CNRS
UNICE
 
UCA
C. de Gaulle
C. de Gaulle
G. Pompidou
G. Pompidou
V. Giscard d'Estaing
V. Giscard d'Estaing
F. Mitterrand
F. Mitterrand
J. Chirac
J. Chirac
N. Sarkozy
N. Sarkozy
F. Hollande
F. Hollande
E. Macron
E. Macron

Rechercher un mot et afficher ses cooccurrents





Et si vous prenez l' augmentation du prix du pétrole depuis la crise , depuis 1973 , nous importons pratiquement à peu près la même quantité , mais nous la payons à un prix tel que ce prix représente pour les Français l' équivalent de l' augmentation de 50 % de l' impôt sur le revenu .

Voir une autre phrase-clé


Qui utilise le plus le mot «contractuelle» ?
Distribution statistique du mot chez l'ensemble des locuteurs du corpus.
Les thèmes autour du mot «contractuelle»
Analyse multi-couches de la cooccurrence autour du mot choisi dans le discours du qui
V. Giscard d'Estaing - 21 décembre 1976

Non , vous l' avez dit , c' est parce que j' aime à me retrouver au milieu des Français et près du cœur de la France .

La principale bataille est économique et sociale , et c' est l' essentiel .

Je pense que vous m' en parlerez tout à l' heure . Vous parlez des problèmes politiques ou des préoccupations politiques .

Je crois que ces préoccupations sont davantage le fait de ce que j' appellerai le milieu politique que de la population française elle - même .

Je crois que la préoccupation , l' inquiétude de la population française est économique et sociale . Enfin , bien entendu , il faut se préoccuper aussi des conditions politiques .

Mais c' est évident . Les mesures que le gouvernement a été conduit à prendre , et dont je reparlerai , ces mesures qui étaient absolument nécessaires pour redresser l' économie française , ces mesures ne pouvaient pas plaire , et si le gouvernement avait été conduit par le désir de plaire il n' aurait pas fait son devoir , et donc il était inévitable de passer par un moment , en effet , d' insatisfaction .

Je ne raisonne pas de cette façon là et vous touchez à la fonction du président de la République .

Il faut d'abord vous rappeler ceci , c' est que , comme président de la République , j' assume une fonction .

Souvent , dans les commentaires que l' on fait sur les hommes politiques , on paraît considérer que le président de la République est un homme politique parmi les autres .

Pas du tout .

C' est quelqu'un qui exerce une fonction , la fonction du président de la République .

Et il est le seul .

Et cette fonction comporte pour moi un certain nombre d' obligations , un certain nombre de limites .

Parmi ces obligations et ces limites , je vous dirai que je ne peux pas , en tant que président de la République , participer à des polémiques .

Et je considère qu' il n' est même pas de la dignité du président de la République de répondre à des attaques , aussi médiocres soient - elles .

Le premier ministre , lorsqu' il a été nommé par le président de la République , suivant notre constitution , a été nommé pour redresser l' économie française .

C' est sa tâche prioritaire .

Bien entendu , en même temps , il est le chef du gouvernement , et , de ce fait le chef de la majorité parlementaire .

Il a donc des responsabilités politiques . Mais la priorité ( il ne faut pas se disperser dans des détails , dans des considérations confuses ou secondaires ) la priorité , c' est le redressement de l' économie française pour répondre à notre besoin de progrès , de sécurité et d' emploi .

Il faut avoir dans l' esprit deux idées tout à fait claires .

Le président de la République est au-dessus des partis .

Le président de la République n' est pas un chef de parti .

Il est au-dessus des partis , et donc je me tiens et me tiendrai au-dessus des partis .

Et d' autre part la mission du président de la République c' est de maintenir l' unité nationale .

Le président de la République ne peut pas être quelqu'un qui creuse les divisions nationales ou qui conduit les Français à se déchirer ou à s' éloigner davantage . Et d'ailleurs si ce n' était pas le président de la République qui s' efforçait de maintenir l' unité nationale , qui le ferait ?

