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Sur les grands sujets en cours , sachez que la France a maintenu ses positions , qu' il s' agisse de l' indépendance de sa défense , qu' il s' agisse de ses positions en ce qui concerne le problème technique de la prolifération nucléaire , qu' il s' agisse demain , des problèmes du désarmement donc , il y a d' une part un cadre cordial de relations permettant de traiter les problèmes , mais il n' y a pas , par ailleurs , de la part de la France , un renoncement aux positions qui sont les siennes .

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V. Giscard d'Estaing - 9 février 1978

Monsieur Duhamel , vous avez dit que les Français souhaitaient être bien informés de la politique étrangère de la France . Je souhaite que cet entretien que nous allons avoir complète leur information .

Je répondrai aussi simplement que possible et je vous prie de me poser les questions les plus directes et également les plus simples possible .

Pourquoi suis je heureux de cet entretien ? C' est parce que la France va entrer dans une période de réflexion .

Je souhaite d'ailleurs que ce soit une réflexion objective , approfondie et , dans cette réflexion , il ne faut pas que la France soit absente .

Il y a naturellement les problèmes particuliers des Français qui sont souvent très sensibles .

Mais il y a aussi l' intérêt national de la France et cet intérêt national de la France s' exprime notamment par la politique étrangère dont nous allons parler .

Alors , vous dites : cette politique étrangère est critiquée .

Pas tellement , elle est discutée , ce qui est tout à fait naturel puisque nous sommes dans un système de démocratie .

Mais j' observe , dans toutes les analyses , que la politique étrangère de la France est au contraire sujet sur lequel il y a un assez large accord national , un assez large accord des Français . Et vous dites : cette politique est - elle indépendante ?

Il m' aurait été difficile de vous répondre il y a 4 ans , mais je peux vous répondre aujourd'hui . Parce qu' il y a 4 ans , lorsque j' ai été élu président de la République , enfin il y a presque 4 ans , la situation était objectivement difficile .

Elle n' était pas difficile du fait de l' action de mes prédécesseurs , ou de leur diplomatie , puisqu'au contraire j' avais soutenu cette action et approuvé leur diplomatie , mais elle était objectivement difficile .

En effet , en 1974 , rappelez - vous , l' Europe était en crise , en crise profonde . Nous venions d' avoir la hausse des prix du pétrole et une atmosphère de confrontation , presque belliqueuse , entre les consommateurs et les producteurs .

La France avait des rapports tendus avec certains de ses partenaires , notamment les Etats-unis d' Amérique , et en même temps on s' interrogeait sur la continuité de la politique française , et en particulier sur cette question , celle de l' indépendance de la France . Alors aujourd'hui , où en sommes nous , très rapidement ?

D'abord l' Europe , depuis 4 ans , a pu progresser . Progresser grâce à qui ? à des initiatives françaises . Car il y a eu deux progrès importants de l' Europe : d'abord la création de ce conseil européen qui se réunit maintenant régulièrement , qui fait partie , je dirai , de notre vie familière de l' Europe : c' est une initiative de la France , c' est une initiative que j' ai prise ici , à l' Elysée . Ensuite l' élection à venir , retardée malheureusement , comme vous le savez , du fait de certains de nos partenaires , de l' assemblée parlementaire européenne au suffrage direct : c' est également la France qui a beaucoup contribué à son adoption .

Pour ce qui est de la confrontation , c'est-à-dire de cette atmosphère de guerre qui était celle des producteurs de pétrole et des consommateurs , nous sommes actuellement dans un rapport qui est , au contraire , profondément normalisé .

Et c' est dû en partie à l' initiative , que nous avons prise , du dialogue nord sud qui a contribué à cette normalisation . Et si nous abordons , il faut être objectif cette année 1978 sans pression à la hausse des prix du pétrole de la part des pays producteurs ( et c' est acte de raison de leur part ) cela est dû à cette atmosphère de concertation .

En ce qui concerne nos rapports avec les Etats-unis , ils ont été normalisés , vous le savez , mais sur la base de la reconnaissance des principes fondamentaux de notre politique et notamment de l' indépendance de notre défense .

J' ajoute qu' en même temps la France a développé une politique africaine qui est une politique de coopération libérale et de développement de ses amitiés en Afrique , qui a été illustrée , lors de mon récent voyage en Côte d' Ivoire par l' accueil populaire que j' y ai reçu .

En même temps , la France est présente dans les grands débats internationaux où elle était , vous le savez , pour diverses raisons , absente : je veux dire le désarmement et la lutte contre le danger nucléaire , ce qu' on appelle la prolifération nucléaire .

