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A l' heure actuelle , quand quelqu'un prend la filière d' un collège d' enseignement technique on risque de penser que c' est quelqu'un qui recevra une bonne formation professionnelle mais qui , ensuite , n' aura plus d' autres chances de formation .

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V. Giscard d'Estaing - 21 mai 1975

Je ne crois pas que cette prise de conscience soit terminée .

S' il y a un moment où j' ai eu , plus qu' à d' autres , conscience de ma responsabilité , c' est sans doute au cours de mon voyage aux Antilles .

C' était la première fois , depuis la campagne présidentielle , que je revoyais des foules .

On ne prend conscience de la dimension de telles fonctions que dans le contact avec la foule ; et certainement pas , contrairement à ce qu' on croirait , dans la solitude de son bureau .

On ne sent sa responsabilité que quand on voit des hommes et des femmes .

Alors , on se rend compte que l' on assume une destinée collective .

Je crois qu' ici il faut pousser l' analyse un cran plus loin .

Deux attitudes peuvent , en effet , coexister : celle qui consiste à concevoir la nécessité des réformes et celle qui consiste à nourrir une certaine réserve , ou une certaine hostilité , à la réalisation de ces réformes .

Je suis convaincu que l' opinion française , dans sa grande majorité , est persuadée de la nécessité de réformes profondes .

D'ailleurs , si moi - même ou quelqu'un d' autre se présentait , au terme d' un mandat long , sans avoir accompli de réformes , son dossier serait implaidable parce que les Français savent que les réformes sont nécessaires .

Je ne crois pas qu' ils les acceptent facilement .

Nous sommes un pays très traditionaliste , attaché à toutes sortes de droits acquis et l' idée d' une modification de ces droits , de leur remise en cause , est quelque chose qui , au départ , provoque une réaction négative . Ainsi est - il frappant de voir que tout le monde est favorable à la réduction des inégalités dans la société française et qu' en même temps , chaque fois que quelqu'un demande le maintien intégral d' une hiérarchie établie - ce qui est exactement le contraire - il trouve un écho dans l' opinion et dans la presse .

Vous avez dans l' esprit la liste des textes des réformes en cours et vous voudriez que je vous dise si c' est le divorce ou la réforme de l' entreprise qui m' intéresse le plus ? En réalité , c' est une action de réforme que j' appelle la revalorisation du travail manuel .

C' est , à mon avis , la chose la plus importante et , pour être plus complet , je dirais la revalorisation de la condition des travailleurs manuels .

J' étais assis l' autre soir à côté du vice-premier ministre chinois .

Et je lui ai demandé : " pensez - vous que dans les vingt ans prochains une révolution soit probable en Europe occidentale ? " .

Il m' a regardé avec surprise et m' a dit : " elle est inévitable " .

" Pourquoi est - elle inévitable ? " Il m' a répondu : " parce que la société occidentale reste une société de classes " .

Quand je pense à ce qu' est la condition de certains travailleurs manuels en France , j' observe en effet que c' est la condition - ressentie par eux - d' une société de classes .

Je ne le dirais pas pour l' agriculture ni pour les services ou , dans l' ensemble , les structures de classes sont très atténuées .

Mais je le dis pour beaucoup de travailleurs manuels qui vivent encore dans un univers qui , du point de vue du logement , de l' éducation , des chances de promotion , des rapports sociaux , fait apparaître notre société comme une société de classes .

Et je souhaite qu' au terme de mon action politique ils n' aient plus ce sentiment .

Non , je ne les exclus pas tout à fait .

Mais la société agricole française , par exemple , n' est plus une société de classes .

Les problèmes s' y traitent maintenant différemment , ce qui explique d'ailleurs le fait que la concertation avec la profession peut s' exercer normalement .

Les divergences , quand il y en a , sont des divergences économiques . Ce ne sont pas des divergences de conception de la structure même de la société , alors que dans le travail manuel industriel reste encore ce lourd héritage .

Non , sûrement pas ; et ce n' est pas mon idée .

Mon idée tient en deux choses : réduire les inégalités excessives lorsqu' il s' agit d' inégalités de ressources ; et développer autant que possible - et cela à mes yeux comporte des prolongements très concrets - l' égalisation des chances à la fois à l' origine et dans le développement de la vie .

