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Donc , j' assume la responsabilité de la politique que je conduis . Ensuite , qui , dans la politique française à l' heure actuelle , peut exprimer , non pas l' attitude du général de Gaulle sur des problèmes concrets ( car on ne peut pas exprimer son attitude sur la situation de l' Iran telle qu' elle se produit , ou sur la nature nouvelle des relations entre la Chine et les Etats-unis telle qu' on les observe ) mais son attitude sur certaines orientations fondamentales de la politique de la France ?

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V. Giscard d'Estaing - 15 février 1979

Je dirai enfin qu' il est toujours très difficile de porter un jugement global sur une économie travaillée par des mouvements profonds d' adaptation .

Néanmoins , vous avez relevé que la production française avait commencé à s' accroître d' une manière sensible .

Les mois d' octobre , novembre et décembre , ont enregistré une nette progression de nos productions industrielles .

Jusqu' à présent cette progression n' a pas eu d' incidence sur l' emploi , il est vrai que cela se produit toujours avec retard .

Mais l' on peut penser , par l' observation des expériences passées , que la reprise de cette croissance de notre activité économique doit avoir des effets positifs sur l' emploi .

Je souhaite qu' on n' ajoute pas à l' heure actuelle aux difficultés que connaît la France .

Il existe à un moment donné pour une société une certaine capacité d' absorber des évolutions ou des changements sociaux .

Cette capacité n' est pas illimitée .

A l' heure actuelle , la France doit régler les problèmes tels qu' ils sont déjà posés .

Elle doit éviter que d' autres ne s' ajoutent . Si on agit ainsi , nous pourrons concilier l' adaptation nécessaire de l' économie française , pour que la France soit active , compétitive , prospère dans les années à venir , et en même temps la légitime considération des droits sociaux des travailleurs français .

Il faut distinguer à cet égard entre les suppressions d' emploi et les licenciements dont les chiffres sont souvent confondus .

Les suppressions d' emplois peuvent résulter des mises à la retraite dont les conditions sont adaptables .

A l' heure actuelle un certain nombre de catégories de Français prennent leur retraite plus tôt que les travailleurs de la sidérurgie dont l' activité est cependant pénible .

Il faut aller très loin dans la recherche de solutions tenant compte des situations individuelles au regard de la préretraite ou de la retraite .

Pour les travailleurs qui seront au contraire orientés vers d' autres emplois , leur formation et leur rémunération doivent assurer la continuité de leurs ressources pendant la période en cause . Bref il faut que l' imagination et , à certains égards , une forme de générosité sociale , permettent à ces deux préoccupations de sens contraire , de trouver un terrain commun .

Il faut pouvoir indiquer très vite quelles sont les installations destinées à durer et à se développer , en garantissant l' emploi de ceux qui y travaillent .

Il faut ensuite assurer la recherche et l' implantation d' activités de remplacement .

Leur ordre de grandeur doit correspondre , non pas au nombre de travailleurs licenciés , mais au nombre total d' emplois supprimés dans ces régions , car il ne faut pas non plus que les jeunes ne puissent plus être recrutés et qu' il y ait une déperdition de la vitalité de ces régions .

A l' heure actuelle , certaines perspectives s' ouvrent ; il va de soi que les pouvoirs publics ont le devoir de faire en sorte que ces implantations soient activement recherchées et se réalisent ensuite sur le terrain .

Il y a enfin les rencontres sociales où il faudra faire preuve d' imagination . Dans le cadre de la négociation que doivent avoir les partenaires sociaux employeurs , syndicats , représentants des pouvoirs publics il faudra naturellement rechercher des solutions telles que chacun soit assuré , au terme de l' évolution , soit de trouver un nouvel emploi , soit d' avoir la garantie d' une ressource de remplacement .

Cette situation ne peut pas être prolongée : on voit bien les raisons pour lesquelles il convient de réorganiser l' outil sidérurgique .

D' un autre côté il y a le point de vue des travailleurs .

Ces travailleurs vivent dans des régions difficiles , le haut pays lorrain , telle ou telle partie de la région du nord .

Ce sont des régions auxquelles des efforts particuliers ont été demandés dans le passé , notamment pour ce qui concerne cette partie de la Lorraine .

