CNRS
UNICE
 
UCA
C. de Gaulle
C. de Gaulle
G. Pompidou
G. Pompidou
V. Giscard d'Estaing
V. Giscard d'Estaing
F. Mitterrand
F. Mitterrand
J. Chirac
J. Chirac
N. Sarkozy
N. Sarkozy
F. Hollande
F. Hollande
E. Macron
E. Macron

Rechercher un mot et afficher ses cooccurrents





Il s' agit d'abord que , suivant les buts à atteindre quant au développement collectif , l' accroissement du revenu national soit distribué entre la consommation , les investissements , les dépenses publiques de fonctionnement , l' équipement du pays , le règlement de nos dettes intérieures ou extérieures , l' aide fournie à l' étranger , et cetera , de telle façon que le revenu de la nation soit réparti aussi rationnellement que possible , entre les divers postes qui commandent , soit la vie présente , soit ses progrès à venir .

Voir une autre phrase-clé


Qui utilise le plus le mot «gold» ?
Distribution statistique du mot chez l'ensemble des locuteurs du corpus.
Les thèmes autour du mot «gold»
Analyse multi-couches de la cooccurrence autour du mot choisi dans le discours du qui
C. de Gaulle - 4 février 1965

Dans notre monde qui est en gestation et pour notre pays à qui sa stabilité permet une continuité politique , dans une réunion comme la nôtre aujourd'hui , je pense que ce ne sont pas les questions du jour , de l' heure , de la minute qu' il y a lieu de traiter . Il s' agit surtout des questions principales , sur lesquelles je vous demande , Mesdames et Messieurs , de m' interroger et , suivant la tradition , je tâcherai de répondre .

Eh bien ! Voilà l' ensemble des sujets qui vous préoccupent et qui préoccupent , je crois bien , le monde entier .

Pour ce qui est plus spécialement de la France , vous avez parlé de la politique des revenus . Je vais en parler à mon tour .

Il a été question aussi du système monétaire international actuellement pratiqué , puis de ce que nous en pensons ici .

Il a été posé plusieurs questions relatives à la situation dans le monde par rapport au problème de l' Allemagne et il a , en particulier , été demandé quelle était la politique de la France à cet égard .

On a parlé également de la situation des Nations-unies .

Je crois que je n' ai rien oublié . Ce sont bien là des sujets qui , dans l' ensemble , nous ont été proposés pour que nous les traitions .

Si vous le voulez bien , je vais parler d'abord de la politique économique et sociale française , pour autant qu' on l' appelle aujourd'hui la politique des revenus .

Sous l' impulsion de la machine , l' économie moderne est en perpétuel mouvement . Cela est vrai de sa structure , puisqu'à un rythme accéléré certaines branches se créent , se rencontrent , progressent , tandis que d' autres reculent ou disparaissent et qu' ainsi la répartition des efforts , des capitaux , des personnes se renouvelle constamment . Cela est vrai du produit global de l' activité du pays . Cela est vrai de l' emploi que les particuliers font de leurs propres revenus , suivant qu' ils consomment , ou qu' ils thésaurisent , ou qu' ils investissent dans des entreprises , des logements , de l' équipement . Cela est vrai de ce que l' Etat prélève , sur le produit de l' activité du pays par l' impôt , de ce qu' il emprunte , de ce à quoi il consacre ses ressources . Encore , les connexions extérieures sont telles que ce qui arrive à l' étranger influe inévitablement sur ce qui se passe au dedans . Et que dire des guerres ou des bouleversements qui , dans certains pays , anéantissent les moyens humains et matériels de production pendant que d' autres y trouvent l' occasion d' accroître soudain les leurs ? Bref , c' est le caractère même de notre civilisation mécanique que l' ensemble des bénéfices résultant à mesure des avances de la science , de la technique , des capacités , ou bien du progrès de l' infrastructure , de l' outillage , des échanges , est essentiellement variable dans son total et dans sa répartition .

Sans doute , le développement , grâce aux moyens qu' y emploie notre temps , a - t - il généralement tendance à s' accroître plutôt qu' à se réduire , parce que des résultats nouveaux s' ajoutent à ceux qui sont acquis . Mais cette progression elle - même est exposée à maints avatars . Tantôt rapide , tantôt lente , emportée parfois par la " surchauffe " ou arrêtée par la crise , excessive dans diverses branches et insuffisante dans d' autres , elle comporte toutes sortes de saccades et d' inégalités , de profits abusifs et de retards injustifiés . De là , dans la vie matérielle , sociale , politique , morale des sociétés , autant de sujets de querelles et de difficultés . Les Etats sont donc de plus en plus portés à encadrer et à guider leur économie nationale .