Vous revenez à l' analyse de la situation politique ; vous en disiez un mot tout à l' heure .

Alors cette situation politique , en effet , préoccupe les Français .

Pourquoi ? Parce que je crois qu' il y a deux éléments qui apparaissent aux yeux de chacun .

Le premier élément , c' est que la coalition de l' opposition et la coalition de la majorité sont , approximativement , de la même taille et que ceci crée , en effet , un problème et rend la solution d' un certain nombre de questions plus difficile .

La deuxième cause de préoccupation , c' est qu' il y a eu des modifications dans la majorité et que ces modifications rendent nécessaires une clarification . Et je vous indique que j' exposerai la manière dont je conçois cette clarification et les conséquences qu' il faut en tirer dans une conférence de presse que je tiendrai le lundi 17 janvier .

Non je souhaite qu' il y ait à la fois unité et discussion , discussion parce que nous sommes dans une démocratie et que tous les grands problèmes de la France doivent être discutés par les Français .

Il est naturel qu' il y ait des partis politiques qui exercent cette fonction .

Mais , en même temps , la France , c' est un ensemble , c' est un peuple , ce n' est pas deux peuples .

Il est donc important d' en maintenir l' unité notamment face aux graves difficultés que nous traversons à l' heure actuelle et qui tiennent au monde dans lequel nous vivons .

C' est pourquoi , peut-être , allez - vous me parler de ces difficultés .

Je ne changerai pas .

Vous avez choisi une certaine façon d' être , une certaine façon de croire , une certaine façon d' agir . Je ne changerai pas .

Essentiellement , au mouvement de ralentissement de la hausse des prix .

L' indice qui est au centre de tous les autres est la hausse des prix .

Pourquoi ? Parce que la hausse des prix traduit d'abord l' affaiblissement de notre compétition vis-à-vis de l' extérieur ; c' est ce qui fait que la France peut vendre moins , exporter moins , et donc travailler moins .

En même temps parce que la hausse des prix retentit sur notre monnaie ; c' est la cause de l' affaiblissement du franc .

Et enfin , parce que la hausse des prix disloque le corps social français , en créant partout , dans toutes sortes de catégories sociales , des motifs d' insatisfaction .

A quel moment ? Je pense qu' à partir du début de l' année prochaine nous observerons certains signes encourageants .

Ce qui ne veut pas dire que les problèmes seront résolus , mais ce qui veut dire que nous serons sur la bonne voie .

Autrement dit , la bonne voie sera jalonnée .

Alors , je reviens en arrière , sur la politique du gouvernement , le plan Barre .

Le plan du premier ministre , Raymond Barre , et de son gouvernement .

Ce plan a été présenté au mois de septembre .

Alors , j' observe une première chose , c' est que , depuis , personne n' a rien proposé d' autre . Je le répète , personne n' a rien proposé d' autre .

On l' a critiqué , naturellement .

Mais personne n' a rien proposé d' autre .

Et les pays ne se conduisent pas par la critique .

Je n' ai jamais vu la politique d' un pays se conduire pendant 4 ou 5 ans , au travers d' une passé difficile , par la seule critique .

Il faut un programme .

Donc , personne n' a rien proposé d' autre .

Et , naturellement , la majorité a approuvé largement , et je dirai de façon tout à fait loyale et cohérente , ce programme .

Ma deuxième remarque , c' est que maintenant tout a été décidé , puisque vous savez que le parlement a voté les dispositions essentielles de ce programme .

Ce qui fait que , personne n' ayant proposé rien d' autre , et ce programme étant décidé , maintenant , le problème est de l' appliquer .

Et je pense que c' est en effet à partir des premiers mois de 1977 que nous pourrons vérifier que nous sommes sur la bonne voie .

Il n' est pas question de renoncer à la politique contractuelle .