Ils ont travaillé depuis des dizaines d' années dans ces entreprises , où il y a eu fort peu de conflits sociaux et appartiennent à une des traditions ouvrières françaises authentiques .

On vient dire tout à coup , au terme d' un énième plan de redressement de la sidérurgie française : vous serez licenciés .

On comprend leur désespoir , on comprend leur fureur .

Est - ce que ces deux points de vue peuvent se rencontrer ? C' est précisément l' effort que nous devons faire : il faut qu' ils se rencontrent .

Il faut d'abord assurer très complètement l' information sur les objectifs .

Il s' agit de garder en France un outil sidérurgique puissant , un outil sidérurgique qui assure l' emploi durable , à ceux fort nombreux , les plus nombreux et de loin , qui continueront à y travailler . Je souhaite que les prochains entretiens permettent justement d' apporter des informations tout à fait précises sur ce point et fassent disparaître le sentiment diffus d' une menace qui existe maintenant pour tous les travailleurs de la sidérurgie .

La seconde raison , c' est que nous sommes dans des temps nouveaux .

On peut fermer les yeux , mais tout le monde le sait .

Et pour ces temps il est essentiel d' assurer l' emploi , la promotion , les activités des générations françaises présentes et à venir .

Nous ne le ferons pas si notre pays n' est pas capable de s' adapter à ces temps nouveaux .

Est - ce que nous en avons la possibilité , ou la capacité ? Je le crois , mais bien entendu cette adaptation doit tenir compte du fait qu' elle impose à telle ou telle catégorie de la population des situations qui ne doivent pas être pour elle insupportables .

Je prendrai , pour illustrer ce point , l' exemple de la sidérurgie .

Le cas de la sidérurgie me paraît en effet tout à fait significatif d' une situation dans laquelle il y a deux attitudes également compréhensibles , et également justifiées , mais qui ne se rencontrent pas ; la première attitude est celle des dirigeants , des pouvoirs publics ou des entreprises , qui aperçoivent la nécessité d' une réorganisation profonde de notre outil de production sidérurgique .

Cela s' est produit partout ailleurs : notamment les grands pays producteurs ont été conduits à réorganiser profondément leur outil sidérurgique .

Si nous ne le faisons pas , nous condamnons l' ensemble de ce secteur à connaître une vie financière et d' emploi de plus en plus difficile et amenant finalement à une situation de désastre .

La situation appelle de toute façon une action .

Je vous rappellerai un chiffre : en 1978 ...

Je vous remercie de votre question qui nous amène aux problèmes intérieurs , et ce sera donc ma dernière réponse .

Ceux qui nous ont écoutés , ceux qui vous liront , sont en effet tout autant préoccupés , peut-être davantage , de la situation intérieure économique et sociale que des grands bouleversements dont ils sont les témoins dans le monde .

Encore que l' opinion française suive à l' heure actuelle avec beaucoup d' attention le déroulement de ces grands évènements .

Est - ce que la France a les moyens , la capacité de s' adapter à cette situation nouvelle du monde ? Je pense que oui , et je pense qu' elle le fera . Elle doit le faire pour deux raisons : d'abord , je vous ai dit tout à l' heure que nous poursuivrions notre effort pour organiser l' Europe .

Il est essentiel que , dans cette Europe , la France se trouve à l' égal de tous les autres .

Elle n' entend pas exercer d' hégémonie , mais elle n' entend pas en subir .

Il faut donc que son économie soit comparable à celle de tous les autres . C' est pourquoi dans ma conférence de presse du 21 novembre dernier , j' avais rappelé mon objectif de faire en sorte que la puissance économique de la France soit , ou devienne comparable à celle de l' Allemagne fédérale .

Vous connaissez le sentiment qu' avait le général de Gaulle sur les partis politiques . Je ne pense pas qu' il eut souhaité confier à un parti , quel qu' il soit , le soin de représenter sa pensée dans la vie nationale , alors qu' il ne l' acceptait pas de son temps .

Le grand legs historique du général de Gaulle à la France , ce sont nos institutions . A vrai dire , il y a plusieurs legs historiques , mais celui - ci est parmi les plus importants .

C' est donc au sein des institutions qu' il faut rechercher comment s' exprime la préoccupation qui était celle du général de Gaulle .

