CNRS
UNICE
 
UCA
C. de Gaulle
C. de Gaulle
G. Pompidou
G. Pompidou
V. Giscard d'Estaing
V. Giscard d'Estaing
F. Mitterrand
F. Mitterrand
J. Chirac
J. Chirac
N. Sarkozy
N. Sarkozy
F. Hollande
F. Hollande
E. Macron
E. Macron

Rechercher un mot et afficher ses cooccurrents





De toute façon , l' exécution concrète des décisions prises sera confiée aux organismes compétents . Ce qui séparera la réussite de l' échec sera la mise en place de structures de concertation mondiale pour les problèmes de l' énergie ; ce sera aussi la décision d' avoir une approche globale et organisée en vue de répondre positivement aux préoccupations des pays producteurs de matières premières en ce qui concerne le niveau et la protection de leurs recettes ; ce sera , enfin , la volonté d' effectuer un transfert exceptionnel de ressources en faveur des pays les plus démunis .

Voir une autre phrase-clé


Qui utilise le plus le mot «part» ?
Distribution statistique du mot chez l'ensemble des locuteurs du corpus.
Les thèmes autour du mot «part»
Analyse multi-couches de la cooccurrence autour du mot choisi dans le discours du qui
V. Giscard d'Estaing - 27 mai 1977

Au niveau où nous nous plaçons , celui des problèmes mondiaux , la distinction est assez artificielle .

Aucune question n' est exclusivement politique ni exclusivement économique .

Tout dépend de l' angle sous lequel on l' aborde .

A Londres , c' était l' angle économique .

La première réunion , la plus vivante , a traité de l' économie mondiale , de l' activité et du chômage . Les sujets qui ont été évoqués par la suite , qu' il s' agisse par exemple de la prolifération nucléaire ou du dialogue nord-sud , avaient des incidences politiques évidentes .

Oui sur le premier point , non sur le second . De Rambouillet à Londres , la participation japonaise a été croissante . Mais je n' ai pas eu le sentiment que le président Carter envisageait actuellement une approche tripartite . La conférence de Londres a été en pratique un dialogue entre l' Europe et les Etats-unis , avec participation du Japon .

Notre programme ne sera pas infléchi et l' analyse objective des besoins français fait apparaître comme indispensable , d' une part , un dispositif de retraitement du combustible irradié , d' autre part , à une échéance un peu plus lointaine , la technique des surrégénérateurs , qui permettent d' extraire cinquante fois plus d' énergie de l' uranium que les centrales nucléaires classiques . D'ailleurs le problème du combustible nucléaire se posera dans les années 90 .

Dans les mêmes termes à peu près que celui du pétrole , du point de vue de la concentration des approvisionnements autant que de la rareté du produit .

Toute technique permettant une économie massive doit être utilisée moyennant les précautions nécessaires .

La France poursuivra donc son programme . Elle a fait valoir à Londres la légitimité de la position des pays qui ont besoin d' énergie nucléaire , ce qui était insuffisamment reconnu dans les premiers documents américains .

D' autre part , nous sommes particulièrement attentifs au danger de prolifération .

Il reste à régler sur le plan technologique la question de savoir comment un pays peut disposer de cette énergie sans accroître les risques de prolifération . L' étude à laquelle nous participons - et il s' agit bien pour moi d' une étude - consiste à rechercher une compatibilité entre les deux exigences . Nous croyons que c' est possible .

Oui . A propos de cette conférence qui va s' ouvrir , il faut se souvenir qu' à l' origine il s' agissait , comme vous l' avez montré vous - même à plusieurs reprises , d' une alternative dont l' autre terme était la confrontation .

Du côté des consommateurs comme de celui des producteurs . La France a lancé l' idée qu' une concertation serait possible . L' idée a été accueillie au milieu du scepticisme général des moyens d' information et , deux fois au moins , on a annoncé son échec . Durant deux années , le dialogue s' est pourtant amorcé puis approfondi .

Les responsabilités des co-présidents dans la poursuite de ces travaux montrent qu' en fin de compte la méthode de la concertation a été reconnue par tous comme la meilleure .

Et je ne crois pas trop m' avancer en disant que si cela n' avait pas été le cas , les décisions qui ont été prises dans l' intervalle , notamment au sujet du prix de l' énergie , auraient été beaucoup plus sévères .