L' illustration de tout cela , c' est le fait qu' en 1977 j' ai été le seul à rencontrer à la fois les deux grands chefs d' Etat des deux superpuissances et ici à Paris où j' ai reçu successivement monsieur Brejnev et le président Carter .

Dans le même temps , d'ailleurs , le premier ministre se rendait en Chine où il rencontrait le successeur du président Mao .

Donc , vous voyez , que la politique de la France s' est située à un très haut niveau des relations internationales .

Elle ne se serait pas située à ce niveau si elle n' avait pas une politique indépendante pourquoi voulez vous en effet qu' on s' occupe de la politique d' un pays qui ne serait pas maître de ses décisions ou de sa diplomatie ? Et si nous avons actuellement cette position dans les relations internationales , à quoi est - ce dû ?

Je dirai d'abord que c' est dû , incontestablement , à l' action et au prestige personnel du général de Gaulle et à la dimension qu' il a donnée , à l' époque à la diplomatie de la France .

Et c' est dû ensuite à la politique qui a été poursuivie , et notamment à l' action régulière de la France pour être présente dans les grands débats , pour avoir une attitude imaginative sur les sujets du moment et pour exprimer des points de vue qui ne soient pas des points de vue égoïstes , mais qui soient la recherche objective de la solution des problèmes .

Je terminerai en vous disant que ceci représente un effort . Comme tous les efforts , les résultats ne sont jamais acquis ; ils doivent être constamment conservés et protégés .

Non , elle ne s' essouffle pas .

Il y a une politique de détente qui se poursuit .

Par exemple , je peux vous dire que nos relations avec l' Union soviétique sont des relations qui sont actuellement directes , confiantes et où nous avons progressé sur le plan de notre coopération , à la fois économique et politique .

Il n' y a pas , à l' heure actuelle , de difficultés objectives dans les relations entre l' Union soviétique et la France .

De même , il y a des conversations , sur le plan de la détente militaire , entre les Etats-unis et l' Union soviétique qui ont quelque peu progressé . Elles marquent en ce moment un certain fléchissement , mais elles avaient progressé à la fin de l' année 1977 ; donc , il y a un progrès de la détente .

Il y a , par contre , des sujets sur lesquels la détente butte , et notamment tous ceux qui sont liés à la conception des libertés , des droits de l' Homme .

Vous savez qu' il y a actuellement une conférence qui est réunie à Belgrade , qui est la suite de la conférence d' Helsinki .

Cette conférence avait progressé , mais , à l' heure actuelle , elle rencontre certaines difficultés .

Nous suivons très attentivement son déroulement ; d'ailleurs , il est possible que nous ayons , le moment venu , à prendre une initiative à Belgrade , afin de contribuer à la conclusion positive de cette réunion .

C' est différent .

Car la politique de détente concerne les rapports entre l' est et l' ouest , c'est-à-dire entre l' Union soviétique et les pays de l' est , et nos partenaires de l' Europe occidentale et les Etats-unis .

Donc , les questions des dictatures militaires ou des autres régimes sont différentes .

Il y a , dans le monde actuel , un véritable problème des droits de l' Homme .

Il faut le dire , il faut l' affirmer .

D'ailleurs , une des raisons pour lesquelles nous avons établi , avec la nouvelle administration américaine , des rapports , qui sont des rapports cordiaux et confiants , c' est le fait que nous partageons cette préoccupation , et je vous dirai que , personnellement , je la partage .

Je n' ai jamais été de ceux qui pensent que la politique étrangère doit être exclusivement fondée sur ce qu' on appelle le réalisme .

Parce que l' espèce humaine ne vit pas uniquement du réalisme .

Elle a des besoins spirituels , des idéaux ; donc , la question des droits de l' Homme et des libertés humaines , est pour moi fondamentale , et je suis fier , par exemple , que la France soit actuellement un pays considéré comme parmi les plus libres du monde .

Comment agir dans ce domaine ? Il faut bien savoir qu' il n' y a pas d' action massive publique qui puisse obtenir des résultats en raison de la diversité des situations et des régimes .

Mais on peut mettre tout le temps dans son approche diplomatique la préoccupation des libertés et des droits de l' homme . Sachez que pour la France , dans toutes nos démarches , c' est une préoccupation fondamentale .

D'abord , j' ai maintenu ma position . Vous vous souvenez que lorsque j' ai reçu l' été dernier monsieur Brejnev , j' ai repris le même thème .

Je crois deux choses concernant la détente , c' est d'abord que s' il doit y avoir une amélioration des rapports entre l' est et l' ouest , cela suppose que l' esprit de la détente soit global .

On ne peut pas imaginer qu' on s' entende très bien sur la ligne qui nous sépare entre l' Europe de l' est et l' Europe de l' ouest et qu' on se batte 1000 ou 2000 kilomètres plus loin .

