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Comme les expériences françaises ont lieu au Sahara , alors on tâche d' ameuter la terreur des populations situées à d' immenses distances - car les expériences ont lieu dans une région parfaitement désertique - en évoquant le danger de la radio-activité .

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C. de Gaulle - 11 avril 1961

On me parle de l' Algérie . Personne n' en sera surpris . On pose des questions sous un angle immédiat , un angle de formalité , sur lequel je préfère ne pas répondre directement . Je préfère répondre sur le fond des choses .

Pour définir la politique de la France au sujet de l' Algérie on peut dire , évidemment , d'abord qu' elle vise à faire en sorte que cessent , d' une manière ou d' une autre , les combats et les attentats , parce qu' on ne peut rien construire dans la guerre . On peut dire aussi qu' elle tend à mettre les populations algériennes à même de décider librement de leur destin , car rien ne vaut , ni ne vaudra qu' en vertu du droit des populations à disposer d' elles - mêmes .

Mais aux yeux de la France ce qui est en cause par dessus tout c' est l' avenir de l' Algérie . Le cessez-le-feu , l' autodétermination , ce sont des préliminaires qui sont destinés à ouvrir à l' Algérie sa route .

Ce que sera l' Algérie de demain , quels seront ses rapports futurs avec la France , voilà ce dont je veux parler et vous exposer , une fois de plus , quelle est la politique de mon pays ?

Il est de fait que l' Algérie , pour l' instant , est un pays où sévit la guerre . Il est de fait , aussi , que son avenir n' est nullement défini . Je voudrais que l' on comprenne que dans la perspective algérienne de la France il y a cette idée principale qu' il faut savoir considérer en face .

Dans le monde actuel , et à l' époque où nous sommes , la France n' a aucun intérêt à maintenir sous sa loi et sous sa dépendance une Algérie qui choisit un autre destin ; et la France n' aurait pas intérêt à porter à bout de bras l' existence des populations dans une Algérie qui serait devenue maîtresse d' elle - même , et qui n' offrirait rien en échange de ce qu' elle aurait à demander .

C' est qu' en effet l' Algérie nous coûte , c' est le moins qu' on puisse dire , plus cher qu' elle ne nous rapporte . Qu' il s' agisse de dépenses administratives , d' investissements économiques , d' assistance sociale , de développement culturel , ou bien d' obligations qui concernent le maintien de l' ordre , ce que nous lui fournissons en fait d' efforts , d' argent , de capacités humaines , n' a pas de contrepartie , à beaucoup près , équivalente . De même , il faut songer que les responsabilités que la France porte actuellement en Algérie constituent , pour elle , des hypothèques militaires et diplomatiques .

Et c' est pourquoi , aujourd'hui , la France considérerait avec le plus grand sang-froid une solution telle que l' Algérie cessât d' appartenir à son domaine , solution qui , en d' autres temps , aurait pu paraître désastreuse pour nous et qu' encore une fois nous considérons actuellement avec un cœur parfaitement tranquille . Il n' en serait pas de même , bien entendu , si la masse algérienne tendait à faire partie du peuple français , car alors , garder à la patrie une fraction de ses enfants , cela vaudrait tous les sacrifices . Mais il est difficile de prétendre que la masse algérienne , dans son ensemble , veut faire partie du peuple français .

Dès lors , quand il s' agit de son sort par rapport à nous , nous devrons considérer d'abord notre intérêt et c' est pourquoi , je le répète , la France ne fait aucune objection et n' entend élever aucun obstacle contre le fait que les populations algérienne décideraient de s' ériger en un Etat qui prendrait leur pays en charge .

Cet Etat sera ce que les Algériens voudront . Pour ma part , je suis persuadé qu' il sera souverain au dedans et au dehors . Et encore une fois , la France n' y fait nul obstacle .

Il y a des gens qui diront : " Mais c' est la rébellion qui vous amène à penser de la sorte ! " Je ne disconviens pas que la rébellion ait confirmé , affermi dans mon esprit , ce qui était déjà ma pensée bien avant qu' elle n' ait éclaté . En tout cas , ce n' est pas la situation actuelle sur le terrain qui me détermine à parler comme je le fais , car depuis six ans jamais l' armée et la police n' ont eu , comme on dit , les affaires mieux en main , encore que nombre d' organes d' information - est - ce par goût de la catastrophe ? - fassent continuellement état de la " recrudescence " des combats et des attentats . C' est un fait que la rébellion , qui , naguère , tuait quotidiennement une cinquantaine de personnes civiles et militaires , en tue à présent en moyenne chaque jour 7 ou 8 , dont 4 ou 5 Musulmans . Ce n' est donc pas cela qui me fait parler comme je parle , bien que je ne disconvienne pas que les événements qui se sont passés , qui se passent en Algérie , m' aient confirmé dans ce que j' ai pensé et démontré depuis plus de 20 ans , sans aucune joie , certes - et on comprend bien pourquoi - mais avec la certitude , ainsi , de bien servir la France .

