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Le deuxième effort nécessaire est une réduction de l' excédent commercial du Japon . Il n' est pas normal que la deuxième économie des pays industrialisés s' installe dans un excédent commercial croissant .

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V. Giscard d'Estaing - 12 juillet 1978

Elle a pour objet , comme vous le savez , de procéder à une analyse de la situation économique internationale et de définir une action concertée visant à accroître l' activité économique et à améliorer l' emploi .

Constatons d'abord que la crise dure depuis 4 ans , mais que ce n' est pas une crise uniforme ; elle s' est accompagnée d' un certain nombre de transformations qui font que le monde en crise de 1978 n' est pas tout à fait le monde en crise de 1974 .

Je citerai deux exemples : la crise actuelle , à la différence de celle des années 1930 , a été marquée par une période de croissance , mais de croissance variable suivant les pays concernés .

Au cours des trois années 1975 1976 1977 , la production intérieure brute du Japon a progressé en volume de 14-4 % . Et celle des Etats-unis de 9-5 % .

Les chiffres sont de 9-1 % pour la France , de 5-7 % pour l' Allemagne fédérale . La crise s' accompagne donc d' une modification des rapports ou des structures .

Deuxième exemple : alors qu' on espérait que le chômage se résorberait avec une certaine rapidité , on aperçoit que , dans la totalité des pays d' Europe , les chiffres de 1978 seront plus mauvais que ceux de 1975 .

En revanche , la situation de l' emploi s' améliore aux Etats-unis et le taux de chômage est resté très bas au Japon . Concluons qu' on ne peut avoir une vision uniforme de la crise économique internationale : il y a un problème européen à côté des problèmes américains et japonais .

Oui , à cette nuance près que , au cours de cette période , les écarts de taux d' inflation ont tendu à se réduire ; les plus élevés notamment ceux de la Grande-Bretagne et de Italie ayant diminué .

Pas nécessairement .

Mais ce que je veux dire , et je m' accompagnerai pour le faire d' un dessin , c' est que , pour bien analyser ce qui de passe dans le monde à l' heure actuelle , il faut voir que les relations économiques sont nombreuses et complexes . Il faut donc analyser les relations entre les divers pôles d' activité pour voir comment on peut revenir à une situation d' équilibre et éliminer les situations déflationnistes qui freinent l' activité économique et l' emploi .

Il y a d'abord 4 pôles industrialisés , tous situés dans le nord , l' Amérique du nord , l' Europe de l' ouest , le Japon et les pays industrialisés socialistes . C' est si vous voulez la quadrilatérale .

Il y a deux pôles dans le sud : d' une part les pays en voie de développement non producteurs de pétrole et d' autre part ceux qui en produisent .

Il existe enfin un pôle à cheval entre le nord et le sud : les pays en voie d' industrialisation , catégorie dont on commence à tenir compte , et qui comprend le Mexique , le Brésil , certains pays de l' Asie du sud-est , et cetera .

Les relations entre ces 7 pôles portent à la fois sur des échanges commerciaux , sur les paiements courants , sur les transferts de capitaux ou d' aides ; elles impliquent à la fois des situations d' équilibre et des situations de très profond déséquilibre .

On doit encore tenir pour ainsi dire en réserve un huitième pole : la Chine , du fait de ses dimensions ; mais , comme actuellement ses relations sont sensiblement équilibrées avec le reste de l' économie mondiale , elle ne se présente pas au regard de notre analyse comme un pôle particulier . Il nous faut donc , en résumé , à Bonn ...

Laissez moi vous dire d'abord que , dans une situation de ce type , nous ne sommes plus à l' époque où seuls les Etats-unis étaient en mesure d' agir .

Pour revenir à votre question , ce qui importe avant tout , à mon avis , c' est de réduire le montant des importations de pétrole des Etats-unis .

En 1973 , avant la hausse , ils importaient pour 8 milliards de dollars de combustibles , soit 161 millions de tonnes de pétrole brut .

Cette année , ils vont importer pour environ 40 milliards de dollars , correspondant à 340 millions de tonnes de brut .

Ils ont donc plus que doublé leurs achats .

Alors que la CEE a diminué ses importations . Si le déficit commercial américain s' est beaucoup creusé ces derniers temps , c' est essentiellement vis-à-vis des pays producteurs de pétrole , et cela entraîne les conséquences que vous savez .

Nous n' avons pas à nous occuper de la politique intérieure américaine . Il nous faut poser des problèmes en termes précis . A l' heure actuelle , une réduction sensible des importations de pétrole des Etats-unis conditionne le redressement de l' économie mondiale .