Avant de s' y décider , ils voient théoriquement s' offrir à eux deux doctrines opposées dont chacune est simple et terrible . Le " Laisser faire ! laisser passer ! " , appliqué à l' économie depuis l' aurore du machinisme , a souvent , grâce au bénéfice , à l' esprit d' entreprise , à la libre concurrence , donné au développement une puissante impulsion . Mais on ne saurait méconnaître qu' il en est résulté beaucoup de rudes secousses et une somme énorme d' injustices . D' autre part , le système communiste , mis en vigueur dans certains pays dont une catastrophe nationale avait balayé les structures et qui , bien que dotés de grandes ressources naturelles , végétaient sous des méthodes égoïstes et archaïques , réussit , en utilisant la contrainte implacable et la propagande forcenée , à construire un appareil de production massive , notamment en ce qui concerne les mines et l' industrie lourde . Mais c' est au prix d' immenses épreuves , de gigantesques gaspillages , de l' écrasement des individus auxquels ne sont jamais laissés ni le choix , ni la liberté . Au surplus , celles des activités qui comportent l' effort spontané des personnes et l' adaptation à des demandes multiples et changeantes , comme à la fabrication des objets de consommation , l' agriculture , la distribution , sont - elles , sous un pareil régime , constamment déficientes , faute de profit pour l' initiative . D' où , en dehors des rassemblements et mouvements obligatoires et spectaculaires de masse , une vie sans cesse menacée ou , tout au moins , morose , incolore et sans saveur .

On a pu croire naguère , et il y en a encore qui croient quelquefois , que ces systèmes excessifs trouvent chez nous une audience étendue et qu' il est concevable que l' un ou l' autre s' impose un jour à l' Etat et à la nation . Ce ne sont là qu' imagination . Sans doute est - il commode aux tenants traditionnels d' une théorie jadis consacrée de célébrer le mirage d' une économie sans règles . Sans doute , à l' inverse , paraît - il expédient aux champions de la subversion d' évoquer le chant des lendemains qui berceraient une société débarrassée des profits et des concurrences . Mais tout le monde sait qu' à moins d' un cataclysme qui remettrait tout en cause , nous nous soumettrons jamais à la tyrannie écrasante du communisme totalitaire . Non ! La route que nous avons choisie n' est ni celle - ci ni celle - là .

Nous avons choisi de conduire , ou , de conduire notre effort et notre progrès en vue du plus grand rendement , de la plus grande continuité , de la plus grande justice . Ce qui veut dire que , tout en laissant la carrière grande ouverte à l' esprit d' entreprise individuel et collectif qui comporte le risque par le gain ou la perte , nous appliquons l' action publique à orienter notre économie pour l' avance de la nation dans tous les domaines et pour l' amélioration du sort des Français à mesure que s' accroît la richesse de la France . Pour ce faire , notre cadre , c' est le Plan , par lequel nous déterminons les objectifs à atteindre , les étapes , les conditions . Nos moyens , ce sont les lois , les règlements , l' information , ainsi que le crédit , l' impôt , les tarifs , les subventions . Notre politique , c' est une action qui adapte à mesure le revenu national aux besoins et aux progrès de la collectivité , de chacune de ses branches économiques et de chacune de ses catégories sociales , la politique des revenus !

Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir . Il y a longtemps que , sans le dire , nous avons commencé de faire une politique des revenus . Nous la faisions déjà quand , voici plus d' un demi-siècle , nous adoptions l' impôt progressif sur le revenu ; quand lors de la libération , nous instituions la Sécurité sociale , les allocations familiales , le salaire minimum garanti . Nous la faisons à présent quand nous appliquons les lois d' orientation agricole , quand , par prélèvements sur les gains de la collectivité , nous aidons massivement la recherche , l' éducation , la santé , l' agriculture ; quand nous créons chaque année des logements par centaines de mille ; quand nous aménageons , dans l' ensemble ou par régions , l' infrastructure du territoire ; quand nous élevons , en proportion de l' augmentation du produit national , la masse des rémunérations des fonctionnaires de l' Etat et des agents des services publics . Mais notre époque ne s' arrête pas . Chaque jour qui passe rend plus nécessaire de pousser plus avant dans la voie que nous avons prise .

Il s' agit d'abord que , suivant les buts à atteindre quant au développement collectif , l' accroissement du revenu national soit distribué entre la consommation , les investissements , les dépenses publiques de fonctionnement , l' équipement du pays , le règlement de nos dettes intérieures ou extérieures , l' aide fournie à l' étranger , et cetera , de telle façon que le revenu de la nation soit réparti aussi rationnellement que possible , entre les divers postes qui commandent , soit la vie présente , soit ses progrès à venir . Encore faut - il naturellement , que l' augmentation prévue de la richesse globale - autrement dit le taux de l' expansion - soit déterminée en concordance avec nos moyens , nos besoins , notre propre évolution et celle des Etats qui sont le plus en rapport avec nous . Encore faut - il , également , que les ressources distribuées ne dépassent pas , au total , ce que le pays a gagné ; faute de quoi , tôt ou tard , la faillite .

