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Cette charte devra garantir le respect des droits fondamentaux des travailleurs européens . Par exemple la liberté de circuler , de séjourner , d' exercer un métier dans n' importe quel pays de la Communauté , la réglementation de la durée du travail , le droit au congé , l' hygiène et la sécurité sur les lieux de travail , le droit à une rémunération équitable , la liberté syndicale , la possibilité pour le travailleur d' être informé et consulté sur la stratégie de son entreprise , l' accès à la formation professionnelle pour s' adapter aux évolutions technologiques , la protection des travailleurs adolescents et , pour tous , une protection sociale adéquate .

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F. Mitterrand - 27 juillet 1989

La Perestroïka , c'est-à-dire la " reconstruction " est une définition de politique intérieure soviétique . Il s' agit d' un concept différent de celui de la " Maison commune " même s' ils sont complémentaires et s' inscrivent dans une même démarche . Quoi de plus souhaitable que d' abattre les murs qui divisent l' Europe , de communiquer , circuler , échanger , se visiter et finalement travailler entre Européens ? Que l' on juge cette action timide ou audacieuse , l' important est qu' elle aille dans le sens de l' intérêt commun .

Le terme " aide " est impropre , il ne s' agit pas d' aider mais , comme je viens de le dire , d' investir , d' échanger , de créer des sociétés mixtes , de former des cadres . Cette formation des cadres et des agents économiques m' est apparue lors de mes conversations avec monsieur Gorbatchev , comme son premier souci . En faisant cela , oui , on offre une chance supplémentaire de réussite à l' expérience actuelle .

Je l' espère , en tous cas .

C' est une belle formule et un bon projet . Mais le monde communiste européen est par nature très dissemblable de nos modes de pensée et de vie à l' Ouest . La Maison Commune sera difficile à bâtir et la copropriété difficile à gérer . En soi , je considère qu' il s' agit d' une perspective désirable . En pratique , il ne suffit pas d' une maison commune , il faut savoir ce qu' on met dedans .

Votre question est trop générale pour que je puisse y répondre maintenant .

Assurément . Réunifier l' Allemagne est la préoccupation de tous les Allemands . C' est assez compréhensible . Ce problème posé depuis quarante - 5 ans gagne en importance à mesure que l' Allemagne prend du poids dans la vie économique c' est fait , dans la vie politique c' est en train de se faire .

Une sorte de bascule allemande vers les pays de l' Est ? Je ne le pense pas . Que l' Allemagne fédérale veuille entretenir de meilleures relations avec l' Union soviétique et les pays qui l' entourent , qui s' en étonnera ? La géographie et l' histoire les y poussent . Je ne vois pas là matière à scandale . L' Allemagne n' a pas intérêt à renverser ses alliances , ni à sacrifier sa politique européenne pour une réunification à laquelle l' URSS n' est pas prête . Elle n' en a pas l' intention non plus , du moins je le crois .

L' aspiration des Allemands à l' unité me paraît légitime . Mais elle ne peut se réaliser que pacifiquement et démocratiquement .

Je ne sais si on peut appeler cela un veto . Reportez - vous au texte du communiqué publié à l' issue de la rencontre à Bonn entre Mmonsieur Gorbatchev et Kohl .

Il me semble avoir perçu que l' amélioration du climat entre les deux pays n' entraînerait à pas de modification de fond dans leur diplomatie .

Non . Pas en dehors des puissances qui ont la charge de veiller actuellement à l' application des Traités et à la sécurité de l' Allemagne fédérale . Il est juste que les Allemands aient la liberté de choix . Mais le consentement mutuel entre l' Union soviétique et les puissances de l' Ouest supposera un vrai dialogue .

Ce qui est certain , c' est que ce droit indéniable n' entrera pas dans les faits au forceps - pour employer une expression médicale -. Il faudra d'abord que les deux gouvernements allemands soient d'accord . Aucun des deux pays allemands ne peut imposer ses vues a l' autre . Cet aspect inter-allemand est fondamental . Et les dirigeants d' Allemagne fédérale , ceux que j' ai rencontrés , n' ont jamais prétendu obtenir l' unification en accroissant les tensions internes de l' Europe .

