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N. Sarkozy - 4 novembre 2011

Bonjour ,

Je partage pleinement ce qu' a dit le Président Obama . On travaille en équipe . Il n' y a pas une économie qui peut s' en sortir seule . On travaille en équipe avec un même objectif . Retrouver la croissance . Créer des emplois . Nous avons besoin que les Etats-Unis d' Amérique aillent bien . Et les Etats-Unis , ils ont besoin d' une Europe stable . Alors est -ce que la crise est finie ? J' aimerais pouvoir vous le dire . Nous avons fait un choix , c' est de dire la vérité aux peuples du monde , au peuple français , au peuple américain pour le président Obama . On fait tout ce qui est en notre pouvoir , pour que cette crise s' arrête , que la confiance revienne , et que la stabilité arrive . On a eu le problème de la Grèce . Nous avons travaillé jour et nuit . Le président Obama était tout à fait informé minute par minute de ce que nous faisions . Mais cet été , le président Obama avait pris la peine de téléphoner à la chancelière Merkel à moi - même , pour expliquer le plan qu' il allait faire mettre en œuvre pour les Etats-Unis . Donc aujourd'hui , je crois on peut avoir confiance . Ça veut pas dire que tous les ennuis sont derrière nous . Nous sommes dans un nouveau monde . Après la crise financière , la crise économique , la crise de la dette . L' enjeu pour nous , les chefs d' Etat et de gouvernement , c' est de montrer qu' on a une prise sur les événements . Nous ne voulons pas subir . Et pourquoi on aime travailler avec le président Obama ? Parce ça faisait bien longtemps qu' on avait pas eu une Amérique aussi attentive aux problèmes des autres . Avec une telle volonté de travailler en équipe entre l' Europe et les Etats-Unis .

L' Amérique c' est la première puissance économique du monde : nous avons en commun l' Atlantique . Nous avons des liens historiques . Nous avons besoin de vendre nos produits aux Etats-Unis . Et les entreprises américaines de vendre leurs produits aussi en Europe . Il ne faut pas imaginer qu' il y ait un côté de l' Atlantique qui puisse être malheureux et l' autre côté dans le bonheur . C' est ensemble que l' on trouve les solutions . Et cette nuit , nous avons eu des réunions avec le président Obama , la chancelière Merkel , les dirigeants européens , pour essayer de nous coordonner . Parce que les marchés sont mondiaux . Notre réponse à nous , chefs d' Etat , doit être coordonnée et mondiale .

Vous savez , on est en démocratie . Et en démocratie la première règle c' est d' accepter les critiques . Et c' est normal qu' il y ait des critiques . Moi , je ne prétends pas qu' on a tout bien fait . Ce que j' ai voulu faire avec Mme Merkel , c' est ne pas subir les événements . Ce que vient de dire le président Obama est capital . Quand Lehman Brothers a fait faillite , vous croyez que ça n' a touché que les banques américaines ? Toutes les banques européennes ont été impactées . On veut lutter contre les paradis fiscaux , ce cancer . Les voleurs , les menteurs , ceux qui dissimulent . Si les Etats-Unis d' Amérique ne sont pas d'accord , alors comment on peut faire ? S' il y a un trou dans le dispositif , et Barack se souvient bien qu' à Londres c' est lui qui a aidé la France à obtenir la publication de la liste des paradis fiscaux dans le communiqué final . On doit travailler ensemble . Alors après , Mme Merkel et moi , c' est la première économie de l' Europe , l' Allemagne et la deuxième économie c' est la France . C' est normal qu' on prenne nos responsabilités . Mais qu' est -ce qu' on attend de nous ? Nous sommes des acteurs . Nous ne pouvons pas être des observateurs qui regardons s' écrouler , par la crise , les emplois de milliers de gens , de dizaines de milliers de gens qui n' y sont pour rien . Et nous , faire des sourires , faire des petits signes , regarder et ne rien faire .

Non , c' est pas comme ça . On lui a dit franchement ce que l' on pensait . Que faire un référendum , sans informer ses partenaires , c' était pas bien . Et que s' il y avait un référendum ( parce que c' est toujours bien d' en appeler au peuple ) il fallait en appeler au peuple sur la vraie question : « Voulez -vous rester dans l' Europe ou pas ? » L' Europe c' est des droits ( et Barack maintenant voit bien comment ça fonctionne l' Europe ) mais c' est aussi des devoirs . Et nous ne pouvons pas dire aux contribuables allemand ou aux contribuables français : « Prêtez de l' argent à la Grèce » , mais le gouvernement grec dit , « ah nous les règles , elles ne sont pas pour nous » . Et je suis heureux que la raison soit revenue .

