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Ensuite , parce que la Meuse représente un exemple assez typique de l' agriculture française , avec à la fois des productions céréalières , et des productions animales diversifiées , une organisation des collectes et des transformations particulièrement en matière de produits laitiers , et donc un exemple de ce qu' est l' agriculture française .

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V. Giscard d'Estaing - 18 août 1977

D'abord pourquoi ce déplacement agricole ? C' est pour rappeler qu' au mois août , qui est une période de vacances pour un grand nombre de Français , les agriculteurs français sont au travail .

Ils sont au travail , notamment , cette année , en raison du climat du printemps , qui fait que , dans certaines régions , les moissons viennent à peine de s' achever ou ne sont pas encore terminées .

Et c' est le cas , par exemple , dans le département de la Meuse .

C' est ensuite pour souligner l' importance de l' agriculture française dans notre conjoncture nationale .

Il faut savoir , en effet , le ministre de l' agriculture l' a rappelé hier au conseil des ministres , que la France vient de traverser trois années difficiles pour son agriculture .

Pendant les trois dernières années , en effet , la production agricole a , soit stagné , soit diminué , et le revenu de l' agriculture n' a pu être maintenu à son niveau antérieur que grâce aux aides mises en place en 1975 et en 1976 . Mais s' il n' y avait pas eu cet effort supplémentaire , le revenu agricole aurait diminué au cours des dernières années , et il faut donc se rendre compte que ces difficultés de l' agriculture ont pesé sur la conjoncture de la France entre 1974 et 1976 .

Pour 1977 , nous revenons à une situation normale .

La production agricole de 1977 sera supérieure en volume à celle de 1976 , et les prix seront également plus rémunérateurs , dans l' ensemble , qu' en 1976 , si bien qu' il y aura à nouveau une progression du revenu de l' agriculture .

En même temps , ce retour à la normale de la production agricole française aura des conséquences positives sur la balance de nos échanges .

Vous savez que nous nous étions fixé comme objectif un excédent d' exportations agricoles pour la France de 20 milliards de francs en 1980 .

Pour vous situer l' ordre de grandeur , vous savez que notre facture pétrolière est plafonnée en 1977 à 55 milliards de francs .

Donc , si l' agriculture française enregistrait un surplus de 20 milliards de francs , elle financerait entre le tiers et la moitié de notre facture pétrolière .

Or , l' évolution , au cours des dernières années n' a pas été favorable : du fait de la sécheresse , l' excédent commercial agricole de la France a diminué sensiblement , en 1976 et , en 1977 , nous atteindrons tout juste l' équilibre .

Le premier semestre , qui était marqué encore par les pertes d' exportations dues à la sécheresse , a connu un déficit de nos échanges agricoles et alimentaires : moins deux milliards et demi de francs environ .

Par contre , le deuxième semestre sera un semestre d' excédent : nous pouvons nous attendre à un excédent compris entre deux milliards et demi et trois milliards de francs et dont nous rattraperons , au cours du second semestre , le déficit du premier . Et nous pourrons reprendre ensuite notre marche en avant , pour aller vers cet objectif d' un excédent de l' ordre de grandeur de 20 milliards de francs qui avait été fixé par le viième plan .

Alors , vous me dites : pourquoi la Meuse ? D'abord parce que la Meuse est un département dans lequel l' agriculture joue un rôle considérable , pour ce qui est à la fois de l' activité et de l' emploi .

Ensuite , parce que la Meuse représente un exemple assez typique de l' agriculture française , avec à la fois des productions céréalières , et des productions animales diversifiées , une organisation des collectes et des transformations particulièrement en matière de produits laitiers , et donc un exemple de ce qu' est l' agriculture française .

Vous m' avez dit : " les exploitations agricoles y sont plus grandes qu' ailleurs " . Il faut savoir que le département de la Meuse est un département qui avait fait un très grand effort d' organisation et de développement de son agriculture et qu' on rappelait , dans les rapports qui avaient été faits il y a quelques années , que la Meuse avait sans doute 10 ans d' avance sur d' autres régions d' Europe pour ce qui est de ses structures agricoles .

Mais depuis , le progrès a été ralenti : il y a donc un certain nombre de problèmes qui ont été exposés par les élus et les représentants professionnels de l' agriculture meusienne ; ces problèmes recevront des solutions telles que monsieur Mehaignerie a pu les exposer .

Enfin , raison supplémentaire , c' est que je m' en tiens à la règle qui consiste à tenir les promesses .

Je suis venu dans le département de la Meuse en 1976 à l' occasion de l' anniversaire de la commémoration de la bataille de Verdun , vous vous en souvenez , et j' avais indiqué , monsieur Le sénateur , que je reviendrai pour examiner les problèmes spécifiquement meusiens . Telles sont donc les raisons pour lesquelles j' ai choisi à la fois un département agricole typique et en même temps la Meuse où j' avais promis de revenir .