Au sujet de la stabilisation des recettes globales , il a été décidé d' entreprendre une étude . Aucune décision n' a été prise quant au mécanisme .

La convention de Rome .

Mais l' acte principal du sommet de Londres , c' est la création d' un fonds commun . Je dirai surtout que c' est l' affirmation collective qu' il est nécessaire de créer une organisation centrale en vue de régulariser les cours des matières premières .

Précisons que ces matières premières devront être classées en fonction du revenu qu' elles procurent aux pays en voie de développement .

On croit trop souvent en effet , d' une manière simpliste , que les ressources tirées des matières premières reviennent pour l' essentiel aux pays en développement .

Or , ce n' est pas du tout le cas . Il y a de très grands pays producteurs de matières premières : l' Union soviétique .

Il faut donc procéder à un classement qui permette de faire porter les premiers efforts sur les matières premières qui fournissent les revenus essentiels des pays en développement , comme les produits tropicaux en particulier .

Les deux problèmes sont liés .

Toutes les évolutions économiques sont concevables à condition qu' elles s' effectuent , sur une certaine durée et qu' elles respectent certaines limites . Une approche instantanée et sans analyse par secteurs du commerce international , risquerait d' aller à l' encontre de ces deux exigences .

En entraînant une redistribution trop brutale des parts du marché , elle pourrait remettre en cause l' existence de certaines technologies ou de certaines entreprises nécessaires à la vie des pays concernés .

Je précise : pour les pays en développement , l' objectif , c' est le décollage . dès qu' il atteint un certain degré , la situation se modifie .

Il faut savoir qu' à l' heure actuelle les difficultés que rencontre tel ou tel secteur de l' industrie européenne ne proviennent pas - le textile mis à part - des pays en développement , mais de pays très industrialisés comme le Japon ou avancés sur la voie de l' industrialisation comme Singapour . Quand on aborde les problèmes internationaux , il faut garder à l' esprit que les problèmes du décollage et ceux qui suivent le décollage ne doivent pas être traités de la même façon , contrairement à ce qui est fait à l' heure actuelle .

Deuxième point d' importance : les technologies les plus importantes et les plus avancées présentent , comme par une sorte de loi naturelle , une dimension mondiale .

C' est le cas de l' informatique , de l' aéronautique , du nucléaire , de l' électronucléaire et de quelques autres , auxquelles correspondent 4 ou 5 entreprises de dimension mondiale .

Or les Etats , à l' exemple des Américains au début du siècle , n' ont pas admis à l' intérieur de leurs frontières les situations de monopoles et ils ont pris à cet effet les dispositions législatives les plus rigoureuses .

Il serait tout à fait singulier que la même démarche n' ait pas lieu à l' échelle du monde .

Je ne vois pas pourquoi il serait interdit de contrôler plus de 45 % du marché intérieur d' un pays alors qu' il serait légitime de conserver 90 % du marché mondial .

La communauté économique européenne doit donc envisager des mesures propres à éviter les situations de monopole . Lorsque j' ai fait allusion à Londres à des changements de structures , c' est précisément cela que j' ai voulu dire .

Il ne s' est pas prononcé explicitement sur ce point , mais l' approbation générale que mes propos ont obtenue eut été à mon avis impensable il y a un an ou deux , que ce soit de la part de l' Allemagne fédérale traditionnellement libre-échangiste comme vous le savez , ou des Etats-unis Je crois pouvoir dire que si l' on ne s' est pas encore entendu pour mettre en place un dispositif , du moins chacun a t - il pris conscience du problème .

Vous soulevez indirectement une question de politique internationale que nous avons effleurée à Londres et qui , je crois , occupera le devant de la scène dans les années à venir .

Cette question , c' est de savoir qui doit prendre en charge le financement du développement . Vous dites les pays occidentaux .

Pourquoi ne pas dire les pays industrialisés , qu' ils soient de l' ouest ou de l' est ? Prenons le cas de l' Afrique ou , à quelques exceptions près , le développement est financé par les seuls occidentaux , pour des raisons techniques , comme la participation à la banque mondiale et au FMI .

Or quelles que soient ces raisons techniques , il va falloir concevoir et proposer des structures permettant à tous les pays industrialisés , et en particulier à ceux de l' est , d' apporter leur contribution sur la base de leurs moyens respectifs .