Mais il s' agit aussi que cette " programmation " , qui se traduit par des pourcentages , accentue sa portée sociale en s' appliquant aux totaux des diverses sommes de revenus : bénéfices industriels et commerciaux , salaires et traitements , revenus agricoles , gains des services , prestations sociales ; leurs accroissements relatifs étant , dès lors , évalués en valeur . Naturellement , la parité dans le progrès n' est pas possible parce que les données relatives aux différents cas ne sont jamais identiques et cette parité - là n' est pas souhaitable parce qu' il serait désastreux de supprimer l' émulation . Mais , sous peine de déséquilibre , il importe tout au moins que toutes les catégories avancent en même temps que l' ensemble , afin que chacune ait sa part . Cette harmonie élémentaire , que doit ménager le Plan , est d'autant plus nécessaire que l' économie française se développe désormais sur la base de la stabilité et qu' ainsi ont disparu les dangereuses facilités que procurait l' inflation pour compenser artificiellement et momentanément des retards ou des différences , jusqu' au jour où le même abîme aurait englouti tout le monde .

Il est vrai qu' à première vue une telle politique est de nature à indisposer , d' une part , divers milieux qu' absorbent complètement leurs affaires et leurs intérêts et qui se méfient par principe de l' intervention de la puissance publique dans la marche de l' économie , d' autre part certains organismes professionnels accoutumés à concentrer leur action sur la revendication et qui redoutent que , sous cette forme , leur rôle ne paraisse se réduire à mesure que la vie économique et sociale de la nation serait rendue plus régulière , moins disparate , par conséquent plus équitable . Mais la politique des revenus est trop profondément conforme au mouvement général de notre époque pour ne pas devenir la chose de tous . Au demeurant , s' il appartient aux seuls pouvoirs de la République : gouvernement et parlement , de décider de ce qu' elle est , les avis et les débats à partir desquels elle doit être élaborée impliquent la coopération des éléments chargés d' une responsabilité dans les domaines de la production , du travail et de la technique . Les commissions du Plan , du Conseil économique et social , les commissions de développement économique récemment créées dans les régions sont , dans leurs attributions respectives , les cadres qualifiés pour servir à ces consultations .

Au milieu des immenses ressources qui ont eu lieu , ou qui sont en cours d' un bout à l' autre du monde depuis que la machine repétrit les sociétés , la France a maintenant arrêté les voies et les moyens de sa propre transformation . Certes , nous savons qu' il nous faut encore parcourir beaucoup d' étapes , car le progrès n' a pas de limites . Mais , chez nous , la révolution s' accomplit régulièrement , jour après jour , parce qu' elle est admise par les esprits et inscrite dans la loi .

Après les explications qui ont été à maintes reprises données sur ce sujet capital par le gouvernement et , d'abord , par le Premier ministre , ainsi que par le ministre des finances et des affaires économiques , et qui furent développées avec précision par le commissaire général au Plan , j' espère avoir répondu à ce que vous désiriez savoir .

Je vais tâcher d' expliquer ma pensée sur ces points .

A mesure que les Etats de l' Europe occidentale , décimés et ruinés par les guerres , recouvrent leur substance , la situation relative qui avait été la leur par suite de leur affaiblissement apparaît comme inadéquate , voire abusive et dangereuse . Rien d'ailleurs , dans cette constatation n' implique de leur part , et notamment de la France , quoi que ce soit d' inamical à l' égard d' autres pays , en particulier l' Amérique . Car le fait que les Etats veuillent , chaque jour davantage , agir par eux - mêmes dans tout domaine des relations internationales procède simplement du mouvement naturel des choses . Il en est ainsi pour ce qui est des rapports monétaires pratiqués dans le monde depuis que les épreuves subies par l' Europe lui firent perdre l' équilibre . Je veux parler - qui ne le comprend , - du système apparu au lendemain de la première guerre et qui s' est établi à la suite de la seconde .

On sait que ce système avait , à partir de la Conférence de Gênes , en 1922 , attribué à deux monnaies , la livre et le dollar , le privilège d' être tenues automatiquement comme équivalentes à l' or pour tout paiements extérieurs , tandis que les autres ne l' étaient pas . Par la suite , la livre ayant été dévaluée en 1931 et le dollar en 1933 , cet insigne avantage avait pu sembler compromis . Mais l' Amérique surmontait sa grande crise . Après quoi la deuxième guerre mondiale ruinait les monnaies de l' Europe en y déchaînant l' inflation . Comme presque toutes les réserves d' or du monde se trouvaient détenues par les Etats-Unis , lesquels , en tant que fournisseurs de l' univers , avaient pu conserver sa valeur à leur propre monnaie , il pouvait paraître naturel que les autres Etats fissent entrer indistinctement des dollars ou de l' or dans leurs réserves de change et que les balances des paiements s' établissent par transferts de crédits ou de signes monétaires américains aussi bien que de métal précieux . D'autant plus que l' Amérique n' éprouvait aucun embarras à régler ses dettes en or si cela lui était demandé . Ce système monétaire international , ce gold exchange standard , a été par conséquent admis pratiquement depuis lors .

