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Nous avons chargé nos comités d' éthique de bien vouloir les exprimer . Nous avons décidé notamment de poursuivre notre réflexion commune sur les questions de brevetabilité du génome dans le cadre du processus de transposition de la directive européenne de 1998 .

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J. Chirac - 23 novembre 2001

Mesdames , Messieurs , je voudrais tout d'abord , en notre nom , mais aussi probablement au nom du Chancelier , remercier pour leur accueil le maire de Nantes , monsieur AYRAULT , et le Président du Conseil général , monsieur TRILLARD , qui nous ont accueillis tous les deux , aujourd'hui , ainsi que les élus et l' ensemble de la population nantaise .

Cette réunion clôt une année 2001 qui a été exceptionnellement riche pour le dialogue franco-allemand . Nous avons eu , naturellement , deux sommets . Nous avons eu 5 rencontres des chefs d' Etat et de gouvernement . Nous avons eu 9 entretiens officiels , sans compter tous les autres , entre les ministres des Affaires étrangères , une quantité de rencontres bilatérales . Et je crois que l' on peut dire que , jamais , les relations entre nos deux pays n' ont été aussi denses que cette année .

D'ailleurs , notre sommet a bien reflété la richesse de cette relation par le nombre des participants ministériels , particulièrement nombreux cette année , par l' importance , la variété des sujets abordés , la façon dont ils avaient été préparés et par l' importance des conclusions qui ont été retenues .

Nous avons évoqué , d'abord , parce que c' était le Conseil de défense qui commençait notre journée avant la séance générale , la situation en Afghanistan depuis l' origine de la crise . Comme vous le savez , il y a entre l' Allemagne et la France des contacts , je dirai , quasi-quotidiens et un objectif commun qui est l' éradication du terrorisme international qui constitue une menace pour toutes nos démocraties .

Nous avons conscience , naturellement , de la gravité de la situation humanitaire et aussi de la nécessité impérieuse d' une solution politique d' urgence en Afghanistan . Pour ce qui concerne la solution politique , nous fondons naturellement de grands espoirs sur la mission confiée par le Secrétaire général de l' ONU à son envoyé spécial , monsieur Lakhdar BRAHIMI . Nous connaissons bien monsieur BRAHIMI . Nous sommes en contact permanent avec lui et nous avons confiance en lui . Nous lui apportons donc notre soutien le plus complet .

Bien entendu , ce qu' il faut trouver , c' est une solution qui permette aux parties afghanes , je dirai , de s' entendre pour que les rivalités et les violences ne succèdent pas à l' oppression archaïque du régime des Taleban .

Et puis , l' hiver approche , nous sommes même entrés dans l' hiver et cela pose le problème de l' humanitaire , de l' aide humanitaire . Nous en avons longuement parlé , le problème consistant d'abord à faire entrer , notamment là où elle est nécessaire , cette aide humanitaire . Ce n' est pas facile à résoudre , notamment dans la région de Mazar-e-Sharif , mais , avec détermination , nous y arriverons , bien entendu .

Tout ceci exige des efforts . Nous les menons naturellement en commun . Nous avons pris de ce point de vue un certain nombre de dispositions et nous avons rappelé à nos partenaires allemands que nous avions pris la décision de rouvrir , hier , notre ambassade à Kaboul pour , également , faciliter les relations .

En joignant leurs efforts , la France et l' Allemagne mettent tout en œuvre pour essayer de surmonter les blocages actuels , notamment en matière humanitaire . Nous le ferons aussi dans le cadre de la conférence des Nations-Unies qui se tient à Bonn , qui commencera lundi , et où nous espérons que monsieur Lakhdar BRAHIMI pourra obtenir de la part des responsables des différentes ethnies ou tribus afghanes un accord pour mettre en place des institutions provisoires , des institutions intérimaires .

Par ailleurs , le Conseil de défense a , ce matin , évoqué les problèmes européens . L' objectif de nos deux pays étant que l' Union européenne soit opérationnelle en matière militaire pour la gestion de crises à l' occasion du Conseil européen de Laeken , que l' on termine définitivement le processus de mise en œuvre de nos capacités d' intervention militaire à Laeken . Et on a tout lieu de penser , en tous les cas l' accord franco-allemand est complet sur ce point , nous avons tout lieu de penser que cela sera le cas .