Parmi les hommes qui sont dans les institutions , certains participent à leur fonctionnement : les députés de l' assemblée nationale , les présidents de commissions , le président de l' assemblée nationale et enfin les membres du gouvernement .

Je vous rappelle qu' il y a , dans le gouvernement de Raymond Barre , 11 ministres provenant de la formation gaulliste , que sur ces 11 membres du gouvernement , il y a 6 ministres , que 5 d' entre eux ont été ministres du général de Gaulle , que l' un d' entre eux a été secrétaire général du parti du général de Gaulle , qu' un autre est compagnon de la Libération .

Et , je les retrouve tous les mercredis , comme je retrouvais jadis mes collègues quand je siégeais dans les conseils des ministres , c' est d' eux , de leur présence , de leur attitude , que je reçois , que je retiens les préoccupations qui correspondent à celles de leur sensibilité du pays . à l' heure actuelle , les gaullistes s' expriment dans le cadre des institutions de la république et , notamment , au gouvernement .

Vous me posez une question typiquement française .

Je vous ai dit , tout à l' heure , que le monde était un monde en plein mouvement et que j' étais responsable de la politique étrangère que je conduis .

Je la conduis avec le gouvernement et les instances compétentes .

Il me paraît difficile de comparer la politique étrangère de 1978 à une autre , conduite à une autre époque , avec d' autres hommes et face à d' autres problèmes .

Personne , dans les grands pays , ne compare continuellement , à propos de décisions , l' action du président à tel ou tel de ses prédécesseurs , même s' il était aussi éminent que l' a été dans notre histoire le général de Gaulle .

Donc , j' assume la responsabilité de la politique que je conduis . Ensuite , qui , dans la politique française à l' heure actuelle , peut exprimer , non pas l' attitude du général de Gaulle sur des problèmes concrets ( car on ne peut pas exprimer son attitude sur la situation de l' Iran telle qu' elle se produit , ou sur la nature nouvelle des relations entre la Chine et les Etats-unis telle qu' on les observe ) mais son attitude sur certaines orientations fondamentales de la politique de la France ? Qui peut la traduire ?

La France ne souhaite pas devenir le retraiteur atomique international .

Nous avons une usine de retraitement pour nos besoins nationaux .

Cette usine , à l' heure actuelle , dispose de capacités qui peuvent être utilisées pour rendre service à certains de nos partenaires , et c' est ainsi que nous avons signé des contrats avec des sociétés productrices d' électricité nucléaire en Allemagne fédérale et au Japon .

Mais c' est pour utiliser les capacités de cette usine .

Nous ne souhaitions pas , je le répète , devenir prestataire de services , en matière de retraitement .

Je pense cependant que , dans l' avenir et dans le cadre de la non-prolifération , il pourrait être intéressant de s' orienter vers des usines de retraitement plurinationales .

Nous l' avons déjà fait pour l' enrichissement , dans le cadre d' Eurodif qui fonctionne d' une manière suffisante .

Ce schéma pourrait être utilisé également pour le retraitement . De même que nous avons accueilli dans Eurodif des pays qui n' étaient pas européens , de même , s' il devait y avoir une usine plurinationale , on pourrait envisager l' éventualité d' une participation du Brésil .

Vous venez d' avoir la visite du premier ministre . Cela vous dispense d' avoir la réponse du président de la République .

Je le souhaite .

Nous avons suivi naturellement avec beaucoup d' attention le déroulement des évènements qui ont conduit à la désignation du président Chadli .

Nous avons vu que ceci s' accompagnait d' une réflexion sur le contenu , la substance , l' orientation de la politique de l' Algérie .

Nous nous sommes réjouis du choix du peuple algérien et je souhaite , en effet , que comme ceci avait été déjà exprimé avant le décès du président Boumediene , les relations entre la France et l' Algérie puissent entrer dans une nouvelle ère . à l' heure actuelle où se modifient dans le monde les relations internationales , je pense que la circonstance est favorable à un réexamen , dans le sens de l' amélioration et de la coopération , des liens entre l' Algérie et la France .

Quand je parle de l' Europe , je pense aux pays de la communauté économique européenne et qui ont , pour des raisons traditionnelles , des liens avec les Etats de l' Afrique qui participent à l' accord de Lomé .