Il y a dans votre question deux choses .

La première , c' est de savoir quel sera le revenu des agriculteurs en 1977 .

Naturellement , on ne peut répondre à cette question que lorsque les récoltes sont complètement achevées et connues , et c' est pourquoi le premier ministre a indiqué aux dirigeants des grandes organisations agricoles , dirigeants que j' ai eu le plaisir de rencontrer ce matin dans la Meuse et que j' ai retrouvés d'ailleurs tout à l' heure , que le point serait fait avec eux à la fin de l' automne , c'est-à-dire vraisemblablement au mois de novembre lorsqu' on connaîtra la situation complète des récoltes de 1977 et que l' on s' assurera que les prévisions qui ont été faites sont confirmées par les faits .

Si au contraire il y avait des différences , il appartiendrait au gouvernement d' examiner les mesures à prendre à cet égard ; je vous indique qu' il y a un sujet sur lequel la réflexion se poursuivra avec les organisations agricoles : c' est ce qu' on appelle la réduction des montants compensatoires . Cette réduction des montants compensatoires , qui a été amorcée d'ailleurs lors de la dernière fixation des prix à Bruxelles et qui a pu être complétée récemment par des décisions techniques obtenues par le ministre de l' agriculture est un des moyens qui permet d' améliorer la compétitivité des produits agricoles français .

D'abord , vous savez que c' est un thème auquel je me suis attaché depuis mon élection à la présidence .

Un effort considérable a été fait pour améliorer la production agricole de la France , et à cet égard les agriculteurs ont accompli en 15 ans un travail considérable .

Il reste , pour poursuivre le développement du revenu , à la fois individuel et collectif , agricole , à assurer la valorisation par la transformation de la production agricole .

C' est pourquoi j' avais , vous vous en souvenez , désigné un responsable gouvernemental pour s' occuper de ce problème .

Un nouveau responsable a pris ses fonctions il y a quelques semaines .

Les représentants de la Meuse , d'ailleurs , ont souligné l' importance qu' ils attachaient eux - mêmes à la valorisation sur place d' un certain nombre de leurs produits : tel est le cas en ce qui concerne la production laitière par exemple . Et c' est en particulier ce que nous avons vu dans l' usine de lacto-serum ce matin .

Mais il y a encore des dérives du lait qui peuvent être valorisés , et si je prends le cas des productions animales , ces productions sont pratiquement vendues en l' état dans un département d' élevage comme celui - ci , alors qu' on pourrait imaginer au contraire une certaine valorisation sur place . Il en va de même de la forêt , qui est une grande ressource meusienne et dont les produits sont très fréquemment vendus ou commercialisés , aussitôt , dans l' état de l' abattage , alors qu' on pourrait là aussi développer la transformation .

Je crois que le thème du développement de l' industrie agro-alimentaire française est un des grands thèmes à retenir pour notre développement économique des prochaines années .

Je vous rappelle d'ailleurs que cette industrie agro-alimentaire , à l' heure actuelle , est une des plus importantes de nos industries , mêmes si elle est assez dispersée et qu' elle emploie plus de 600000 travailleurs .

Je ne voudrais pas vous faire de la peine , mais je ne l' ai pas lu . Je vais dire , par contre , comment nous envisageons la poursuite du développement de l' agriculture française .

D'abord , c' est essentiellement à partir de l' exploitation familiale moderne . Ceci pour des raisons qui touchent à l' organisation même de la société française .

Une question a été posée tout à l' heure sur la taille des exploitations : il faut savoir que les exploitations en Meuse sont des exploitations familiales .

Mais naturellement l' exploitation familiale doit atteindre une dimension qui permet à la famille d' y vivre dans des conditions modernes et d' assurer l' éducation des enfants dans des conditions qui sont comparables à celles des autres catégories professionnelles et sociales en France .

Ensuite , à partir de cette exploitation familiale , la transformation des produits doit se faire par les deux grands secteurs : le secteur coopératif , très développé d'ailleurs dans la Meuse , et le secteur industriel , qui coexiste avec ce secteur coopératif pour ce qui est de la politique foncière , nous poursuivons la politique d' amélioration foncière de l' agriculture , qu' il est nécessaire de poursuivre mais qu' il faut poursuivre par des voies libérales organisées , telles que par exemple le perfectionnement du rôle des safer ou l' examen des conditions dans lesquelles l' exploitation familiale pourrait être plus aisément transmise par l' exploitant à ses enfants lorsque ceux - ci veulent poursuivre le travail dans l' agriculture .

Nous avons entendu de très intéressantes communications .

Je voudrais vous rappeler que ce qu' on disait toujours , ou fréquemment , en France , c' est que la façon d' être entendu des pouvoirs publics consistait à organiser ici ou là quelques manifestations de désordre , et que c' était dans ce cas - là que l' on attirait l' attention .