Il dispose d' un certain nombre de moyens ; si certains lui ont été retirés par le sénat , il en a d' autres . L' essentiel est d' aboutir à une économie significative sur la consommation d' énergie , et donc de pétrole , aux Etats-unis .

Non . Ce ne serait pas réaliste .

Le deuxième effort nécessaire est une réduction de l' excédent commercial du Japon . Il n' est pas normal que la deuxième économie des pays industrialisés s' installe dans un excédent commercial croissant .

Nous avons toujours été partisans d' obligations , de symétries en ce qui concerne l' équilibre .

Or l' excédent commercial du Japon , qui a déjà progressé fortement en 1976 , a connu une nouvelle progression en 1978 .

L' économie japonaise , comme vous le savez , est assez centralisée .

Les Européens doivent réclamer un engagement chiffré de réduction de l' excédent commercial . Il appartient aux autorités japonaises d' en définir les modalités .

On va le demander . La contribution essentielle des Etats-unis , c' est donc la réduction des importations de pétrole , celle du Japon , la réduction de son excédent commercial et aussi un accroissement très sensible de son aide publique aux pays en développement .

Dans les deux cas , les relations nord sud sont en cause .

En ce qui concerne le quatrième groupe des pays industrialisés les pays socialistes , leur aide au développement en 1977 était tout à fait insignifiante , moins de 1 milliard de dollars . Il est nécessaire qu' ils entrent dans l' équilibre global par rapport à un flux croissant d' aide au développement selon des modalités qu' il leur appartient de définir .

L' Europe présente une situation d' équilibre dans la quasi totalité de ses relations . Le léger déficit de sa balance commerciale est compensé par le léger excédent de la balance des services .

C' est elle qui fait les plus importants transferts d' aide au développement , ce qui la remet en position de déficit .

En même temps , elle bénéficie de mouvements de capitaux à court et à long terme qui la ramènent au voisinage de l' équilibre .

Dans ces conditions , il n' y a pas lieu de demander à l' Europe une contribution pour corriger un déséquilibre . Ce n' est pas à elle qu' il revient de compenser les déficits commerciaux de tel ou tel pays .

Le problème pour l' Europe est ailleurs .

Des 4 zones industrialisées du nord , elle est la seule à avoir une instabilité monétaire interne . Et c' est d'autant plus nuisible qu' elle accomplit une grande partie de son commerce extérieur avec elle - même .

Tout le commerce de l' Amérique du nord repose sur un système monétaire stable ; il en va de même du commerce des pays socialistes .

A l' heure actuelle , le total des importations et des exportations du groupe européen représente un peu plus de 50 % de leur pib . Les mouvements commerciaux se répartissant pour moitié à l' intérieur et à l' extérieur .

En créant une zone de stabilité monétaire en Europe , nous mettons donc à l' abri des fluctuations monétaires la moitié des échanges de la zone la plus importante du monde au point de vue du commerce extérieur , et nous créons une incitation supplémentaire à leur expansion .

La création de cette zone ne correspond donc pas seulement au désir légitime de poursuivre l' organisation de l' Europe . Elle constitue une contribution à l' assainissement de la conjoncture .

Je pensais que vous demanderiez un calendrier pour la suite de Bonn .

Car , à mon avis , Bonn amènera à d' autres rendez-vous .

Il conviendra de s' assurer que les Etats-unis sont à même de prendre des engagements efficaces en ce qui concerne la réduction de leur déficit pétrolier et il faudra vérifier que la politique japonaise aboutit à une modération réelle de son excédent commercial .

Il faudra donc prévoir une réunion de constatation .

Nous n' en avons pas vraiment parlé en séance nous avons consacré la plupart de notre temps aux problèmes monétaires ; dans les conversations que j' ai eues individuellement avec eux , il est apparu que nos principaux partenaires partageaient nos préoccupations sur le déficit pétrolier américain et sur l' excédent permanent japonais .

Quant au calendrier des affaires monétaires européennes , nous allons procéder par étapes .

A Copenhague , en avril dernier , nous avons fixé l' objectif d' une zone de stabilité monétaire en Europe . L' accord a été unanime . Un groupe de travail comprenant trois personnes un Britannique , un Allemand et un Français a été constitué . A la fin de leurs travaux , lorsque nous avons cherché à établir un document commun , nous nous sommes aperçus que nous pouvions établir entre Allemands et Français ...

