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De même dans l' affaire du retraitement , il est sans doute possible de définir des types d' opération de retraitement , ou en tout cas des opérations faites après retraitement , qui rendent le plutonium résultant de ce retraitement inutilisable .

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V. Giscard d'Estaing - 7 mai 1977

Les faits qui se sont produits sur la scène internationale depuis l' automne 1973 conduisent à une réflexion d' ensemble , qui n' est pas seulement de type conjoncturel : comment faire pour corriger les écarts de change ou l' insuffisance de l' activité ? Ils justifient une réflexion concertée des principaux pays industrialisés .

Il est apparu qu' il y avait à la fois un problème nord-sud , un nouveau rapport à établir entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement , et un nouveau problème de fonctionnement des économies , caractérisé par l' existence d' une situation de chômage généralisée dans les pays industrialisés .

L' apparition partout de problèmes sectoriels très brutaux - je prendrai l' exemple des chantiers navals , celui de la sidérurgie .

Le fait , qui est un problème interne aux pays industrialisés , que la croissance ne reprend qu' à un taux manifestement modéré et qu' on ne retrouve pas l' exubérance antérieure , tout cela montre qu' il s' est produit des changements en profondeur et qu' il faut les analyser , les diagnostiquer et en tirer un certain nombre de conséquences . C' est là mon idée de base .

Une réunion comme celle - ci , qui rassemble des chefs de gouvernement , ne peut pas prendre de décisions parce que pour la plupart des sujets traités il existe des mécanismes de décision , soit internationaux , comme le dialogue nord-sud , la CNUCED , soit européens .

Elle doit se limiter à un échange de vues entre les chefs de gouvernement du même genre que ceux qui sont intervenus à la conférence franco - africaine .

Nous avons tout à fait admis à Rome que si les sujets traités étaient des sujets pour lesquels il y avait un mandat communautaire , ce qui est le cas par exemple de la négociation commerciale bilatérale ou du dialogue nord-sud , la commission de la communauté puisse être présente bien qu' elle n' ait pas au niveau des institutions le caractère d' un chef de gouvernement .

Mais la présentation qui a été donnée ensuite par un certain nombre de partenaires de l' accord de Rome a été volontairement déformée .

On a dit que la France avait accepté que la réunion au lieu de se dérouler à sept , se déroule à 8 avec la communauté . Mais ce n' est pas du tout ce qui a été décidé à Rome .

Il a été dit qu' à celles des séances qui auraient à traiter de problèmes communautaires la commission serait représentée .

Rien de plus . Alors j' arrive pour le début de la conférence qui commence le samedi matin , et cette conférence se tient à sept .

Oui , sur certains sujets , incontestablement . Notamment le dialogue nord-sud , puisque pour la première fois dans cette affaire complexe nous avons pu réaliser à Rome un accord sur les deux points qui restaient très ouverts , c'est-à-dire la question du principe d' un fonds commun pour les matières premières et celle de l' aide spéciale aux pays en voie de développement les plus pauvres . Nous nous sommes même mis d'accord à ce propos sur un ordre de grandeur .

Oui , cela c' est un problème britannique . Vous posez le problème de la conception britannique de l' Europe , vous avez eu l' occasion d' entendre monsieur Callaghan à ce propos , mais je dirai que pour ce qui est de la France , qui participe depuis l' origine aux institutions communautaires .

De toute façon , ce qui a été décidé , c' est un accord qui n' entre en vigueur que si tout le monde l' applique .

Si donc il y avait un retard du fait de tel ou tel , il affecterait l' ensemble du dispositif .

C' est ce qui est prévu dans l' accord de septembre 1976 .

Deuxièmement , comme vous le savez , la difficulté britannique , c' est une difficulté qui porte maintenant sur le mode de scrutin , sur la loi électorale .

Dans cette affaire , il y a eu un renversement de positions : les conservateurs veulent un scrutin " découpé " , à circonscriptions , alors que les travaillistes sont pour un scrutin proportionnel national . C' est donc un problème de scrutin , mais le gouvernement britannique a fait ce qu' il avait dit , c'est-à-dire qu' il a déposé son projet à temps , et il prévoit que la question sera débattue sine die .

