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L' accès au logement social doit être plus juste . En baissant le plafond des ressources , en rendant obligatoire le surloyer en cas de revenus supérieurs au plafond , j' accroîtrai la mobilité des locataires du parc et je rendrai le logement social à ceux qui en ont le plus besoin .

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François Fillon le 12 avril 2017 Voir la source

Seul le prononcé fait foi .

Mes amis ,

Merci de votre fidélité qui me porte . Merci de votre courage qui me renforce . Merci de votre enthousiasme qui percera tous les remparts qui ont été placés sur notre route .

Merci aux élus ici présents qui incarnent notre unité et notre volonté d' agir pour la France …

Soir après soir , de réunion publique en réunion publique , vous êtes nombreux , à venir témoigner votre désir de changement .

Comme moi , vous venez dire ce soir : ça suffit !

Ça suffit le déclin de la France sur la scène internationale .

Ça suffit l' Etat faible .

Ça suffit la bureaucratie qui tue l' activité .

Comme moi , vous savez que la France vaut tellement mieux que ça .

La France est ce pays de 66 millions d' habitants accroché au bout d' un continent immense , ce pays petit par sa taille , mais si grand par son histoire et son influence .

Ne l' oublions pas , nous restons aux yeux du monde cette terre de la liberté , cette nation fière qui , parmi les premières , a affranchi son peuple de l' arbitraire . Nous avons été le foyer où s' est forgée une nouvelle façon de considérer la dignité de l' homme et ses droits imprescriptibles .

Mais la France est bien plus qu' un passé glorieux et des trésors du patrimoine humain . C' est aussi un pays où , sous la cendre , couve une énergie immense .

Un pays où s' épanouissent les sciences , où naît la créativité , où jaillissent les initiatives pour peu qu' on ne les tue pas dans l' œuf .

La France a tant d' atouts .

Elle fourmille de tant de talents .

Elle impressionne encore et attire tant de gens dans le monde entier .

Alors comment en sommes -nous arrivés à « cette situation de quasi guerre-civile » , pour reprendre l' expression du directeur général de la sécurité intérieure que j' avais citée il y a quelques semaine , au grand dam des autruches du landerneau médiatique ?

Comment en sommes -nous arrivés à cette économie malade , tirée vers le fond par 6 millions de chômeurs , incapable de créer des emplois ?

Comment en sommes -nous arrivés à cet Etat accumulant depuis 40 ans les déficits au point de supporter aujourd'hui une dette de 2200 milliards d' euros , soit la totalité de la richesse produite en un an par notre pays ?

Qu' avons -nous fait de nos talents ? Pourquoi avons -nous jeté nos atouts au ruisseau ?

Mon diagnostic est que la France s' est laissée prendre dans une redoutable cercle vicieux .

La première cause est la bureaucratie . La bureaucratie , c' est la conviction que l' Etat peut et doit tout faire . Que la main de l' administration est toujours préférable à la main du citoyen . Qu' une circulaire est toujours plus utile qu' une initiative privée .

Cet étatisme a gonflé l' action publique depuis quarante ans .

A mesure qu' il a accumulé les échecs , l' Etat a dû promettre plus et étendre le domaine de ses actions . Il a voulu s' occuper de tout , avoir un regard sur tout .

Plus l' Etat promet et se disperse , plus il déçoit et mécontente . Et finira par ne plus être utile à rien , à force de gaspillage .

Les services inutiles neutralisent les services indispensables .

L' autorité intempestive brise l' autorité nécessaire .

La conséquence de la manie interventionniste , c' est l' insatiable besoin de moyens nouveaux .

Nos dépenses ont explosé , jusqu' à engloutir plus la moitié de la richesse produite chaque année . Oui , en France , la moitié du pays administre l' autre moitié !

C' est aussi un Etat qui entrave au lieu de faciliter . Qui enfonce au lieu de soutenir . Qui crée des labyrinthes au lieu de tracer des chemins .

Si la dépense publique faisait la croissance économique et le bonheur des gens , la France serait le pays le plus riche et heureux du monde !

C' est loin d' être le cas .