Les bons observateurs de l' Allemagne fédérale notent un réel mouvement de l' opinion . Je ne puis apprécier que d'après ce que je lis et ce que j' entends . Mais rien ne me permet de dire que les responsables politiques élus , le gouvernement , le Chancelier aient changé de position . D'autant plus que la politique européenne de la République fédérale au sein de la Communauté des Douze continue d' être active . Dois - je répéter ce que je vous ai déjà répondu sur la situation géographique de l' Allemagne , sur son passé historique ? La France est portée à mener une politique méditerranéenne parce qu' elle a une fenêtre ouverte vers la Méditerranée , l' Afrique et le Proche-Orient . Qui pourrait reprocher à l' Allemagne d' avoir un regard sur l' Est , sur la Pologne , l' Union soviétique , la Tchécoslovaquie ? L' Allemagne redevenue une grande puissance économique , une des plus importantes du monde , a naturellement tendance à souhaiter voir son rôle politique grandir . Rien de tout cela ne surprend . J' intègre cette donnée dans l' idée que je me fais de la politique européenne et mondiale et cela m' incite du même coup à renforcer les moyens et la présence de la France dans le concert des nations .

J' y suis tout à fait favorable . Cette union comportera nécessairement la création d' une monnaie commune , puis de l' organisme régulateur que sera une banque centrale . Cette orientation , antérieure à mon arrivée à la Présidence de la République , je la poursuis . Comment peut - on imaginer une communauté politique sans une communauté économique et monétaire ? Tout cela est purement logique . Je suis un partisan déterminé de l' Europe politique et , à cette fin , désireux de donner corps et vie à l' union économique et monétaire , passage obligé . La Grande-Bretagne se refuse à une monnaie commune et à une banque commune , si j' en juge par les propos de Mme Thatcher . Il est possible qu' un ou deux autres Etats Membres de la Communauté aient les mêmes réticences . Mais le Royaume-Uni peut évoluer . Mme Thatcher a été hostile aux accords de Fontainebleau .

Elle était hostile au lancement à Milan , en juin 1985 , d' une conférence intergouvernementale pour négocier un nouveau traité , qui allait devenir l' Acte Unique . A Luxembourg , 6 mois plus tard et jusqu' aux 5 dernières minutes , elle s' est opposée à la conclusion de l' Acte Unique .

Finalement , après un débat très serré , très difficile , l' accord a prévalu . La même chose s' est produite au Conseil européen de Hanovre et le choix du Royaume-Uni au bout du compte , est resté européen . On ne peut pas dire à l' avance que tel ne sera pas le cas pour I'union économique et monétaire . A Madrid , sous la présidence de F. Gonzales , il a été décidé qu' une Conférence intergouvernementale se tiendrait après le 1er juillet 1990 et que la première phase qui doit conduire vers l' union économique et monétaire , sera engagée I'an prochain . Pourquoi une Conférence intergouvernementale ? Parce que ce qui ne peut être fait à douze , peut l' être à onze , à dix , à neuf . Je ne le souhaite pas . Une nouvelle situation politique se créerait que je ne peux apprécier à l' heure actuelle . Chacun des Douze , y compris le Royaume-Uni , est attaché à la Communauté . Jouons l' entente . Mais acceptons , si elle ne se réalise pas , d' aller plus loin avec qui veut .

Je ne l' exclus pas .

Les engagements des dirigeants politiques de l' Allemagne fédérale vont dans ce sens .

C' est un très beau travail . Je l' approuve pour l' essentiel . Certes , j' ai des observations à faire sur telle ou telle partie du rapport . Mais ce rapport a été adopté à Madrid comme base de travail . Il est bien qu' il en soit ainsi .