La conception de la détente est donc à mes yeux une conception globale .

Ensuite , il ne peut pas y avoir de véritable détente s' il y a en même temps un affrontement idéologique constant et agressif .

Qu' il y ait des différences idéologiques , cela va de soi . Nous ne prétendons pas imposer nos vues et nos conceptions à l' Union soviétique .

Dans la détente , il y a la reconnaissance des différences idéologiques , mais il y a une manière de les exprimer . Je dois dire que , au cours de l' année 1977 , le comportement général m' a paru marquer une certaine préoccupation de modération dans la compétition idéologique .

Mademoiselle , il faudrait une longue réponse sur cette question très importante des rapports entre la France et l' Algérie .

Question très importante , parce que nous sommes face à face , des deux côtés de la méditerranée , que nous avons des relations étroites : présence de 800000 algériens en France , présence en Algérie d' un grand nombre de coopérants et d' enseignants , sans parler des Français beaucoup moins nombreux , il est vrai , établis dans ce pays ; d' autre part , nous avons des échanges économiques importants nous avons des diplomaties qui traitent les mêmes sujets .

Il serait donc souhaitable que nos rapports soient de bons rapports .

Si l' on regarde les choses depuis l' origine , on aperçoit que ces rapports ont toujours été difficiles depuis 1962 .

Il y avait des phases un peu plus favorables et des phases plus défavorables . Rappelez vous la tension au moment de la nationalisation des compagnies pétrolières .

A deux ou trois reprises il y a eu une détérioration sérieuse des rapports entre l' Algérie et la France . Ce qui est frappant , c' est que lorsque apparaît une difficulté technique entre l' Algérie et la France , une divergence appréciation sur un point ou un autre , c' est l' ensemble des relations qui se trouve détérioré . Il faut donc aller au fond des choses et , si on va au fond des choses , que voit - on ?

Je crois qu' à cette difficulté des relations franco-algériennes , il y a deux causes : la première cause , évidemment , ce sont les conditions douloureuses dans lesquelles s' est réalisée l' accession de l' Algérie à l' indépendance , conditions douloureuses de part et d' autre .

La seconde , c' est le fait que le cadre juridique des rapports entre l' Algérie et la France n' est plus adapté à la réalité .

Ce cadre juridique , c' est celui des accords d' Evian .

Or , si on regarde ces accords , on aperçoit qu' ils ne correspondent pas à la réalité actuelle de nos relations .

Ils ont été signés avant l' indépendance .

Qui se rappelle , par exemple , que dans ces accords d' Evian il était prévu que les Français , tout en gardant leur propre statut , étaient appelés à siéger dans les assemblées municipales ou nationale en Algérie , à proportion de leur importance numérique dans la population ? Qui se souvient que , dans ces accords , il était prévu qu' aucune mesure de dépossession ne serait prise à l' encontre des Français d' Algérie , je cite le texte , sans l' octroi d' une indemnité équitables préalablement fixée ? En sens inverse , ces accords prévoyaient que la France verserait une aide financière privilégiée à l' Algérie .

Cette aide financière a été interrompue depuis . Le cadre théorique des rapports franco-algériens , c'est-à-dire les accords d' Evian , ne correspond plus aujourd'hui à la réalité de ces rapports et je crois que c' est là une situation préjudiciable et qu' elle doit être corrigée .

Qu' ai - je fait depuis mon accession à la présidence ? D'abord , je suis allé en Algérie , ce qu' aucun de mes prédécesseurs n' avait fait .

Nous n' avions pas reçu , à l' inverse , de visite en France .

En m' y rendant personnellement , j' ai montré que la question de l' option politique du gouvernement algérien n' était pas un obstacle à nos relations .

Ensuite , le gouvernement a fait adopter , à l' automne dernier , une loi d' indemnisation , à la charge exclusive du contribuable français , ce qui , d' une certaine façon , modifie les accords d' Evian .

Vous avez noté au cours du débat difficile sur le vote de cette loi , qui représente à la fois une charge pour les uns et naturellement une préoccupation pour les rapatriés eux - mêmes , jamais le gouvernement n' a mis en cause , d' une manière directe ou agressive , les responsabilités algériennes dans ce domaine .

Maintenant que nous avons traité ce problème , que pouvons nous faire aujourd'hui ? Je crois qu' il faut , maintenant , définir un nouveau cadre pour les relations entre l' Algérie et la France et ce nouveau cadre devrait partir d' un certain nombre de principes simples .

D'abord , le respect de indépendance de part et d' autre et de tous les droits qui s' y rattachent .

Ensuite , la non ingérence dans les affaires les uns des autres .