Ce sera là un problème capital . Jusqu' à présent , dans le sillage de la décolonisation , nous avons admis implicitement la responsabilité exclusive des anciennes puissances coloniales .

Cette ère est maintenant révolue . à mon avis , tous les pays industrialisés dans leur ensemble doivent être conviés à participer à l' effort de développement .

. Lors de la première réunion de la conférence économique internationale .

A Moscou , j' ai déclaré aux dirigeants soviétiques que nous les tiendrions informés du déroulement de la conférence . Je crois qu' il faut voir maintenant sous quelle forme la participation active de ces pays peut être envisagée . L' Union soviétique dispose , chacun le sait , de ressources considérables et diversifiées .

La RDA est la septième puissance industrielle mondiale . Pourquoi seraient - ils tenus à l' écart des actions à entreprendre ? Pourquoi s' en tiendraient - ils à l' écart ?

.

Je partage cet avis et j' en parlerai à monsieur Brejnev .

Sur la démocratie des pays en développement , je vous dirai que , tout en étant , je crois , l' un des chefs d' Etat les plus libéraux du monde à l' heure actuelle , et malgré mon attachement aux droits de l' homme , nous devons faire l' effort d' imaginer la situation politique de ces pays .

Certains de nos mécanismes , que nous considérons comme les rouages de la démocratie , certains débats parlementaires , l' émulation entre les partis politiques , tout cela n' est certainement pas transposable directement et universellement dans les structures des pays en développement , il faut garder ce concept en tête .

D' autre part , ces pays , et c' est une chose que l' opinion française ne saisit pas toujours , ont deux sortes de besoins : d'abord un besoin de dignité , que nous devons faire effort pour comprendre et qui explique certaines de leurs décisions .

Ces pays éprouvent aussi un besoin de sécurité : d'abord parce que leurs frontières souvent récentes , fixées par des décisions coloniales souvent arbitraires , coupant des ethnies en deux ou trois et ne respectant par les limites naturelles , créent des situations d'autant plus menaçantes qu' elles deviennent l' enjeu d' une compétition idéologique .

Tout devrait être fait , par eux - mêmes d'abord , le cas échéant en liaison avec les pays industrialisés , pour que ce besoin de sécurité soit satisfait au moindre coût .

Et il est certain que personne ne doit prendre l' initiative d' une prospection des marchés favorisant la course aux armements les plus onéreux dans cette partie du monde ou les besoins de sécurité peuvent être satisfaits d' une façon beaucoup plus modeste . J' ajoute que la France accueillerait favorablement toute initiative venant d' Etats africains , ou des organisations qui les représentent qui tendrait à réduire les besoins armements en Afrique .

Vous ne pouvez pas prétendre priver les pays en développement des droits dont dispose tout Etat souverain en ce qui concerne l' usage de ses propres ressources .

Quant à la garantie des investissements étrangers , je pense qu' un des corollaires de l' aide au développement est le respect des droits des nouveaux investisseurs .

Dans la totalité des cas , leurs investissements font d'ailleurs l' objet de discussions préalables avec les autorités locales .

Il faut bien voir que chaque fois qu' un recul se produit sur ce point une partie du système financement - développement se trouve ébranlée .

Je crois que ce sont plutôt les grandes entreprises nationales qui peuvent réaliser au mieux ce type d' investissements , car ceux - ci dépendent d' une approche bilatérale impliquant sinon une négociation des pouvoirs publics du moins une bonne connaissance de leurs intentions réciproques .

Ce sont des cas très limités .

Les deux choses ne se placent pas du tout sur le même plan .

Je pense que l' occident a commencé à corriger ses propres excès , d'ailleurs avec retard et , politiquement , avec regret .

Les pays industrialisés ne se consolent pas d' avoir à passer de l' ère du gaspillage à une certaine économie de ressources et d' efforts .

Il a fallu deux ans et demi aux Etats-unis pour concevoir une politique de l' énergie , qui ne sera sans doute pas mise en œuvre avant un certain temps .

Pour leur part , les pays en développement ont commencé à traiter le problème de leur démographie , mais il se pose en termes très variés , et d'abord en fonction de considérations religieuses ou sociologiques .

Certains pays africains , notamment ceux que j' ai visités récemment , sont très actifs dans ce domaine . On ne peut donc pas dire que le tiers-monde n' ait pas commencé à corriger ce que vous appelez cet excès .