Depuis Brazzaville , je n' ai jamais cessé d' affirmer que les populations qui dépendaient de nous devaient pouvoir disposer d' elles - mêmes . En 1941 , j' ai accordé l' indépendance aux Etats sous mandat de la Syrie et du Liban . En 1945 , j' ai donné le droit de vote à tous les Africains , Algériens musulmans compris . En 1947 , j' ai approuvé le statut de l' Algérie qui , s' il avait été appliqué , aurait , vraisemblablement conduit à l' institution progressive d' un Etat algérien associé à la France . J' ai , à l' époque , donné mon assentiment à ce qu' il fût mis un terme aux traités de protectorat concernant la Tunisie et le Maroc .

En 1958 , ayant repris les affaires en main , j' ai , avec mon gouvernement , créé la Communauté et , par la suite , reconnu et aidé l' indépendance des jeunes Etats d' Afrique noire et de Madagascar . N' étant pas revenu à temps pour prévenir l' insurrection algérienne , dès mon retour j' ai proposé à ses chefs de conclure la paix des braves et d' entamer des conversations politiques . En 1959 , j' ai proclamé le droit des populations algériennes à l' autodétermination , et la volonté de la France d' accepter la solution , quelle qu' elle soit , qui en serait l' aboutissement . En 1960 , j' ai , à maintes reprises , affirmé que l' Algérie serait algérienne , évoqué la naissance de sa future République et renouvelé nos offres de pourparlers . Ce n' est pas de notre fait que les contacts de Melun n' ont pas eu de prolongements . En même temps , j' ai brisé les complots qui voulaient me forcer à soutenir l' intégration .

En 1961 , j' ai demandé au peuple français de m' approuver , ce qu' il a fait par un référendum massif , et j' ai , de nouveau , invité les hommes de la rébellion à prendre contact avec nos représentants . Et , pendant ces mêmes 3 années , moi - même et mon gouvernement n' avons pas cessé d' agir pour susciter en Algérie des cadres musulmans et pour mettre les musulmans à même de prendre en main leurs affaires locales , en attendant qu' ils puissent les prendre au plan du gouvernement . C' est ainsi qu' a été institué le collège unique , qu' ont été élus de nombreux députés et sénateurs , en grande majorité musulmans , qu' ont été créées de multiples communes et qu' un grand nombre de musulmans sont arrivés à détenir la plupart des mairies , qu' ont été renouvelés ou institués des conseils généraux . Actuellement , ces treize conseils ont chacun pour président un musulman . C' est ainsi qu' ont été formées les commissions d' élus , en majeure partie composées de musulmans .

C' est ainsi qu' ont été nommés , en Algérie , un grand nombre , et un nombre qui s' accroîtra , de préfets , de sous-préfets musulmans ; que la proportion s' est accrue de musulmans de tous grades dans l' armée , la police , l' administration , la magistrature . Bref , nous prouvons tous les jours qu' une Algérie qui s' appartient à elle - même n' a rien qui soit contraire à la politique de la France .

En somme qu' est - ce que cela ? C' est la décolonisation . Mais si je l' ai entreprise et poursuivie depuis longtemps ce n' est pas seulement parce qu' on pouvait prévoir et parce qu' ensuite on constatait l' immense mouvement d' affranchissement que la guerre mondiale et ses conséquences déclenchaient d' un bout à l' autre du monde , et que d'ailleurs les surenchères rivales de l' Union Soviétique et de l' Amérique ne manquaient pas de dramatiser .

Si je l' ai fait , c' est aussi , c' est surtout , parce qu' il m' apparaît contraire à l' intérêt actuel et à l' ambition nouvelle de la France de se tenir rivée à des obligations , à des charges qui ne sont plus conformes à ce qu' exigent sa puissance et son rayonnement .

D'ailleurs , cela est vrai aussi pour d' autres . Il faut bien voir que , dans la grande reconversion qui s' effectue d' un bout à l' autre du globe , le prurit d' indépendance des populations naguère dominées et aussi les excitations que prodiguent toutes les démagogies de l' univers n' en sont pas les seuls moteurs . Il y en a aussi un autre que l' on ne voit pas toujours très distinctement parce qu' on en est empêché par les habitudes de l' esprit , mais qui n' en est pas moins très actif , grandissant et qui tend à devenir prépondérant , en particulier en France .

Je veux dire que les raisons qui avaient conduit naguère certains peuples civilisés à prendre sous leur coupe directe certains autres qui ne l' étaient pas , ces raisons - là sont en train d' achever de disparaître dans l' esprit même des ex-colonisateurs . Il apparaît maintenant aux plus puissants que leur avenir , leur salut et les possibilités de leur action mondiale tiennent à leur propre développement et à la coopération des pays naguère colonisés , beaucoup plus tôt qu' à des dominations imposées à des allogènes .