J' aime la Grèce . J' apprécie énormément Italie , pour tout un tas de raisons ( y compris familiales ) mais il y a des règles . Il faut un petit peu d' autorité , et un peu de règles . Sinon l' Europe , ça ne marche pas . Et nous , nous voulons que l' Europe marche et nous le devions à nos partenaires américains . Parce qu' eux aussi , ils ont besoin que nous soyons stables .

C' est important ce que dit Barak Obama . C' est le premier Président des Etats-Unis qui fait un pas vers la taxation des acteurs financiers . C' est pas facile pour lui . Il y a une tradition . Nous , en Europe , ce n' est pas la même . Nous , nous voulons une taxe sur les transactions financières . On a parlé de ce sujet jeudi matin et je suis reconnaissant au président Obama d' être ouvert sur la taxation des acteurs financiers . Ils ont fait prendre des risques immenses au monde . Mais jusqu' à présent , la position traditionnelle des Etats-Unis , c' était pas celle qu' exprime le président Obama . Il a fallu qu' il vienne pour qu' il y ait une ouverture sur le sujet .

Ça ne veut pas dire qu' on va faire les mêmes choses , naturellement . Mais si d' un côté de l' Europe il y a toute la taxation , et de l' autre côté aux Etats-Unis , il n' y a rien : il y a un déséquilibre . Et cette ouverture , c' est ça la coordination . On était pas d'accord sur tout , on reste avec des différences de modalités mais la volonté de faire participer le secteur financier à la solution de la crise , alors qu' ils nous ont mis dans cette crise , elle est totale des deux côtés de l' Atlantique .

Vous savez moi j' ai ... je vais vous raconter une anecdote . J' ai rencontré Barak Obama bien avant qu' il ne soit président . Je peux même vous dire que je lui avais demandé à l' époque , je crois que c' est en 2005 , « est -ce que vous serez candidat ? » Il m' avait dit « oh , c' est un peu tôt ! » . Et je savais qu' il avait prononcé un discours fantastique à une Convention des démocrates et j' avais demandé à le rencontrer .

C' est un homme avec qui on peut parler . On n' a toujours pu parler . C' est qu' un homme qu' on peut convaincre . C' est un homme qui est courageux . Et quand il parle de la Libye , on n' aurait pas pu faire ce qu' on a fait , si on n' avait pas pu parler aussi librement ensemble . C' est un homme qui fait confiance . Et , quand il parle de l' Afghanistan , où il y a des soldats français et des soldats américains qui luttent , pour que les talibans ne reviennent pas , ensemble . Quand il a eu besoin de nous on a répondu présent . Parce que je voudrais que le peuple français comprenne cela : l' amitié entre la France et les Etats-Unis , c' est crucial . Mais l' amitié c' est pas simplement les bons moments . C' est aussi les épreuves , les souffrances , les décisions difficiles . Et quand ils ont eu , les Américains , des difficultés en Afghanistan nous , il fallait qu' on soit à leur côté . Parce que sinon on n' est pas des amis , on n' est pas des alliés . On peut avoir des désaccords . On parle très librement , vous savez , c' est très simple . Quand il est pas d'accord , Barak Obama , il m' appelle . Quand j' ai des difficultés , je lui dis . Nous sommes des gens qui parlons . Mais l' amitié , ça ne peut pas être simplement pour les bons moments , les célébrations . C' est dans les moments difficiles comme dans les bons moments . C' est ça la France et les Etats-Unis .

Je crois que les gens , aux Etat-Unis comme en France , ils sont lucides . Ils ont beaucoup d' expérience . Il faut respecter le peuple . Ils en ont entendu beaucoup , ils en ont vu beaucoup . Et ils ne se laissent pas prendre par des histoires fausses . Barak a raison , nous avons une chose à faire : faire notre travail , assumer nos responsabilités . Faire notre devoir . Et après , les peuples choisiront . Et leur choix , par définition , sera le bon . Et nous , nous avons une ligne . Agir , le mieux possible . Voilà .

Le président a dit quelque chose que je partage , c' est que , dans l' opération libyenne , tous nos soldats sont rentrés à la maison . Tous nos soldats sont rentrés à la maison . Et je peux vous dire que , dans la responsabilité qui est la notre , qui est d' envoyer des soldats se battre pour nos idées , le fait qu' ils rentrent tous chez eux c' est quelque chose qui est assez remarquable et qui a soulagé d' un grand poids les décisions que l' on a du prendre .

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