Je ne traiterai pas le fond parce que je crois que dans ce protocole additionnel il n' y aurait rien d' autre que ce qui est déjà dans les textes , puisque les pouvoirs de l' assemblée parlementaire européenne sont définis d' une façon très précise par le traité de Rome .

Ces pouvoirs ne peuvent être modifiés que par une renégociation du traité , qui , elle - même , est soumise , vous le savez , à la règle de l' unanimité .

Donc , juridiquement , le problème ne se pose pas . La France n' a pas l' intention de demander la négociation d' un protocole additionnel .

Il ne faut pas confondre la majorité dans sa dimension générale et les positions individuelles de tel ou tel de ses membres .

Vous vous souvenez qu' il y a eu d'abord un problème qui a été soulevé , qui a été celui de la constitutionnalité .

Et on nous laissait entendre que si ce problème était réglé le reste pourrait aller de soi .

Le problème de la constitutionnalité a été réglé par le conseil constitutionnel , qui a rendu l' avis que vous connaissez .

Il y a eu ensuite un problème que le gouvernement avait l' intention de traiter , qui est celui de bien faire savoir que toute modification des compétences de l' assemblée parlementaire européenne ne pourrait se faire que dans le respect des textes , c'est-à-dire , d' une part en observant la procédure de révision du traité de Rome telle qu' elle est prévue par le traité .

D' autre part en en tirant les conséquences sur le plan intérieur français telles qu' elles résultent de l' avis du conseil constitutionnel , c'est-à-dire , le cas échéant , une modification de la constitution .

Et nous prévoyons dans notre dispositif de rappeler ces deux points essentiels .

Je dis rappeler parce que , quand on regarde les textes , de toute façon , on ne peut pas agir autrement . Mais il n' y a pas d' inconvénient à ce que la loi confirme cette garantie juridique .

Cela va dépendre , en très grande partie , de la position américaine .

Il y avait jusqu' à présent deux difficultés principales .

A l' intérieur de l' Europe , certains pays n' admettaient pas des solutions qui nous paraissaient indispensables à la conclusion politique de ce dialogue .

Ce problème a été réglé à Rome , notamment du fait de l' évolution de l' Allemagne fédérale .

Les Etats-unis , de leur côté , n' avaient pas accepté jusqu' à présent certains éléments jugés essentiels , et notamment la création d' un mécanisme financier commun , d' un fonds commun .

Or Jimmy carter a , pour la première fois , parlé récemment à la TV de ce fonds commun , sans faire plus d'ailleurs que mentionner son existence . Si nous pouvons nous accorder sur ce point à Londres , nous aurons ouvert à nos partenaires des pays en voie de développement la possibilité d' un accord lors de la réunion de Paris .

Non .

Mais un pays comme l' Algérie joue un grand rôle dans ce dialogue , car les derniers évènements de Mauritanie , par exemple , pèsent lourdement sur les relations de nos deux pays . Leurs conséquences n' affectant que les relations politiques bilatérales .

Cette affaire n' est pas encore posée dans ses termes définitifs , puisqu'on ne sait pas où sont ces ressortissants français , s' ils sont sur le territoire mauritanien ou s' ils sont sur le territoire d' un autre Etat .

C' est en fonction des règles constantes du droit international que nous serons amenés à poursuivre l' affaire .

La France a une attitude constante dans ses rapports avec l' Algérie : elle évite toute attitude ou initiative qui soit contraire aux bonnes relations internationales et , d' autre part , elle estime que nos relations doivent se développer sur la base des intérêts réciproques . C' est ainsi qu' il y a quelques jours un contrat a été signé concernant la participation de la France au fonctionnement de telle ou telle installation industrielle Algérienne pour l' avantage réciproque des deux parties .

Si l' Algérie avait voulu répliquer , elle l' aurait fait par les voies diplomatiques habituelles et non pas par l' utilisation d' un contentieux dont elle dit elle - même qu' il n' est pas le sien .