Et je suis qualifié pour en parler parce que , qui a fait la politique contractuelle ? Elle a été mise en œuvre , vous vous en souvenez , par le gouvernement de monsieur Chaban-Delmas , qui était premier ministre .

Et quel était le ministre de l' économie et des finances qui était chargé de financer la politique contractuelle ? C' était moi - même .

Donc , je connais bien la politique contractuelle .

Que veut dire la politique contractuelle ? Cela veut dire que l' on cherche à régler par un accord , par un contrat , l' évolution sociale de la période à venir , et notamment l' évolution des rémunérations .

C' est donc le choix de la négociation pour aboutir à un accord . Mais naturellement , cet accord n' est pas valable une fois pour toutes .

Il ne s' agit pas de faire en 1977 .

L' accord que l' on aurait pu faire en 1972 ou en 1973 .

Les circonstances changent .

Il faut simplement qu' il existe de part et d' autre la volonté de discuter et la volonté de rechercher la possibilité d' un accord .

Eh bien , c' est cela la politique contractuelle , et il n' est pas question de la remettre en cause .

Non .

Il n' y a pas de rationnement prévu en ce qui concerne l' essence .

La France ne sera pas privée de quantité d' essence .

Mais elle paiera son pétrole plus cher .

Et là , le langage de la vérité nous le tenons , mais il faut qu' il soit écouté et il faut qu' il soit répété par tous ceux qui ont , en France , la redoutable mission d' informer et d' informer exactement .

Alors , je vous citerai deux chiffres .

La dernière hausse du prix du pétrole , qui vient d' être décidée , annoncée cette semaine , qu' est - ce que cela veut dire ? Il faut d'abord voir qu' en réalité pour la France , pour les Français , c' est une sorte d' impôt qu' ils paient à l' extérieur .

Puisque la France achètera la même quantité de pétrole , mais simplement elle paiera ce pétrole plus cher .

Elle paiera une sorte d' impôt extérieur sur le pétrole .

Quelle est l' importance de ce prélèvement ? Si vous faites un calcul , il représente à peu près la valeur de 250000 voitures automobiles .

Autrement dit , nous allons nous conduire comme si nous donnions à l' extérieur 250000 voitures automobiles , sans contrepartie autre que l' augmentation que nous avons à payer du prix du pétrole .

Et si vous prenez l' augmentation du prix du pétrole depuis la crise , depuis 1973 , nous importons pratiquement à peu près la même quantité , mais nous la payons à un prix tel que ce prix représente pour les Français l' équivalent de l' augmentation de 50 % de l' impôt sur le revenu .

Et cet équivalent de l' augmentation de 50 % est payé à qui ? Pas à l' Etat français , nous ne le répartissons pas entre nous , nous le payons à l' extérieur , comme une sorte de rançon .

Eh bien , je vous demande de penser à ce que serait pour un gouvernement français le fait de décider une augmentation de 50 % de l' impôt sur le revenu pour le transférer à l' étranger . Aucun gouvernement n' y résisterait .

Oui , mais alors , le point n' est - ce pas , il ne faut pas enfoncer la France dans le pessimisme et dans le découragement .

Il faut raisonner comme ceci : c' est en réalité dans les difficultés que se classent les peuples .

Je prendrai une comparaison sportive .

Prenez le tour de France . Quand on est en terrain plat , tout le monde est dans le peloton . Et puis quand on aborde la montagne et les difficultés , le peloton se disloque , il y a des gens qui sont en tête , il y a des gens qui sont en queue .

Depuis trois ans , on voit que certains pays ont pris de l' avance sur les autres , se sont détachés , et que d' autres sont loin derrière . Et la France doit être capable de rejoindre la tête du peloton . C' est une question de capacité .

On parle souvent de la dignité ou indépendance de la France .

Mais la dignité ou indépendance de la France , les autres l' observent .

Vous connaissez l' opinion internationale .

Elle nous regarde .

Elle se dit : ces Français vont - ils être capables , comme d' autres , comme nous , de régler leurs problèmes .

C' est pourquoi les difficultés sont une épreuve de la capacité française .