Je pense aussi à d' autres pays européens , notamment ceux de l' ancienne zone du libre-échange qui peuvent avoir aussi le désir de resserrer leurs liens avec l' Afrique et les pays arabes .

C' est dans cet esprit que j' accepterai l' invitation que m' a adressée le président Nimeri de me rendre à Khartoum .

Dans cette période nouvelle qui est la nôtre , il faut chercher un nouveau cadre pour les relations entre l' Europe , l' Afrique et , dirais - je , les Etats arabes ; quand je pense aux Etats arabes , je pense aux Etats de la ligue arabe .

Si vous regardez , d'ailleurs , une carte du monde , vous verrez qu' il y a , en effet , une grande zone autour de la méditerranée qui rapproche cette Europe , ces Etats arabes , et l' Afrique .

Je pense qu' il serait utile que les dirigeants de ces Etats puissent un jour se rencontrer , comme d' autres l' ont fait .

Naturellement , ils seront plus nombreux que lorsque les dirigeants des Etats continents se rencontrent deux à 2 .

C' est donc plus difficile à prévoir et à préparer . Mais il serait utile de rechercher un accord qui resserrerait la solidarité entre l' Europe , l' Afrique et les Etats arabes , à la fois pour ce qui est de la sécurité , en tous les cas de ce qu' ils peuvent faire pour éviter les tensions entre eux , et pour ce qui est de leur contribution a leurs problèmes communs de développement .

J' en viens à cette question plus générale sur l' Afrique .

Vous observez à l' heure actuelle un grand réaménagement des relations internationales le traité entre le Japon et la Chine , le nouvel état des relations entre la Chine et les Etats-unis d' Amérique .

Dans ce grand réaménagement , il y a deux continents un peu à part qui sont d'ailleurs les deux continents politiquement les plus fragmentés , je veux dire l' Europe et l' Afrique .

Le nombre d' Etats qui les composent représentent , à lui seul , la moitié des Etats des Nations-Unies .

Ces continents , cependant , éprouvent l' un pour l' autre le désir d' une coopération et la recherche de relations plus étroites .

Nous sommes sortis de la période de la colonisation .

C' est ce que je vous disais tout à l' heure à propos du Tchad et je pense à ce que seront les commentaires de la presse il n' appartient pas à la France de décider de la forme ou de la nature du régime que le Tchad se donne et il n' appartient pas à la France d' imposer au Tchad telle ou telle solution politique . La période de la colonisation est révolue .

Il est exact qu' à l' heure actuelle des Français souhaitent quitter la ville de Ndjamena en raison de la situation de violence ou d' insécurité dans laquelle elle est placée .

Les moyens aériens nécessaires seront mis à leur disposition pour permettre leur rapatriement , et nos forces veilleront , bien entendu , à assurer leur sécurité .

Le Tchad est un Etat étendu et fragile , il n' y a pas d' autre solution que l' entente des tchadiens entre eux , tchadiens très divers puisqu'il y a les tchadiens du sud , les plus nombreux , chrétiens et animistes , et les tchadiens du nord , auxquels une place suffisante n' a pas été faite jusqu' ici dans la vie courante de l' Etat .

L' affrontement violent ne règle rien .

Il faut rechercher une structure de l' Etat tchadien , très décentralisée , voire sous forme fédérale , pour que chacune de ces communautés puisse assurer la gestion de ses propres affaires et qu' en même temps l' unité de l' Etat tchadien puisse être préservée .

Ce sont les conseils que nous avons donnés .

L' action de la France avait essentiellement pour conséquence de permettre au Tchad de disposer d' un délai pour mettre en œuvre cette réconciliation , puis cette réorganisation de sa structure .

Nous avons demandé à nos représentants au Tchad de faire tout ce qu' ils pouvaient pour parvenir au cessez-le-feu , et donc d' y encourager de part et d' autre leurs interlocuteurs tchadiens .

Je souhaite que cet appel au bon sens soit entendu par tous les Tchadiens , et que ce cessez-le-feu , si on peut l' obtenir , débouche sur ce qui est nécessaire depuis l' origine , c'est-à-dire une conférence réunissant le plus grand nombre de représentants possible des différentes composantes de l' Etat tchadien , et élaborant les structures du nouvel Etat . Il y a d'ailleurs , dans la région , et notamment parmi les dirigeants des Etats voisins , des hommes qui peuvent contribuer utilement à fournir la médiation ou à prendre les initiatives nécessaires .