S' agissant de l' avion A 400 M , nous avons confirmé l' importance de tenir les engagements pris d' ici la fin de l' année .

De façon plus générale , nous avons voulu , avant ce Conseil européen , marquer notre volonté de continuer à jouer ensemble un rôle moteur dans l' Europe . Et j' indiquais en conclusion , tout à l' heure , que le moteur franco-allemand , parfois , irrite les gens et l' on entend ou on lit ici et là telle ou telle critique à ce sujet , comme s' il s' agissait d' une sorte de volonté hégémonique ou de processus hégémonique tendant à faire plier les autres devant une volonté commune franco-allemande . Ce n' est pas du tout cela et ce n' est ni notre comportement , ni notre pensée . C' est tout à fait autre chose .

L' expérience , depuis la création de l' Union européenne , quand nous avons commencé à six , a toujours montré que , lorsque l' Allemagne et la France s' entendaient , alors , la construction européenne se développait , avec plus ou moins de difficultés , mais se développait . Mais , en revanche , si la France et l' Allemagne ne s' entendent pas , alors la construction européenne s' arrête purement et simplement . D'ailleurs nos partenaires ne s' y trompent pas . Et très régulièrement , si parfois ils s' irritent de voir un moteur franco-allemand trop dynamique , quand , par hasard , ce moteur s' essouffle ou se met en panne pour une raison ou une autre , alors , ils se précipitent , interviennent et nous disent : mais comment , c' est votre responsabilité , vous ne pouvez pas faire cela ! Parce qu' ils savent très bien que , les choses étant ce qu' elles sont , c' est un problème non pas politique mais mécanique . La construction européenne s' arrête si nous ne nous entendons pas .

C' est la raison pour laquelle nous avons fait cette déclaration qui vous a été distribuée , qui est une déclaration ambitieuse , commune , plus ambitieuse que tout ce que nous avons fait dans le passé et qui porte sur tous les domaines principaux , les questions de sécurité intérieure , la politique étrangère et de défense , la coordination des politiques économiques , l' élargissement et puis , bien sûr , la réforme institutionnelle de 2004 . Nous avons tenu à faire , avant Laeken , une déclaration commune qui vous a été distribuée .

Je note que , pour la première fois d'ailleurs , la France et l' Allemagne affirment conjointement l' objectif d' une Constitution européenne qui devrait , naturellement , intégrer la Charte des droits fondamentaux .

La déclaration marque également notre volonté d' aborder , en partant des 4 questions de Nice , tous les thèmes liés à la réforme de l' Union , y compris les relations entre les institutions , et aussi de rechercher un accord franco-allemand tout au long du processus de réforme . Et quand je dis rechercher , c' est en affirmant ma conviction que , comme d' habitude , nous le trouverons .

Sur le plan bilatéral , nos deux pays avaient souhaité mettre en avant , vous le savez , les questions de bioéthique , questions essentielles s' il en est pour nos sociétés qui doivent trouver un juste équilibre dans le domaine des biotechnologies pour faire reculer la souffrance et la maladie , pour faire progresser la science et la connaissance , tout en respectant les principes éthiques fondamentaux .

Nous avons , de ce point de vue , entendu les Présidents de nos deux comités d' éthique , lesquels s' étaient réunis hier au point , nous ont dit les deux Présidents , d' avoir eu le sentiment , bien que ce fût leur première réunion , d' avoir eu le sentiment de ne former qu' un seul comité d' éthique , ce qui est extrêmement satisfaisant . Et nous avons prévu , d'ailleurs , des réunions régulières de nos deux comités d' éthique .

Nous avons constaté que notre convergence de vues était complète et que seules des modalités d' expression devaient encore être mises au point sur ce plan entre les deux parties . Nous avons chargé nos comités d' éthique de bien vouloir les exprimer . Nous avons décidé notamment de poursuivre notre réflexion commune sur les questions de brevetabilité du génome dans le cadre du processus de transposition de la directive européenne de 1998 .