Cela n' implique pas une société égalitaire , dans laquelle la condition de tous ses membres serait identique .

D'ailleurs , aucune société ne vise à ce résultat qui décourage l' effort , l' invention , l' initiative , la responsabilité .

Sur ce chemin , celui de la suppression des inégalités excessives et de l' égalisation des chances , on rencontre les privilèges et , à mon avis , la première action indispensable est une action d' abolition , de suppression de ce qui subsiste de privilèges .

La réforme foncière , à mes yeux , concerne le type même de la situation de privilège . Posséder un terrain dans une ville dont la population a augmenté du fait de la démographie , et un terrain dont la valeur s' est accrue du fait de l' investissement collectif , et en tirer un prix en forte augmentation , est une situation de privilège .

C' est l' éducation nationale .

Le projet qui va être discuté à la fin du mois de juin - et je souhaite que le parlement puisse dégager le nombre de jours nécessaires pour qu' il y ait un débat ample - est essentiellement centré sur ce sujet , de l' égalité des chances .

Ce projet traite deux points fondamentaux .

L' un concerne un point de technique pédagogique , il vise l' égalisation des chances au début de l' enseignement élémentaire pour effacer les origines culturelles et sociales .

L' autre qui est , à mes yeux , le point central de cette réforme , c' est que tous les Français iront , après être allés à l' école - ce qui était la conquête de la 3ème république - dans un collège qui sera le même pour tous , avec un enseignement unique .

Cela pousse l' égalisation des chances à un niveau plus élevé , à un cran de plus .

A côté de cette égalisation des chances dans l' éducation et dans la carrière , il y a la fluidité du milieu social français .

A cet égard , j' ai noté que , parlant de mes initiatives , certains disent souvent : " cela traite la surface du phénomène " . Non , cela traite la substance , car les rapports sociaux , ce n' est pas la surface , c' est la substance .

L' important est qu' on revienne sur cette conception qui veut que , dans la société française , le sort de tous les individus soit fixé par ce qui leur était arrivé avant 22 ans .

Il est impossible à quelqu'un qui a mal bifurqué - ou que l' on a fait mal bifurquer - de devenir ingénieur passé 23 ans .

Impossible . Mon idée est qu' il faut ouvrir dans toutes les activités des possibilités de réinsertion aux différents niveaux de responsabilité ; et que ces possibilités se présentent au moins une fois , sinon deux , dans le déroulement d' une vie .

Deux ou trois chances , si vous voulez , de changer de niveau .

Des chances qu' ils puissent , suivant leurs aptitudes , leurs préférences , saisir ou ne pas saisir , mais que cela leur soit possible : que quelqu'un qui est un très bon ouvrier professionnel à 23 ans puisse se dire : je vais continuer à m' informer , à me renseigner pour devenir ingénieur à 35 ans .

Il faut qu' il existe des niveaux de bifurcation , qui soient des sortes de rendez-vous avec ses propres possibilités .

Je l' avais déjà fait pour l' inspection des finances , où désormais on peut entrer si on a été administrateur civil pendant quelque temps .

Il faut que quelqu'un puisse devenir diplomate même s' il n' a pas eu , à 23 ans , la note qu' il fallait .

Il faut qu' un travailleur puisse devenir ingénieur par un recyclage , un type de formation approprié , qui s' offre à lui dans son existence .

Oui , c' est une des modalités .

A l' heure actuelle , quand quelqu'un prend la filière d' un collège d' enseignement technique on risque de penser que c' est quelqu'un qui recevra une bonne formation professionnelle mais qui , ensuite , n' aura plus d' autres chances de formation .

On ne pense pas : c' est quelqu'un qui va d'abord acquérir cette formation , et qui , ensuite , pourra rejoindre d' autres niveaux de responsabilité par un autre détour . Alors que , dans la réforme en cours , j' ai demandé à m. Haby de prévoir que quelqu'un qui aura fait des études dans un CET puisse par la suite retrouver une filière d' accueil .

Les transferts sociaux compensent un certain nombre d' inégalités , les atténuent , mais ils ne sont pas à même de transformer profondément la nature d' une société .

La fiscalité peut jouer davantage ce rôle , et je vous signale qu' elle aura un rôle plus important à jouer .