La situation au Tchad est celle d' un affrontement armé entre deux groupes , l' un représentant l' autorité du président de la République , le président Malloum , et l' autre celle du premier ministre , m. Hissene Habre .

La France reprouve cette situation car , fondamentalement , la solution aux problèmes très difficiles de l' existence et de l' organisation de cet Etat fragile doit être recherchée dans l' autre direction , c'est-à-dire non pas dans l' affrontement mais , comme je le soulignerai tout à l' heure , dans la recherche d' une solution politique .

Dans cet affrontement , les forces françaises ne sont pas intervenues et n' ont pas à intervenir .

L' année dernière , la situation était tout à fait différente .

Il s' agissait d' une action largement alimentée et soutenue de l' extérieur .

Vu les moyens mis en œuvre , et qui s' exerçaient contre la seule autorité constitutionnelle et légale du Tchad , qui faisait appel à notre soutien , dans ces conditions nous avons été conduits à intervenir .

En revanche , j' avais dit à l' époque , et vous ne me croyiez peut être pas , que la France n' avait aucunement l' intention d' intervenir dans les affaires intérieures de l' Etat tchadien , ou d'ailleurs de tout autre Etat africain .

La France n' est pas intervenue en Mauritanie , lorsqu' il y a eu le dernier changement de régime dans ce pays , la France n' interviendra pas dans les conflits intérieurs du Tchad la France veillera à assurer la sécurité de nos compatriotes vivant dans ce pays et , vous avez déjà vu dans ce domaine que les instructions et les moyens avaient été prévus à cette fin .

Je répondrai d'abord sur le Tchad , ensuite à votre question sur les initiatives en Afrique .

Il faut voir plus loin .

Si ces conversations ne devaient pas aboutir à une solution d' ensemble , je pense qu' il faudrait revenir à une autre instance pour procéder à une évaluation exacte de ce qui a été acquis aux différentes phases de la négociation , c'est-à-dire depuis Jérusalem , camp David et aujourd'hui .

Où faire cette évaluation , si ce n' est au conseil de sécurité des Nations-Unies ? Je vous rappelle d'ailleurs que dans les négociations de camp David il est prévu qu' en cas d' accords , ceux - ci seront exposés au conseil de sécurité de façon à obtenir une sanction internationale .

Si ceci est prévu , en cas de succès , il faut également le prévoir en cas d' échec ou de blocage .

Je voudrais enfin rappeler que , pour nous , le long délai mis dans le déroulement de ces négociations , puisque la date limite a déjà été largement dépassée , est en soi préjudiciable , car la situation au proche orient et la nature des relations avec les Etats arabes du Proche-Orient sont affectées , il faut le savoir , par le calendrier actuel de ces négociations .

La France estime qu' il est très important , dans les circonstances actuelles , de maintenir dans cette région du monde un climat de coopération et de confiance . C' est pourquoi la prolongation du délai actuel serait , à cet égard , préjudiciable .

Les évènements successifs qui se sont produits dans le conflit du Proche-Orient , c'est-à-dire la visite du président Sadate à Jérusalem il y a plus d' un an , puis la réunion à camp David , ont constitué une sorte d' approche psychologique des données du problème .

Vous savez que la France a adopté une attitude de réserve par rapport aux conclusions tirées de ces rencontres et , notamment , de camp David .

En effet , nous estimons qu' il n' y a pas d' autre solution que globale aux problèmes du Proche-Orient , c'est-à-dire une solution qui soit acceptée par l' ensemble des pays de la région , approuvée par la communauté internationale et qui apporte une réponse à toutes les questions qui se posent , et notamment à la situation et à l' exercice de leurs droits par les Palestiniens .

Nous avons observé les conclusions de camp David .

Il y avait des éléments positifs , mais nous n' étions pas assurés qu' ils s' orienteraient vers une solution d' ensemble .

On annonce de nouvelles rencontres .