Alors , d' autres questions ont été évoquées , notamment les progrès qui ont été faits en matière de justice pour ce qui concerne le traitement des enfants de couples divorcés franco-allemands et les questions liées au mandat d' arrêt européen , qui devrait être définitivement décidé à Laeken , ainsi que les perspectives économiques , bien entendu , dans le contexte de ralentissement de l' économie mondiale que nous connaissons .

Voilà en gros ce que nous avons fait mais je ne veux pas être trop long et le Chancelier , d' une part , le Premier ministre , d' autre part , compléteront naturellement ces quelques indications . Monsieur le Chancelier .

Nous avons besoin de soldats français pour participer à la mise en état , pour sécuriser l' aérodrome de Mazar-e-Sharif . Pour cela , il faut venir , on ne peut pas atterrir à Mazar-e-Sharif , il faut venir par l' Ouzbékistan . Nous avons actuellement un problème , comme les Anglais ont le même problème , ou les Américains , qui consiste à obtenir l' accord des autorités ouzbèques . C' est d'ailleurs surtout l' accord concernant la possibilité de faire franchir la frontière ouzbèque par les convois humanitaires . C' est bien ça l' objectif et l' essentiel , naturellement . Il s' agit là d' une mission humanitaire . Nous avons des missions militaires dans d' autres domaines , ce n' est pas la même chose . Or , dans l' état actuel des choses , pour des raisons qui peuvent probablement se comprendre , nous n' avons pas , ni les uns ni les autres , encore obtenu des autorités ouzbèques l' autorisation d' ouvrir la frontière pour les convois humanitaires . C' est ainsi . Alors , bien entendu , nous faisons des efforts importants pour obtenir cette autorisation qui conditionne l' arrivée de l' aide humanitaire pour beaucoup de gens . Et le ministre français de la Coopération est allé en Ouzbékistan , il va également faire une visite dans la région , je crois qu' il est en ce moment même à Douchambé ou qu' il vient d' en repartir , pour essayer de mettre en œuvre la possibilité d' une politique d' ouverture aux convois d' aide humanitaire . Voilà le problème . Alors , nous verrons bien comment il va se régler .

Je profite de cette occasion pour dire que je lis parfois , ou j' entends parfois , avec étonnement quelques déclarations . Dans cette affaire d' intervention pour lutter contre le terrorisme et pour tuer Al Qaida , les opérations ont été décidées par les Etats-Unis , eux - mêmes investis par le Conseil de sécurité d' un droit de légitime réponse , et qui ont conduit la totalité des opérations . C' est ça la vérité .

Nous avons immédiatement fait savoir , nous , l' Angleterre , l' Allemagne , la France et quelques autres pays , que nous étions solidaires des Etats-Unis , ce qui était la moindre des choses , et naturellement disposés à apporter ce que demanderaient les Etats-Unis , non pas pour le plaisir d' être présents mais simplement pour être utiles et efficaces .

Dans l' état actuel des choses , les Etats-Unis nous ont demandé aux uns et aux autres des choses , il faut le reconnaître , modestes . Je dirais , pas plus importantes à l' Angleterre qu' à la France ou qu' à l' Allemagne , ou maintenant à l' Italie et à quelques autres .

Pour ce qui concerne la France , on nous a demandé , d'abord , une chose qui était importante à leurs yeux , et qui était une participation active aux missions de couverture photographique , c'est-à-dire de renseignements sur l' Afghanistan . Domaine pour lequel , il y avait à l' évidence une insuffisance du côté américain . C' est dans cet esprit que nos avions qui , je le dis pour répondre à un commentaire que j' ai entendu récemment , sont des avions de combat , naturellement , les Mirage IVP , ce ne sont pas des avions de tourisme , c' est ce qu' on appelle des avions de combat , ces avions ont participé à des dizaines et des dizaines de missions de couverture photographique de l' Afghanistan . Et je peux vous le dire , sans trahir aucun secret militaire , à la plus grande satisfaction des autorités compétentes , notamment bien entendu américaines , compte tenu de la qualité de notre technologie dans ce domaine , qui est exceptionnelle .