Ecoutez , on ne peut pas à la fois comprendre que l' Algérie s' émeuve de se voir mise en cause et , d' autre part , indiquer qu' il s' agirait d' une action délibérée de sa part . Il faut choisir entre les deux termes .

La rencontre intervient à un moment où il est clair que l' économie des pays industriels pose un problème commun et d' une dimension mondiale .

Il s' agit des pays industriels de l' ouest , mais je suis persuadé que si les pays socialistes étaient représentés , finalement , aux mécanismes économiques près , nous retrouverions le même problème .

Je crois d'abord qu' il est très important que nous analysions ce problème ensemble .

Deuxièmement que nous constations qu' il y a sûrement des actions ponctuelles qui peuvent être entreprises pour en diminuer l' ampleur : par exemple , le fait que chacun des pays s' efforce d' aller dans son taux de croissance , aussi loin que les exigences de la lutte contre l' inflation le lui permettent . Mais je crois que , même si cela est fait , nous nous apercevrons qu' il reste un problème résiduel qui est le changement de structure des relations des pays industrialisés tenant au renchérissement de l' énergie et des matières premières et à l' apparition d' autres centres de production dans le monde disposant de conditions de rémunérations des travailleurs très différentes des nôtres .

C' est un problème qu' on pourrait aborder sous son angle protectionniste . Ce serait une très grande imprudence , car si on réveillait dans le monde autour de 1978 , le démon protectionniste , on commettrait la même erreur qui a été commise dans les années 30 , c'est-à-dire qu' on accentuerait le processus au lieu de contribuer à la recherche d' un taux de croissance et d' un taux d' échanges plus élevés .

Certes , c' est déjà important ; c' est le progrès intellectuel de 1930 à 1975 , non ? Par contre , ce qui est certain c' est que le libéralisme des échanges purs , c'est-à-dire le fait de ne pas s' occuper des conséquences du mouvement des échanges , n' est pas compatible non plus avec cette situation de sous-emploi des capacités du potentiel humain des pays industriels .

Il faut donc introduire dans le raisonnement sur les échanges internationaux un certain nombre de considérations : la rapidité avec laquelle peuvent évoluer les parts de marchés , par exemple , le fait que des industries de pointe et de technologie avancée doivent pouvoir se développer en concurrence , sans être écrasées par les grands monopoles technologiques internationaux - cela concerne par exemple l' industrie de l' aviation , l' industrie de l' informatique , la technologie nucléaire - et puis le fait que les règles de conduite des échanges commerciaux doivent être strictement vérifiées , en ce qui concerne le non-détournement de trafic , l' utilisation d' une nationalité abusive pour bénéficier de libertés de transaction , et cetera .

Pas uniquement , non . Si vous considérez ces problèmes pour la France , ils dépendent en partie de l' attitude américaine .

Il faut maintenant que l' Europe définisse avec plus de soin sa politique à cet égard .

Nous avons pratiqué une politique de très grande ouverture , la CEE est , en quelque sorte , le premier pays commercial du monde - et le pays commercial le plus ouvert .

Il ne s' agit pas de revenir sur cette orientation , mais d' organiser notre commerce international comme les autres grandes zones du monde .

Il y a eu quelques progrès mais timides , très empiriques jusqu' à présent , et donc que nous aurons à retraiter à neuf .

Et puis il y a ensuite la discussion internationale . Il ne faut pas imaginer une conférence des pays industrialisés traitant ce problème à l' écart des autres , donnant l' impression qu' il y a les problèmes des riches et ceux des pays en voie de développement .

Cela ferait d'ailleurs apparaître de trop grandes divergences entre les pays industrialisés , certains , comme le Canada , et dans une moindre mesure , les Etats-unis , étant ardemment " libre-échangistes " . Je crois donc que la discussion de ces questions relève du GATT .

Je crois que c' est fondamental dans deux domaines : les échanges , puisqu'ils sont maintenant des partenaires importants et que les règles de fixation de prix de concurrence sont identiques dans les pays industrialisés de l' ouest et de l' est , et le financement général du développement .

A l' heure actuelle , il existe un dispositif occidental centré autour de la banque mondiale , de l' aide , du fonds monétaire international .

