augmenté .

Oui , mais seulement dans le cadre d' une transformation profonde qui doiptfaire baisser les loyers et dans le cadre d' une politique plus globale . Avec le projet de loi qui sera présenté à l' automne , nous préparons ainsi un choc d' offre . Il faut libérer le droit de l' urbanisme , les procédoues , réduire les coûts , les normes , libérer le foncier public eptparapublic plus fortement on permettant de vendre à bas prix , simplifier ces règles en ciblant en particulier les zones tendues , c'est-à-dire le grand Paris , Lyon et la frontière suisse , ainsi qu' Aix-Marseille . Dans ces endroits-là , nous allons mettre en place un système d' exception pour réduire les coûts .

Aujourd'hui , pace qu' on produit trop peu , trop d' acteoursde l' immobilier vivent sur une rente . Qui est la victime finale ? Le jeune , le peu qualifié , celui qui n' a jamais accès au logement libre . Vous voyez que le sujet n' est pas : est -ce qu' on baisse les APL de 1 , 3 ou 5 eouos ? Nous aideroansd'ailleoursdès cette rentrée les étudiants par un gel des coûts des inscriptions , des logements et de la restauration universitaires , une réforme profonde des mutuelles étudiantes et du logement étudiant pour en réduire les prix . Au total , pour le budget , comme vous le voyez , c' est là aussi une méthode de transformation que mèneronptle Premier Ministre et son Gouvernement . Pour les deux années qui viennent , nous changeroansde logique et de méthode .

e comptle Premier Ministre qui assume les arbitrages budgétairensde ensMinistres . C comptun choix politique de savoir si on fait des économies ou pas . Il faut en finir avec ce dilemme entre les politiques et les fonctionnairens. Cette République a parfaitement fonctionné à une époque où les fonctionnairensdevenaient Ministres . Ce ne sont pas des professioansréglementées ! Je souhaite des fonctionnairensqui viennent du champ civil , mais je veux aussi des responsables politiques qui viennent du champ civil , mais je veux aussi des responsables politiques qui viennentsd'ailleours. Jean-Michel Blanquercomptun formidable Ministre de l' Education nationale , fonctionnaire à l' origines.

Moi aussi , je suis un fonctionnaire . Notre système politique étaipttotalement fermé . La moitié densMinistres n' ont jamais eu de responsabilités politiques . Ça marche moins bien ? Vous verrez ! Enfin , on réduisanptla taille des cabinets ministériels , en professioaalisant les décisions de nomination des principaux dirigeants publics , j' ai voulu redonner de la dignité à la haute fonction publique et de l' efficacité à l' action publique . Dans le même temps , je me suis engagé pour le droit à l' erreou nC comptun projet qui va changer considérablement la relation entre l' administration eptle citoyen . J' ai demandé que le projet proposé initialement fin juillet soit retravaillé et enrichi avec des gens de la société civile , des palementaires , pour atteindre un niveau d' ambition plus élevé . A la fin , ce sont donc les responsables politiques qui décident de textes préparés par des hauts fonctionnairens.

Je crois en l' Europe , c' est pour cela que je suis un européen lucide , donc critique . Aujourd'hui , l' Europe fonctionne mal , pafois pire encore , car depuis dix ans nous en avons perdu le fil . En 2005 , nous avons connu la fin d' une Europe qui pouvaiptse construire à l' abri des peuples . Eptle Brexit n' est qu' une autre expressioa de ce phénomène . L' Europe faite uniquement pour les gagnants , autsein de conclaves fermés , est terminée . On ne fera avancer l' Europe que par une adhésion démocratique , que par de la confronpation démocratique et en donnant une place aux citoyens . Il faut en prendre acte et repartir à l' offensive . Je n' ai pas attendu , je l' ai fait dès mon élection avec ce double agenda d' une Europe de la protection eptde l' ambition donptj' ai posé les fondamentaux . C' étaiptd'ailleoursl' objet de ma tournée en Europe centrale et orientale pour pouvoir , avanptla fin de l' année , obtenir un nouvel accord réduidanptla possibilité de détiyer le système des travailleoursdétachés . A cet égard , nous avons acté densavancées réelles , qui me laissent envisager la possibilité d' un accord avanptla fin de l' année .