De la même façon , nous avons participé , dans le même esprit , parce qu' on nous l' a demandé , à des opérations de ravitaillement en vol . On fait ce qu' on nous a demandé au titre de la solidarité dans une opération , je le répète , qui a été exclusivement engagée et conduite par les Etats-Unis . Ce que l' on peut parfaitement comprendre , ils étaient la victime .

De la même façon , en ce qui concerne le soutien naval . On nous a demandé un soutien naval qui a été croissant , petit à petit , qui , récemment , s' est traduit par une demande du groupe aéronaval , renforcé d'ailleurs sur le plan européen , et que nous avons volontiers accordée . Pourquoi ont - ils besoin aujourd'hui du groupe aéronaval ? Tout simplement parce que leur propre groupe aéronaval est maintenant en situation de fatigue . Il n' a pas fait une heure d' escale . Il faut opérer une relève .

Dans un premier temps , ils ont décidé d' assurer la totalité de la garde à la mer . Maintenant , ils considèrent qu' ils ont besoin d' une relève . Ils ont demandé une relève à la France . La France a bien entendu accepté et dans les conditions qu' ils ont souhaitées , c'est-à-dire dans les délais qu' ils ont demandés . La France , pour que ce soit une opération également européenne , s' est retournée vers ses partenaires anglais , allemands et italiens , pour qu' il y ait dans ce groupe aéronaval une frégate de chacun de ces pays , de façon à soutenir la totalité du groupe aéronaval . Ce qui a été bien volontiers accepté et ce qui ne pose pas de problème .

Les hommes à pied , il n' y en a pas en dehors des Américains . Il y a quelque part une centaine de Britanniques qui ne peuvent malheureusement pas bouger . Il y a nos soixante éléments précurseurs qui attendent que le problème soit réglé , d' une part avec les autorités ouzbèques et , d' autre part , avec les deux commandants de Mazar-e-Sharif , pour venir s' installer avec environ deux 100 cinquante autres soldats français et un contingent jordanien , qui n' est toujours pas là , naturellement , et un contingent américain , pour créer une plate-forme sécurisée au service de l' aide humanitaire . Cela ne marche pas encore .

Donc , actuellement , en dehors des forces spéciales américaines , il n' y a pratiquement aucune force étrangère en Afghanistan , ni françaises , ni anglaises , ni allemandes d'ailleurs . C' est cela , la réalité des choses . Parce que , d'ailleurs , c' est normal , l' ensemble étant , je le rappelle , programmé , planifié à Tampa par le commandement américain . Naturellement , nous participons , les Allemands , les Italiens , nous - mêmes , les Anglais , aux opérations d' information , de renseignement , de planification , dans les trois bureaux qu' on appelle J2 , J3 , et J5 , qui sont les bureaux où s' élaborent la planification et la mise en œuvre d' une stratégie . Mais , je le répète , cette stratégie est américaine . C' est un conflit qui concerne les Américains et où on nous a demandé quelques services aux uns et aux autres , aux Anglais , aux Allemands , aux Français , maintenant aux Italiens , services que nous avons volontiers rendus au niveau de ce qu' on nous a demandé .

Ce qui me permet de dire que toutes les spéculations que j' entends ici ou là , tendant à dire : " ah , mais la France ou l' Europe , ou tel ou tel pays , ne sont pas suffisamment représentés ! " C' est véritablement , soit des réactions de nature politique , alors cela , je peux le comprendre , c' est le débat démocratique , mais qui sont totalement dépourvues de tout fondement , soit des réflexions qui relèvent plus du café du commerce que de l' observation de la réalité des choses . Je le répète , nous sommes présents comme nous devons l' être .