Il est toujours difficile de savoir ce que pense l' opinion , mais il existe en France , dans la jeunesse , dans certains milieux ouverts aux préoccupations contemporaines , un sentiment favorable à l' aide aux pays en développement et ce sentiment est plus fort qu' on ne le croit généralement .

Le cartiérisme , populaire il y a 10 ou quinze ans , ne l' est plus de la même façon aujourd'hui .

Je n' ai pas l' impression que la France me fasse grief d' être attaché à l' aide au tiers-monde .

Il faut bien comprendre aussi que notre chômage ne résulte en aucune façon de la situation des pays pauvres . Considérez le problème des chantiers navals , de la sidérurgie , du textile : il est lié au développement rapide des exportations de pays qui ont tous effectué leur décollage économique , qui ont souvent des structures financières très puissantes .

Assurément oui .

La mise en œuvre du programme commun serait un désastre pour les destinataires de l' aide française au développement .

La zone franc n' y résisterait pas .

Je suis convaincu que nos partenaires de la zone franc ne se laisseraient pas entraîner sans protester dans inévitable dépréciation de notre monnaie , qui est aussi la leur .

Or le mécanisme de la zone franc est l' un de ceux qui ont le mieux contribué à résoudre les problèmes de certains pays en développement .

La deuxième conséquence , révélée par le chiffrage de ce programme , ce serait que notre aide ne pourrait pas s' accroître .

Au contraire , celle - ci , exprimée dans une monnaie dépréciée , diminuerait relativement . Ce serait donc un repli de la politique de solidarité de la France .

. Un freinage de nos exportations vers les pays du tiers-monde , qui achètent pour consommer ou pour investir , ne serait pas une solution , car il en résulterait une baisse de leur niveau de vie . Des transferts sont donc nécessaires . Nous allons transférer un milliard de dollars supplémentaires l' OPEP , de son côté , s' est penchée sur le problème dans le cadre de la conférence arabo-africaine .

Ce sont là deux objectifs différents .

A la différence du plan Kissinger , qui concernait principalement les pays européens , le second plan , le plan witteveen , est une tentative de transfert à la fois monétaire et financier vers les pays en déficit permanent du fait de la cherté de leurs approvisionnements en pétrole .

En réalité cela concerne essentiellement les pays du tiers-monde .

La négociation est en cours .

C' est juste . Vous avez vu , par exemple , que dans le cadre de la conférence de coopération économique internationale ... nous avons préféré fixer un forfait global , une fois pour toutes .

Une simple réunion ministérielle ne peut évidemment suffire à modifier la valeur relative des termes de l' échange et à faire passer l' économie mondiale d' un équilibre à un autre .

Ce serait naïf de le croire .

De toute façon , l' exécution concrète des décisions prises sera confiée aux organismes compétents . Ce qui séparera la réussite de l' échec sera la mise en place de structures de concertation mondiale pour les problèmes de l' énergie ; ce sera aussi la décision d' avoir une approche globale et organisée en vue de répondre positivement aux préoccupations des pays producteurs de matières premières en ce qui concerne le niveau et la protection de leurs recettes ; ce sera , enfin , la volonté d' effectuer un transfert exceptionnel de ressources en faveur des pays les plus démunis .

L' agence internationale de l' énergie ne regroupe que certains pays industrialisés consommateurs . Elle ne constitue donc pas un instrument de dialogue avec l' OPEP .

Oui , à mes yeux , il devrait l' être , concernant la production électricité nucléaire .

Je ne pense pas qu' il existe un juste prix du pétrole . Il est normal que ce prix soit rémunérateur pour les producteurs . Encore faut - il qu' il puisse être toléré par l' économie mondiale quant à ses effets sur l' inflation .

Il faut chercher à rendre ces deux notions compatibles . Il est certain , par exemple , qu' une hausse supplémentaire en 1977 ... n' aurait pu être supportée par l' économie mondiale sans une aggravation de la crise . Je crois que tout économiste objectif , quelles que soient ses orientations politiques , en est conscient et c' était notamment l' opinion des dirigeants saoudiens avec lesquels je me suis entretenu quand je leur ai rendu visite .

