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Avant de commencer , un point rapide qui concerne la Conférence européenne car nous serons très attentifs , aussi bien la Présidence que la Commission , à faire des points de presse réguliers , au moins deux fois par jour , soit nous - mêmes , soit les ministres compétents , de façon à ce que la presse puisse être informée de tout , au fur et à mesure où les discussions se déroulent .

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J. Chirac - 7 décembre 2000

Bonjour Mesdames , Bonjour Messieurs ,

Avant de commencer , un point rapide qui concerne la Conférence européenne car nous serons très attentifs , aussi bien la Présidence que la Commission , à faire des points de presse réguliers , au moins deux fois par jour , soit nous - mêmes , soit les ministres compétents , de façon à ce que la presse puisse être informée de tout , au fur et à mesure où les discussions se déroulent . Donc , à chaque point de presse , nous ferons le point de ce qui vient de se passer et non pas de ce qui est susceptible de se passer plus tard .

Ce matin , c' était la Conférence européenne que la France était heureuse d' accueillir et cet après-midi , c' est l' ouverture du sommet .

Avant de dire un mot sur la Conférence européenne , et au moment où s' ouvre le sommet qui fait de Nice , pour trois jours , la capitale de l' Europe , je voudrais tout d'abord , en mon nom propre , en tant que Présidence , et au nom des autorités françaises et du Gouvernement , remercier l' ensemble des Niçoises et des Niçois et aussi condamner les actes de violence qui ont eu lieu . Qui ont été heureusement maîtrisés , mais qui ont eu lieu .

En effet , des débordements graves se sont produits . Des représentants des forces de l' ordre ont été agressés et blessés . Des vitrines ont été brisées . Des biens ont été endommagés . On a même vu des individus isolés essayer d' empêcher l' accès des pompiers à un sinistre .

Je condamne et nous condamnons solennellement ces actes . Ils sont radicalement contraires aux traditions démocratiques de tous nos pays . Ils sont contraires aux principes que nous allons proclamer aujourd'hui avec force en adoptant la Charte des droits de l' Union .

De tels comportements desservent la démocratie . Ils sont indignes de la personne humaine . Ils desservent aussi les thèses de ceux qui , en petit nombre , c' est vrai , préfèrent recourir à la violence plutôt que d' utiliser , dans le respect des autres , leur liberté d' expression et de manifestation .

Ces trois jours voient pourtant se déployer le sens de l' accueil des Niçois , leur capacité d' organisation et aussi , je dois leur dire , leur patience et leur gentillesse face aux nombreuses contraintes que leur impose ce sommet , avec la venue à Nice de délégations arrivées de toute l' Europe , auxquelles s' ajoutent de très nombreux journalistes et aussi la présence de tous ceux qui sont venus apporter , pacifiquement , leur voix dans le débat européen , comme nous l' avons vu hier après-midi .

Eh bien , avant ces trois jours , il faut se souvenir qu' il y a eu des mois de préparation , le travail et l' engagement direct ou indirect de milliers de Niçoises et de Niçois pour faire du déroulement matériel de ce Sommet un succès complet . Ils en auront été , derrière les projecteurs , les acteurs discrets et efficaces .

Et nous voudrions tous les saluer et les remercier et leur dire notre reconnaissance .

Ce matin donc , nous avions la Conférence européenne . C' était la deuxième après celle de Londres , il y a deux ans . Cette réunion de la grande Europe a lieu à un moment déterminant puisque le Conseil européen va devoir parvenir à un accord sur la réforme de ses institutions . Un accord qui est justifié , essentiellement , pas seulement , mais essentiellement par les exigences de l' élargissement . Telle qu' elle existe aujourd'hui , l' Europe ne peut pas fonctionner efficacement avec un nombre croissant de participants .

Cette discussion a été très positive . Chacun s' est exprimé , les Quinze comme les Treize , plus la Suisse . Je retiens de ces discussions les conclusions suivantes . Tout le monde souhaite parvenir à un accord à Nice pour ne pas retarder l' élargissement . C' est la confirmation par l' Union de sa disponibilité à accueillir les premiers Etats , dès qu' ils seront techniquement prêts , à partir du 1er janvier 2003 . C' est un consensus pour souligner que les négociations d' adhésion ont pris un nouvel élan , au cours de ces derniers mois , et pour intensifier encore davantage les discussions à l' avenir dans le respect du principe de différenciation .

Je tiens à rendre hommage à tous nos diplomates , et notamment à la Présidence française du Conseil des Affaires générales , qui a fait sensiblement progresser , tout le monde l' a souligné , les travaux préalables à l' élargissement .

C' est l' intérêt manifesté par tous les participants pour continuer à discuter de façon régulière les questions institutionnelles et plus généralement les grandes questions qui touchent à l' avenir de l' Union .

C' est un consensus pour considérer que les réflexions et les travaux en matière institutionnelle devront à l' avenir concerner tous les candidats .

C' est , enfin , une ouverture pour que les pays qui , derrière les candidats , commencent à s' engager sur la voie les conduisant vers l' Europe , que ces pays soient , on pense notamment aux Balkans , associés aux réflexions de l' Europe de demain .

Autrement dit , c' est un pas supplémentaire . Vous savez , je le disais en conclusion , ce matin : à l' origine , il y a eu l' accord fondamental , après tant de temps consacré à la division et aux guerres , il y a eu l' accord fondamental entre la France et l' Allemagne . La réconciliation qui a conduit à l' Europe des Six , dont l' ambition était de sceller cette réconciliation . Puis , celle - ci s' est élargie tout naturellement , cette Europe des Six , avec toutes les difficultés que cela comportait mais avec la détermination de le faire et finalement dans un temps relativement rapide . Et puis , il y a eu la tombée du mur de Berlin avec l' effacement de cette fracture inacceptable qui avait coupé l' Europe en deux et la poursuite de l' élargissement qui continue .