Si ces rencontres doivent aboutir à une solution ayant un caractère global , la France se réjouirait de leur succès mais elle maintient son attitude de réserve en ce qui concerne la probabilité d' une telle conclusion .

Il y a enfin ceux des résidents espagnols en France dont l' activité dans les périodes sensibles pour l' Espagne peut poser un problème ; dans ce cas là , ils sont traités sous la forme d' assignation à résidence pour une durée limitée .

Cela s' est produit deux fois et à l' heure actuelle en raison de l' échéance électorale de mars prochain en Espagne et de la nécessité d' éviter que cette échéance ne soit éventuellement perturbée par des actions violentes , 17 Espagnols résidant en France ont été assignés à résidence à Valençole .

Enfin , il y a les cas où des crimes seraient commis , ou des actions judiciaires sont entreprises .

Jusqu' à présent , il n' y a jamais eu d' extraditions d' Espagnols vivant en France et renvoyés en Espagne , il n' y a d'ailleurs jamais eu de demande , sauf un cas ; la raison en est que le traité franco-espagnol sur l' extradition interdit l' extradition pour motif politique , il ne prévoit l' extradition que pour des actes criminels sanctionnés par des procédures de justice .

Les Espagnols à ce titre , ont exactement la même situation , les mêmes droits en France que les citoyens des autres pays européens .

C' est dans ce cadre légal que nous entendons traiter le problème des Espagnols vivant en France . J' ajoute qu' à côté de ces cas , il y a l' immense communauté espagnole vivant en France , qui , vous le savez , ne pose aucun problème , avec laquelle nous vivons en excellente intelligence .

Depuis , l' année dernière , les circonstances ont changé , puisque l' Espagne a adopté une nouvelle constitution , qu' elle a souscrit à la convention de Genève de 1951 sur le statut des personnes et des réfugiés politiques et qu' elle a autorisé sur son sol l' exercice et l' expression de toutes les activités politiques .

Dans ces conditions , le texte même de la convention de Genève de 1951 met fin à l' existence du statut de réfugiés politiques et c' est la première conséquence que nous tirons .

Il y a , à l' heure actuelle , environ 20000 Espagnols qui bénéficiaient de ce statut .

Il n' y aura pas de changement pour eux dans leur vie en France , puisqu'ils recevront bien entendu les titres de séjour et de travail correspondant à leur situation actuelle et conserveront le bénéfice de certains avantages sociaux liés à leur ancien statut de réfugiés politiques .

Il y a ensuite les espagnols qui se trouvent en France en situation irrégulière .

Ils sont traités comme tous les étrangers trouvés en situation irrégulière , c'est-à-dire qu' ils sont reconduits à la frontière et , quand il s' agit d' un pays limitrophe à la frontière de leur pays .

Il y a eu 7 cas de ce genre .

Les Espagnols qui se livrent à des activités répréhensibles en France sont expulsés de notre territoire selon la règle applicable à tous les étrangers .

On leur demande dans quel pays ils veulent être dirigés et c' est seulement s' ils n' indiquent pas un pays de préférence qu' ils sont expulsés vers leur pays d' origine . Je vous indique qu' il n' y a pas eu d' expulsion à ce titre en direction de l' Espagne .

A votre dernière question : évidemment pas , nous ne sommes pas concernés dans cette affaire .

Sur le premier point , je voudrais rappeler quelle est notre position concernant les activités basques en France , de façon que ce soit très clair pour nos amis espagnols .

La France est un pays légaliste , je veux dire que ces problèmes sont traités en France dans le cadre du droit , droit interne ou droit international .

Il y avait un premier problème qui était la situation de réfugiés politiques espagnols en France .

Ces réfugiés sont venus dans des conditions dramatiques pour l' Espagne , ont vécu en France , et ont bénéficié du statut de réfugiés politiques . C' était tout à fait fondé en raison des circonstances de leur venue en France et en raison de la nature du régime espagnol de l' époque .

Je remarque à ce sujet qu' un pays ne se propose pas comme médiateur . En général quand il se propose comme médiateur il échoue . La question est de savoir si l' ont peut contribuer utilement à la solution d' un problème .

La position de la France vis-à-vis de ce problème est la suivante : nous considérons que la tension qui existe depuis longtemps maintenant entre l' Algérie , le Maroc , et la Mauritanie outre , bien entendu , le Polisario , est une tension préjudiciable à l' ensemble des partenaires de la France .