Il n' en fut pas toujours ainsi . Nous , les Français , nous bâtîmes notre Empire à une époque où notre activité intérieure avait atteint une espèce de plafond : industrie qui n' innovait guère ; agriculture qui ne comportait pas de changement ; courants d' échanges qui étaient presque immuables ; traitements et salaires fixes , budgets quasi-stéréotypés ; monnaie d' or ; rente 3 pour 100 , et cetera . D' autre part , nos vieilles ambitions d' hégémonie européenne et de frontières naturelles se heurtaient aux barrières des traités de 1815 , et après 1870 , à l' unité et à la force de l' Allemagne menaçante . Alors nous cherchâmes dans des prolongements lointains une nouvelle carrière pour l' excédent de nos facultés d' entreprise , un complément à notre prestige , des soldats pour notre défense .

De ce que la France a réalisé à ce titre , et sous cette forme outre-mer , elle n' a pas du tout à le regretter . Je l' ai dit souvent . Je le répète . Il y a là une grande œuvre humaine qui , malgré tels abus ou erreurs , et en dépit de ce que rabâchent toutes sortes de démagogues de bas étage , fait pour toujours honneur à la France . Mais aujourd'hui que de choses ont changé !

Voici que notre grande ambition nationale est devenue notre propre progrès , source réelle de la puissance et de l' influence . Voici que l' époque moderne nous permet , nous commande un très vaste développement . Voici que , pour le mener à bien , il nous faut employer d'abord pour nous , chez nous , les moyens dont nous disposons . D'autant plus que ces moyens , nous en avons besoin pour assurer notre défense et celle de nos voisins face à l' impérialisme le plus grand que le monde ait jamais connu , l' impérialisme soviétique . Et puis , ces moyens , il nous les faut aussi pour l' emporter dans l' immense concurrence économique , technique et sociale , qui est actuellement engagée entre les régimes humains et les régimes de servitude .

C' est un fait : la décolonisation est notre intérêt , et par conséquent notre politique . Pourquoi resterions - nous accrochés à des dominations coûteuses , sanglantes et sans issue , alors que notre pays est à renouveler de fond en comble , alors que tous les pays sous-développés à commencer par ceux qui , hier , dépendaient de nous et qui sont aujourd'hui nos amis préférés , demandent notre aide et notre concours ? Mais cette aide et ce concours , pourquoi les donnerions - nous si cela n' en vaut pas la peine ? S' il n' y a pas coopération , si ce que nous apportons ne comporte aucune contrepartie ? Oui , il s' agit d' échanges , à cause de ce qui nous est dû , mais aussi à cause de la dignité de ceux avec qui nous faisons affaire .

Voilà la base de la politique de la France en ce qui concerne ses rapports futurs avec l' Algérie .

Si les populations algériennes veulent , en définitive , se laisser mener à une rupture avec la France , telle que nous n' ayons plus aucune part à prendre à leur sort , nous n' y ferons aucune opposition . Naturellement , nous cesserons aussitôt d' engouffrer dans une entreprise désormais désespérée nos ressources , nos hommes , notre argent . Nous inviterons à quitter les territoires intéressés ceux de nos nationaux qui s' y trouveront et qui courront vraiment trop de risques . Inversement , nous renverrons chez eux ceux des Algériens vivant en France , qui cesseraient d' être Français .

Dans cette hypothèse nous tirerons les conséquences de la volonté d' appartenir à la France qu' exprimeront très probablement certaines populations , dont d'ailleurs l' emplacement est d' avance à peu près connu . Celles - là aussi ont le droit de disposer d' elles - mêmes tout comme les autres , et elles ne devraient rien au départ à une unité nationale algérienne dont elles ne feraient pas partie , à une souveraineté algérienne qui n' a jamais existé , à un Etat algérien qui serait encore à naître . Ces populations - là nous aurions donc d'abord à les regrouper , en assurant leur protection . Et ensuite ? Ensuite , on verrait bien .

On dit : " Que deviendraient ces territoires dans le cas où la France se retirerait ? Ils tomberaient aussitôt dans la misère , le chaos , en attendant le communisme " . C' est , en effet , sans doute , ce qui leur arriverait . Mais alors nous n' aurions plus aucun devoir à leur égard , sinon de les plaindre .

On dit aussi : " Dans les régions dont la France se retirerait , on verrait ou l' Union Soviétique ou l' Amérique , ou l' une et l' autre à la fois , essayer de prendre la place de la France " . Je réponds qu' à toutes deux je souhaite d' avance bien du plaisir .