La France n' entend , en aucune manière , dicter sa politique à l' Algérie , mais elle n' entend pas non plus que l' Algérie se propose de la lui dicter . Enfin , l' équilibre des droits et des devoirs des deux pays suivant les règles du droit international .

Mais il faudrait aller plus loin en recherchant des solutions qui tiennent compte de l' importance de la population algérienne vivant en France , ainsi que de l' importance de l' activité des Français vivant en Algérie .

On pourrait créer , par exemple , des commissions gouvernementales de haut niveau traitant , ici , le problème des Algériens vivant en France et traitant , là-bas , le problème de la situation et des biens des Français , car il en existe encore .

On pourrait , de même , prévoir un organisme pour traiter les importants problèmes de coopération économique entre les deux pays .

Voilà ce que la France est prête à faire . Voilà ce que je propose .

Encore faut - il , naturellement , que nos partenaires soient dans les mêmes dispositions d' esprit .

A cet égard , j' ai été frappé , au cours des derniers mois , de voir que , souvent , les dirigeants et , plus souvent encore , la presse algérienne , n' adoptaient pas vis-à-vis de la France la même attitude de retenue que nous observons pour notre part .

A qui veut - on faire croire que la France poursuivrait , à l' heure actuelle , je ne sais quel rêve impérialiste en Afrique ou encore je ne sais quel rêve de présence militaire en Afrique de même , lorsque l' année dernière , il s' agissait de conduire Djibouti à l' indépendance , qui avait raison , de l' Algérie qui croyait que nous ne le ferions pas , ou de la France qui a réalisé cette indépendance ?

Quant à la coopération qu' elle pratique , la France ne l' a jamais imposée à personne , et lorsqu' elle a agi en faveur de tel ou tel Etat , c' est toujours à l' intérieur des frontières de celui - ci et toujours à sa demande .

J' ajoute que j' ai lu les déclarations officielles des dernières semaines , je dis bien les déclarations officielles , croit - on vraiment que c' est en évoquant l' ouverture de nouveaux charniers ou en rappelant les évènements antérieurs à 1962 que l' on pense servir aujourd'hui la cause de l' entente entre l' Algérie et la France ? Où en serait l' Europe , où en serait la détente , si nous procédions de la même manière ? Je souhaite que cette attitude soit comprise et je souhaite que nous puissions aborder une nouvelle étape des relations entre l' Algérie et la France .

Il y a naturellement des problèmes à traiter . Je ne pourrai vous les indiquer tous , je le reconnais . Il y a par exemple le problème de la communauté algérienne . En France qui doit être , en effet , protégée .

Je considère qu' il serait inacceptable que celle - ci subisse ou des mauvais traitements ou des injustices ou des agressions , sans qu' elle reçoive de notre part la protection à laquelle elle a , bien entendu , droit .

De même , les problèmes économiques entre la France et l' Algérie qui sont à des stades de développement différents et qui doivent être traités dans un esprit positif . Mais encore faut - il naturellement que notre attitude trouve , de l' autre côté de la méditerranée , une disposition semblable .

Non , ils ne sont certainement pas compatibles .

Il est vrai que la situation entre l' Ethiopie et la Somalie a été compliquée par le fait qu' il n' y a pas respect de la frontière traditionnelle entre la Somalie et l' Ethiopie .

C' est pourquoi nous pensons que l' attitude à prendre dans ce domaine , c' est , d' une part , la reconnaissance du fait que la frontière entre la Somalie et l' Ethiopie , c' est la frontière héritée de l' indépendance , d' autre part , naturellement , qu' une certaine sécurité doit être assurée aux populations de l' Ogaden et peut être un certain droit à exprimer , le moment venu , leurs préférences politiques . Si ces positions étaient prises à l' initiative d' un groupe d' Etats africains , il faudrait inviter l' ensemble des puissances extérieures à cesser l' envoi massif de matériel dans la région .

D'abord , il faut savoir que le Tchad est un des pays les plus pauvres du monde et que la population , qu' il s' agisse du nord , qu' il s' agisse du sud , y vit dans un très grand état de dénuement .

Et je trouve , pour ma part , qu' il y a , en réalité , une sorte de scandale que cette population soit amenée à consacrer ses efforts et ses moyens à des combats fratricides , au lieu de pouvoir se consacrer à des tâches de progrès et de paix .

Le gouvernement du Tchad est un gouvernement avec lequel nous avons un certain nombre de relations de coopération , vous le savez . La France répond aux demandes de coopération présentées par le gouvernement du Tchad .

Elle le fait à l' intérieur de nos accords . Ces accords ne prévoient pas la participation de moyens militaires français et des actions sur le territoire du Tchad c' est donc une coopération exclusive de l' intervention de moyens militaires de combat .

Je crois qu' il y a deux choses : il y a d'abord le climat général des relations .