Nous avons travaillé sur deux textes , lorsque je suis allé à Hambourg voir le chancelier Schmidt , le texte allemand était plus court que le nôtre , le texte français comprenait au contraire un dispositif technique ; c' est à partir de ce texte que le document conjoint a été élaboré .

Nous avons ensuite fait un travail d' information pour ceux de nos partenaires qui n' avaient pas été associés au travail de préparation .

Je reconnais qu' il est tout à fait légitime pour ces pays de demander un temps de réflexion . Il y aura donc une réunion des ministres des finances le 24 juillet . Elle devra définir le schéma à partir de notre document conjoint . Ensuite restera à achever un travail technique : il appartiendra aux institutions de la communauté . Comité des gouverneurs de banques centrales , comité monétaire , et cetera , de présenter un texte comportant un dispositif précis au mois d' octobre .

Nous nous prononcerons , sans doute après des conversations bilatérales , au conseil européen de décembre je suis convaincu que celui - ci doit adopter une solution .

Il suffit de revenir un peu en arrière pour le savoir , puisque cette solution est inspirée du système sous lequel nous avons vécu de 1945 , en théorie jusqu' à 1971 , et en pratique jusqu' à 1965 .

Il a fonctionné dans le monde à une époque où il existait des différences assez sensibles de taux d' inflation , comme de rythmes de croissance économique .

A mon avis sans doute ce système n' imposera pas plus de disciplines que nous n' en avons connu à cette époque .

Cela nous en imposera plutôt moins et en tout cas de différentes , puisque nous vivons à l' intérieur d' un des pôles dont je parlais tout à l' heure et qui n' a guère de problèmes d' ajustement internes , à réaliser entre ses membres .

Nous avons des problèmes d' ajustement d' une tout autre échelle vis-à-vis des pays de l' opep et vis-à-vis du Japon ; nous n' en avons pas entre l' économie belge et l' économie française , et même entre notre économie et l' économie allemande .

L' une et l' autre font face à des problèmes d' adaptation au fond extrêmement semblables . Ce qui fait qu' il est tout à fait cohérent d' avoir à la fois un système de taux de change flottant à l' égard des pôles extérieurs de l' Europe , permettant de rechercher un équilibre nouveau tout en créant et maintenant un système de taux de change stable à l' intérieur d' une zone au sein de laquelle aucun ajustement majeur n' est nécessaire .

Le serpent est uniquement un système d' intervention sur les marchés , sans institutions qui soutiennent le dispositif .

Il consiste à agir simultanément sur deux monnaies , que la spéculation , les circonstances , placent à ses deux extrémités .

Ici au contraire , c' est d' un système monétaire véritable qu' il s' agit : même les pays qui ne sont pas obligés d' intervenir sur le marché contribueront au soutien de la monnaie de leurs partenaires .

De même , le fait qu' il y ait un important dispositif de crédits automatiques fait que chaque pays interviendra à la fois pour son compte et pour le compte du groupe .

Les ressources sont donc mobilisées pour l' ensemble du groupe et pas seulement pour des interventions ponctuelles .

Naturellement , cela suppose que les Etats participants recherchent une convergence de leurs politiques économiques et que subsiste la possibilité d' opérer des changements de parité comme dans le système de Bretton-woods : des changements de parité qui , à ce moment là , ont un caractère exceptionnel et discontinu , en conformité avec les modifications en profondeur des situations économiques .

Ce projet devra faire l' objet d' une ratification au moment où il prendra sa forme définitive .

Dans une première période , il aura un caractère expérimental . J' en ai parlé à mes interlocuteurs de la semaine dernière et j' ai constaté que les dirigeants de tous les partis politiques , à l' exception de monsieur Ballanger , étaient favorables à toute initiative qui se traduirait par une amélioration de la stabilité monétaire en Europe .

J' ai eu l' occasion d' évoquer avec le président Carter les sujets de la réunion de Bonn . Sa réaction a été de me dire que c' était de toute façon une décision qui concerne les européens mais a - t - il ajouté , une plus grande stabilité monétaire en Europe est une chose que nous considérons de manière favorable . C' est le point de vue politique américain .

Les techniciens du trésor et de la monnaie examineront naturellement avec plus d' attention les conséquences sur l' organisation monétaire mondiale et sur la situation du dollar de l' apparition d' un pôle de stabilité monétaire en Europe qui entraînera un certain réaménagement de la structure monétaire d' aujourd'hui .

Je crois que deux facteurs ont joué . Un premier est d' ordre général .