Les pays socialistes n' y sont pas présents , à une ou deux exceptions près . Je crois que l' on ne peut pas continuer ainsi .

Sur le programme de l' énergie j' ai écrit au président Carter très vite après sa prise de fonctions pour attirer son attention sur le fait que l' absence d' une politique active de l' énergie aux Etats-unis ruinait nos propres efforts concernant le retour à une situation plus équilibrée du marché de l' énergie .

Vous connaissez les chiffres de la croissance des importations de pétrole aux Etats-unis .

Celle - ci est si importante que , sur le plan de l' équilibre général des échanges pétroliers , notre propre effort de restriction de la consommation est bien plus qu' annulé par le développement des importations américaines .

J' ai reçu une réponse du président Carter au mois de mars .

Nous n' allons pas discuter son programme , d'autant plus qu' il va maintenant passer par le crible de toutes les instances compétentes , et notamment du congrès , mais le fait qu' il y ait la volonté d' un programme de développement des sources nouvelles d' énergie , d' une part , et de freinage de la consommation d' autre part , par toutes sortes de moyens , rencontre notre préoccupation .

Nous nous félicitons de cet effort . Et je dirai qu' à l' heure actuelle il y a deux pays qui ont une politique active de l' énergie , chacun à sa manière , ce sont les Etats-unis et la France .

Le deuxième point , c' est l' affaire nucléaire , ou plus exactement l' affaire de la prolifération .

Là , je sais qu' il y a un gros problème de l' information du milieu politique et intellectuel français , sur la réalité de la politique nucléaire française , je l' ai observé d'ailleurs par les réactions dans les journaux qui portent un jugement sur telle ou telle de nos décisions ponctuelles .

Je me suis aperçu qu' il n' y avait pas dans nos instances gouvernementales d' instrument approprié et que jusqu' à l' été dernier les décisions étaient prises d' une façon qui n' était pas synthétique .

Nous n' avions pas d' organisme central de délibération .

Nous avons défini en deux temps notre position , en septembre - octobre et en décembre .

Et il faut que vous en voyiez bien les lignes .

Notre position repose sur trois orientations : 1 ) la France a une politique nationale de l' énergie atomique qu' elle a décidée elle - même , elle continuera à garder la maîtrise de sa politique nucléaire ; 2 ) les besoins mondiaux en énergie sont tels qu' un grand nombre de pays vont être amenés à se doter d' énergie électrique d' origine nucléaire , c' est un besoin légitime de leur part ; 3 ) la manière dont va se développer l' usage énergétique de l' industrie atomique doit être telle qu' elle évite au maximum la prolifération nucléaire , que la France ressent comme étant un des fléaux de ce temps .

La politique des Etats-unis consiste à d'abord indiquer ce qu' ils vont faire . Ce qui n' est pas clair , c' est s' ils l' indiquent pour eux - mêmes ou pour le monde .

Ils indiquent par exemple qu' ils vont interrompre la construction d' usines de retraitement , et les progrès de leurs surrégénérateurs . Cela veut - il dire qu' ils s' attendent à ce que d' autres pays adoptent la même ligne , ou bien est - ce une contribution qu' ils apportent , nationalement , à l' effort mondial de prolifération ? C' est un point à éclaircir .

Sur chacune de ces questions , la France a des vues précises .

En ce qui concerne le retraitement , vous savez que nous disposons d' un outil industriel de retraitement , et , pour une nation comme la France et pour les pays avec lesquels nous travaillons , notre retraitement n' est en rien proliférant , puisque nous sommes déjà une puissance nucléaire .

Nous avons l' intention de poursuivre notre retraitement .

Nous ne voyons pas d'ailleurs comment il est possible à quelque groupe de pays que ce soit dans l' avenir de traiter le problème des déchets nucléaires sans retraitement .

L' avantage du retraitement , c' est que l' on réduit à la fois la dimension et le danger des résidus nucléaires ce qui fait que l' idée que pour des zones du monde où il y aura des résidus nucléaires actifs et où il n' y aurait pas de retraitement , nous ne voyons pas comment , matériellement , cela est possible .