Mais on ne peut jamais obtenir une véritable transformation en se servant d' un seul instrument .

Il faut bien comprendre que la transformation de la société suppose une action qui s' exerce à la fois sur la législation , sur les mœurs , sur les ressources .

Essentiel .

Je vous dirais que les projets que je considère comme essentiels sont ceux que je fais élaborer lentement , parce qu' il faut le temps que le corps social les absorbe .

Aurait - on fait voter à l' automne dernier un texte improvisé sur les plus-values , que l' on n' aurait rien changé .

Tandis que , maintenant , tous les Français savent qu' il y aura une taxation des plus-values .

Ils commencent à s' habituer à l' idée , ils l' examinent .

Le conseil économique et social en débattra et il faudra ensuite en tirer un certain nombre de conséquences , et veiller surtout à ce que l' application en soit simple et pratique . Le texte devrait être prêt soit pour la fin 1975 soit pour le premier semestre 1976 .

J' ai fait tout ce qui dépendait de moi pour que notre vie politique soit décrispée ; en ce sens d'abord que j' ai évité de la crisper .

Vous avez noté , puisque vous êtes des observateurs très attentifs , que je n' ai jamais cité , depuis mon élection , le nom d' aucun de mes concurrents .

J' ai parlé souvent à la télévision et personne n' a pu me reprocher un seul argument polémique .

Cela étant , il ne dépend pas de moi de modifier le comportement de certains dirigeants de l' opposition .

Je dirai que , d' un point de vue national et non pas d' un point de vue électoral - en ce qui me concerne - je le regrette .

Je crois que l' opinion ne le comprend pas .

Elle approuve tout ce qui va dans le sens d' un dialogue normal , et respectueux des prérogatives de chacun .

Elle a , je crois , apprécié les conditions de mon déplacement à Marseille .

Quant à moi , je resterai toujours ouvert à la possibilité d' un dialogue démocratique .

Je crois que la politique française s' est décrispée .

Rappelez - vous tout de même les descriptions quelque peu apocalyptiques faites l' année dernière , et que nous avons tous oubliées .

A l' heure actuelle , la société française est assez décrispée .

Pour l' étranger , la vie politique française est présentement une vie politique des plus calmes .

Ce qui manque encore à cette décrispation , c' est le dialogue démocratique .

Je suis prêt à l' ouvrir , je le répète .

Je compte les y inviter .

A la fois sur une observation et sur un raisonnement .

L' observation - et je m' exprime avec une réserve délibérée - c' est que la commémoration officielle , la seule dont j' ai parlé , n' attirait plus la participation du public .

Je suis allé toutes ces dernières années à l' Arc de triomphe du temps du président Pompidou , j' y suis allé moi - même cette année .

J' ai donné à cette cérémonie tout l' éclat qu' on pouvait lui donner en prenant des initiatives de présentation , en décorant pour la première fois , sous cet Arc de triomphe , un certain nombre de combattants des diverses campagnes de cette guerre .

Eh bien , il faut reconnaître , pour ceux qui ont vu la cérémonie ou qui ont remonté avec moi les Champs-Élysées , qu' il n' y avait plus de participation du public .

C' est une constatation : il faut la faire simplement .

Le raisonnement , c' est que je crois nécessaire , même si la France est quelquefois un peu réticente - et dans la mesure où elle est attachée à des souvenirs , c' est tout à fait respectable - d' engager la France , et surtout sa jeunesse , à se tourner vers l' avenir . Il nous faut trouver des circonstances dans lesquelles nous exprimions notre dynamisme et notre foi en l' avenir , plutôt qu' un attachement exclusif au passé , des lors que celui - ci - et c' est un fait - ne rassemble plus une grande expression populaire .

C' est la fin et la reconnaissance d' une erreur .

Naturellement , c' est très facile de le dire maintenant .

Il apparaît pourtant très clairement que la politique américaine en Asie du sud-est n' avait pas de sens .

Elle ne pouvait pas atteindre son objectif et d'ailleurs , rétrospectivement , cet objectif est - il possible de le préciser ? Est - ce que c' était la conquête militaire du Vietnam ? Je ne le pense pas .