Les classes moyennes ont été les premières victimes du laxisme budgétaire et de l' absence de réforme . Depuis trente ans , elles n' ont pas vu les bénéfices de cette mondialisation qu' on leur vantait et qui , c' est vrai , a d'abord profité aux plus aisés .

Les classes moyennes ont vu le logement devenir plus coûteux , leur pouvoir d' achat laminé par les hausses d' impôts incessantes , les perspectives d' emploi se raréfier .

Surtout , elles ont perdu l' espoir . L' espoir d' une vie meilleure pour elles et leurs enfants . L' espoir que leurs efforts seront récompensées , que le travail paie . L' espoir que leur condition s' améliorera s' ils sont courageux .

Rien n' est plus terrible pour les classes moyennes que ce constat : la France a laissé son ascenseur social bloqué entre deux étages .

Alors qu' elle n' a que l' égalité à la bouche , l' école de la République n' a jamais été aussi inégalitaire . A mesure que les moyens de l' éducation ont augmenté , ses résultats ont décliné .

Hier , c' était dans l' école que se forgeait le sentiment d' appartenance à la nation , que se reconnaissaient les mérites .

C' était par l' école que chacun , s' il en avait le talent et la volonté , pouvait s' élever au-dessus de sa condition et échapper à tous les déterminismes sociaux .

Désormais , l' école ne veut plus voir la réussite .

Elle s' est érigée en machine à niveler , à mettre en scène une illusoire uniformité entre tous .

A travers ces classes moyennes qui souffrent , c' est la France entière qui est malade .

Elle est devenue une société bloquée .

Elle empêche l' embauche par son droit du travail trop rigide .

Elle décourage le travail par sa fiscalité confiscatoire .

Elle stoppe l' entrepreneur par son excès de règles .

Elle stérilise notre dialogue social par refus de réformer des équilibres négociés il y a 60 ans .

Est -ce un hasard si cette société bloquée est aussi celle du déni d' elle-même , de la fatigue morale et du relativisme ?

Nous avons laissé se développer des communautarismes qui risquent de balkaniser la Nation .

Les armes de la tolérance ont été retournées contre elle-même . La liberté est aujourd'hui détournée pour servir de prétexte à tous les enfermements .

C' est en son nom que certains veulent rétablir des barrières entre les citoyens , et en particulier en finir avec l' égalité homme-femme . C' est au nom d' une liberté dévoyée que certains veulent placer les lois salafistes au-dessus des lois de la République .

La folie meurtrière des terroristes qui frappent en France , en Allemagne , en Suède ou au Caire n' est au fond que l' expression de cette rupture de quelque uns avec notre contrat de civilisation . Elle est l' une des plus grandes menaces auxquels nous devions aujourd'hui faire face .

Face à ces constats , il y a ceux qui proposent de continuer .

Albert Einstein a dit : « la folie , c' est de refaire sans cesse la même chose en s' attendant à un résultat différent » . Bien des candidats à cette élection ont -ils perdu la raison alors ?

Pour remettre l' éducation sur les rails , il suffirait , pour eux , de continuer à déverser toujours plus de moyens et centraliser de plus belle .

Pour résoudre les problèmes que des dépenses sans cesse plus grandes n' ont fait qu' aggraver , rien ne serait plus urgent pour eux que de multiplier les dépenses nouvelles !

Pour pacifier nos banlieues , il suffirait d' y déverser plus d' argent et d' ouvrir plus grand les bras , sans oublier de s' excuser car la France serait , à les entendre , la seule vraie coupable des violences qui la minent .

A les entendre , la solution , c' est évident , c' est toujours plus d' emplois aidés , alors que seuls les emplois marchands sont pérennes .

C' est toujours plus d' impôts et de taxes pour alimenter le tonneau des Danaïdes des dépenses publiques .

C' est toujours plus de clientélisme en tout genre , pour faire plaisir à ses amis , à son électorat , et à quelques groupes de pression qui veillent jalousement sur leurs privilèges .

Ce n' est pas ma conception de la politique .

Voilà 36 ans que je suis au service de mes compatriotes . Je n' en ai pas honte , et je ne crois pas que l' inexpérience soit une vertu . Surtout s' il s' agit d' occuper la magistrature suprême , qui exigera en cette période difficile de l' expérience et de la volonté .