Cependant , il ne paraît plus aujourd'hui aussi conforme aux réalités et , du coup , présente des inconvénients qui vont en s' alourdissant . Comme le problème peut être considéré dans les conditions voulues de sérénité et d' objectivité - car la conjoncture actuelle ne comporte rien qui soit ni très pressant ni très alarmant - c' est le moment de le faire .

Les conditions qui ont pu , naguère , susciter le gold exchange standard se sont modifiées , en effet . Les monnaies des Etats de l' Europe occidentale sont aujourd'hui restaurées , à tel point que le total des réserves d' or des six équivaut aujourd'hui à celui des Américains . Il le dépasserait même si les six décidaient de transformer en métal précieux tous les dollars qu' ils ont à leur compte . C' est dire que la convention qui attribue au dollar une valeur transcendante comme monnaie internationale ne repose plus sur sa base initiale , savoir la possession par l' Amérique de la plus grande partie de l' or du monde . Mais , en outre , le fait que de nombreux Etats acceptent , par principe , des dollars au même titre que l' or pour compenser , le cas échéant , les déficits que présente , à leur profit , la balance américaine des paiements amène les Etats-Unis à s' endetter gratuitement vis-à-vis de l' étranger . En effet , ce qu' ils lui doivent , ils le lui paient , tout au moins en partie , avec des dollars qu' il ne tient qu' à eux d' émettre , au lieu de les leur payer totalement avec de l' or , dont la valeur est réelle , qu' on ne possède que pour l' avoir gagné et qu' on ne peut transférer à d' autres sans risque et sans sacrifice . Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l' Amérique contribue à faire s' estomper l' idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges , alors qu' il est un moyen de crédit approprié à un Etat .

Evidemment , il y a d' autres conséquences à cette situation . Il y a , en particulier , le fait que les Etats-Unis , faute d' avoir à régler nécessairement en or tout au moins totalement leurs différences négatives de paiements suivant la règle d' autrefois qui contraignait les Etats à prendre , parfois avec rigueur , les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre , subissent , d' année en année , une balance déficitaire . Non point que le total de leurs échanges commerciaux soit en leur défaveur . Bien au contraire ! Leurs exportations de matières premières dépassent toujours leurs importations . Mais c' est aussi le cas pour les dollars dont les sorties l' emportent toujours sur les rentrées . Autrement dit , il se crée en Amérique , par le moyen de ce qu' il faut bien appeler l' inflation , des capitaux qui , sous forme de prêts en dollars accordés à des Etats ou à des particuliers , sont exportés au dehors . Comme , aux Etats-Unis mêmes , l' accroissement de la circulation fiduciaire qui en résulte par contrecoup rend moins rémunérateurs les placements à l' intérieur , il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l' étranger . De là pour certains pays , une sorte d' appropriation de telles ou telles de leurs entreprises .

Assurément , une telle pratique a grandement facilité et favorise encore dans une certaine mesure l' aide multiple et considérable que les Etats-Unis fournissent à de nombreux pays en vue de leur développement et dont , en d' autres temps , nous avons nous - mêmes largement bénéficié . Mais les circonstances sont telles aujourd'hui qu' on peut même se demander jusqu' où irait le trouble si les Etats qui détiennent des dollars en venaient , tôt ou tard , à vouloir les convertir en or . Lors même , d'ailleurs , qu' un mouvement aussi général ne se produirait jamais , le fait est qu' il existe un déséquilibre en quelque sorte fondamental .

Pour toutes ces raisons , la France préconise que le système soit changé . On sait qu' elle l' a fait , notamment lors de la Conférence monétaire de Tokyo . Etant donnée la secousse universelle qu' une crise survenant dans ce domaine entraînerait probablement , nous avons , en effet , toutes raisons d' espérer que soient pris , à temps , les moyens de l' éviter . Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s' établissent , comme c' était le cas avant les malheurs du monde , sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d' aucun pays en particulier .

Quelle base ? En vérité , on ne voit pas qu' à cet égard il puisse y avoir de critère , d' étalon , autres que l' or . Eh oui ! l' or , qui ne change pas de nature , qui se met , indifféremment , en barres , en lingots ou en pièces , qui n' a pas de nationalité , qui est tenu , éternellement et universellement , comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence . D'ailleurs , en dépit de tout ce qui a pu s' imaginer , se dire , s' écrire , se faire , à mesure d' immenses événements , c' est un fait qu' encore aujourd'hui aucune monnaie ne compte , sinon par relation directe ou indirecte , réelle ou supposée , avec l' or . Sans doute ne peut - on songer à imposer à chaque pays la manière dont il doit se conduire à l' intérieur de lui - même . Mais la loi suprême , la règle d' or - c' est bien le cas de le dire - qu' il faut remettre en vigueur et en honneur dans les relations économiques internationales , c' est l' obligation d' équilibrer , d' une zone monétaire à l' autre , par rentrées et sorties effectives de métal précieux , la balance des paiements résultant de leurs échanges .