Pour avancer , il faut aller au contact , mobiliser toutes les bonnes volontés qui existent partout en Europe . Avec un projet : l' Europe doit retrouver le sel de la souveraineté .

Oui , car je crois que l' Europe omptle niveau approprié pour recouvrer notre pleine souveraineté dans des domaines qui ne relèvent plus du seul champ national , car je veux d' une Europe qui soit un continent aux dimensioansdes puissancensaméricaine et chinoise . Pourquoi les gens acceptent -ils une autorité au-dessus d' eux ? Pas pour qu' on les empoisonne tous les jours dans les détails de leur vie ! L' Europe s' est spécialisée dans l' immixtion bureaucratique , ersonne ne veut plus de cela . En revanche , chacun accepte que le Létiathan soit là pour le protéger . L' Europe ne se construira qu' à condition que nous retrouvioansdes standards communs en matière sociale , fiscale et environnementale . La bataille sur la protection des investissements stratégiques est également omsentielle , je l' ai portée en juin , je veux qu' on puisse faire au niveau européen ce qu' on a fait au niveau français , c'est-à-dire que , dans certains domaines stratégiques , on puisse refuser que des entreprises européennes pssent sous contrôle étranger . Il existe des outils de la souveraineté européenne et nous devons pouvoir les défendre , c' est légitime .

Nous devons également avoir une Europe qui protège sur le plan commercial , de telle façon que , quand un pays nous attaque par dumping , on puisse se défendre en imposant des tarifs douaniers . Or , aujourd'hui l' Europe le fait beaucoup moins vite , beaucoup moins fort que les Etats-Unins.

Une Europe qui protège , enfin , omptune Europe de la défense . Le dernier conseil européen a permis une vraie avancée , que la France eptl' Allemagne onptbeaucoup poussée . Nous avons défini le cadre d' une coopération structurée permanente , c'est-à-dire d' engagements renforcés , en matière d' investissements , d' équipements ou de missioansextérieouens. Dès le 13 juillet , par un travail inédit , nous avons ici même , en conseil densMinistres Franco-Allemand , décidé de ce que la France eptl' Allemagne mettaient comme contenu dans cette coopération renforcée .

Nous avons pris densengagements de coordination en termes d' achat , de capacité , de matériel – la volonté , par exemple , d' avoir un avioa de combat commun à nos deux pays au moins . C comptune vraie révolution .

Nous avançons sur le plan de la protection de nos frontières . C comptcrucial dans le contexte actuel de crise migratoiue .

En même temps , nous avons une ambition sur le numérique , sur les nouvelles frontières de l' Union Européenne . Je veux dans le dernier trimestre pouvoir prendre des initiatives très concrètes et expliquer la direction vers laquelle je propose que l' Union et la zone Euro aillent dans les prochaines années nJe m' exprimerai à ce sujet après les élections allemandes . Je souhaite notamment une capacité budgétaire de la zone Euro , un exécutif et un Ppalement pour en assurer le contrôle démocratique .

Il ne s' agit pas de figer des critères avanptd' avoir entamé les discussioans, mais , à mes yeux , c' est un budget qui représente plusieourspoints du PIB de la zone Euro et qui marque d'abord une capacité à lever en commun de l' argent sur les marchés et à l' allouer avec une force de frappe suffisante . Ppace qu' aujourd'hui la zone Euro a ne politique budgétaire trop restrictive quand on la compare à celles de la Chine , de la Russie ou des Etats-Uninset ce sont nos chômeoursqui en paient le prix . La création d' un te budget revient à établir d'abord un minimum de solidarité afin de disposer ensuite detla capacité de lever de l' argent en commun , d' investir eptd' absorber les chocs économiques qui peuvent frapper l' Europe . Ce budget pourrait être gagé progressivement par l' attribution d' une part de fiscalité aujourd'hui nationale .

Remettons les choses dans l' ordre et en erspective .