J' ai connu la foule des grands meetings , comme ce soir , mais aussi les arrière-salles de restaurant et les salles communales . J' ai été invité tant de fois dans la cuisine de ces fermes où on me conviait sans façon à partager une tasse de café noire .

J' ai entendu ces paroles justes des agriculteurs qui n' en peuvent plus des normes et qui travaillent deux fois 35 h par semaine sans pouvoir se verser un salaire décent .

J' ai entendu ces retraités qui ont travaillé toutes leur vie et qui n' arrivent pas à joindre les deux bouts .

J' ai entendu ces classes moyennes qui sont la colonne vertébrale de la France s' insurger contre ces responsables politiques qui ne sont pas assez courageux pour défendre les valeurs familiales , pas assez fermes pour dissuader la violence qui entoure leurs enfants , pas assez ambitieux pour leur offrir un travail , pas assez rigoureux pour leur permettre de s' enrichir sans être immédiatement surtaxées .

Ces classes moyennes , on ne les entend pas , elles ne manifestent pas , elles ne cassent pas , elles demandent honnêtement leur part .

On parle d' elles de façon souvent péjorative en la qualifiant de « petite bourgeoisie » . Est -ce un crime d' avoir des valeurs , de chercher à protéger les siens , de vouloir développer son patrimoine , de respecter la loi , d' aimer tranquillement la France ?

Je suis l' interprète de ces classes moyennes , je suis leur candidat , je suis celui qui a le bon sens de vouloir valoriser le travail , l' autorité , la transmission de notre héritage culturel qui fonde notre maison commune , la France .

Mes amis , il y a une première condition au redressement de la France : c' est la volonté .

Quand tant d' autres sont les candidats du déni français , je veux être le candidat du génie français .

Car pour lutter contre le chômage , les remèdes existent .

Ils sont largement connus puisqu'ils ont été éprouvés par bon nombre des pays voisins . Non sans difficultés mais toujours avec succès . L' Allemagne , la Suède et tant d' autres ont réformé leurs politiques publiques durant ces quinze dernières années . Quelle idée nos dirigeants ont -ils des Français pour juger que la seule voie qu' il nous faut emprunter est désormais celle du renoncement ?

Car rien n' est fait . Rien .

Ni la baisse des impôts et des prélèvements sur le travail ; ni la flexibilité du marché et des contrats ; ni la création d' un statut de travailleur indépendant ; ni la sortie des 35 heures ; ni la libération de l' activité de tous les secteurs qui ont été bloqués par le matraquage réglementaire et fiscal comme l' agriculture , l' industrie , les services , la construction ; ni le basculement des crédits affectés aux emplois aidés vers l' alternance et l' apprentissage , ni la modernisation des fonctions publiques ; ni la refondation de notre système éducatif … Rien de tout cela n' est entrepris .

Au lieu de ça , ceux qui nous gouvernent nous rabâchent le fameux et fumeux « On a tout essayé » devenu à la sauce hollandaise cette incroyable excuse : » On n' a pas eu de bol ! »

Avons -nous « tout essayé » , vraiment ? En sommes -nous si sûrs ?

Et si pour une fois , juste une fois , on essayait autre chose , autrement , si on sortait du statu quo , si on évitait les envolées lyriques et les discours utopiques des siècles passés ?

C' est tout le sens de ma candidature que j' ai maintenue . Contre l' adversité , la calomnie , les intox .

Ma campagne , je n' ai pas attendu la présidentielle pour la conduire .

Mon projet a été établi non pas sur un coin de table en convoquant en catastrophe le dernier carré des experts mais en parcourant la France à votre rencontre .

J' ai vu tant d' entrepreneurs créatifs , tant de salariés et de fonctionnaires dévoués , tant de chercheurs étonnants !

Voilà pourquoi ce programme a été conçu , écrit , préparé avec vous , auprès de vous et donc , pour vous , pour la France .

Voilà pourquoi ma parole ne m' est pas soufflée par le microcosme , elle me vient de tous les Français qui m' ont fait partager leurs difficultés et leurs espoirs .