Est - ce que c' était le soutien d' un régime dont il était clair qu' il n' avait pas de racines populaires , en tout cas qu' elles avaient été tranchées ? On ne peut pas le dire non plus .

C' est donc la fin d' une erreur .

Je crois qu' il y a deux conséquences .

D'abord , incontestablement , un affaiblissement de la crédibilité américaine dans cette partie du monde ; c' est la une cause de préoccupation car cette partie du monde est sensible et à une importance politique , économique .

On le voit bien pour les pays qui avaient atteint un équilibre comme par exemple le Laos , et qui auraient pu le conserver .

On voit bien que cet équilibre est menacé .

Sur le plan mondial , je crois , en revanche , qu' il faut être plus réservé dans son diagnostic .

Le Vietnam a pesé très lourd sur la politique américaine , intérieure et extérieure .

Le fait qu' il soit mis fin complètement à ce drame peut dégager les États-Unis et leur donner plus de liberté d' appréciation et de comportement dans les autres domaines de leur politique extérieure .

Oui , absurde .

Je crois qu' il faut sur ce sujet , qui est très important , avoir toujours l' idée qu' il y aura deux périodes successives .

Qu' il y aura un premier temps occupé à la recherche de l' indépendance politique de l' Europe , et qu' il pourra y avoir ensuite un deuxième temps qui sera l' exercice d' une certaine fonction de défense .

Mais , pour des raisons évidentes , imaginer que l' on puisse traiter ces deux sujets suivant la même chronologie - et , encore plus , traiter le sujet de la défense avant d' avoir traité le sujet de la politique indépendance - est une erreur de diagnostic fondamentale , qui d'ailleurs a été commise l' année dernière .

A l' heure actuelle , le seul objectif que je retienne comme réalisable dans les années à venir , c' est l' indépendance politique de l' Europe . Le second sera traité plus tard .

Oui , un décalage .

C' est un fait , mais il est impossible de faire autrement .

Il y a déjà , curieusement , une certaine prise de conscience .

Dans des pays aussi traditionnellement " européens " que la Belgique , par exemple , vous avez bien vu qu' on prenait un certain nombre d' initiatives .

Nous n' en sommes pas encore à l' idée d' une défense européenne , mais on s' interroge déjà sur le fait que nous puissions avoir les moyens industriels d' assurer une partie de notre défense .

Toutefois , je ne crois pas du tout que ce soit un problème qu' il faille actuellement chercher à traiter rapidement .

Car , je vous le répète , il déclenche une série de réactions qui bloquent l' évolution diplomatique .

Cela suffit , on l' a vu dans le passé , à bloquer ou en tout cas à compliquer le mécanisme . Donc , comme souvent en politique - et c' est une chose que j' ai observée cette année - il faut être capable de ne traiter que le sujet que l' on veut traiter , même si on vient vous dire : " et celui qui est à côté ? " à l' heure actuelle , on peut faire progresser l' indépendance politique de l' Europe ; mais il ne faut pas aborder le problème de sa défense .

Oui .

Et c' est d'ailleurs son objet , mais avec une grande difficulté qui procède de la situation particulière de la Grande-Bretagne , de la divergence sérieuse , et semble - t - il durable , qui existe entre l' évolution économique et monétaire de la Grande-Bretagne et celle du groupe des pays occidentaux .

Il y a du vrai .

Vous avez remarqué , cependant , que nous faisons très attention à ce que ce ne soit jamais un rapprochement exclusif vis-à-vis des autres . Mais l' idée que , sur les grands sujets , il est important pour l' Europe qu' il y ait une entente franco-allemande est en effet une conception fondamentale de notre politique .

Non , parce que la France avait à faire face à un ensemble de problèmes .

Il y avait d'abord une inflation que je considérais comme intolérable , et qui était socialement et politiquement intolérable .

Je suis persuadé que , sans les mesures prises en juin 1974 , nous serions à l' heure actuelle dans une inflation à 15 % ou montant vers 20 % .

Ce serait socialement intolérable , et tout le monde dirait aujourd'hui , après un an : " c' est l' échec " .

Ce problème devait être traité en priorité .

Passer à une inflation au-dessous de deux chiffres était , à mes yeux , une nécessité pratiquement absolue .

Celle - ci était incompatible avec une action de stimulation économique intervenant dés l' été dernier .