Il faut savoir que les relations entre les Etats-unis et la France ont été souvent très bonnes , notamment au début de la V° République .

Vous vous souvenez qu' au début de la présidence du général de Gaulle , et du temps du général Eisenhower les relations étaient très bonnes et aussi sous la présidence de monsieur Kennedy ce n' est pas une situation anormale , c' est le retour à une situation normale .

Sur certains sujets , nous avons des positions différentes .

Je crois qu' il est bon d' avoir à la fois des relations cordiales , de discuter et en même temps de maintenir ses positions .

Sur les grands sujets en cours , sachez que la France a maintenu ses positions , qu' il s' agisse de l' indépendance de sa défense , qu' il s' agisse de ses positions en ce qui concerne le problème technique de la prolifération nucléaire , qu' il s' agisse demain , des problèmes du désarmement donc , il y a d' une part un cadre cordial de relations permettant de traiter les problèmes , mais il n' y a pas , par ailleurs , de la part de la France , un renoncement aux positions qui sont les siennes .

C' est un jugement un peu sommaire .

J' ai sur mon bureau tous les télégrammes de réactions de la plupart des pays ; ces réactions sont , au contraire , dans l' ensemble très positives .

Nous n' avons pas voulu présenter un programme qui soit un plan français , auquel il fallait répondre par oui ou par non .

Il existe une communauté internationale de 150 Etats qui discutent de ce sujet . La France contribue à la discussion , mais elle ne veut pas imposer ses vues , nous l' avons dit dès le départ .

Nous avons fait un certain nombre de propositions .

Sur ces propositions , les réactions internationales sont dans l' ensemble , positives . Naturellement , tel ou tel pays peut émettre ou émettra ses réserves .

Quels sont les points les plus importants ? Nous avons proposé , par exemple , que la conférence du comité du désarmement de Genève , qui n' a pas abouti à des résultats très substantiels et qui est coprésidée par les Etats-unis et l' Union soviétique .

Cette instance devrait avoir un président élu , par exemple , pour deux ans , mais tournant parmi tous les participants .

Ceux - ci devraient être d' une part , les 15 membres du conseil de sécurité .

Et , d' autre part 15 à 20 Etats à designer sur une base géographique par les Nations-Unies sur ce point , les réactions , dans l' ensemble , sont positives .

Deuxième sujet : nous avons proposé la création d' une agence de satellites de contrôle .

Nous avons en effet observé qu' un des moyens de contrôle ce n' est pas le seul c' était l' usage des satellites ; c' est ainsi que les Soviétiques et les Américains se surveillent .

S' il doit y avoir un désarmement mondial , il ne peut pas être surveillé par deux superpuissances . Il faut que la communauté internationale puisse utiliser les satellites de contrôle .

Là aussi , nous avons obtenu une réaction positive de la part d' un grand nombre d' Etats .

Enfin , nous proposons c' est là une initiative très importante et que nous allons naturellement discuter avec nos partenaires de lancer une conférence européenne du désarmement conventionnel , de l' Atlantique à l' Oural .

Cette conférence devrait traiter le problème de tous les armements non nucléaires puisque le problème des armements nucléaires est discuté ailleurs sur l' ensemble du territoire européen , c'est-à-dire de notre rivage atlantique jusqu' aux frontières séparant la Russie d' Europe de la Russie Asie . Sur ce point également , nous avons recueilli des réactions positives d' intérêt .

Tout ceci , naturellement devra être discuté . Mais pour souligner l' importance que j' attache , personnellement , à ce dossier c'est-à-dire la contribution de la France à la solution du problème du désarmement je compte me rendre aux Nations-Unies au moment de la session spéciale , c'est-à-dire à la fin du mois de mai , pour y présenter les propositions de la France .

Nous n' allons pas pouvoir entrer dans tous les aspects de ce problème , mais je voudrais répondre à quelques-unes de vos préoccupations .

Autrefois , quand on parlait du désarmement , l' idée était qu' il fallait un désarmement général par suppression de tous les armements dans le monde .

L' expérience a montré que ce n' était pas réaliste et qu' on ne pourrait pas atteindre cet objectif .

C' est ce qui se passe en réalité depuis quinze ans , parce qu' il existe sur le plan international un droit légitime à la sécurité comme il existe sur le plan de la vie à l' intérieur d' un Etat un droit légitime à la sécurité .

On pourrait imaginer qu' en France on supprime toutes les forces de sécurité en disant : les citoyens sont tellement bien qu' elles ne seraient pas nécessaires . C' est un peu ce que disait la communauté internationale . Mais ce n' est pas réaliste .

Ma proposition est de dire : il y a un droit national à la sécurité , c'est-à-dire que tout Etat doit être capable de se protéger contre les éventualités inhérentes à la vie internationale .