Et puis , en marge de ces belles rencontres qui nourrissent une vie politique , il y a eu une autre campagne tantôt souterraine , tantôt complaisamment étalé sur les tréteaux médiatiques où ma vie et celle de ceux qui me sont chers ont été étalés et disséqués . Une campagne qui a piétiné toute présomption d' innocence . Cette campagne-là , orchestrée par un système paniqué par l' idée que l' on puisse mettre en œuvre la révolution du bon sens , n' a fait que renforcer ma sereine détermination .

Oui , mes amis , j' ai chevillé au corps cette volonté de faire .

Parce qu' elle est la clé qui ouvrira la porte à l' espoir d' une France plus prospère . Parce que c' est elle qui guérira la France devenue l' homme malade d' une Europe elle-même menacée de désintégration .

Inutile de chercher d' autres responsables ou des boucs émissaires à notre renoncement . Faut -il que certains aient à ce point le mépris de la culture française pour oublier que c' est précisément cette volonté de faire qui , dans le passé , a sorti notre pays de la spirale du déclin et l' a hissé au premier rang des nations .

Cette volonté de faire qui a fait naître la France contre les empires .

Cette volonté de faire qui nous a donné la Renaissance , le Grand siècle , les Lumières , la Révolution française .

Cette volonté de faire qui nous a insufflé cet esprit de résistance et ce goût d' une France libre et cela , lorsque le totalitarisme nazi , comme le totalitarisme islamiste aujourd'hui , recherchait notre anéantissement .

C' est avec cette volonté de faire que je vous propose de renouer , ici et maintenant . Et tant pis si je vais faire ricaner ceux dont la profession est de ricaner . Ceux qui confondent esprit du temps et mode d' une époque . Ceux qui sont revenus de tout sans être allés nulle part . Ceux qui estiment normal le remplacement de la volonté de faire par la volonté de paraître comme si la politique était une question de casting et non de conviction , de marketing et non d' engagement .

Moi , je n' esquive pas . Je ne louvoie pas . Je ne finasse pas .

Nos compatriotes savent bien , vous savez bien mes chers amis que lorsqu' il s' agit de la volonté de faire , il n' y a pas un peuple de droite , d' un côté et un peuple de gauche , de l' autre .

Il n' y a qu' un peuple , le peuple français rassemblé dans les épreuves , capable de toutes les grandeurs dès lors qu' on lui fixe des objectifs précis et justes .

Alors oui , nous allons démontrer , tous ensemble , notre volonté de faire .

Nous allons nous détacher de ce corset de fer idéologique qui a mis à mal le goût du travail , le goût de la récompense du mérite , le goût de ce qu' il y a de plus lumineux en nous : la liberté .

Nous allons faire de notre pays celui de l' audace plutôt que celui de la bureaucratie , le pays qui investit dans l' avenir plutôt que celui qui est écrasé sous sa dette , le pays du dialogue social plutôt que celui des oukases , le pays des initiatives plutôt que celui des circulaires .

D' une société où tout est figé au nom d' un immobilisme mou qui saute sur son strapontin tous les matins en s' écriant « En Marche ! En Marche ! » pour ne pas avoir à avancer , nous passerons à une société de réformes , une société d' engagés et d' engagements .

Comment laisserions nous échapper cette chance historique qui se présente à nous aujourd'hui ?

Vous voyez , comme moi , formidable opportunité qui nous est offerte à nous autres Français d' affirmer la voix de la France avec une Amérique déboussolée par son président , une Grande-Bretagne en proie au Brexit et une Allemagne en pleine crise démographique et identitaire .

C' est une fenêtre historique qui s' ouvre pour la France .

C' est le moment où jamais de réunir toutes nos forces pour promouvoir , aider , accompagner le génie français parce que nos talents et nos inventeurs sont enviés partout dans le monde et pas assez dans notre pays .

Oui , je veux être le président d' une France qui respire à plein poumon , d' une France qui n' étouffe plus sous les injonctions , les réglementations , les prélèvements obligatoires , le politiquement correct .

Liberté de travailler , oser , innover , poursuivre ses rêves .

Telle doit être la feuille de route de tous ceux qui se mobilisent pour la défense du génie français contre les derniers défenseurs du déni français .