Mais il peut se faire aussi que les populations algériennes , par l' autodétermination , tout en décidant l' institution d' un Etat souverain , expriment leur volonté de voir l' Algérie nouvelle associée à la France nouvelle . Dans ce cas , encore faudrait - il savoir , de part et d' autre , ce qu' en fait cela signifierait .

C' est pourquoi il conviendrait que fût soumise au suffrage des Algériens , en attendant la ratification du peuple français , une solution qui résultât d' un accord préalable entre le gouvernement et les différents éléments politiques algériens , notamment la rébellion . La France serait , sans nul doute , disposée à prêter son aide économique , administrative , financière , culturelle , militaire , technique , au jeune Etat méditerranéen , à condition que soit assurés et garantis la coopération organique des communautés en Algérie , un régime préférentiel d' échanges économiques et culturels , enfin les bases et les facilités utiles à notre défense .

Si j' ai mis en route le plan de Constantine , qui est pour nous une lourde charge , c' est pour préparer cette association de l' Algérie et de la France , parce que je la crois conforme au bon sens et parce qu' elle permettrait de maintenir et de développer les liens qui existent entre Algériens et Français , liens créés par la raison , la culture , le sentiment et le fait qu' ils ont ensemble , pendant 130 ans , beaucoup fait et beaucoup combattu . Je ne vois pas du tout pourquoi , dans l' avenir , on déchirerait cette trame humaine , malgré les douleurs que les uns et les autres viennent , hélas ! de traverser .

Encore une fois , l' avenir de l' Algérie , l' avenir des rapports de la France et de l' Algérie , voilà les problèmes essentiels . Voilà de quoi la France tient à discuter avec les Algériens , en vue de l' autodétermination .

On peut s' étonner que les dirigeants de la rébellion n' aient pas cru , jusqu' à présent , devoir se rendre aux invitations qui leur étaient adressées . Mais on peut penser aussi que leur exil prolongé , la composition de leur organisation , les influences qu' exercent sur eux les divers impérialismes du dehors , les illusions dont les nourrissent , à partir de la métropole , au sujet de la situation française , certains clans de partisans ou officines de presse avec lesquels ils sont en contact et pour lesquels l' affaire algérienne est seulement un terrain d' opposition , les aient , jusqu' à présent , détournés d' adopter une position constructive . Je reconnais qu' il est malaisé , à un appareil essentiellement insurrectionnel , d' aborder avec la sérénité minimum nécessaire et au plan voulu des questions comme celles de la paix , de l' organisation d' un Etat et du développement économique d' un pays .

Mais ces dirigeants , étant donné qu' ils ne domineront pas sur le terrain où notre armée , actuellement , je le répète , tient la situation ; étant donné , d' autre part , qu' ils ont de grandes responsabilités à cause de l' influence qu' ils exercent et de l' audience qu' ils trouvent chez un grand nombre de Musulmans ; étant donné enfin qu' ils semblent appelés , pour nombre d' entre eux , à jouer un rôle éminent dans les débuts de l' Algérie nouvelle , il s' agit de savoir si , en définitive , ils seront capables de passer au positif .

Pour le moment , la France continue à ramener l' ordre public , à accomplir son œuvre de progrès , à aider l' Algérie à devenir algérienne dans sa structure politique , administrative , économique , depuis le bas jusqu' au sommet .

Naturellement , nous avons hâte que , la paix rétablie , et une fois les libertés publiques retrouvées , les populations puissent sincèrement choisir leur sort . Après quoi , si ce n' est pas en vain , le cœur et la raison de la France la porteront , sans nul doute , vers l' aide et vers l' amitié .

Voilà ce que je voulais dire en ce qui concerne l' Algérie .

En 1945 , a été instituée l' Organisation des Nations-unies , avec des institutions , sur la base d' une charte et dans des intentions qu' à ce moment - là la France approuvait . J' étais , d'ailleurs moi - même , à cette époque , en charge de mon pays et c' est à ce titre que je fus l' un des fondateurs des Nations-unies sur la demande des présidents Roosevelt , puis Truman , qui en étaient les inspirateurs .

Il y avait un Conseil exécutif , le Conseil de Sécurité , qui était une espèce de gouvernement composé de 5 grandes puissances , c'est-à-dire les Etats-Unis , l' Union Soviétique , la Grande-Bretagne , la Chine et la France . Et puis , il y avait une espèce de Parlement , non pas législatif , mais délibératif , l' Assemblée générale . Cette Assemblée générale , à ce moment - là , ne devait délibérer que des sujets qui lui étaient proposés par le Conseil de Sécurité . J' ajoute que l' Assemblée générale , à l' époque , ne comprenait qu' une quarantaine d' Etats qui existaient depuis longtemps , qui avaient leur cohésion , leur unité , qui étaient habitués aux rapports internationaux , aux traditions , aux obligations , aux responsabilités que ces rapports comportent . Au Conseil de Sécurité , chacun des membres , chacune des grandes puissances , avait le droit de veto . Et puis enfin , à l' Assemblée générale , conformément à ce que la France avait voulu et obtenu à San Francisco , il fallait , il faut toujours du reste , une majorité des deux tiers pour qu' une solution puisse être votée . Tout cet ensemble semblait devoir permettre aux Etats de prendre contact les uns avec les autres , d' examiner en commun les questions du monde et d' aider la paix , tout en limitant les mouvements de la démagogie .

