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Si chacun d' eux veut bien , à sa place , non pas chercher à se débrouiller , mais chercher , au contraire , à s' unir pour un effort commun , alors nous avons une meilleure chance de limiter la hausse des prix dans des proportions raisonnables et d' éviter par là même des mesures brutales , mesures brutales que le peuple français n' aime pas - on l' a bien vu à diverses occasions - et qui , d'ailleurs , ne sont pas pleinement efficaces .

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G. Pompidou - 20 décembre 1973

... - Je n' imagine pas que l' on croie que je me désintéresse des problèmes intérieurs , d'ailleurs nous en reparlerons tout à l' heure , si vous voulez bien . Cela dit , est - ce qu' on se rend compte à quel point , à notre époque , les problèmes intérieurs et leurs solutions dépendent des problèmes internationaux et des relations internationales ? Les Français veulent la paix : est - ce que la paix , ce n' est pas le problème de nos relations avec les pays de l' Alliance atlantique et de nos rapports avec les pays de l' Est ? ' Les Français veulent le progrès économique : est - ce que ce progrès économique ne dépend pas , d'abord , de l' union économique européenne , de la situation de nos voisins , de nos rapports avec tous les pays et , particulièrement en ce moment , avec les pays producteurs d' énergie ou de matières premières ? Les Français veulent le progrès social , et ils ont bien raison ; mais est - ce que cela ne dépend pas aussi beaucoup de la façon dont sera conçue la construction européenne ? C' est pourquoi , croyez - le bien , si je reçois tant d' hommes d' Etat étrangers , si je vais en visiter d' autres , ce n' est pas par goût des voyages ou des honneurs , c' est avec le souci permanent de la situation et des intérêts de la France et des Français .

. - Franchement , je ne suis pas mécontent de la réunion de Copenhague , absolument pas , et je crois que mon initiative a été utile .

De quoi s' agissait - il ? Il s' agissait de savoir si les 9 pays de l' Europe voulaient marcher sur la voie de l' union politique ou s' ils ne voulaient simplement s' entendre que sur le plan économique . La réponse a été donnée , chacun a confirmé son désir d' avancer sur la voie de l' union politique et on a mis sur pied un certain nombre de mécanismes pour faciliter cette avance . D'ailleurs nous avons parlé avec la plus grande liberté très longuement , très franchement comme c' est possible quand on est peu nombreux ; nous avons parlé des questions actuelles politiques les plus délicates . Naturellement , on me dira : mais tout le monde n' est pas d'accord sur tout .

Si tout le monde était d'accord sur tout , l' union européenne serait déjà faite . Or , elle est en devenir , et le problème est de savoir si on veut la faire , si on veut la réaliser et la réponse a été à mes yeux positive .

Naturellement , nous avons été amenés à parier aussi de problèmes plus immédiats comme l' énergie , comme l' union économique et monétaire . La preuve que nous n' avons pas parlé inutilement , que les points de vue se sont rapprochés souvent , c' est que , dès le lundi , les ministres des Finances ont pu prendre un certain nombre de décisions importantes ensemble à Bruxelles , et que dans les semaines qui viennent il faudra bien , je dis il faudra , que l' on aboutisse à une décision quant à l' aide européenne au développement régional .

Au total , c' était un problème de volonté , c' était un problème d' acte de foi . Il s' agissait de savoir si on laissait se désintégrer l' Europe ou si on était prêt , au contraire , à aller de l' avant et à aller de l' avant vers une Europe où les Etats ne verraient pas sacrifier leur personnalité et leurs intérêts essentiels . le ne vois pas les raisons qu' aurait la France de ne pas en être satisfaite .

... Je ne sais pas ce que vous appelez l' ajustement des déclarations , mais ce que je sais , c' est que le problème du pétrole est aujourd'hui , en effet , un problème très actuel , très sérieux et que la vérité est très simple : je suis prêt , en ce qui me concerne , à la dire .

Cette vérité , la voici . Tout d'abord , notre politique , l' état de nos stocks , le rythme actuel de nos importations font que nous sommes à l' abri d' une crise grave dans les prochains mois . C' est un premier point qui a , je crois , de l' importance .