Je ne serai pas le président de l' austérité ou du sang et des larmes . Pour la simple raison que l' austérité , le sang et les larmes , les Français l' ont déjà aujourd'hui parce que nous n' avons pas su faire les réformes nécessaires .

Je serai le président de la liberté qui épanouit l' individu parce que les efforts de chacun seront payés de retour et que seule la liberté permet à une nation de rayonner .

La France n' est pas seulement un peuple ou une géographie , c' est aussi une civilisation .

J' ai de l' ambition pour mon pays parce que je suis ainsi fait que je vibre quand la France gagne , quand elle se surpasse , quand les Français donnent le meilleur d' eux-mêmes .

Je veux être le président d' une France à nouveau maître de son destin , un destin choisi .

Si l' on suivait les politiques économiques des autres candidats , il ne faudrait pas attendre longtemps avant que le FMI se présente à notre porte et nous dicte ses conditions .

Si nous ne prenons pas un cap aujourd'hui , d' autres viendront demain tenir la barre à notre place .

Je veux être le président d' une France qui sera fière de l' héritage qu' elle laissera à ses enfants . Car c' est bien là l' ultime enjeu : la transmission .

Sans doute le plus beau mot qui existe avec celui de liberté . Car nous voulons transmettre davantage que des valeurs , bien davantage que notre expérience : ce que nous allons transmettre à nos enfants , c' est un pays d' avenir .

Nous pouvons faire de la France , dans dix ans , le premier pays européen .

Pour retrouver la prospérité , il faut libérer les formidables trésors d' énergie et les talents qui existent dans notre pays .

Je veux alléger les prélèvements amputent les salaires , pour qu' un même travail rapporte plus à la fin du mois .

Je veux baisser les charges pesant sur les entreprises pour qu' elles retrouvent de la compétitivité et puissent investir pour gagner des parts de marché à l' étranger et innover .

Je veux mettre un terme à l' utopie désastreuse des 35h qui sont une exception française que personne dans le monde n' a jamais songé à copier .

Je veux refonder le code du travail autour d' une idée simple : n' y laisser que ce qui relève des normes sociales fondamentales , et renvoyer le reste à la négociation .

Place au dialogue social , place au vrai référendum d' entreprise , place à la simplification des normes .

Je me souviens de cette rencontre avec un chef d' une petite entreprise qui me dit : « mon carnet de commande est plein , mais je préfère maintenant refuser des clients plutôt que d' embaucher , pour éviter de franchir le seuil fatidique des 50 salariés . »

Le gisement d' emplois qui est retenu par ces seuils est immense : je veux le libérer en doublant les seuils sociaux .

Redonner de la compétitivité à notre économie , c' est aussi revoir de fond en comble notre politique fiscale .

Cessons d' utiliser la fiscalité comme arme punitive et faisons -en au contraire un levier d' attraction des richesses . Faisons de la France une terre d' investissements , qui permettront à nos entreprises de grossir et de devenir des champions internationaux .

Il faut cesser d' opposer stupidement le capital et le travail .

Le capital doit être incité à financer l' économie .

Parce que des entreprises financées sont des entreprises qui ont les moyens de leur développement , et donc les moyens d' embaucher .

Plutôt que de les faire fuir en les surtaxant , nous voulons au contraire accueillir les capitaux et les talents du monde entier . Ils viendront à une condition : que la fiscalité cesse d' être confiscatoire et instable .

En mettant en place une fois pour toute une flat tax à 30 % sur les revenus du capital , la France rejoindra la moyenne européenne .

Il faut enfin supprimer l' ISF , cet impôt le plus bête du monde dont nous avons l' exclusivité , par lequel la France croit punir les riches , alors qu' elle ne fait que se punir elle-même . Faut -il être fou pour préférer assommer les fortunes françaises que de ramper devant les fonds de pension étrangers .

Je veux un capitalisme français , qui investit en France , pour nos entreprises , pour nos start-up , pour nos emplois , et ce faisant , en disant cela , je me fais l' allié des ouvriers et des ingénieurs qui défendent leurs usines , l' allié des chercheurs en quête de financements pour faire vivre leurs laboratoires , l' allié des jeunes qui préfèreraient réussir à Lyon plutôt qu' à Londres .