L' Allemagne fédérale est consciente de l' intérêt qu' il y a pour l' Europe à prendre sur un certain nombre de sujets une attitude autonome .

Les éléments , par exemple , de la politique nucléaire ont joué incontestablement dans ce sens .

Ensuite , sur le plan plus technique de la monnaie , l' Allemagne est affectée dans sa faible croissance par les brusques fluctuations du dollar . Le chancelier Schmidt considère que la croissance allemande serait plus régulière , plus assurée s' il n' y avait pas ce facteur de complication à court terme que sont les brusques sautes de la valeur du dollar sur les marchés des changes .

Avec enthousiasme , non . Le gouvernement britannique a réservé sa décision .

Compte tenu d' un certain nombre d' échéances politiques et de l' hésitation qu' il manifeste vis-à-vis d' un tel dispositif , il est difficile de préjuger son attitude définitive .

D'abord , je souhaite que le Royaume-Uni participe à ce système . Mais s' il estime ne pas pouvoir le faire , il faudra concevoir sa mise en place avec les pays qui le souhaitent , tout en prévoyant un dispositif institutionnel très précis permettant la participation ultérieure de ceux qui se tiendraient à l' écart .

Il est de bon sens de dire que si la communauté était restée limitée à un très petit groupe elle aurait progressé plus vite , et qu' elle aurait pu mettre en place des institutions plus efficaces .

Mais , dans ce cas , elle n' aurait pas été l' Europe .

Il se serait agi soit d' un accord franco-allemand , soit d' un accord étendu au Benelux la question de base que nous devons nous poser est celle - ci : faut - il chercher un accord limite à quelques pays ? Faut il , au contraire , organiser l' Europe dans les frontières de sa civilisation et de son histoire ? Même si c' est , en effet , plus difficile , je crois que c' est la tâche que nous avons à accomplir .

Certains partis politiques , le RPR et le parti communiste , ont émis des objections . Les autres partis ont pris une position de principe favorable à l' adhésion de l' Espagne .

La sagesse est de réfléchir à ce que serait la situation de la France s' il apparaissait , comme c' est certain maintenant , que tous nos partenaires européens acceptent l' entrée de l' Espagne dans la communauté .

Quel ne serait pas le ressentiment profond d' un pays non seulement blessé dans l' orientation qu' il a choisie mais en plus blessé par son plus proche voisin , par notre pays , qui a précisément tout intérêt historiquement à ce que Espagne contribue à un meilleur équilibre de l' Europe ? Une telle situation serait - elle politiquement défendable ? Et serait - elle longtemps défendue ? J' ai été frappé de voir le président de l' association des producteurs de fruits et légumes dire lui - même que s' opposer à l' entrée de l' Espagne était une attitude irréaliste .

Il est vrai que les problèmes posés sont tout à fait sérieux , en particulier pour l' agriculture , et seront traités soigneusement .

Mais souvent , le fait de poser un problème crée une dynamique . Nous savons que le sud - ouest de la France n' est pas , du point de vue économique , dans un état satisfaisant , et je n' entends d'ailleurs personne le dire .

Il a des problèmes de chômage très préoccupants . Plutôt que de nous contenter de cette situation en prenant une attitude négative , il faut dire à la fois que nous savons que l' entrée de Espagne est souhaitable du point de vue général , pour l' Europe et pour la France , et aussi que nous savons qu' il y a un problème économique du sud - ouest , et notamment un problème agricole très important , et que nous allons saisir cette occasion pour le traiter , avec les transitions et les garanties nécessaires .

L' adhésion de la Grèce devra se faire au premier semestre de 1980 . Nous avons confirmé cette date à Brême . Du point de vue des intérêts sectoriels français , le problème de son adhésion a d'ailleurs des conséquences beaucoup plus limitées .

Elle pourra fonctionner à 12 comme elle fonctionne , c'est-à-dire d' une manière qui n' est pas satisfaisante .

Là aussi , c' est une occasion , et je l' ai dit aux dirigeants espagnols , de poser le problème de l' amélioration des institutions de la communauté .

Ces institutions ont été faites pour six , elles ne fonctionnent pas de manière satisfaisante à neuf . Il est évident que élargissement donne l' occasion d' en rechercher l' amélioration .

D' une part , tout ce dont nous venons de parler est fait pour cela , c'est-à-dire qu' un de nos objectifs est de permettre à la moitié du commerce extérieur européen , soit l' équivalent du quart de nos relations économiques d' entrées et de sorties , de se faire à des taux de change stables .