Certes , la fin sans rudes secousses du gold exchange standard , la restauration de l' étalon-or , les mesures de complément et de transition qui pourraient être indispensables , notamment en ce qui concerne l' organisation du crédit international à partir de cette base nouvelle , devront être concertées posément entre les Etats , notamment ceux auxquels leur capacité économique et financière attribue une responsabilité particulière . D'ailleurs ces cadres existent déjà où de telles études et négociations seraient normalement menées . Le Fonds monétaire international , institué pour assurer , autant que faire se peut , la solidarité des monnaies , offrirait à tous les Etats un terrain de rencontre approprié , dès lors qu' il s' agirait non plus de perpétuer le gold exchange standard , mais bien de le remplacer . Le comité de 10 , qui groupe , aux côtés des Etats-Unis et de l' Angleterre , d' une part la France , l' Allemagne , l' Italie , les Pays-Bas et la Belgique , d' autre part le Japon , la Suède et le Canada , préparerait les propositions nécessaires . Enfin , il appartiendra aux six Etats qui paraissent en voie de réaliser une Communauté économique européenne d' élaborer entre eux et de faire valoir au dehorsle système solide que recommande le bon sens et qui répond à la puissance renaissante de notre continent .

La France , pour sa part , est prête à participer activement à la vaste réforme qui s' impose désormais dans l' intérêt du monde entier .

Je m' en vais remonter assez loin parce que l' idée des Nations-unies est une idée ancienne . Naturellement elle est sortie de la guerre . " La guerre enfante tout " , disaient les Grecs de l' Antiquité . De la première guerre mondiale sortit la Société Des Nations , que la France , l' Angleterre , les Etats-Unis et leurs alliés décidèrent d' instituer dans l' espoir d' empêcher , par l' action conjuguée des Etats pacifiques , que le malheur se renouvelât . Il est vrai qu' ensuite l' Amérique s' abstint d' en faire partie . Mais aussi longtemps que les données de la situation du monde furent celles qu' avait fixées le traité de Versailles , la Société Des Nations put exister et fonctionner en s' exaltant de son propre idéal , notamment quand il s' agissait de condamner théoriquement la guerre .

Pourtant , on allait voir que , les hommes étant les hommes et les Etats étant les Etats , on avait visé trop haut . A mesure que le Japon impérialiste , l' Allemagne nazie et l' Italie fasciste s' en prenaient à l' ordre établi et qu' apparaissait la nécessité non seulement de parler , mais d' agir à leur encontre , la Société Des Nations manifestait son impuissance . De la réunion de tant de calculs , de réserves , de craintes , d' intérêts divers , ne pouvait sortir , en effet l' action , c'est-à-dire la détermination , l' engagement , le risque . Le deuxième conflit mondial mit en faillite l' institution de Genève , tandis qu' en venaient aux mains les principaux membres répartis entre deux camps .

Cependant , l' idée d' offrir aux nations un cadre tel qu' elles puissent y être également représentées , discuter des problèmes du monde , formuler à leur sujet le sentiment moyen des peuples , désavouer les intentions belliqueuses des ambitieux , concentrer les informations relatives à la situation matérielle , sociale et morale de chaque pays , et mettre en œuvre un concours collectif apporté à son développement , apparaissait de nouveau avant même que les canons ne se soient tus . Avec Roosevelt , Churchill , Staline , Tchang Kaï-Chek , j' ai eu l' honneur d' arrêter le projet de charte qui fut adoptée à San Francisco par 51 Etats .

On sait qu' en vertu de cette Constitution , l' Organisation des Nations-unies comportait , d' une part , un Conseil chargé de veiller à la sécurité internationale et pouvant engager les moyens voulus pour la faire respecter , d' autre part , une Assemblée dont les débats aboutiraient à des recommandations , le droit d' agir n' appartenant toutefois qu' au Conseil . Celui - ci , parmi se 11 membres , en comptait 5 permanents , savoir les grandes puissances victorieuses , chacune d' elles ayant droit de veto . Un Conseil économique et social et une Cour de Justice s' ajoutaient à ces deux grandes instances . Un secrétaire général avait à assurer le fonctionnement pratique de l' Organisation . Au surplus , la charte prévoyait que les Nations-unies ne devaient pas intervenir dans les affaires intérieures d' un Etat .

Cette charte était raisonnable . Par là , au sein de l' Assemblée , devenaient normales et constantes la réunion et la confrontation de presque tous les Etats du monde dans une sorte de forum d' où pourrait se dégager une opinion internationale et qui , en vertu de l' égalité de tous ses membres , conférait à chacun d' entre eux , notamment à ceux qui venaient d' acquérir l' indépendance et la souveraineté , une dignité hautement reconnue . D'ailleurs au sein du Conseil étaient amenées à se rencontrer , et si possible à collaborer au maintien de la paix , 5 puissances auxquelles leur politique , leur économie , leurs armes , leur influence attribuent une responsabilité mondiale . Ces dispositions répondaient donc à ce qu' il était à la fois possible et prudent de faire . Sans doute n' instituaient - elles pas un gouvernement et un Parlement du monde , et surtout la rivalité de la Russie soviétique et des Etats-Unis se déployant sur toute la terre au milieu d' un nombre de plus en plus élevé d' Etats , il était sage que l' Organisation , plutôt que de prétendre à imposer ce qui ne pouvait l' être , se ménageât les conditions de l' équilibre et l' impartialité .