La liberté refera aussi de notre école le creuset de l' excellence française et le levier de l' ascenseur social .

Il faut commencer par affranchir l' école des idéologues qui l' ont prise en otage .

Ces pédagogistes fumeux ont substitué leur novlangue à celle de la raison . Les parents eux-mêmes ne savent parfois plus comment épauler leurs enfants dans leurs devoirs .

Il faut réaffirmer l' objectif de l' école : transmettre des savoirs . Pas diffuser une idéologie .

Il faut la remettre au service de ceux pour qui elle existe : les enfants .

Et pour cela il faut la remettre entre les mains de ceux qui la font fonctionner : les enseignants , épaulés par les familles .

Je veux redonner de l' autonomie aux établissements et aux maîtres .

Car oui , j' ose ce mot de « maître » honni par les chantres d' une nouvelle éducation où le professeur ne devrait pas avoir l' air d' en savoir plus que ses élèves .

Un maître d' école n' est pas un tyran quand il s' affirme comme supérieur à ses élèves sur le plan du savoir , il est leur guide , ce que signifie d'ailleurs le mot pédagogue .

La vraie injustice , le pédagogue ne la commet que lorsqu' il fait croire aux enfants que le savoir et les notations sont relatifs .

La vraie iniquité , c' est de faire croire aux enfants que tous égaux veut dire tous identiques et de ne pas leur dire que le savoir libère . Car c' est alors , dans cette école égalitariste qui devient aveugle au mérite , que la reproduction sociale est la plus implacable .

Comment ne pas comprendre l' amertume de parents qui ont fait confiance à l' école et à l' université de la République , et dont l' enfant , une fois diplômé , ne trouve aucun travail car son diplôme est une récompense de complaisance ?

Quelle porte de sortie laissons -nous à ces classes moyennes si elles ne peuvent plus placer leur espoir dans l' éducation ?

L' excellence peut naître partout , dans toutes les écoles , toutes les familles , tous les milieux . Mais il faut se donner les moyens de la faire germer .

Il faut que cette formidable réussite républicaine par laquelle un enfant parvenait à s' élever socialement par le savoir par son travail soit à nouveau possible .

Et pour ce faire , il faut être exigeant sur la transmission des savoirs fondamentaux ; il faut protéger l' Ecole de la violence ; il faut le respect entre tous . C' est la raison pour laquelle je milite pour l' instauration d' un uniforme scolaire rappelant à chaque enfant qu' il est l' égal de l' autre .

Le logement est un autre grand motif d' inquiétude de beaucoup de Français . Les plus démunis ont de plus en plus de mal à avoir un toit . Les classes moyennes , quant à elles , voient leur souhait légitime de devenir propriétaire plus difficile à réaliser que jamais .

Pourtant , nous dépensons des milliards chaque année pour le logement . Avec quelle efficacité ? Le mal-logement s' étend , les listes d' attente pour l' accès au parc HLM s' allongent , le poids de l' habitat dans le budget des ménages s' alourdit , grevant un pouvoir d' achat qui n' avait pas besoin de ça .

Là encore , l' Etat fera mieux en simplifiant les normes , en raccourcissant les délais de procédure . Je donnerai un coup de fouet à l' investissement privé en soutien de l' investissement public , pour développer les logements intermédiaires .

La relation entre bailleur et locataire est devenue profondément déséquilibrée , ce qui éloigne les investisseurs de l' investissement locatif et accroît la pénurie de logements .

Ouvrons les yeux sur ces faits tout simples que Madame Duflot n' a jamais voulu voir : en surprotégeant le locataire , on nuit à tous les locataires . En baissant d' autorité les loyers , on aggrave la difficulté des locataires à trouver un logement et on favorise une sélection sans cesse plus drastique .

L' accès au logement social doit être plus juste . En baissant le plafond des ressources , en rendant obligatoire le surloyer en cas de revenus supérieurs au plafond , j' accroîtrai la mobilité des locataires du parc et je rendrai le logement social à ceux qui en ont le plus besoin .

Mes amis , l' autorité est un autre pilier fondamental du redressement .