Cela montre tout de suite que c' est un problème de niveau régional . Le problème du droit à la sécurité n' est pas le même dans l' Afrique de l' ouest , dans l' Amérique latine , en Amérique du nord , dans le sud-est asiatique . D' où une approche régionale du problème de la limitation des armements .

Deuxièmement ce que nous disons , c' est que ceci doit être négocié comme par exemple les Soviétiques et les Américains négocient actuellement sur le plan nucléaire .

On peut imaginer des négociations régionales pour fixer un niveau suggéré raisonnable de sécurité .

Vous avez parlé ensuite de la taxe sur le surarmement . Il ne s' agit pas d' un impôt , il s' agit simplement de créer une responsabilité financière des pays surarmés . Et ces pays surarmés , à notre avis , quels devraient - ils être ? D'abord tous les pays à armement nucléaire , donc la France . Oui , la France . Nous ne proposons pas , comme on le fait d' habitude , des impôts pour les autres . Donc il s' agit des pays à armement nucléaire , et d' autre part des pays à armement conventionnel , au-delà d' un certain seuil .

Ce seuil , naturellement , doit être fixé par la commission du désarmement des Nation-Unies , et avec des moyens de mesure qui sont tout de même relativement objectifs . Nos évaluations nous conduisent à penser qu' il faudrait partir au départ d' un fonds de l' ordre d' un milliard de dollars , et que ce fonds servirait pour une part à faire fonctionner les moyens de contrôle du désarmement , et pour le reste à alimenter en ressources l' aide aux pays en développement les plus défavorisés .

D'abord nous avons toujours dit que pour qu' il y ait limitation des ventes d' armes , il fallait que les grands pays vendeurs soient d'accord pour le faire ensemble .

Pour nous ceci veut dire qu' il ne peut pas y avoir de conversation sur ce sujet sans la participation de l' Union soviétique .

Nous avons été conviés parfois à des réunions avec nos partenaires occidentaux . Mais nous avons toujours dit que nous ne voulions pas de réunion des partenaires occidentaux sans qu' il y ait une participation prévue de l' Union soviétique .

En effet , comme vous le savez , les grands fournisseurs d' armes dans le monde sont : les Etats-unis d' Amérique dont les ventes d' armes ont progressé en 1977 ( elles ont même assez sensiblement augmenté puisqu'elles ont atteint vraisemblablement 12 milliards de dollars , somme considérable ) , puis l' Union soviétique , et ensuite , assez loin , la France , l' Angleterre , l' Allemagne fédérale .

D' autre part , vous voyez que ceci est lié à la politique générale du désarmement . En effet , il ne peut pas y avoir de limitation réelle des ventes d' armements s' il n' y a pas un certain accord pour les limitations d' achat armements . Sinon il peut y avoir une surenchère entre fournisseurs possibles , avec des moyens de pression politiques .

Il faut donc combiner à la fois la limitation des achats d' armements par la politique du désarmement et une concertation entre les grands pays producteurs .

Alors vous nous dites : danger pour l' emploi . Non , parce qu' il s' agit d' une période de temps relativement longue . Et dans une période de cette nature , nous pouvons adapter notre production a des activités voisines , mais pacifiques . Par exemple , une des raisons pour lesquelles je souhaite que la France développe rapidement ses capacités aéronautiques civiles , c' est que cela nous permettra d' utiliser nos moyens aéronautiques à des fins qui ne sont pas principalement des fins militaires .

Vous avez un domaine dans lequel nous sommes tout à fait excellents au point de vue industriel : c' est le domaine des hélicoptères . Il y a beaucoup d' usages pacifiques des hélicoptères et on peut parfaitement prospecter le marché civil , et ainsi de suite .

Les décisions ou les contrats auxquels vous faites allusion sont antérieurs à la définition des nouvelles règles . Depuis que nous avons défini ces nouvelles règles , il n' y a eu aucun manquement et nous y veillerons .

Voyons les contrats antérieurs .

En ce qui concerne le Pakistan , il s' agit d' une usine de retraitement qui est destinée à assurer ce qu' on appelle le cycle du combustible pour les usines de fabrication d' électricité nucléaire au Pakistan .

Et les autorités pakistanaises ont accepté le contrôle de l' agence internationale et ont toujours indiqué quelles étaient leurs intentions .

C' est dans cet esprit que nous poursuivons la réalisation de ces contrats , mais en discutant avec les autorités pakistanaises sur la technologie à adopter , de telle façon que ce soit effectivement cet objectif qui soit assuré , c'est-à-dire le retraitement du combustible électronucléaire et que nous éliminions par contre le risque d' une utilisation éventuelle à d' autres fins . Ces conversations sont en cours .