C' est possible , mais il faut en parler d' une façon concrète . Il y a beaucoup de points sur lesquels Mme Thatcher et moi avons des vues communes . Mais sur le problème de la construction politique de l' Europe par de nouveaux transferts de souveraineté , particulièrement dans le domaine de l' économie et de la monnaie , nous ne sommes pas d'accord . Il ne faut pas en déduire , j' y insiste , que nous sommes en désaccord sur tout .

Je ne peux pas le dire . J' ignore ce que fera la Grande-Bretagne . Ce grand pays est pris entre deux désirs contraires celui de rester dans l' Europe et celui de ne pas accepter ce à quoi tend la majorité des pays de la Communauté . A Madrid , j' ai eu l' occasion de rappeler à Mme Thatcher que depuis le Traité de Rome , chacun des Douze avait déjà consenti à de nombreux transferts de souveraineté au bénéfice de l' Europe .

A Madrid , rendez-vous a été fixé pour une conférence intergouvernementale qui définira l' union économique et monétaire . Si ce rendez-vous n' avait pas été pris , pourquoi la France aurait - elle accepté la libération totale des mouvements de capitaux ? La France ne veut pas de ce qui réduirait l' Europe à une zone de libre-échange .

Oui . Le processus ne peut commencer par ce qui plaît aux uns et s' arrêter dès lors que quelque chose déplaît aux mêmes . Au demeurant , j' observe que la libéralisation des mouvements de capitaux ne représente pas pour la France un gros sacrifice . Nous avons déjà supprimé l' essentiel du contrôle des changes . Notre monnaie est solide , notre économie marche bien , nous ne redoutons pas cette échéance . Mais c' est une question de principe .

Oui . Il faut rapprocher nos fiscalités sur les revenus de l' épargne .

Nous avons besoin de règles du jeu équilibrées , compréhensibles et qui soient respectées . On ne peut s' engager vers une Europe où seraient taxés les revenus du travail et pas ceux de l' épargne . Ce qui ne veut pas dire que l' épargne ne doive pas être moins imposée qu' elle ne l' est aujourd'hui en France tant elle est nécessaire à l' investissement et à la création d' emplois .

Encore faut - il veiller à ce qu' une libération des mouvements de capitaux n' entraîne pas un accroissement de la fraude , un blanchiment de l' argent sale . Bref , nous pouvons consentir à certaines mesures qui ne nous plaisent guère en tant que telles si un équilibre d' ensemble nous paraît préservé .

Une telle décision est déjà contenue dans l' Acte unique de Luxembourg , qui a été adopté en 1985 . L' Acte Unique , contrairement à ce que l' on croit et dit généralement , n' est pas un acte purement économique . Il comprend des dispositions qui étendent les compétences du Parlement .

Oui .

L' union économique et monétaire , le droit social européen , une protection commune de l' environnement , une politique commune de l' audiovisuel et l' Europe des Citoyens . Nous avons également à faire avancer les relations de la Communauté avec le reste du monde , pays de I'AELE , pays de la Convention de Lomé - Caraïbes , Pacifique et surtout Afrique - , pays tiers , pays de l' Est .

Oui . Au pire de la crise à Beyrouth-Est , j' avais téléphoné ou écrit à la plupart des grands responsables mondiaux . Et j' avais trouvé une bonne compréhension du côté soviétique . Ce qui vient d' être solennellement déclaré lors de la visite à Paris de monsieur Gorbatchev avait alors été esquissé entre nous .

Ce n' est pas comme cela que j' interprète cette démarche mais je pense que l' influence dont dispose l' Union soviétique peut contribuer à préserver l' unité et la souveraineté libanaises .

Sur l' union économique et monétaire , Felipe Gonzalez a fait prendre , à Madrid , la décision d' ouvrir la Conférence intergouvernementale dans le deuxième trimestre 1990 . Un rendez-vous aussi précis n' a pas encore été pris sur l' Europe sociale et l' on retrouve les mêmes oppositions que sur l' union économique et monétaire .

Il y a les objections exprimées et celles qui sont simplement pensées . C' est sans doute en termes de politique intérieure , dans le rapport de forces interne , qu' il faut chercher la réponse .