Il n' y a pas de vie , pas de prospérité économique , pas de société apaisée possibles sans respect , sans sécurité .

Ce respect , il s' append d'abord au sein des familles qui doivent être défendues , soutenues , aimées car elles sont le cœur de la France . Pour les familles , pour les classes moyennes au premier chef , je restaurerai l' universalité des allocations familiales et je relèverai le quotient familial .

Quant à l' Etat , il doit cesser de trembler devant les bandes et les minorités violentes .

Sous ma présidence , 10 000 policiers et gendarmes de plus viendront assurer le maintien de l' ordre . Les zones de non-droit seront réinvestis afin que la loi de la république s' y applique comme partout ailleurs sur le territoire .

La justice sera aussi dotée de nouveaux moyens , afin que la délinquance quotidienne qui pourrit la vie de nos concitoyens soit sérieusement combattue .

Oui , je maintiens que les délinquants mineurs devraient , dès 16 ans , pouvoir être traduits en justice sans pouvoir bénéficier de l' excuse de minorité .

Le rétablissement de la sécurité en France passera aussi par une guerre sans merci contre le terrorisme islamique . Les sanctions que je propose seront exemplaires .

Tout Français qui aura retourné ses armes contre son pays sera déchu de sa nationalité et son retour sur le territoire sera interdit .

Toute personne coupable d' intelligence avec l' ennemi sera condamnée à une peine pouvant aller jusqu' à 30 ans de prison .

Toute personne appartenant à une mouvance intégriste sera expulsée .

Contre les ennemis de la République et de nos valeurs , ma main ne tremblera pas .

Elle ne flanchera pas non plus sur la question de l' immigration .

Nous sommes un vieux pays d' intégration . Au cours des siècles , des générations et des générations d' étrangers sont venues nous apporter leur capacité de travail , leur bravoure aussi car nombreux ont combattu pour la France .

Autrefois le brassage fonctionnait . Les étrangers devenaient plus français que les français .

Aujourd'hui , les communautarismes fissurent la République . En certains endroits , la France n' est plus là . Certains se réjouissent de ce prétendu melting pot : ils ont tort car il crée des fossés , il nous désuni alors que nous devrions tous nous serrer les coudes .

Au regard de nos difficultés économiques , l' immigration doit être réduite à son strict minimum .

Notre politique d' immigration devra être fixée par des quotas , chaque année , en fonction de nos capacités d' accueil . Comme au Canada .

C' est aux étrangers qu' il revient de faire l' effort d' intégrer la France , avec ses lois , sa langue et ses mœurs , et non à la France de se plier à des coutumes qui ne seraient pas conformes à son pacte républicain .

Les étrangers que nous accueillons doivent respecter des devoirs avant de réclamer des droits .

Ils devront attendre deux ans avant toute prestation sociale .

Mes amis , il est temps .

Il est temps de rompre avec l' immobilisme et les vieilles recettes .

Il est temps de libérer les Français des vieux carcans ,

Il est temps de faire de notre économie un modèle envié par tous .

Il est temps que la France redevienne ce qu' elle n' aurait jamais dû cesser d' être : une Nation prospère et unie qui donne à tous les mêmes chances .

Cette France retrouvée est à notre portée . Mon projet est la clé qui nous la rendra .

Je sais qu' en politique la victoire n' est données qu' à celui qui donne tout , jusqu' au bout . J' y suis déterminé .

Mais j' ai besoin de vous .

Votre présence est une force .

Votre enthousiasme une promesse .

Soyez jusqu' au bout les ambassadeurs de notre projet .

Nous sommes ce grand peuple qui a toujours su se redresser pour conquérir un avenir nouveau ; ce grand peuple qui n' a jamais mis un genou à terre sans se relever plus fort et plus fier .

Si vous aussi vous croyez que la France vous a donné le meilleur de vous-mêmes , si vous aussi vous croyez qu' elle a un destin à accomplir , alors pas d' hésitation , engagez -vous pour elle !

Engagez toute votre âme , tout votre patriotisme , toute votre fierté .

Mes amis lyonnais , allumez toutes les feux de l' espérance , mettez la force de votre volonté au service de notre projet pour qu' elle devienne la volonté de la France .

Vive la République et vive la France !

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