Quant aux surrégénérateurs , ils ont pour conséquence non pas , comme on le croit , de refabriquer de la matière combustible , parce que ce serait une sorte de mouvement perpétuel , mais de permettre l' utilisation complète de tout l' uranium qui figure dans l' uranium naturel .

Par rapport aux usages classiques , on multiplie par cinquante environ l' énergie qu' on peut tirer d' une même quantité d' uranium naturel .

Or le problème de l' approvisionnement du monde en uranium naturel est un problème qui va se poser très vite , pratiquement à partir des années 85 - 90 .

Est - ce que des décisions de ce genre permettent de prendre en considération , mieux que cela n' a été fait dans le passé , les dangers de prolifération ? Je répondrai oui , et par ce que j' appellerai l' approche positive , qui consiste à regarder quelles sont les techniques , quelles sont les sécurités de toute espèce qui permettent de répondre aux besoins d' équipement en électricité nucléaire tout en réduisant ou supprimant les risques de prolifération .

Un exemple , que nous venons d' annoncer , concernant l' enrichissement : celui - ci , comme vous le savez , produit une certaine quantité soit de plutonium , soit d' uranium très enrichi , susceptible d' usage militaire .

Dans la technique qui a été utilisée par la France - et d'ailleurs d' autres pays font des recherches comparables - on peut aboutir à produire de l' uranium suffisamment enrichi pour la fabrication de l' électricité dans les centrales , qui soit pratiquement inutilisable pour les applications supposant l' enrichissement supérieur , c'est-à-dire l' utilisation militaire .

De même dans l' affaire du retraitement , il est sans doute possible de définir des types d' opération de retraitement , ou en tout cas des opérations faites après retraitement , qui rendent le plutonium résultant de ce retraitement inutilisable .

On ferait ainsi disparaître les risques tels que le vol d' armes nucléaires par des groupes terroristes ou leur fabrication par de petits groupes .

Il existe des techniques qui rendent le plutonium inapte à ce type d' usages . Donc plutôt que de se prononcer sur des interdictions globales contredites par les nécessités économiques probables de l' époque , et donc tournées sous l' effet de ces mêmes nécessités , on peut rechercher une approche positive destinée à définir des techniques qui atténuent ou font disparaître les risques de prolifération nucléaire .

... Ce n' est pas clair : ils ont pris une position très ferme en ce qui les concerne . Ils n' ont pas indiqué jusqu' à présent quelle allait être leur attitude par rapport aux dispositions internationales existantes .

Elle s' est beaucoup manifestée jusqu' ici et elle a participé vous le savez , aux travaux de ce qu' on appelle le groupe de Londres depuis la déclaration récente du président Carter , nous n' avons pas eu connaissance de réactions soviétiques sur les problèmes nucléaires .

Je n' en sais rien .

En tout cas , elle est moins évoquée qu' elle ne l' était il y a quelques semaines , et vous avez vu que les Etats-unis - en la personne de leur secrétaire d' Etat avaient pris une position beaucoup plus nuancée .

Je crois que dans l' affaire des droits de l' homme il y a deux choses : il y a d'abord une affirmation du principe , à laquelle nous souscrivons entièrement , cela va de soi . Il y a d' autre part la recherche de l' attitude qui aboutit aux meilleurs résultats concernant les droits de l' homme sans bloquer l' évolution souhaitable des relations internationales , et nous sommes prêts à réfléchir à cette attitude .

Je ne le pense pas . En tout cas , le " sommet " n' est pas une instance qualifiée pour le faire . Tout accord suppose la participation active de l' Union soviétique .

Vous voulez dire qu' on en parle comment ? La question peut revenir . En tout cas notre position sera absolument la même .

Une certitude . Nous sommes en train d' en préciser les modalités , ce sera dans la deuxième quinzaine de juin .

C' est une visite qui se situe à un moment très important , à la fois en raison des sujets que nous venons évoquer et avant les échéances considérées comme importantes puisqu'il y aura la conférence de Belgrade , qui se déroulera quelques semaines plus tard .

La visite de monsieur Brejnev sera l' occasion pour la France et l' Union soviétique de signer un certain nombre de textes qui vont faire l' objet d' un temps de préparation puisque monsieur De Guiringaud ira sur place à Moscou au début de juin pour en activer la préparation .