En second lieu , il faut reconnaître que la hausse des prix du pétrole aura une incidence sérieuse sur nos prix intérieurs . Il faut le savoir et il faut s' y préparer .

En troisième lieu , il est exact que , dans une économie qui était basée sur l' échange et sur la liberté du commerce , les raffineries françaises ne produisaient pas toujours tous les produits pétroliers nécessaires à notre consommation . le prendrai un exemple , le benzène . Nous importions , nous importons une bonne part du benzène de l' étranger , en particulier des Etats-Unis . Naturellement , la situation actuelle où chacun tend à garder ce qu' il a , fait que cela crée des problèmes et des difficultés dans quelques industries comme , par exemple , les plastiques . C' est vrai . Nous nous préparons à trouver des solutions et des contre-mesures , mais cela reste localisé .

En quatrième lieu , il est certain que si la pénurie de pétrole devait se prolonger pendant des mois et des années , tous les pays finiraient par en subir les conséquences , directes ou indirectes , et que , par suite , le devoir du Gouvernement est de se préparer à prendre , le cas échéant , des mesures sérieuses , des mesures graves . Il s' y prépare . Il n' est pas dit qu' il les prendra et il n' a besoin de personne pour l' inciter à les prendre . Néanmoins , nous avons nommé un délégué général à l' Energie . Nous avons pris un certain nombre de textes qui nous donnent les moyens d' intervenir .

Mais avant d' en arriver à ce type de mesures , je fais appel , et nous faisons appel avant tout à cette vertu traditionnelle paraît - il , du peuple français qui est l' esprit d' économie . Economisons l' essence . Economisons l' électricité . Economisons le chauffage . Et cela , seul , suffira à diminuer notre consommation et par là même à parer à quelques difficultés d' importation et aussi à atténuer les effets sur la hausse des prix et sur notre commerce extérieur . Que tous les Français veuillent bien , en pareille matière , aider l' action gouvernementale , et mon Dieu , nous arriverons bien , je l' espère , à surmonter les difficultés .

. - Privilégiée . C' est beaucoup dire , c' est peut-être trop dire , mais enfin , il n' est peut-être pas besoin de grands efforts pour trouver d' autres pays qui , dans pas mal de domaines , ont à l' heure actuelle plus de difficultés que la France .

Il n' en est pas moins vrai que nous nous trouvons à l' aube d' une année difficile ; nous sommes en fin d' année , ce n' est pas l' aube , mais enfin la nouvelle année va commencer bientôt et , je le dirai aux Français le 31 décembre , nous sommes au bord d' une année difficile , sans aucun doute , et c' est pourquoi ce qu' il faut , ce n' est pas la grogne , c' est l' effort . Ce n' est pas le laisser-aller , c' est l' action . Ce n' est pas les divisions , c' est l' union . Si les Français veulent bien le comprendre et se serrer les coudes , aider l' action gouvernementale , alors , comme je le disais tout à l' heure , l' année 1974 ne sera certainement pas une année de facilité , mais elle ne sera pas non plus une année catastrophique , comme un certain nombre de gens se plaisent à le prédire .

. - Les Français sont inquiets parce qu' ils se réveillent d' un trop beau rêve . Même en tenant compte des malheureux , des pauvres , des vieillards et des déshérités , dans l' ensemble , la vie française était une vie de facilité et de bonheur , même si les Français ne s' en rendaient pas toujours compte . Et d'ailleurs d' autres sondages ont montré qu' ils s' en rendaient compte , et peut-être après tout l' action du Gouvernement n' y était - elle pas complètement étrangère .

La hausse des prix , c' est , en effet , un problème préoccupant .