Pour ce qui est de l' Irak , je dirai que je ne partage pas votre jugement sur ce pays . C' est votre jugement .

Mais c' est un pays qui suit un programme de développement important , et qui dans ses relations internationales , et en particulier ses relations internationales avec la France , est un partenaire qui est sérieux , stable , avec lequel nous entretenons des relations positives .

Quant à la réalisation dont vous parlez , il s' agit d' un réacteur de recherche qui est tout à fait une autre technologie . Et il faut en effet veiller à ce que le combustible nécessaire au fonctionnement de ce réacteur de recherche soit exactement adapté aux besoins de ce réacteur et ne puisse pas être affecté à d' autres usages . Telle est bien la nature des engagements qui ont été pris par les autorités irakiennes , telle est bien la nature des garanties que nous souhaitons obtenir .

Vous avez l' art de soulever en quelques mots des questions fondamentales : d'abord un point essentiel , c' est que la France est opposée à toute hypothèse directe ou indirecte d' armement nucléaire de l' Allemagne .

C' est pour nous une préoccupation fondamentale et c' est d'ailleurs une obligation de l' Allemagne fédérale . Donc , il ne s' agit pas d' un usage par l' Allemagne fédérale des moyens nucléaires français .

La dissuasion , pour être efficace , doit être entourée d' un certain mystère en ce qui concerne ses conditions d' utilisation . Il n' y a pas de dissuasion si l' adversaire sait à l' avance dans quelles conditions on l' utilisera .

Or , il peut y avoir des situations dans lesquelles la France pourrait se sentir menacée avant même que ses frontières ne soient atteintes et où elle estimerait opportun d' utiliser sa dissuasion . Si vous regardez la carte de l' Europe , vous voyez quel peut être ce type de situation .

Mais , ce que je tiens à vous dire de la façon la plus nette , c' est que la dissuasion française est une dissuasion française .

Cela veut dire que c' est le président de la République française qui prend la décision , sur le vu des intérêts nationaux ultimes de la France . Il peut apprécier compte tenu d' un certain nombre de circonstances , mais c' est à partir de ce critère .

S' il existe une force de dissuasion , c' est pour que , je le répète , dans le cas ultime où l' existence nationale de la France serait en cause , celui qui a la responsabilité ne voit pas son doigt trembler .

Dans une telle situation , le président de la République , moi - même , mes successeurs , prendraient leurs responsabilités .

Vous avez utilisé le mot carnage . Vous avez très bien fait .

Tout ceci est en effet une vision d' apocalypse . C' est pourquoi nous devons agir par ailleurs sur le plan politique de la détente et du désarmement , afin d' écarter autant que possible cette éventualité .

C' est pourquoi aussi il faut bien voir quel serait actuellement le détonateur d' un éventuel conflit . Il y a vingt ans , à mon avis , le détonateur était nucléaire .

Je veux dire que , dans le grand affrontement psychologique de la guerre froide , les Etats-unis et l' Union soviétique se regardaient face à face et tout à coup l' un d' entre eux pouvait prendre peur , se sentir menacé et appuyer sur le bouton . Le détonateur d' un conflit il y a vingt ans eut été nucléaire .

à l' heure actuelle je ne crois pas que compte tenu de la nature des rapports qui se sont établis entre les nations ce soit le risque principal .

Le risque principal , c' est la crise , c'est-à-dire le fait à partir d' une crise politique qui ne peut être locale , dans un Etat ou un groupe d' Etats en Europe , on en vienne à utiliser d'abord des moyens de maintien de l' ordre , puis des forces classiques et qu' on se trouve enfin dans une situation où les moyens nucléaires viendraient à être utilisés .

Le détonateur , c' est donc le risque d' un déséquilibre dans les moyens conventionnels .

C' est par là que pourrait se développer en Europe une situation d' instabilité telle que les moyens nucléaires seraient le seul recours .

C' est la raison de fond pour laquelle nous proposons une conférence européenne sur les armements conventionnels . Si on établit un certain équilibre de ces armements conventionnels , on réduit , me semble - t - il , le risque au niveau du détonateur .

Il se passe actuellement deux choses : d' une part , il y a l' accumulation quantitative des armements ; vous savez que dans l' Europe actuelle , se trouve le plus grand arsenal qui ait jamais existé dans l' histoire de humanité , et de loin .

Il y a en même temps une recherche d' amélioration , si je puis dire , qualitative , de perfectionnement extrêmement rapide . En effet , la technique change , les fameux missiles de croisière relèvent d' une technique tout à fait nouvelle , de même que la bombe à neutrons .

La France souhaite que l' on puisse à la fois réduire la quantité des armements et ralentir cette recherche qualitative de perfectionnement .