On sait ce qui est arrivé . Sous la pression d' événements survenus en Corée , à Suez et en Hongrie , comme du recours immodéré au veto par les Soviets , les Nations dites " unies " , et qui ne l' étaient plus , se sont laissées aller à dépasser leur nature et leurs possibilités . Elles sont sorties de leur charte . Méconnaissant les attributions du Conseil de Sécurité , l' Assemblée générale s' est arrogé en 1950 le droit de décision quant à l' emploi de la force , ce qui fit d' elle le champ des querelles des deux rivaux . A la faveur du trouble ainsi créé , le secrétaire général d' alors fut amené à s' ériger en autorité supérieure et excessive . Poursuivant dans la voie des abus , on vit l' Organisation se mêler directement de la situation intérieure du Congo , y envoyer à grands frais des contingents militaires fournis par des Etats trop souvent intéressés - quel Etat ne l' est pas ? - et des missions politiques , administratives , économiques , qui répondaient , en fait , aux intentions d' une grande puissance . Certes , cette intervention a cessé grâce à la sagesse de l' actuel secrétaire général et compte tenu des dépenses , dont la France - soit dit en passant - ne saurait se charger pour sa part puisqu'elle n' a cessé de désapprouver une entreprise injustifiée et une procédure contraire au traité de San Francisco . Mais la profonde transformation que de telles entorses ont fait subir aux Nations-unies compromet évidemment leur unité , leur prestige et leur fonctionnement . De là , la crise dans laquelle elles se trouvent plongées .

Je dirai franchement qu' à mon sens c' est en revenant à la prudence et à la charte que l' Organisation des Nations-unies peut retrouver son équilibre . Au point où en sont les choses , il faudrait , évidemment que Washington , Moscou , Londres , Pékin et Paris s' entendent pour revenir au point de départ , tout comme ils s' entendirent naguère pour fonder les Nations-unies . La France , pour sa part , est prête à contribuer à un tel accord des 5 , et il lui semble que Genève serait le lieu tout indiqué pour cette négociation , comme d'ailleurs pour telle ou telle autre à laquelle vous pensez . Combien nous paraît en effet souhaitable le salut d' une institution dans laquelle le monde a mis tant d' espoirs pour aider à la solidarité et au progrès de tous les hommes !

Au cours des entretiens que j' ai eu l' honneur et la satisfaction d' avoir à Rambouillet , il y a 15 jours , avec Monsieur le chancelier Erhard , et qui nous ont permis d' établir entre nous un contact marqué par une amicale confiance , le problème de l' Allemagne a , naturellement , été considéré . Je ne vous dirai pas ce qui fut , de part et d' autre , explicitement avancé sur ce très grave sujet . Mais je puis vous indiquer quelles sont , dans leur ensemble , les vues de la France , pour autant qu' elles n' auraient pas déjà été formulées .

Le problème allemand est , par excellence , le problème européen . Européen , figurez - vous , depuis l' avènement de l' Empire romain , c'est-à-dire depuis que l' Europe historique a cessé de se limiter au bassin de la Méditerranée pour se porter sur le Rhin . Européen , à cause de l' emplacement des Germains au centre de notre continent , entre Gaulois , Latins et Slaves . Européen , parce qu' une longue et dure histoire l' a rempli de ferments et chargé de séquelles qui ont laissé , chez tous les voisins de ce pays en perpétuel devenir , de cruelles rancœurs et de multiples préventions . Européen , parce que le peuple allemand est un grand peuple , en fait d' activité économique , comme dans le domaine de la pensée , de la science et de l' art , ou en matière d' activité militaire et que l' Europe voit en lui une partie essentielle d' elle - même . Européen , enfin , parce que , depuis toujours , l' Allemagne ressent une angoisse , parfois une fureur , suscitées par sa propre incertitude au sujet de ses limites , de son unité , de son régime politique , de son rôle international , et qui font que son destin apparaît perpétuellement au continent tout entier comme d'autant plus inquiétant qu' il reste indéterminé .