Quant à la charte , elle était faite pour empêcher que l' Organisation se mêlât des affaires de chaque Etat et elle ne pouvait intervenir que sur la demande expresse d' un gouvernement .

Enfin , dans les intentions qui avaient inspiré sa création , il y avait le désir , peut-être l' illusion , des Occidentaux , en tout cas des Américains , d' amener les Soviétiques à coopérer avec l' Occident . On sait ce qui est arrivé .

Il faut bien le dire aujourd'hui , les Nations-unies ne ressemblent vraiment en rien à ce qu' elles étaient ou devaient être au départ . D'abord , le Conseil de Sécurité ne se compose plus seulement , à beaucoup près , des grandes puissances , mais aussi de plusieurs puissances élues tour à tour , et puis il y a tous les débats du Conseil de Sécurité auxquels viennent assister , en nombre indéterminé , des délégations , suivant les sujets dont on discute . Quant à l' Assemblée générale , elle a pris à présent tous les pouvoirs ; elle peut délibérer de tout sans et , même , contre les avis du Conseil de Sécurité qui est ainsi dépossédé de son essentielle prérogative . En outre , ils seront 120 - dont la plupart , beaucoup tout au moins , sont improvisés , et se croient tenus de faire valoir des griefs ou des revendications à l' égard des anciens , plutôt que des éléments de raison et de progrès .

Quant à la charte , elle incommode maintenant tout le monde et il n' y a personne qui puisse en imposer l' application . Quant à la coopération espérée du monde de l' Est avec celui de l' Ouest dans l' enceinte des Nations-unies , on peut voir ce qu' elle donne .

Alors , les réunions des Nations-unies ne sont plus que des séances tumultueuses et scandaleuses où il n' y a pas moyen d' organiser un débat objectif et qui sont remplies des invectives et des outrages prodigués en particulier par les communistes et par ceux qui sont liés avec eux contre les Occidentaux .

Et puis , au fur et à mesure que s' établit le trouble , la confusion , la division , parmi les Nations-unies , voilà que lui naît l' ambition d' intervenir sur toute espèce de sujets ; cela est vrai , en particulier , pour ses fonctionnaires . Elle a l' ambition de se manifester , fût - ce par les armes , comme elle l' a fait au Congo . Le résultat c' est que l' on voit se transporter sur place son incohérence globale , les conceptions personnelles de ses divers mandataires et la partialité individuelle de chacun des Etats qui envoient leurs contingents avec leurs propres consignes , qui les envoient et puis les retirent .

Dans ces conditions , la France ne voit pas le moyen d' adopter une autre attitude aux Nations-unies , ou désunies , que celle de la plus grande réserve . En tout cas , elle ne veut participer , ni par ses hommes ni par son argent , à aucune des entreprises actuelles ou éventuelles de cette Organisation , ou de cette désorganisation .

Naturellement , nous espérons qu' un jour viendra où le bon sens reprendra ses droits et où les nations raisonnables , constatant les résultats de l' expérience , voudront reprendre cette grande affaire mondiale sur des bases nouvelles .

A mon sens , cela se fera si l' Europe parvient à s' organiser et , par conséquent , à faire valoir dans le monde , sa puissance , sa raison et son expérience . Alors l' Europe pourra prendre les initiatives nécessaires .

Depuis la guerre mondiale , les Américains , avec l' aide d' un certain nombre de savants et de techniciens européens , ont commencé à construire des bombes atomiques , puis les ont employées au terme de cette guerre . Après quoi , il s' est déchaîné une concurrence effrayante d' armements nucléaires entre les Anglo-Saxons et les Soviétiques , concurrence qui continue de plus belle . Il est vrai que les deux parties ont momentanément suspendu leurs expériences . Mais elles n' ont plus aucunement besoin de ces expériences , puisque celles qu' elles ont faites , déjà , leur ont permis d' accumuler des moyens qui , dans un camp comme dans l' autre , permettent de démolir le monde entier . Maintenant , la concurrence se porte essentiellement sur les moyens de lancement des bombes qui augmentent dans une proportion , pour ainsi dire sans limite , la capacité de destruction de ses engins - là . L' effrayant dans cette course , c' est qu' elle correspond à la situation fondamentale de notre univers , c'est-à-dire à la rivalité des deux camps et que , par conséquent , elle revêt une espèce de caractère de fatalité .