Au fond , tout cela , c' est la réalisation d' un rêve . De ce rêve qui est né dès l' époque de la résistance dans l' esprit d' un certain nombre de Français , ailleurs aussi , et qui s' est développé à partir du lendemain de la Libération , c'est-à-dire d' une Europe qui soit à la fois pacifique et démocratique . Et étant pacifique et démocratique , l' essentiel était fait pour qu' elle soit prospère , plus juste et plus humaine .

Voilà le chemin que nous continuons à parcourir . Ce n' est jamais facile de faire un effort vers la raison . Mais j' avais le sentiment ce matin que tous les orateurs , qu' il s' agisse des chefs d' Etat et de gouvernement de l' Union ou de ceux des candidats ou du représentant de la Suisse , présent vous le savez , exprimaient , autant par l' esprit que par le cœur , une vraie détermination à participer à cette grande ambition , c'est-à-dire la réunion de la famille européenne .

Premièrement , nous n' avons pas à faire d' ingérence dans les affaires intérieures de la Roumanie . Deuxièmement , votre hypothèse pour ce qui concerne le résultat des élections me paraît , heureusement , être une hypothèse d' école et avoir peu de chance de se réaliser . Et , troisièmement , nous serons attentifs , naturellement , à la situation en Roumanie en tant que pays candidat comme nous sommes très attentifs , nous l' avons vu encore récemment pour un pays membre de l' Union , à toutes les dérives condamnables qui peuvent se produire à l' intérieur de nos frontières d' aujourd'hui ou de demain .

Je crains que vous n' ayez une présentation un peu caricaturale de cette affaire .

Premièrement , personne en Europe ne conteste le principe et l' importance de l' Alliance atlantique . Deuxièmement , il apparaît clairement que , si l' Europe doit pour des raisons qui lui appartiennent , intervenir dans des conditions où les américains ne seraient pas concernés , il faut qu' elle ait les moyens de le faire , d' où l' idée d' une Europe de la défense qui n' est pas du tout de nature à affaiblir l' Alliance , naturellement , mais au contraire à la renforcer . Par conséquent , cette Europe de la défense doit être naturellement coordonnée avec l' Alliance mais elle doit , pour ce qui concerne son élaboration et sa mise en œuvre , elle doit être indépendante par rapport au SHAPE , coordonnée mais indépendante . Et ça , c' est le meilleur moyen de renforcer l' ensemble de l' Alliance atlantique . Donc il n' y a pas lieu de s' inquiéter . Mais l' Europe est déterminée à apporter sa propre contribution , à sa propre sécurité .

Tout d'abord , nous ferons le maximum dans l' esprit des propositions de la Commission que nous approuvons sans réserve , pour accélérer les travaux liés à l' élargissement et faire en sorte qu' il n' y ait pas de retard par rapport aux engagements que nous avons pris à Helsinki , c'est-à-dire ouverture de la porte à tous ceux qui remplissent les conditions pour la franchir le 1er janvier 2003 .

Pour ce qui concerne la Charte , je vais laisser peut-être le Premier ministre dire ce qu' est notre position .

C' est une question que se posent beaucoup d' Européens et en particulier les jeunes et c' est une question qui commence à recevoir une réponse depuis quelques années .

Puisque nous voyons petit à petit l' Union européenne non seulement se préoccuper des problèmes techniques , je dirai technocratiques , au bon sens du terme , mais aussi des problèmes humains . On a commencé par l' Europe sociale , qui était tout à fait absente de nos préoccupations il y a encore quelques années et qui aujourd'hui est au centre . Ensuite , on a intégré toutes les exigences en matière de sécurité , d' environnement , d' innovation . Et , petit à petit , on s' est mis à parler de transport de pétrole et de protection des sites par voie marine . On s' est mis à parler , hélas , de la vache folle , des problèmes que pose le réchauffement climatique , comme nous allons le faire ce soir et demain , et cetera . Donc , nous sommes devenu plus humains , plus proches des préoccupations des gens .

Et puis il y avait les jeunes , naturellement . Et il est évident qu' il y a , chez les jeunes , une grande ouverture aux autres qui suppose qu' on leur donne les moyens de circuler , de s' instruire , de se former , de travailler , un peu partout , au gré de leurs inspirations et de leurs goûts , de leur intérêt . Et cela , c' est ce qu' on faisait déjà au Moyen-âge . Et puis cela s' était arrêté . Et c' est ce que nous essayons de recommencer , la présidence française en a fait l' une de ses priorités . Les ministres de l' Éducation nationale ont arrêté toute une série de mesures qui vont dans le très bon sens . Pour augmenter les bourses , pour essayer d' harmoniser les cursus , pour faire en sorte qu' il soit plus facile pour un jeune de s' inscrire dans une université , pour un certain temps , puis dans une université d' un autre pays , et cetera .

Et , enfin , nous voudrions essayer de favoriser le trilinguisme en Europe , de façon à faciliter les contacts intellectuels . Nous pensons qu' il faudrait que chaque enfant , le plus vite possible , comme cela existe dans certains pays européens , comme le Luxembourg , la Belgique ou d' autres , il faudrait que chaque enfant soit en mesure de maîtriser très vite trois langues : la sienne , plus deux autres langues européennes . Alors il y aurait un vrai progrès dans la communication . Mais sur ce point qui est important , et puisque c' est la dernière question et que nous allons conclure , peut-être que le Président PRODI voudrait dire un mot et sans aucun doute le Premier ministre aussi .

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