Est - il besoin de dire que les événements survenus dans la première moitié de ce siècle ont rendu le problème plus malaisé et brûlant que jamais ? Déjà la première guerre mondiale avait , du fait de l' Empire allemand , causé à l' Ouest , à l' Est , au Sud , au Nord de l' Europe un gigantesque ébranlement . Mais , ensuite , l' immense entreprise dominatrice du troisième Reich : l' invasion de ses armées , d' une part jusqu' à la Manche , l' Atlantique , les Pyrénées , l' Adriatique , les deux rives de la Méditerranée , d' autre part jusqu' à l' Artique , les abords de Moscou , le fond du Caucase , la Mer Noire , la mer Egée ; l' action de ses sous-marins sur tous les océans du globe ; sa tyrannie établie sur 12 Etats européens , son hégémonie sur 4 autres ; la mort violente de 40000000 d' hommes , militaires ou civils , en conséquence de son action , en particulier l' extermination systématique de 10000000 de détenus , infligèrent de terribles blessures au corps et à l' âme des peuples .

Sans doute , l' écrasement final du troisième Reich avait - il mis un terme à l' épreuve . Sans doute , la subordination imposée au vaincu , d'ailleurs démoli et décimé , les faits accomplis dans les territoires qui étaient naguère la Prusse orientale , la Posnanie , la Silésie , la fin de l' Anschluss autrichien et du " protectorat " sur la Tchécoslovaquie , la division organique du pays par la création de zones et par le statut de Berlin , éloignaient - ils , tout d'abord , les craintes directes qu' il avait longtemps inspirées . Sans doute , la politique raisonnable et habile qu' adoptait le gouvernement du chancelier Adenauer rassurait - elle à l' Ouest beaucoup d' esprits . Mais le drame n' en a pas moins laissé des traces très profondes . Pour tout dire , c' est de la circonspection , voire quelque malaise , que l' expansion économique , la renaissance militaire et le redressement politique de la République fédérale ont parfois inspirés à l' opinion en Europe occidentale , tandis que les régimes soviétisés de l' Est européen utilisaient la méfiance instinctive des populations à l' égard des Germaniques pour justifier la guerre froide contre le monde libre soi-disant entraîné par les " revanchards allemands " .

Le problème est donc posé une fois de plus dans l' histoire . Pour la France , tout se ramène aujourd'hui à 3 questions étroitement liées : faire en sorte que l' Allemagne soit désormais un élément certain du progrès et de la paix ; sous cette condition , aider à sa réunification , prendre la voie et choisir le cadre qui permettraient d' y parvenir .

Il est vrai que , jusqu' à présent , l' affaire n' a pas toujours été considérée de cette manière . Au lendemain de la dernière guerre mondiale , sous l' impression des épreuves subies et des dangers courus par les peuples de l' ancien continent , on a , de maints côtés , envisagé de prévenir le retour de tels malheurs en supprimant ce qui en avait été la cause , savoir la puissance germanique . De là , les projets consistant à interdire la reconstitution d' un gouvernement central , à placer le bassin de la Ruhr sous contrôle international et à tenir l' Allemagne désarmée . On sait que la France fut portée d'abord - et pour cause ! - vers cette conception . Mais le fait que la confrontation du monde libre et du monde soviétique devenait la grande affaire et que l' Allemagne y était un enjeu modifia nos perspectives . D'ailleurs , au fond de leur malheur , nos voisins d' outre-Rhin ne semblant plus menaçants , beaucoup ressentaient de la pitié à leur égard et en dépit de tout l' attrait élémentaire que méritent leurs qualités . Enfin et surtout , l' union de l' Europe , qui devenait la condition nécessaire de son indépendance et de son développement , exigeait la réconciliation et la coopération de l' Allemagne et de la France .

Cependant , l' opposition entre l' Est et l' Ouest , qui se déployait sur le sol de l' Allemagne , ne pouvait qu' approfondir sa division politique et territoriale . Il est vrai que les Soviétiques , ayant imposé à leur zone un système à leur façon , tentaient de faire croire que , tôt ou tard , l' Allemagne pourrait être réunie sous un régime du même genre . Mais l' alliance atlantique , la réussite économique et sociale de la République fédérale , la répulsion inspirée par le communisme à la population allemande tout entière rendaient vaine cette prétention . Pour que les Soviets eussent une chance d' unifier l' Allemagne sous un régime tel que le leur , il leur fallait triompher dans un conflit mondial . Or , en dépit de la tension qu' ils entretenaient à Berlin , ils se gardaient d' en ouvrir un . D' autre part , les Etats-Unis , dont Foster Dulles animait alors la politique , avaient pu penser qu' en renforçant puissamment l' OTAN , l' Occident ferait reculer Moscou et rendrait ainsi à l' Allemagne son unité . Mais ce n' était là qu' un rêve , à moins qu' on ne fît la guerre , ce à quoi Washington et ses alliés n' étaient aucunement disposés . Au reste , une grande partie de l' opinion universelle , tout en reconnaissant le caractère précaire de ce qu' il advenait de l' ancien Reich et en désapprouvant l' artifice brutal du mur et des barbelés , s' accommodait d' une situation qui , vaille que vaille , n' empêchait pas la coexistence . 20 années ont donc passé sans que soit fixé le nouveau destin de l' Allemagne .