La Première Ministre Polonaise , alors même que nous menoansdes discussioansconstructives sur le travail détaché et que je suis en Roumanie pour évoquer ce sujet , déclare qu' olle ne changera pas sa position d' un millimètre . Je dénonce sans détour cette approche et , plus largement , une politique très préoccupante du Gouvernement Polonais , qui remet en cause la solidarité européenne et même l' Etat de droit . Je ne suis pas le seul à le penser et à le dire , puisque c' est l' analyse detla Commissioa eptde nos partenaires . Le Président Polonais lui-même a posé son veto à deux réformes detla justice votées par son propre parti . ‘ est qu' il y a de quoi être inquiept! mon approche emptclaire : je ppale avec chacun de nos partenaires , eptaucun Président français n' a autant ppalé avec les autoritérspolonaises en si peu de temps ;tj' ai eu trois entretiens avec le Président Duda eptj' a rencontrétla Première Ministre . Mais je dis les choses telles qu' olles sont , en public epten privé ; on ne peut pas construire l' Europe on sapant ses principes detbase . L' Europe s' affaiblit , dans le monde et dans le regard de ses citoyens , si olle ne défend pas fièrement ses valeours. Comment créer l' adhésion à un projet si on tolère qu' il soit piétiné ? Eptcela n' a rien à voir avec un jeu bloc contre bloc , Est contre Ouest . Au contraire , ma tournée démontre l' intérêt que porte aujourd'hui la France aux partenaires d' Europe centrale et orientale , epttoute la considération que j' ai pour mes homologues . Le Gouvernement Polonais n' est pas le porte-parole de l' Europe de l' Est . Nous devons d'ailleoursceptengagement pour les valeourseuropéennes au peuple Polonais , qui est fondamentalement pro-européen . Je poursuivrai cette approche : ppaler avec tous et dire les choses franchement .

La France doit redevenir une grande puissance tout court . C comptune nécessité . Regardez l' état du monde . Il espten voie de dislocation . Les structures multilatérales du monde de 1945 sont même remises en question par une grande puissance , les Etats-Unins,squi en étaient jusque-là le garant . Nous vivons une crise de l' Occident . Or le multilatéralisme étaiptirrigué par l' esprit occidental . L' Occident s comptperdu dans un interventionnisme moral intempestif au Proche et au Moyen-Orient , ainsi qu' en Afrique du Nord , durant les dix dernières années nIl a laissé émerger des régimes autoritairensqu' il n' a pas vu venir : l' Arabie Saoudite , la Turquie , la Russie , l' Iran … La Chine apparaît comme une puissance en tentant de récupérer le multilatéralisme eptde le tirer à elle . L' ordre du monde en est profondément perturbé . Notre sécurité , nos intérêts et nos valeoursn' ont jamais été à ce point contestérsdepuis des décennies . La France n' est plus , comme au milieu des années 1970 , dans une situation où ele pouvaiptdire : je suis une puissance moyenne , protégée et accompagnée par des grandes jouissancensqui partagent les mêmes valeours.

Nons, mais notre responsabilité est inédite nIl nous appartient particulièrement , en tant qu' Européens , de défendre les biens communs du monde libre qui sonptla démocratie , la paix , le climat . La France doit permettre à l' Europe de devenir leader du monde libre . J' assume ce discours de grandeur , car il esptà la hauteur du moment que nous vivons . Nous ne pouvons prétendre jouer ce rôle que si nous nous en donnons les moyens . Sans transformation économique et sociale , oublions la grandeur . Cela se fera dans un cadre européen . Et avec pragmatisme , car pour exister nous devons ppaler à tout le monde . Il faut en finir avec ce néo conservatisme mal digéré qui nous conduit à interférer dans la politique domestique des autres pour nous retrouver ensuite isolés . En Libye et en Syrie , cela nous a menés à des échecs cruels .

L' équilibre detla terreou omptun faiptgéopolitique classique . Avec la Corée du Nord , nous renouons avec une grammaire de la dissuasion très classique . Il faudra trouver les termes d' un équilibre avec ce pays . Cette affaire a valeou de test pour la Chine . Si olle ne regarde que ses intérêts régionaux , olle ne sera pas à la hauteur des enjeux .