Eh bien , vous avez vu que nous sommes venus , avec le ministre de l' agriculture . Et , donc , cette mauvaise et ancienne tradition selon laquelle les problèmes n' étaient traités ou évoqués qu' à l' occasion de situation de désordre , cette tradition , heureusement , est rompue . Alors , nous avons entendu des exposés dans lesquels , naturellement , il y avait des parties critiques , car la situation de l' agriculture pose des problèmes et ces problèmes doivent être exposés ; dans lesquels il y avait aussi des propositions ; et dans lesquels il y avait , avec beaucoup d' objectivité , la constatation d' un certain nombre de progrès , d' un certain nombre de résultats , qui ont été obtenus grâce l' action du gouvernement ou des administrations .

Ce problème n' a pas été directement évoqué puisque nous sommes dans une région qui n' est pas une région de productions dites méditerranéennes . Mais j' en dirai un mot .

D'abord , premier point , l' importance pour l' agriculture française de l' existence du marché commun agricole .

On a vu récemment , à l' occasion de tel ou tel problème , s' exprimer des points de vue divergents sur l' Europe . Mais je vous rappelle que le marché commun agricole représente pour l' agriculture française une nécessité fondamentale .

Nous allons retrouver en 1977 un niveau normal de productions céréalières , c'est-à-dire une collecte qui sera sensiblement supérieure à celle de l' année dernière , et il faut savoir que nos excédents seront vendus sur le marché commun à un prix qui sera , comme ordre de grandeur , le double de ce que nous obtiendrions sur le marché mondial .

Si bien que , pour l' agriculture française , la sortie ou la dislocation du marché commun représenterait une perte d' exportations et de revenus qui serait pour elle , à mon avis , mortelle .

Alors , concernant les candidatures , je vous rappelle que nous avons indiqué que nous ne pourrions , en ce qui nous concerne , étudier ces candidatures que dans la mesure où les règlements agricoles concernant les productions méditerranéennes auraient été révisées au préalable .

Il faut dire que la révision de ces règlements est de toute façon nécessaire car les productions du sud de l' Europe ne bénéficient pas à l' heure actuelle de la même organisation et du même soutien que les productions que je qualifierai de nordistes . Et il est normal , de toute manière , que ces productions soient mieux organisées et mieux soutenues , mais il faut également que le règlement soit tel qu' elles ne puissent pas souffrir de la concurrence d' économies qui ne supporteraient pas le même poids de charges salariales ou qui ne bénéficieraient pas de la même organisation sociale .

Nous nous sommes exprimés très clairement sur ce point . Nous avons indiqué que la définition de ces nouveaux règlements devrait en effet être décidée avant qu' il ne puisse y avoir l' entrée de nouveaux membres .

Je vais vous répondre tout de suite : je ne suis pas candidat .

Alors , l' autre question : oui , effectivement , j' ai l' intention de faire un certain nombre de déplacements de cette nature , parce que je crois qu' il est important , dans les circonstances actuelles et dans toutes circonstances , de montrer aux Français que le gouvernement et le président de la République se préoccupent des grands problèmes concrets de la France .

Je l' ai fait à propos du problème de la construction . Je le fais donc aujourd'hui à propos de l' agriculture . Je le ferai la semaine prochaine , à propos des problèmes de la politique de la montagne et de l' environnement , en me rendant dans le massif des Alpes , mardi .

Je voudrais demander à messieurs les journalistes de la télévision , de la radio et de la presse écrite de retenir de ce déplacement , en dehors ou à côté des précisions et aspects techniques qu' il peut comporter , la nécessité pour la France d' être consciente de ce que son agriculture représente pour elle .

Je vous ai cité quelques chiffres tout à l' heure et je me contenterai d' en citer un dernier : le montant des exportations agricoles de la France , en 1977 , sera de l' ordre de 45 milliards de francs , et ces 45 milliards de francs feront de la France le deuxième exportateur de produits agricoles mondial . Il y a les Etats-unis et puis il y a ensuite la France .

Sans doute ces exportations sont très diversifiées , et , donc , on ne peut pas les comparer exactement aux exportations de tel ou tel autre pays , mais en volume deuxième exportateur mondial .

Et , à un moment où la France manque de ressources naturelles , que ce soient des ressources d' énergie ou d' autres ressources naturelles , elle a le devoir et l' intérêt de tirer très largement parti des produits de son sol .

Or , il faut savoir que , contrairement à ce que l' on imagine , à l' heure actuelle , nous ne tirons pas complètement parti des ressources de notre sol , il y a place pour un large développement de notre production agricole transformée et valorisée et ceci est et sera un facteur essentiel de l' équilibre et du développement de l' économie française dans les années à venir . Et j' ai été heureux de rencontrer ici les agriculteurs au travail sur leur terre , au service de l' économie française .

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