La Charte est en cours d' élaboration . L' avant-projet établi par la Commission des Communautés sera soumis , au cours de l' été , aux partenaires sociaux , la présidence française espère disposer d' un texte en septembre pour le Conseil des ministres des Affaires sociales . L' objectif est d' aboutir avant la fin de l' année .

Cette charte devra garantir le respect des droits fondamentaux des travailleurs européens . Par exemple la liberté de circuler , de séjourner , d' exercer un métier dans n' importe quel pays de la Communauté , la réglementation de la durée du travail , le droit au congé , l' hygiène et la sécurité sur les lieux de travail , le droit à une rémunération équitable , la liberté syndicale , la possibilité pour le travailleur d' être informé et consulté sur la stratégie de son entreprise , l' accès à la formation professionnelle pour s' adapter aux évolutions technologiques , la protection des travailleurs adolescents et , pour tous , une protection sociale adéquate . Et n' oublions pas les exclus ainsi que l' insertion sociale des handicapés .

C' est une tâche difficile qui nous attend . Mais nous ne partons pas de rien : la présidence espagnole a préparé le terrain et , à Madrid , a été constaté un accord sur la nécessité de donner aux aspects sociaux du marché unique la même importance qu' à ses aspects économiques .

La politique contractuelle me paraît devoir constituer l' un des piliers de l' Europe sociale . Les discussions entre employeurs et travailleurs sont indispensables . Chacun a son rôle dans l' entreprise . Le dialogue organisé est une bonne façon de résoudre ou de prévenir les crises .

En France , il n' y a plus de monopole depuis que j' ai demandé au gouvernement de renoncer au monopole d' Etat en autorisant des télévisions et des radios privées . Malheureusement , on ne s' est pas contenté , par la suite , de développer le secteur privé par les moyens normaux de la concurrence , on a privatisé ce qui était public et on a provoqué de la sorte un grave déséquilibre .

Les plus forts veulent toujours être plus forts . Seules des institutions sauvent les libertés . Encore faut - il que les institutions ne deviennent pas , à leur tour , étouffantes . Nous avons créé , en France , un Conseil supérieur de l' Audiovisuel dont la mission est d' y veiller . Il est des intérêts communs à une nation comme il en est à la Communauté européenne . La puissance publique a pour devoir de garantir ces intérêts et d' assurer le pluralisme .

Le développement extrêmement rapide des techniques et du marché fait que , si on ne va pas vite , une situation sera créée dont il sera très difficile de sortir . Le nombre d' heures produites en Europe croit moins vite que le nombre d' heures diffusées . Le risque est grand de n' avoir que des images américaines sur des techniques japonaises . C' est pourquoi j' ai proposé un " Euréka audiovisuel " car nous avons besoin de mobiliser tous les moyens européens pour défendre notre identité culturelle .

Ce n' est pas que je considère la culture et les images américaines mauvaises par elles - mêmes . Il en est d' admirables . Mais nos langues , nos cultures européennes sont en péril et la disparition d' une langue , c' est la disparition d' un peuple . Les Russes l' ont compris . Ils s' intéressent à notre proposition parce que le danger est le même pour eux . Ils se sentent dès lors plus européens et prêts à s' inscrire dans une démarche commune . Encourageons ce mouvement .

Oui , je constate de réels progrès .

Ce matin , j' avais invité une dizaine des plus grands savants et experts français à me parler des problèmes de l' ozone , du méthane , du gaz carbonique , de l' effet de serre afin de mieux apprécier la menace . C' est dire le souci que j' en ai .

Oui .

Elle l' est et empirera s' il n' y a pas d' autorité politique capable de prendre ses décisions à l' échelon mondial . Ce sont des problèmes globaux , et il n' y a pas d' autorité globale . L' échelon de la décision n' est pas à la mesure du risque .