Alors la coopération politique et économique .

Notre attitude à la conférence de Belgrade sera une attitude , nous l' avons dit , qui ne sera ni agressive ni complaisante . Je crois que la portée de l' accord d' Helsinki a été sous-estimée au moment de sa signature .

Il a été accueilli avec dérision par les milieux occidentaux . Or je l' ai relu récemment d' un bout à l' autre et on a mis dans l' accord Helsinki une dynamique de la détente qui marque un changement considérable par rapport à tout ce qui était exprimé jusque - là .

Souvent on dit que c' était une affirmation et que rien n' a suivi , ce n' est pas exact . Il y a tout de même un certain nombre de choses qui ont été décidées et qui sans doute ne l' auraient pas été de la même manière s' il n' y avait pas eu cet accord .

Je pense par exemple , à l' accord germano - polonais , qui est un accord très important sur le retour d' un certain nombre de Polonais d' origine allemande .

Quand on regarde le texte de cet accord d' Helsinki , il définit des principes auxquels les Etats doivent se conformer , et de façon souvent détaillée .

Il n' indique pas que chaque Etat doit se substituer à tel autre pour en obtenir l' application sur le territoire de cet autre Etat .

Donc ce n' est pas ce que nous devons faire . Mais , par contre , nous devons relever s' il y a application ou non de l' accord d' Helsinki ou , s' il n' y a pas application , inviter les pays en question à se conformer aux engagements qu' ils ont eux - mêmes souscrits .

Je vous rappelle qu' il ne s' agit pas uniquement de la " troisième corbeille " . Il y a eu d' autres choses qui ont fonctionné dont la portée n' a pas été considérable , comme la notification des manœuvres militaires , mais enfin qui ont fonctionné .

Oui , cette visite était à la fois importante , et compte tenu de l' histoire de nos relations et plus encore de ce qu' a été le conflit vietnamien pour les vietnamiens , très profondément ressentie de part et d' autre . Et d'abord , la personnalité de Pham Van Dong a certainement joué un rôle déterminant dans le succès de ces conversations , et d' autre part , nous avons pu fonder les relations à venir du Vietnam et de la France sur la compréhension réciproque et une analyse tout à fait objective et très convergente de ce que nous pouvions représenter les uns pour les autres .

En réalité , pratiquement , tous les pays participants à la réunion de Londres à la seule exception des Etats-unis , sont en position de faiblesse .

Je considère que la situation française sur le plan extérieur est plus assurée qu' elle ne l' était par exemple , l' an dernier à la même époque ; de toute façon la situation française a toujours été traitée comme vous le savez , de façon très critique , par une partie de la presse internationale , qui n' apprécie pas l' indépendance de certaines positions françaises . D' autre part , l' ensemble des pays européens à l' heure actuelle connaît , sur le plan intérieur , des situations politiques d' équilibre fragile , puisqu'on peut noter que pour tous les pays européens en cause , les gouvernements en place sont pratiquement des gouvernements qui apparaissent comme minoritaires dans les sondages .

Parce qu' il vient d' y avoir des élections ; c' est toujours la même chose .

Par contre , la situation externe de la France est beaucoup plus assurée en 1977 qu' en 1976 .

Je vous rappelle qu' en 1976 nous étions dans une période de dépréciation assez rapide du franc . Nous abordions une période d' accroissement très rapide de notre déficit extérieur .

Nous sommes à présent dans la situation inverse .

La position du franc ces derniers jours a été tout à fait stable et le déficit du commerce extérieur a été très sensiblement réduit .

Donc sur le plan technique , en ce qui concerne le besoin que la France aurait des autres , nous sommes au contraire dans une situation qui nous permet d' agir .

Le problème essentiel est de recréer à l' intérieur un climat d' assentiment politique . Je constate comme vous , en lisant la presse internationale , quel écho y trouvent les divisions de la majorité , et je souhaiterais que dans les rangs de celle - ci on prenne mieux conscience des conséquences qui en résultent du point de vue de l' intérêt national .

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