Et quand on dit que je suis optimiste , je suis optimiste pourquoi ? C' est parce que j' ai confiance dans la capacité des Français , et je crois qu' ils pourront , comme d' autres peuples , faire face à cette situation .

Il ne faut donc pas les décourager , il faut leur montrer l' objectif .

Il faut leur expliquer qu' en effet , c' est difficile . Mais puisque d' autres ont réussi , je ne vois pas pourquoi les Français ne réussiraient pas .

La France est un pays qui a une situation financière plus solide que celle de beaucoup d' autres pays .

Je citerai un cas : le déficit budgétaire . Le déficit budgétaire français est bien entendu inférieur à celui de la Grande-Bretagne ou de l' Italie , mais inférieur de trois ou 4 fois , mais , ce que l' on ne sait pas , c' est qu' il est très inférieur au déficit de l' Allemagne fédérale .

Et que la gestion de nos finances publiques , à l' heure actuelle , est sans doute la meilleure d' Europe , et la meilleure de tous les pays comparables . Donc , décrire la France comme étant un pays en situation désespérée de faiblesse , c' est naturellement d'abord la décourager , et c' est en plus inexact .

Non .

Je crois qu' il faut montrer à la France ce qu' elle est capable de faire .

Je crois qu' il faut lui décrire la situation , telle qu' elle est , et , je vais vous dire mon sentiment , c' est que je suis persuadé que les Français comprennent cette situation .

Naturellement il a fallu qu' ils s' adaptent à des données nouvelles , mais actuellement , ils comprennent cette situation .

Qu' est - ce qui fait qu' à l' heure actuelle ils sont inquiets ? C' est qu' ils ne sont pas surs que ces efforts réussiront , et qu' ils doutent du succès c' est pourquoi il est important que nous franchissions le cap des tous prochains mois , de façon à ce que l' on aperçoive les premiers signes des résultats positifs de cette politique .

Il est essentiel , vous le savez très bien , pour la France , de s' adapter à son époque .

Et je dirai que je parle là aux millions de jeunes Français , de toutes tendances , de toutes idéologies .

Ils savent très bien que la France doit s' adapter , et , d'ailleurs , chaque fois qu' ils peuvent le dire , ils le disent .

Mais les réformes doivent tenir compte de l' état de résistance de l' économie à un moment donné .

Et quand nous traversons une période difficile , il ne faut pas faire peser sur l' économie des soucis ou des difficultés supplémentaires . Il faut donc poursuivre l' effort de réforme , qui sera naturellement prolongé , en tenant compte des possibilités , des capacités immédiates de l' économie française .

Non .

Je chantais parce qu' il y avait des enfants , et parce que ces enfants m' avaient demandé de chanter avec eux .

Ce n' est pas moi qui avais choisi la chanson .

Pour 1977 , on ne peut pas dire si 1977 sera plus difficile ou moins difficile que 1976 .

Ce que l' on peut dire , en tout cas c' est que 1977 ne sera pas facile .

Et , ce que je tiens à vous dire ce soir , ici , c' est que nous sommes bien préparés à aborder 1977 .

Les décisions qui ont été prises , la politique qui a été mise en place permettent à la France de faire face aux difficultés de 1977 .

Donc , maintenant , c' est une question d' efforts , c' est une question de durée . Et c' est à cela que le gouvernement , que les Français , que le président de la République doivent s' attacher .

Rechercher un autre mot
Ses mots préférés
Les mots les plus spécifiques de son discours
contractuelle
président
pétrole
prix
hausse
paiera
difficultés
peloton
inférieur
disloque
proposé
augmentation
quantité
changerai
fonction
au-dessus
faut
économie
payons
insatisfaction
traversons
extérieur
plaire
politique
décrire
difficile
affaiblissement
clarification
décourager
automobiles

MESURE DU DISCOURS - Logométrie - Mentions Légales - UMR 7320 : Bases, Corpus, Langage - Contact