Si , mais insuffisant . Prenez l' exemple des fameux pots catalytiques sur les automobiles . Les Allemands ont demandé que l' usage de ces pots catalytiques fût étendu à l' ensemble de la CEE , je leur ai donné raison , contre le sentiment de certains industriels français qui voyaient leur prix de revient s' alourdir , ce qui n' était pas pour déplaire aux industriels allemands . Mais , dans le même moment , l' Allemagne fédérale ne prend pas de dispositions pour limiter la vitesse des voitures sur ses routes alors que cette vitesse est génératrice d' émissions importantes d' oxyde de carbone . Mettons un peu de cohérence dans tout cela .

La Communauté européenne aura , si elle le veut , l' autorité que l' on attend d' elle .

La connaissance scientifique des atteintes à l' environnement est vulgarisée depuis peu . Jusqu' ici les avertissements n' avaient pas dépassé les cercles spécialisés . A quoi se sont ajoutées de grandes catastrophes écologiques qui ne pouvaient manquer d' alerter l' opinion . La France approuve la proposition de Jacques Delors de mettre en place une Agence européenne de l' Environnement .

L' accumulation d' événements redoutables : Tchernobyl , la destruction de la forêt de l' Amazonie , la sécheresse au Sahel , l' augmentation de la teneur en gaz carbonique dans l' atmosphère , et cetera , a soudain accéléré une prise de conscience que les écologistes avaient eu le mérite de pressentir . Leur succès actuel découle de l' avance qu' ils ont prise . C' est juste .

Non . Le nucléaire est la moins polluante des sources d' énergie .

Si le nucléaire est mal contrôlé , oui , c' est dangereux . En France nous n' avons pas eu d' accident jusqu' ici . Il est mort des dizaines de milliers d' ouvriers dans les mines de charbon ou des suites de ce dur travail . Mais qu' il n' y ait pas eu d' accident mortel en France , avec notre équipement nucléaire , ne nous dispense pas de multiplier les précautions .

Oui , Hiroshima , le terrifiant champignon qui embrase le ciel , le sentiment d' un viol de la nature . Mais l' homme peut maîtriser la connaissance qu' il a de la matière .

L' actualité de ces principes , pardonnez cette apparente vérité première , tient au fait qu' ils sont universels et permanents , aujourd'hui et demain , en Europe comme ailleurs , de la place de Mai à la place Tien An Men . C' est ce qui donne tant de force aux proclamations des révolutionnaires de ce temps . D' autres avant eux avaient exprimé des idées comparables mais ceux de 1789 ont eu une façon de penser et de s' exprimer dans laquelle tous les peuples se sont reconnus .

C' est une lecture marxiste-léniniste classique . et contestable . La révolution de 1917 , en effet , s' est référée à 1789 ainsi qu' à la Commune de Paris . La révolution russe exprimait à l' origine , contre l' autocratisme tsariste , les grands idéaux qui avaient , longtemps auparavant , soulevé notre peuple et s' est élargie à la dimension qu' exigeait la terrible exploitation du prolétariat . Autre chose est ce que le régime qui en est issu a fait des droits politiques et sociaux . Mais l' histoire est finalement moins figée qu' on ne croit . C' est pour un Français un sujet de fierté que cette référence à notre révolution .

Une forteresse , c' est inexact . L' Europe ne fait pas toujours ce qu' elle devrait à l' égard des pays en développement mais elle fait souvent plus que les autres . Elle a par exemple milité pour un meilleur accès des produits tropicaux sur les marchés des pays industrialisés , ce qui a pu être acquis à la réunion du GATT à Montréal , l' an dernier . En matière d' aide au développement , le grand pays industriel qui fait le plus , en valeur relative , c' est la France , avec plus de 0-50 % de son Produit National Brut . Les autres pays européens font un réel effort . Mais ce n' est pas assez . Il manque une définition générale , une action d' envergure pour traiter de l' endettement et de la reprise de l' économie dans le Tiers monde . Il faut y travailler . C' est pour moi un objectif majeur .

Je pense à un contrôle pluri-national aux frontières de la Communauté , ce qui exigera l' harmonisation des lois d' immigration dans le respect strict du droit des personnes .

Il faut en finir avec cette tare qui corrompt nos sociétés .

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