En tout cas , aucun Etat n' a jamais élevé la voix d' une manière positive pour s' en prendre à l' une ou à l' autre partie qui ont fabriqué et continuent de fabriquer ces armements effrayants . Je ne sache pas qu' aucun Etat du monde ait rompu ses relations avec Londres , avec Moscou , avec Washington à cause de cela . Je ne sache pas que les Nations-unies somment l' Amérique , l' Union Soviétique , l' Angleterre , de détruire leur armement atomique et leurs moyens de lancement . Alors , voici que , ces deux parties ne renonçant pas , bien au contraire , à leur armement nucléaire , la France , pour des raisons qui concernent sa défense et celle de quelques autres , s' est vue contrainte de se doter à son tour d' un armement de cette sorte . Il est vrai que les armements qu' elle construit et qu' elle peut construire ne seront qu' une fraction assez réduite par rapport à tout ce que les autres ont fait . Il est vrai que les expériences auxquelles elle se livre sont en nombre très faible par rapport à toutes les expériences que les autres ont accomplies . Mais cela ne fait rien , c' est contre la France et contre la France seulement que s' élève le tollé que vous savez .

Comme les expériences françaises ont lieu au Sahara , alors on tâche d' ameuter la terreur des populations situées à d' immenses distances - car les expériences ont lieu dans une région parfaitement désertique - en évoquant le danger de la radio-activité . Cependant , il n' est jamais arrivé que quelqu'un ait découvert , sur qui que ce soit , une conséquence quelconque , quant à sa santé , à cause des 3 expériences atomiques françaises qui ont eu lieu déjà . Du reste , pourquoi les 3 expériences atomiques françaises seraient - elles beaucoup plus dangereuses que les 120 expériences - au moins - accomplies par les deux parties que j' évoquais tout à l' heure ?

Comme le Sahara est en Afrique , alors on tâche de persuader les Etats africains que leurs droits sont en cause . On a vu les Américains faire des expériences nucléaires dans le désert du Nevada et je ne sache pas qu' il y ait eu de protestations ardentes de la part des 27 autres Etats américains . On a vu les Russes faire leurs expériences au Turkestan , en Sibérie . Je ne sache pas que les 28 Etats asiatiques aient élevé des protestations qui aient fait grand bruit . Les Américains et les Anglais ont fait des expériences dans le Pacifique : je ne sache pas que les 27 pays - je les ai comptés - riverains du Pacifique , aient considéré qu' ils étaient lésés .

Assurément , on comprend que les puissances qui ont des armements atomiques , c'est-à-dire les Etats-Unis , l' Union Soviétique et l' Angleterre , ne désirent pas voir la France s' en doter . Assurément , on comprend que ces 3 puissances trouvent , parmi les Etats qui leur sont plus ou moins liés , des échos favorables à leur thèse et défavorables au plan français . Assurément , la France se doit à elle - même et doit à tous d' observer la prudence la plus rigoureuse dans les expériences qu' elle a encore à faire , et c' est ce qu' elle fera , comme elle l' a fait d'ailleurs pour les précédentes . Mais tant que d' autres auront les moyens de l' anéantir , il faudra qu' elle ait les moyens de se défendre .

Je ne peux pas préjuger ce que nous nous dirons l' un à l' autre , le président Kennedy et moi - même . En tout cas , sur la question de l' Alliance atlantique , je peux répéter ce que j' ai dit déjà et le préciser .

Personne n' est plus convaincu que moi qu' il faut que les peuples libres soient alliés dans l' hypothèse d' un conflit entre l' Ouest et l' Est . Bien sûr cela s' applique particulièrement à ceux qui sont sur l' un et l' autre bord de l' Atlantique . L' Alliance atlantique n' est donc pas en question dans mon esprit , mais ce qui l' est , c' est l' organisation actuelle de l' Alliance atlantique .

Tout le monde sent qu' il faut un changement , et au sujet de ce changement je puis dire qu' à mon sens il faudrait qu' il tienne compte de 3 points essentiels .

D'abord , le droit et le devoir des puissances européennes continentales d' avoir une Défense nationale qui leur soit propre . Il est intolérable à un grand Etat que son destin soit laissé aux décisions et à l' action d' un autre Etat , quelque amical qu' il puisse être . En outre , il se produit que , dans l' intégration - car c' est l' intégration que j' évoque - le pays intégré est amené à se désintéresser de sa Défense nationale puisqu'il n' en est pas responsable . Alors tout l' ensemble de l' Alliance y perd de son ressort et de sa force . Que ne serait - ce en temps de guerre ?