Nous souhaitons les deux .

Si nous y parvenons , cela nous dispensera , en ce qui nous concerne , de participer à cette course .

Dans l' hypothèse où elle se poursuivrait , et ceci ne dépend pas de nous , mais de l' accord des deux puissances nucléaires , la France devrait assurer sa propre sécurité .

Or , il est vrai à partir de 1990 , elle ne pourra plus l' assurer à partir de ses moyens actuels .

Je dis d' un mot aux téléspectateurs que , jusqu' en 1990 , nos moyens de dissuasion vont augmenter très fortement grâce aux progrès techniques déjà engagés de nos équipements .

Mais il est vrai que tout ceci va vieillir . Il faut donc que nous étudiions la question de savoir s' il faut prévoir quelque chose au-delà de 1990 et j' ai demandé que les études soient entreprises . Mais je souhaite que ce qui va se passer au cours des prochains mois sur le plan de la limitation des armements ou de la recherche du désarmement , puisse nous dispenser de cet effort ou en tout cas renvoyer la décision à plus tard .

Oui , en quantité , mais je crois qu' on peut encore améliorer au point de vue des moyens .

Dans cette affaire d' armements conventionnels , il y a d'abord une question de présence de la France en Europe .

Il faut bien voir qu' il y a un pays qui a un armement conventionnel considérable et de très bonne qualité , c' est l' Allemagne fédérale , et c' est le seul .

S' il n' y avait que l' Allemagne fédérale , nous aurions une situation , à la fois sur le plan politique et sur le plan de la défense en Europe , qui serait tout à fait déséquilibrée , où les décisions essentielles en temps de crise seraient prises pratiquement par l' Allemagne fédérale .

C' est pourquoi j' ai considéré qu' il était très important que la France ait les moyens d' être présente , elle aussi , dans le débat qui s' ouvrirait en face d' une éventualité de crise et d' utilisation des moyens conventionnels .

Nous avons fait depuis deux ans un gros effort et les Français l' ont d'ailleurs bien compris .

Regardez nos unités militaires , la façon dont elles sont commandées , entraînées et maintenant équipées ; mais nous ne sommes pas encore au niveau suffisant . Nous devons poursuivre cet effort pendant les prochaines années 1980 , 1981 , pour atteindre un niveau qui soit plus satisfaisant ; mais cela ne suppose pas une augmentation des effectifs .

Non . Et cela répond à une de vos questions , madame .

Je crois qu' il est très important de maintenir absolument la distinction entre ce qui est nucléaire , ce qui est atomique et ce qui ne l' est pas .

Car à partir du moment où l' on rapprocherait les armes nucléaires tactiques c'est-à-dire celles que l' on utilise au cours d' une bataille de l' armement conventionnel , on donnerait à ceux qui sont les participants au combat conventionnel , accès à un premier étage d' armement nucléaire .

Je crois que nous devons tout faire en réalité pour éviter que ne se répande l' armement nucléaire dans le monde ou en Europe , et c' est la raison pour laquelle nous devons traiter à part , entre ceux qui détiennent l' armement nucléaire , les problèmes nucléaires .

Je ne répondrai pas à votre question , ce n' est pas l' objet de notre débat .

Je répondrai à une autre question voisine qui est la suivante : est - ce que le résultat d' une consultation électorale importante peut avoir des conséquences sur la politique étrangère de la France ? Je vous réponds évidemment : oui .

Et ce que je souhaite dans cette période où nous entrons , c' est que le bon sens ne desserve pas la France , mais qu' au contraire le bon sens s' y installe en force .

Vous êtes des journalistes , de grands journalistes .

Et bien , lorsqu' on annonce qu' il va y avoir dans tel ou tel pays du monde une consultation électorale , avec la possibilité d' un changement de majorité ou d' un changement de la composition en profondeur de son gouvernement , ne se pose - t - on pas des questions sur l' orientation de sa politique étrangère ? évidemment oui , et chaque fois on se dit : quelle va être la politique étrangère que va désormais suivre tel ou tel pays ?

Pourquoi voulez vous qu' on ne se pose pas cette question à propos de la France ? Donc à la question que vous posez , je dis qu' en effet le choix que feront les Français est un choix qui aura des conséquences importantes sur la poursuite de la politique extérieure et sur l' action de la France ; c' est pourquoi je souhaite que dans les éléments que les Français prendront en considération ( et je les connais bien , et je les comprends bien , je sais que les éléments de leur vie quotidienne , de leur vie réelle exercent un poids considérable ) . Je souhaite qu' à côté de ces éléments de décision , ils aient une pensée pour un autre enjeu qui est un enjeu national . Car , comme je l' ai dit , il s' agit de la réputation et de l' action de la France .

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