Il est très difficile d' en chiffrer l' impact sur la croissance , mais il ne peut être négligeable puisque les zones qui n' ont pas souffert d' instabilité interne , Etats-unis et Japon par exemple , ont connu une croissance plus forte que celle de la communauté .

J' en reviens à l' analyse des pôles . Il faut absolument renoncer à vouloir rétablir par des actions de relance la situation qui existait antérieurement aux grandes modifications de l' équilibre international .

Il faut agir sur les composants de cet équilibre pour créer une plate-forme à partir de laquelle la croissance économique redevient possible .

C' est pourquoi la réduction du déficit pétrolier américain est plus importante pour la croissance européenne que les décisions ponctuelles que nous pourrions prendre à l' heure actuelle .

L' objectif à rechercher serait une majoration des taux de croissance , dans l' économie industrialisée , de l' ordre de 1 à 1-5 % .

Oui , c' est un élément fondamental , parce que même si l' équilibre de leurs paiements s' est amélioré rien ne démontre que ce soit un équilibre au niveau optimum .

C' est un équilibre à un niveau bas , un équilibre résultant de l' amélioration des prix de certaines matières premières , et non d' un développement suffisant de l' activité économique . Or , le problème est de créer un flux d' activités économiques et d' investissements dans les pays en développement .

Le plan Marshall constituait un transfert massif de ressources ; il compensait un déficit vis-à-vis des Etats-unis et accompagnait la reconstitution d' économies détruites .

Ce qui est nécessaire aujourd'hui , c' est de transférer des ressources vers les pays en développement , de façon à les doter de moyens autonomes de production et de développement .

Mais je pense que de toutes ces réflexions jaillira l' idée qu' il faut créer un système additionnel d' aide au développement conçu à la fois en fonction des besoins du développement et de la création d' une demande économique additionnelle qui contribue à sortir de la situation déflationniste actuelle .

Il est indispensable que les pays socialistes en prennent leur part .

Non , elle ne progresse pas .

Jusqu' à présent les pays socialistes s' en tiennent au raisonnement selon lequel l' aide ne fait que compenser les dommages de la colonisation .

Mais ces dommages sont maintenant complètement effacés pour un certain nombre de pays .

La situation de l' Inde , du Pakistan n' est pas due à la situation coloniale d' il y a cinquante ans , elle s' explique par la situation démographique , par les ressources insuffisantes de ces pays . Or les Etats socialistes doivent se considérer comme des partenaires à part entière dans l' économie mondiale .

Ce que je voudrais souligner , c' est la relation entre pôles . Quand on l' a dans l' esprit on n' analyse pas les phénomènes de la même manière .

Et en particulier on ne croit pas que tout se réduit à quelques actions concertées de la France , de l' Europe et des Etats-unis .

Ce qui compte , c' est l' ensemble du réseau des relations économiques , commerciales et monétaires . Il est frappant de voir qu' on y a si peu travaillé . Lorsque j' ai demandé qu' on fasse le schéma des flux entre tous ces pôles , si nécessaires à la compréhension de la situation présente , nulle part , on n' a pu me fournir rapidement les chiffres .

J' irai à Bonn dans l' état d' esprit suivant : la France est prête pour sa part à apporter sa contribution . Elle voit le problème .

Elle s' associera à sa solution dans la mesure où les autres partenaires le perçoivent eux - mêmes et où chacun d' entre eux est décidé à apporter une contribution significative .

Sinon les sommets économiques sont inutiles . Ils risqueraient même d' être nuisibles s' ils devaient décevoir des espérances .

Ma première réponse est de constater que , malgré les déclarations et le scepticisme , les élections auront lieu le 10 juin prochain .

Pour le reste , nous n' accepterons pas que l' assemblée sorte des compétences que définissent les traités .

Je suis convaincu que nous trouverons des attitudes semblables de la part des gouvernements de nos principaux partenaires .

Il faut avoir à l' esprit que le problème qui se posera sera celui de la représentation de la France .

Comme nos principaux partenaires ont des structures politiques très groupées , qui se retrouveront dans l' assemblée européenne , il ne faut pas que la France se présente en miettes .

J' espère que ces explications auront permis de progresser dans la connaissance de l' enjeu . L' égoïsme ne sauvera personne .

La vraie question à poser devant une crise à dimension mondiale est la suivante : que puis - je apporter à la communauté internationale ? La France apportera sa réponse . Elle attendra de connaître celle des autres .

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