Autre point : il est nécessaire que soit éclaircie jusqu' au fond la question de l' emploi des armements nucléaires des deux puissances occidentales qui en ont et aussi la question de l' emploi de leur armement . Car les Etats européens du continent , qui sont de beaucoup les plus exposés , doivent savoir exactement avec quelle arme et dans quelles conditions leurs alliés d' outre-Atlantique livreraient bataille avec eux .

Enfin troisième point : depuis qu' on a fait l' Alliance atlantique les menaces de guerre ne sont plus circonscrites à l' Europe . Elles s' étendent sur le monde entier , en particulier à l' Afrique et à l' Asie . Dans ces conditions , pour que l' Alliance puisse durer , elle doit s' étendre à tous ces champs nouveaux . Si elle ne le faisait pas , elle perdrait cette élémentaire , cette étroite solidarité de ses membres qui lui est indispensable . Et si elle le fait , alors il faut qu' elle révise son organisation qui ne s' applique pas à ces questions extra-européennes .

Nous aurons bientôt , je le répète , le grand honneur et le grand plaisir de voir le président Kennedy . Je suppose que c' est là un des sujets dont nous aurons à nous entretenir en bons amis et en bons alliés .

Notre Constitution fonctionne . Je ne sais pas si , sous un autre régime , les questions vraiment très graves avec lesquelles la France est confrontée seraient traitées dans de meilleures conditions . Je doute que beaucoup le croient . Je n' affirme pas que les tenants de l' Ancien Régime politique trouvent , dans le régime actuel , de quoi satisfaire complètement leurs habitudes ou leur nostalgie . Mais je doute que la Nation en éprouve beaucoup de regret . Et puis , d'ailleurs , je pense que certains d' entre eux reconnaissent tout haut , ou tout bas , qu' après tout cela vaut mieux pour le pays . Je ne discute pas les objections interprétatives qui sont souvent formulées sur la manière dont la Constitution fonctionne . Je crois que ces objections ne sont pas justifiées et je dis que la Constitution est appliquée dans son esprit et dans sa lettre .

Je sais bien qu' il y a des exégètes qui s' incommodent de ne pouvoir faire entrer la Constitution dans l' un des deux moules rigides qui seraient , à les en croire , les seules conceptions possibles pour les institutions de la France . Il faut , disent - ils , que le régime soit ou bien parlementaire , ce qui à leurs yeux veut dire que l' on en revienne à ce qu' il fut , ou bien qu' il soit présidentiel , ce qui signifie , suivant eux , qu' on adopte le système des Etats-Unis . Mais je ne vois pas du tout pourquoi la France serait , ou bien vouée à l' instabilité , à l' inconsistance et à l' impuissance d' un régime d' assemblée , ou bien contrainte d' appliquer les règles qui conviennent à l' Amérique du Nord .

En réalité , il est essentiel que l' Etat ait , dans ses pouvoirs , la continuité et l' autorité sans lesquelles , tout le monde le sait , tout irait à vau-l'eau dans notre pays et en notre époque difficile . Cela implique qu' un chef de l' Etat qui ait la confiance du pays réponde , en dernier ressort , de ce qu' il y a d' essentiel et de permanent dans la vie dangereuse de la France ; qu' il ne soit pas confondu avec les multiples et épisodiques contestations que nos divisions naturelles introduisent toujours dans notre politique ; qu' il dispose des moyens voulus pour que les Pouvoirs publics fonctionnent régulièrement , qu' il puisse , dans certains cas , appeler la Nation à se prononcer et enfin , dans une crise grave , qu' il puisse répondre de la France et de la République . Disons , si vous le voulez , que notre Constitution est à la fois parlementaire et présidentielle , à la mesure de ce que nous commandent , à la fois , les besoins de notre équilibre et les traits de notre caractère .

Il est clair que la manière dont fonctionnent nos institutions porte la marque des hommes et des circonstances du moment . Je ne disconviens pas par exemple que le fait que je me trouve là où je suis ait quelques conséquences , et je crois que les conditions dans lesquelles nous sommes placés relativement à l' Afrique , à l' Algérie , au monde extérieur , ainsi qu' aux vastes changements que nous devons nous imposer à l' intérieur de nous - mêmes , ne manquent pas d' avoir leurs effets .

De tout temps , les contingences humaines et les faits ont compté et compteront toujours pour beaucoup dans le jeu des institutions sans que , pour autant , les principes soient mis en cause ni les textes déchirés . Mais ce qui est essentiel , ce qui est pour la France d' une nécessité absolue , je le dis en conscience , c' est que dans la période historique où nous vivons ses pouvoirs aient une tête et aussi que le chef de l' Etat dispose , dans le pays , de cette adhésion profonde qui lui est indispensable pour remplir pleinement sa mission .

C' est pourquoi je considère comme légitime que les hommes , qui ont le souci du bien public et de la continuité nationale , se préoccupent de ce qui pourrait être prévu pour le jour où j' aurai disparu .