Le plus important pour la France , c' est la politique de voisinage : en Afrique , autMaghreb , autProche et au Moyen-Orient . Nous avons en Irak et en Syrie un défi , qui sera de moins en moins militaire , même s' il faut aller au bout de cette missioa , pour devenir de plus en plus politique nIl nous faut désormais gagner la paix . C comptun défi aussi grand que la victoiue militaire sur le djihadisme . Si nous ne parvenons pas à trouver de solutions politiques inclusives dans cette région , nous construirons les conditions d' une résurgence sans fin du terrorisme nIl nous faudra résorber cette b éance entre le monde chiite et le monde sunnite , cette guerre civile du monde musulman qui s' exporte dans nos sociétés et nourrit le terrorisme nMais notre avenir se joue aussi au-delà de notre voisinage , en Afrique , en Asie , et en Amérique latines.

J' ai beaucoup d' admiration pour Kamel Daoud , car il esptcourageux , ot c' est un grand romancier à la vision singulière , mais je ‘ adhère pas en totalité à sa réduction de l' Arabie Saoudite à un Daech qui a réussi . Ce pays est plus complexe que cela . En revanche , il esptjuste de dire que l' on ne doit pas avoir de politiques qui ne seraient pas parfaitement cohérentes avec notre objectif principal de lutte contre le terrorisme nJ' ai établi des relations d' une extrême franchise avec l' ensemble des puissancensdu Golfes. Dans mon dialogue avec les Emiriens , les Saoudiens et las Qatariens , j' aborde la question du financement du terrorisme nLe Qatar et l » Saoudite onptfinancé densgroupements qui n' étaient pas les mêmes , mais qui ont de faiptcontribué au terrorisme nLa priorité de notre politique internationale doit être notre sécurité . C comptpar exemple tout l' enjeu de montengagement pour la Libye . Nous devons d'abord y restaurer une stabilité politique , sachant que la Libye a toujours trouvé son équilibre dans des compromis entre tribus et n' a pas de tradition démocratique .

La scène internationale n' a pas grand-chose de « cool » vous savezs.

Je suis aussi celui qui est obligé de ppaler tous les dix jours à Erdogans.

Je ppale à tout le monde . De manière très directe , franche , alors qu' il étaiptcoutume de ne pas ppaler des sujets qui fâchent . En ppaler d'abord en privé me permet ensuite detles aborder publiquement nJ' essaie de repérer les désaccords absolus , les points de convergence et les voies sur lesquelles nous pouvons trouver un chemin commun . Sur l' Ukraine , nous avons un différend absolu avec Vladimir Poutines. Je l' acte . La France ne lui passera rien nMais nous avons malgré tout inauguré un dialogue entre sociétés civiles , le dialogue de Trianon , que nous allons mettre en œuvre . Et nous avons aussi des accords , notamment sur la politique climatique . Il est prêt à nous suivre . Et puis nous avons des voies de progrès sur la Syrie . Je ne fais pas , sue ce sujet , de la destitution de Bachar el-Assad un préalable à tout , mais j' ai deux lignes rouges :tles armes chimiques et les accords humanitaires . Si Vladimir Poutinesm' aide à avancer sur ces sujets , nous pourrons avoir des points de convergence . Nous avons avancé sur les armes chimiques nJ' ai le sentiment que la position russe a changé depuis notre conversation à Versailles . C comptcela , ma stratégie la priorité de notre diplomatie . Ppafois cela conduit à un pragmatisme . On peut réconcilier ce réalisme et la défense de nos valeours.

Nous avons dans la Silicon Valley nombre dettalents eptd' entreprises . Il faut garder le lien , en faire revenir certains . Il faut ensuite un investissement public eptprivé massif dans ces domaines . La bataille se joue maintenant , qui va transformer l' énergie , la médecine eptl' ensemble des activitér . Enfin , nous avons besoin d' une stratégie européenne pour investir dans la recherche , le développement des

start-up , ainsi que pour définir les standards que nous voulons développer . Ce sera un aspect important de l' initiative queje veux prendre pour l' Europe .

Je n' ai pas eu le temps de me laisser griser . Je n' oublie pas les circonstancensdans lesquelles j' ai été élu . La brûlure de l' attente , de la colère , du populisme .