Parmi les causes de cette austérité , il y en a quelques-unes dont nous ne sommes pas les seuls maîtres , par exemple le prix de l' énergie , le prix des matières premières . Mais il y en a d' autres qui dépendent de nous sur le plan intérieur ; elles ne dépendent pas simplement de l' action du Gouvernement , des mesures qu' il pourrait prendre , elles dépendent de chaque Français et de son attitude , en tant que consommateur , en tant que producteur ou en tant que patron , en tant que commerçant . Si chacun d' eux veut bien , à sa place , non pas chercher à se débrouiller , mais chercher , au contraire , à s' unir pour un effort commun , alors nous avons une meilleure chance de limiter la hausse des prix dans des proportions raisonnables et d' éviter par là même des mesures brutales , mesures brutales que le peuple français n' aime pas - on l' a bien vu à diverses occasions - et qui , d'ailleurs , ne sont pas pleinement efficaces .

Là encore , je fais appel à tous , en prévenant chaque catégorie sociale qu' elle souffrira d'autant plus de telles mesures qu' elle aura moins bien compris l' importance de son rôle . Que tout le monde comprenne , dans chaque catégorie , dans chaque profession , l' importance de son rôle et alors , là encore , le pire sera évité .

... Je ne vous cache pas qu' au travers des difficultés du moment , c' est le grand problème qui me préoccupe pour l' avenir .

Il est bien évident que si le ralentissement économique s' installe partout , et en particulier dans les pays qui sont nos principaux clients , nous ne pourrons pas ne pas en subir les conséquences et que se poseront alors de véritables problèmes d' emploi .

Le devoir du Gouvernement , c' est d' y penser , c' est de le prévoir et c' est de s' y préparer . Nous savons que nous aurions les moyens d' une relance de l' activité , au moins sur le plan intérieur . Mais encore , faut - il que tout le monde admette que cela supposerait une a adaptation , au moins momentanée , a ces situations nouvelles et qu' il ne faudrait pas que cela aboutisse simplement à relancer l' inflation .

C' est pourquoi je fais appel par avance à tout le monde , et j' espère qu' on voudra bien me répondre autrement que par des grèves absurdes et des défilés dérisoires .

... Je n' ai pas à prendre d' engagement de cet ordre , mais je vous dirai ceci : le sais bien que nous vivons le temps de l' impudeur et de l' impudence . Mais il y en a qui , franchement , se trompent de République ! Les Premiers ministres ne se désignent pas dans les dîners parisiens , ni même au gré des convenances personnelles ! Le Premier ministre est choisi ( en tenant compte , bien entendu , de la composition de l' Assemblée nationale , devant laquelle le Gouvernement est responsable ) en fonction de sa capacité , de sa loyauté et de son dévouement au bien public et , dans tous ces domaines , et sur tous ces points , je fais confiance à Pierre Messmer .

Voilà ma réponse .

... Je n' ai pas un grand goût pour les programmes , même « communs » . Je crois aux objectifs et mon premier objectif reste le même c' est le développement de la France .

Une France forte économiquement est seule en mesure de permettre la prospérité et le progrès social .

Une France forte est seule en mesure de participer à la construction européenne sans y perdre sa personnalité et sans y sacrifier nos intérêts essentiels .

Une France forte est seule capable d' avoir des alliés , de bons alliés et pas des maîtres .

Une France forte est seule capable de coopérer avec tous , si puissants soient - ils , sans réticence et sans complexe .

Voilà le premier objectif de ma politique .

Viennent les crises et , alors , s' ajoutent pour moi d' autres devoirs .

D'abord , de faire prendre conscience aux Français des difficultés et , ensuite , d' essayer de faire qu' ils souffrent le moins possible de ces difficultés , en particulier les plus démunis d' entre eux , les plus déshérités . C' est ce que j' ai fait , je crois , ou essayé de faire , comme Premier ministre , lors d' une grave crise intérieure en Mai 1968 et je pense qu' on ne l' a pas oublié .

Aujourd'hui , les menaces viennent surtout de l' extérieur . Une fois encore , mon devoir , c' est de dire aux Français : Oui , nous avons devant nous des jours difficiles , mais nous pouvons les traverser , nous pouvons dominer ces difficultés .

Quant à moi , j' essaierai , comme je l' ai toujours fait , de vous en épargner le plus possible les conséquences , les souffrances , en un mot le malheur .

Voilà le fond de ma politique .

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