Je sais que beaucoup considèrent que le mode d' élection du Président de la République par un collège électoral limité aux seuls élus - tel qu' il serait composé d'après le texte actuel - répondrait mal pour celui qui aura à me succéder au caractère de mandat populaire et national qui convient à la fonction et que m' ont conféré , en dehors d'ailleurs de toute élection , des événements exceptionnels , qui ne se reproduiront naturellement pas , tout au moins obligatoirement . Je reconnais , pour ma part , qu' il y aurait en effet dans ce mode de désignation du chef de l' Etat qui viendra après moi quelque chose d' inadéquat . Pour y remédier , en renforçant , si je puis m' exprimer ainsi , " l' équation personnelle " du futur président , on peut penser qu' il faudrait qu' il soit choisi par la Nation au suffrage universel .

Cela peut être envisagé . Si l' échéance de mon remplacement devait survenir avant qu' on ait eu le temps de résoudre ce problème , il appartiendrait à ceux qui seront là quand je n' y serai plus de prendre les initiatives voulues . Mais si moi - même en ai le temps et la possibilité , je pourrais , au moment voulu , mettre à l' ordre du jour ce point , fort important pour l' avenir de la France .

Il me semble qu' on m' avait posé une question au sujet de Ben Bella . Les choses ont besoin d' être éclairées . Cette personne est détenue . Elle fut arrêtée dans les conditions que l' on sait , et je ne cache pas que beaucoup de gens m' en parlent ; ils m' en ont parlé depuis longtemps . Je ne cache pas que j' en ai parlé - du reste mon interlocuteur l' a dit - avec le président Bourguiba quand il m' a fait le plaisir de venir me rencontrer ici . Cette rencontre a été pour moi tout à fait satisfaisante et encourageante pour ce qui concerne l' avenir des rapports entre la France et la Tunisie ; au reste , on a toujours profit à rencontrer un homme qui a les qualités du président Bourguiba .

J' ai été amené aussi , naturellement , à faire des communications au sujet de qui nous parlons au roi du Maroc . A celui que le Maroc a eu la douleur de perdre , et dont je déplore la mort , car il fut mon ami ; et puis aussi à son fils . A d' autres encore qui m' en ont entretenu .

La question est très simple . Dans le cas où des conversations s' engageraient effectivement entre les hommes de la rébellion , dont Ben Bella fait partie , et les représentants du gouvernement , dans ce cas l' intéressé et ses compagnons verront modifier le régime auquel ils sont actuellement soumis . Ils auront un régime considérablement plus libéral . Dès lors que cesseraient , d' un commun accord , les combats et les attentats , autrement dit qu' il y aurait le cessez-le-feu , alors nous ne retiendrions certainement pas Ben Bella et ses compagnons en France . Nous les renverrions d' où ils sont venus , c'est-à-dire à Rabat . Car tant que la guerre continue nous n' allons pas lui restituer l' un de ses chefs . Mais dès lors que la guerre a cessé , alors il n' y a plus de prisonniers .

Nous avons suivi avec l' intérêt le plus grand les travaux de la Conférence de Yaoundé . Et nous considérons comme très important pour l' Afrique , pour nos relations avec l' Afrique , et pour le monde , que les Etats africains d' expression française et Madagascar conjuguent leurs efforts économiques , politiques , et sans doute même militaires . Nous le considérons comme très utile et la France , naturellement , n' y fait pas la moindre objection , bien au contraire .

Quant aux rapports entre ces Etats et nous , vous savez qu' ils ne sont pas encore précisés tout à fait . Les uns appartiennent à la Communauté rénovée : les autres , qui n' en sont pas , tendent cependant à une coopération dont nous pensons que les accords qui la consacrent seront signés à bref délai . En tout cas , l' état d' esprit dans lequel la France voit ces jeunes Etats et , je le crois , l' état d' esprit dans lequel ces jeunes Etats voient la France est tout ce qu' il y a de plus amical et satisfaisant . Je suis heureux que vous m' ayez donné l' occasion de le dire .

En ce qui concerne le Sénat de la Communauté , il est vrai que dès lors qu' un certain nombre d' Etats ne font pas explicitement partie de cette Communauté , le Sénat , sous la forme prévue antérieurement , n' a plus de raison d' être . Mais je crois que tout le monde , ou presque , sent le besoin d' établir sur le terrain parlementaire un contact organisé entre la France et ces Etats . Et je crois que c' est un des points sur lesquels il ne sera pas difficile , tout au moins du côté de la France , de trouver un accord complet .

Voilà ce que je voulais vous dire , mesdames , messieurs , je vous remercie de l' attention que vous m' avez prêtée , et aussi de votre aimable visite . Et j' ai l' honneur de vous saluer .

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