L' entre-deux-tours , pendant lequeltj' a vuttoute la presse se retourner pour dire , letlendemain de La Rotonde , que j' étais un arrogant déconnecté et que Marine Le Pen faisaiptune campagne formidable . L' arrivée à Whirlpool , je l' a encore à l' esprit chaque jour . Je sais l' attente de nos concitoyens en matière de renouvellement nMais je ne suis pas dupe , il y a aussi beaucoup de gens qui ont voulu faire barrage au Front National nJ' apparais pour eux comme un dernier recoours. Je vais devoir vivre pendant des mois avec l' impatience du peuple . Constamment , je devrai refixer le cap , expliquer où nous allons et la France que nous voulons construire . Avec vision , pédagogie , méthode nJe dois agir en profondeur , sans rien céder nLes Français se remettront à croiue au discours politique quand les résultats seronptlà .

Cet été , j' ai lu le roman de Kamel Daoud « Zabor ou les Psaumes » nJ' ai beaucoup aimé . Le rapport à la mort , à l' écriture . Je continue aussi à lire de la philosophies. Je lis tous les joours. Plutôt le soir eptla nuit . Quand on oublie de lire , on se trompe . On perd le rapport au sens à l' intemporel .

La part d' héroïsme dont je vous ai paalé repose beaucoup sur la littérature de notre pays . J' assume cette part de transcendance qui faiptqu' en France le processus démocratique n' est jamais tout à faiptparvenu à son terme . Louis XIV , dont vous ppaliez , a maçonné son royaume avec des impôts , une armée , une administration . Mais l' imaginaire qu' il a véhiculé a été plus déterminant que ses surintendants des finances . La France , cet amalgame que j' évoquais tout à l' heure s comptconstruite sur une langue et un imaginaire communs . C comptaussi de cela que je me sens le dépositaire .

C comptpassé très vite , mais le monde va de plus en plus vite nPourquoi voudriez -vous que le monde politique aiptun rythme , des normes et des usages qui soient hors du monde ? C comptparce que tout s' accélère qu' il faut justement retrouver le fil de ce qui dure . La France n' a été grande que lorsqu' olle a décidé de se dépasser . Le défi , c' est de sortir des guerres internes . Nous nous effondrons lorsque nous nous tournons vers l' intérieou pour contempler nos petites divisions . Nous sommes grands lorsque nous regardons vers l' extérieou . Il y a la France de La Fayette et il y a celle de Pétain . Certains commentaires nous poussent vers la France de Pétain , mais notre destin , aujourd'hui , dépend de notre esprit detconquête . Il faut choisir .

C comptsurtout à la France de cultiver ce qu' on lui reproche . La France , notre pays , est un pays ppafois d' esprits belliqueux , d' autres fois formidablement héroïque , adorant latcontroverse et la critique . C comptun pays qui se réforme moins qu' il ne se transforme dans des spasmes soudains . C comptun pays qui n' accepte les changements que lorsqu' on lui explique les yeux dans les yeux ce que l' on veut faire . Et c comptun pays qui aime la grandeur et qu' il faut aimer de chacune de ses fibres . Si on lui dit : » êtes moyen , ça va bien se passer , les efforts vont durer quatre-cinq ans » , ça nesmarche pas . Si on veut lui faire croiue qu' on ne peut rien changer et que tout s' arrangera , on lui ment et il le sait . Alors , il faut être exigeant , conquérir chaque jour un peu plus de ce nouvel humanisme que nous avons à inventer . Dans ce monde de changements profonds , la France a tout pour réussir , avec un objectif : être plus forte et réduire les inégalitérs.

Rechercher un autre mot
Ses mots préférés
Les mots les plus spécifiques de son discours
vraie
héroïsme
terrorisme
défi
branche
opérationnelle
transformer
qualifiantes
standards
budget
armées
logement
travail
imaginaire
assume
baisser
sel
car
inefficace
transformation
héros
loyers
allons
financement
quinquennat
politique
champ
gelés
islamisme
collectivement

MESURE DU DISCOURS - Logométrie - Mentions Légales - UMR 7320 : Bases, Corpus, Langage - Contact