Une pareille indétermination , en une pareille région du monde et à une pareille époque , ne saurait évidemment être tenue pour définitive . Oh ! sans doute , on peut imaginer que les choses continuent longtemps comme elles sont et qu' il n' en résulte demain , pas plus qu' il n' en est sorti hier , une conflagration générale , la dissuasion atomique réciproque réussissant à empêcher le pire . Mais il est clair qu' une paix réelle , a fortiori des rapports féconds entre l' Ouest et l' Est ne seront pas établis tant que subsisteront les anomalies allemandes , les inquiétudes qu' elles suscitent et les épreuves qu' elles entraînent . Il n' en est pas moins évident , faute qu' on se batte , pour que l' un ou l' autre impose sa solution et sans méconnaître les raisons qu' il y a à porter sans cesse le problème devant la conscience universelle des nations , que celui - ci ne sera pas tranché à partir de la confrontation des idéologies et des rapports de forces des deux camps qui s' opposent aujourd'hui dans le monde . Ce qu' il faut faire ne pourra être fait , un jour , que par l' entente et l' action conjuguée des peuples qui ont toujours été , qui sont et qui resterons principalement intéressés au sort du voisin germanique , bref des peuples européens . Que ceux - ci envisagent d'abord d' examiner ensemble , ensuite de régler en commun , enfin de garantir conjointement la solution d' une question qui est essentiellement celle de leur continent , telle est la seule voie qui puisse faire renaître , tel est le seul lien qui puisse maintenir une Europe en état d' équilibre , de paix et de coopération d' un bout à l' autre du territoire que lui attribue la nature .

Assurément , la réussite d' une entreprise aussi vaste et aussi difficile implique beaucoup de conditions . Il s' agit que la Russie évolue de telle façon qu' elle voie son avenir , non plus dans la contrainte totalitaire imposée chez elle et chez les autres , mais dans le progrès accompli en commun par des hommes et par des peuples libres . Il s' agit que les nations dont elle a fait ses satellites puissent jouer leur rôle dans une Europe renouvelée . Il s' agit qu' il soit reconnu , avant tout par l' Allemagne , que le règlement dont elle pourrait faire l' objet impliquerait nécessairement celui de ses frontières et celui de ses armements par accord avec tous ses voisins , ceux de l' Est et ceux de l' Ouest . Il s' agit que les six Etats qui , espérons - le , sont en voie de réaliser la Communauté économique de l' Europe occidentale , parviennent à s' organiser dans le domaine politique et dans celui de la défense afin de rendre possible un nouvel équilibre de notre continent . Il s' agit que l' Europe , mère de la civilisation moderne , s' établisse de l' Atlantique à l' Oural dans la concorde et dans la coopération en vue du développement de ses immenses ressources et de manière à jouer conjointement avec l' Amérique , sa fille , le rôle qui lui revient quant au progrès de 2000000000 d' hommes qui en ont terriblement besoin . Quelle part pourrait être celle de l' Allemagne dans cette ambition de l' ancien continent rajeuni !

Sans doute , ces conditions paraissent - elles très complexes et ces délais semblent - ils bien longs . Mais quoi ! La solution d' un problème aussi vaste que celui de l' Allemagne ne peut avoir que de grandes dimensions et de grandes conséquences .

La France pour sa part , croit qu' il ne pourra être résolu autrement que par l' Europe elle - même , parce qu' il est à la dimension de l' Europe tout entière . C' est là , à terme , sur ce continent l' objectif essentiel de la politique de la France .

J' espère vous avoir répondu . Je crois avoir épuisé vos questions .

C' est une affaire en évolution . Pour ce qui est de l' Afrique du nord , en évolution favorable , très favorable . Pour ce qui est de l' Orient , une évolution qui ouvre des perspectives fructueuses et , je crois , intéressantes .

Je voudrai dire un mot , quoiqu'on ne m' ait pas posé la question , simplement pour exprimer combien j' ai été satisfait du contact que j' ai pu avoir avec le Premier ministre britannique au cours de ma visite à Londres , où j' ai été rendre hommage au grand Churchill .

Evidemment , on s' est aperçu lors de ce contact qu' il n' y avait pas de montagnes entre l' Angleterre et la France ; il y a seulement un canal . Encore , avec un tunnel , pourrait - on , je crois , les rapprocher beaucoup . Probablement tous ces problèmes qui sont communs à nos deux grands pays pourront - ils être traités aisément avec moi - même , avec le Premier ministre , avec les ministres français , quand le Premier ministre britannique viendra à Paris , ce que nous espérons bien .

Je vous remercie de votre attention .

Rechercher un autre mot
Ses mots préférés
Les mots les plus spécifiques de son discours
gold
exchange
standard
dollars
charte
revenus
métal
paiements
continent
relatives
part
telles
fiduciaire
sorties
attribue
venaient
immenses
international
pareille
survenus
conjuguée
épreuves
germanique
chacune
conjointement
répondaient
rentrées
confrontation
précieux
maints

MESURE DU DISCOURS - Logométrie - Mentions Légales - UMR 7320 : Bases, Corpus, Langage - Contact