J' ajoute un dernier point , parce que chaque fois qu' il y a polémique , il y a injustice . Et injustice , je ne parle pas naturellement des hommes politiques , des responsables , des ministres , du Gouvernement , de moi - même , ce qui , je dirai , n' a pas beaucoup d' importance . Mais , en revanche , j' ai entendu un certain nombre , et venant de tous horizons politiques , d' appréciations chez des hommes politiques qui devraient être responsables et qui ont profondément choqué , dans la mesure , simplement , où elles étaient véritablement attentatoires à l' honneur et au respect que nous devons à nos armées . Tout simplement .

Nos armées n' ont jamais été dans de meilleures conditions pour intervenir à l' extérieur . Nous avons des soldats un peu partout dans le monde . Nous en avons 8200 ou 400 au Kosovo , dans les Balkans . Nous en avons en Afrique . Nous en avons un peu partout . Nos armées ont répondu instantanément , et de façon totalement compétente , à toutes les demandes qui leur ont été formulées , à toutes les sollicitations qui ont été faites . Et avoir l' air de les soupçonner de ne pas être capables d' assumer leurs charges et leurs fonctions ou de ne pas être capables de répondre aux besoins qui s' expriment pour la France et aux demandes qui ont été faites par le Gouvernement ou le chef des armées , c' est profondément injuste .

Alors , dans la mesure où c' est une polémique , cela n' a aucune importance sur le plan politique ou vis à vis des responsables politiques mais , vis-à-vis de l' armée , c' est extrêmement contestable et je tiens ici à le souligner en rendant hommage , une fois de plus , à nos armées qui ont marqué , comme elles l' ont toujours fait , leur capacité , leur très grande capacité à répondre à toutes les sollicitations qui leur étaient faites et ce n' est pas toujours facile .

Et je pourrais , pour compléter ce qu' a dit le Premier ministre , dire que , dès que les obstacles au déploiement de nos soldats à Mazar-e-Sharif auront été réglés , et ils vont l' être naturellement , c' est une question de jours , nous serons les premiers des pays participant à la sécurisation de l' aide humanitaire . Les premiers .

Je remercie le Chancelier de considérer qu' une présidence française serait une proposition légitime pour la Convention . Nous avons actuellement un seul candidat qui s' est déclaré . C' est l' ancien Président de la République , monsieur Valéry GISCARD d' ESTAING , même si on peut imaginer que d' autres personnalités françaises pourraient , le moment venu , faire connaître leur candidature . Pour le moment , il n' y en a qu' un . Alors , nous n' avons pas encore parlé de tout cela , d'abord entre nous , ensuite au sein des instances européennes et nous le ferons probablement à Laeken . Mais pour ce qui me concerne , je ne verrais que des avantages à ce que le seul candidat déclaré aujourd'hui , monsieur GISCARD d' ESTAING , puisse être le Président de la convention .

Vous savez , vous connaissez la position de la France . La France considère , et c' est d'ailleurs la vision commune et la position commune des Quinze , que l' adhésion se fait au mérite , selon le principe de différenciation , et que chacun accède en fonction de la capacité qu' il a prouvée et que la Commission a reconnue d' entrer .

Alors , à partir de là , on peut très bien imaginer qu' il y ait une réflexion commune pour tenir compte d' un certain nombre de réalités politiques et qui conduisent , comme y songe actuellement la Commission , à faire entrer ensemble 10 pays , qui sont tous , en gros , au même point , pas absolument mais en gros . Si la Commission considère qu' il n' y a pas d' inconvénient à utiliser cette technique , ce n' est certainement pas la France qui posera des problèmes . Alors , restent naturellement les deux pays les plus proches des Balkans , la Bulgarie et la Roumanie . Il faut simplement avoir conscience que ces deux pays , d' une part , c' est vrai , ne sont pas prêts à entrer immédiatement mais , d' autre part , ne doivent pas ressentir comme une sorte de rejet la situation qui serait faite s' ils étaient les deux seuls à ne pas entrer . Donc il y a une appréciation politique qui doit être faite , qui s' intègre d'ailleurs dans une réflexion plus large que doit avoir l' Union sur les Balkans et sur l' évolution des Balkans , pour permettre en toute hypothèse de ne pas décourager la Bulgarie et la Roumanie . Voilà notre position . Mais tout cela est très ouvert pour le moment .

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