A l' heure actuelle , nous sommes de tous les pays comparables , celui dont la croissance reste la moins ralentie , ce qui montre bien que l' action conduite à cet égard est dans la bonne direction . Je ne crois pas que le calendrier aurait pu être différent .

Nous avons commencé à nous en préoccuper depuis fort longtemps .

A la fin de l' année dernière , j' ai posé au gouvernement cette question : " qu' est - ce qui se passerait sur le plan de l' emploi si , désormais , dans les sociétés industrielles , la croissance était durablement ralentie ? " C' est pour cela que j' ai fait mettre à l' étude le problème de la compatibilité entre une croissance ralentie et un niveau élevé d' emploi .

Nous vivons encore sur l' idée que nous pouvons fixer nous - mêmes notre taux de croissance , mais nous savons très bien , désormais , que des économies très ouvertes sur l' extérieur ne peuvent fixer leur taux de croissance qu' à l' intérieur d' une certaine fourchette .

Si toute l' économie occidentale est déprimée , nous ne connaîtrons pas , nous , une croissance forte .

Si cette situation nouvelle devait se produire , il y aurait une série d' initiatives à prendre concernant le régime général du travail : durée , conditions d' exécution , de retraite , etc .

Concernant l' emploi des jeunes , vous vous rappelez que j' ai demandé au premier ministre de rechercher des mesures particulières .

Ces mesures seront décidées et annoncées avant la fin du mois de juin , de façon à être prêtes pour la rentrée .

Le thème essentiel est de dégager des conditions de recrutement des jeunes par le secteur productif - public ou privé - qui comportent une incitation particulière de la part des entreprises . Ce qui veut dire , bien entendu , un certain nombre de concours financiers publics .

Assez lentement .

Mais ce n' est pas ma préoccupation principale .

Ma préoccupation principale c' est que , entre ce que nous disons ( et je dirai , même lorsque le gouvernement est réuni ) entre ce que nous disons et ce qui se passe finalement , il y a souvent trop de différence .

C' est sans doute une question de lenteur mais c' est aussi une question de perte en ligne , c'est-à-dire qu' il faut suivre jusqu' au stade final l' exécution des décisions .

Je cite un cas simple : au cours de la première réunion du gouvernement , l' an passé , préoccupé par le faible vote des Français de l' étranger , j' ai demandé qu' un nouveau texte permette à ces français de voter dans des conditions plus faciles .

Eh bien , s' il m' arrivait un accident d' hélicoptère à l' heure actuelle , ils voteraient comme l' année dernière .

Rien n' a été fait .

Je l' ai rappelé deux fois , et un texte sera pris par le prochain conseil des ministres .

Le problème est d' aller jusqu' au stade final , et de voir si ce qui est dit est effectivement réalisé .

Malheureusement , il y a souvent d' assez grandes différences .

Non .

Autre exemple : lorsque nous avons annoncé des mesures de relance de l' investissement productif , nous y avons consacré des crédits importants .

Puis , le gouvernement s' est aperçu que ces crédits , au lieu de servir à des commandes nouvelles , entraînant de nouveaux contrats , servaient à régler des problèmes financiers , tels que les hausses de prix résultant de programmes antérieurs . Donc l' effet de relance sur l' activité économique et sur l' emploi aurait été nul si le gouvernement n' avait pas réexaminé ces commandes , une à une .

Non .

L' Elysée tel qu' il est à l' heure actuelle ne constitue pas pour moi un isolement .

Oui , mais moins souvent .

Je considérais que nous étions dans une période très difficile .

Nous avions la conjonction de l' inflation , du ralentissement de l' activité , et du chômage .

Il fallait expliquer très régulièrement les efforts qui étaient entrepris .

J' estime néanmoins que , dans ce domaine , il faut garder une mesure et donc , après l' été , je compte diminuer le nombre de mes interventions .

Ce n' est pas une question que je me pose .

Je suis intellectuellement passionné par ce que je fais .

Ce que j' entreprends comporte une grande part d' inquiétude , de doute .

Ce sont des sentiments antagonistes du bonheur . Est - ce que quelqu'un qui est intellectuellement passionné par ce qu' il fait , mais préoccupé de ce qu' il fait , est un homme heureux ? Je vous laisse le soin de répondre .

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