Les grands dirigeants des pays pétroliers , qu' il ne faut en aucune façon considérer comme des adversaires mais comme des hommes qui ont à gérer leur propre économie , sont tout à fait conscients qu' une relance de l' inflation par le prix de l' énergie - même s' il peut y avoir d' autres causes - aurait pour effet à l' heure actuelle d' interdire toute nouvelle chance de progrès économique mondial .

D'ailleurs les conséquences d' une telle situation se retournent . Il est frappant de constater par exemple que le coût objectif des centrales nucléaires a considérablement augmenté depuis trois ans .

Or le flux d' exportation des années 90 sera constitué pour une large part de centrales nucléaires fabriquées par les pays industrialisés , et destinées aux pays en développement . Il y aura donc une sorte de contre-choc succédant au choc que les économies industrielles ont été les premières à subir .

Il faut atténuer à la fois le choc et le contre-choc .

Dans cette affaire , nous devons éviter de donner aux dirigeants des pays pétroliers le sentiment qu' avant la hausse du pétrole tout allait pour le mieux , et que seule une décision arbitraire de leur part a lancé l' inflation mondiale . Vous savez parfaitement qu' un état d' inflation préexistait à la hausse du prix du pétrole , et que sans la politique monétaire des années 1960 à 1970 .

L' expression " nouvel ordre économique international " , que j' ai effectivement employée et que j' emploie encore , comporte une ambivalence . L' idée qu' il s' agit d' un " nouveau système " n' est pas tout à fait juste , puisqu'il ne sera pas entièrement différent de l' ancien , puisque certaines règles des échanges internationaux tout comme les structures à donner au système des paiements internationaux devront s' inspirer de principes utilisés antérieurement .

En revanche , le changement ne se limite pas à une simple évolution .

L' expression " nouvel ordre économique international " implique que de grandes masses économiques , et en particulier que les rapports de coûts et de ressources entre les diverses zones du monde aient été durablement modifiés .

Ce sera , par exemple , le cas de la situation relative des pays producteurs de pétrole et des pays industrialisés . Lorsque je parle du nouvel ordre économique international , je veux dire deux choses : d'abord , que les composantes de l' équilibre économique ont été modifiées , ensuite qu' il est nécessaire que tout le monde le comprenne .

Le débat politique en France est complètement faussé parce qu' on cherche à faire croire à l' opinion que l' ancien équilibre n' a pas été modifié et qu' il suffirait de quelques décisions politiques ou électorales pour le rétablir .

Or nous allons payer cette année un impôt extérieur de 40 milliards de francs sur notre consommation de pétrole . Si nous pouvions affecter cette somme à d' autres tâches , nous créerions une véritable euphorie .

Jusqu' à présent , rien n' indique que tel ou tel pays ait l' intention de rendre plus difficile l' aboutissement de la conférence .

Quitte à paraître verser dans la vanité , je l' attribue notamment à l' effort de persuasion de la France . Je crois que , sans son action au sein des neuf , sans l' attitude que nous avons prise vis-à-vis des Etats-unis d' Amérique , la situation serait restée bloquée .

A l' intérieur de la communauté européenne .

Nous avons mis un certain temps parce que nous nous refusions à profiter de l' isolement apparent de l' Allemagne fédérale . Isolée politiquement , celle - ci aurait été vraisemblablement contrainte de céder devant les pressions extérieures , mais ce résultat eut été obtenu au détriment des rapports franco - allemands , et de la politique générale de l' Europe .

C' eut été , à mon avis , commettre une maladresse .

Nous avons préféré faire en sorte que l' Allemagne constate par elle - même le caractère nécessaire et en tout cas inévitable de la décision politique dans ce domaine .

D' autre part , j' ai toujours pensé qu' à partir du moment où l' Europe parviendrait à s' accorder sur les termes d' une solution acceptable par les pays en développement , les Etats-unis ne pourraient pas s' isoler en se retranchant dans une position d' opposition .

Certainement pas avec Jimmy Carter .

Rechercher un autre mot
Ses mots préférés
Les mots les plus spécifiques de son discours
pays
développement
industrialisés
décollage
mondiale
matières
premières
pétrole
conférence
structures
énergie
tiers-monde
contre-choc
producteurs
ressources
prolifération
approche
économique
coloniales
serait
combustible
étude
approvisionnements
centrales
part
termes
économie
participation
internationaux
certaines

MESURE DU DISCOURS - Logométrie - Mentions Légales - UMR 7320 : Bases, Corpus, Langage - Contact