Nous souhaitons une solution . Il y a des solutions possibles .

C' est une situation très complexe , puisque c' est une situation de décolonisation dans une région qui a des caractéristiques très particulières en ce qui concerne son peuplement , son habitat .

Je souhaite saisir toutes les occasions pour m' en entretenir .

Je le ferai avec le président Mustapha Saleck , comme je le ferai tout à l' heure avec le roi du Maroc .

Vous avez tous déjà dit que c' était un évènement d' une portée considérable , en raison d' une part de la localisation de l' Iran et , d' autre part , en raison de la part très importante de l' Iran dans l' économie pétrolière du monde .

Donc , de ces deux points de vue , c' est un évènement d' une portée considérable .

La position de la France a été de considérer dès le début du processus de ces évènements qu' il s' agissait manifestement d' une situation qui , finalement , serait tranchée par les Iraniens eux - mêmes et qu' il ne fallait pas croire que ce serait des interventions ou des pressions extérieures qui pourraient affecter le cours de ces évènements .

D'ailleurs , l' observation que l' on peut faire à l' heure actuelle , c' est qu' il s' agit bien fondamentalement d' une secousse en profondeur de la société iranienne elle - même , avec toutes les conséquences que cela entraîne . Cette secousse a été telle qu' on observe aujourd'hui l' effondrement des structures de l' ancien Etat iranien .

Nous souhaitons que le nouveau gouvernement puisse créer les conditions d' un retour à une vie normale avant d' avoir à traiter les problèmes en profondeur qui se poseront pour l' organisation à venir de l' Etat iranien . Notre ambassadeur a été reçu hier par le Premier ministre , Bazargan , avec lequel il a eu un long entretien et nous souhaitons que , dans cette recherche d' un nouvel équilibre , l' Etat iranien soit conscient des implications internationales des décisions qu' il prend et qu' il maintienne avec les pays qui y sont prêts un esprit de coopération positive .

Bien imprudent serait celui qui se livrerait publiquement à des appréciations sur ces tendances .

On a observé depuis deux mois deux phénomènes .

Un phénomène pour ce qui concerne les relations du dollar avec les autres monnaies .

Ce sont de fortes fluctuations liées à des causes appelées à se répéter , puisqu'il y a d' une part la persistance d' un déficit extérieur massif des Etats-unis d' Amérique , d' autre part la reprise d' un taux d' inflation élevé , notamment au cours du mois de janvier , et enfin les conséquences sur l' économie américaine d' un nouvel équilibre des échanges pétroliers .

Ainsi les facteurs d' instabilité continuent à être présents , pour ce qui concerne les relations du dollar et des autres monnaies .

En revanche , on a observé un autre phénomène pour ce qui est des monnaies européennes : l' assez remarquable stabilité des changes entre les pays de la zone européenne .

C' est ainsi , par exemple , qu' entre le franc français et le deutschemark , il n' y a pratiquement pas eu de fluctuations dans la période récente . Cela montre qu' il y a , à l' intérieur d' un système mondial qui , malheureusement , reste et restera instable , la possibilité d' aménagements régionaux pour créer certaines zones de stabilité .

Il a été question seulement de l' aide économique , c'est-à-dire financière à la Turquie .

Cela n' a pas été placé sous l' angle des relations politiques de la Turquie .

Des orientations ont été arrêtées et certains de nos partenaires ont été conduits à prendre ou prendront des initiatives à cet égard . La France apportera son concours aux initiatives de ses partenaires .

On n' observe pas , actuellement , de progrès sensible en direction d' un ordre international nouveau .

En revanche , on peut obtenir , dans des régions du monde , un meilleur aménagement des relations internationales .

L' Europe , par exemple , sur le plan des relations monétaires , peut aboutir à un meilleur aménagement .

Je considère aussi que le recul général des programmes d' aide au développement est un facteur négatif pour un nouvel ordre mondial . La France sera amenée à faire des propositions et elle - même à accentuer son effort à cet égard .

Non , le dialogue nord-sud va connaître un certain nombre de réunions au cours du printemps .

Il y a , à l' heure actuelle , des réunions techniques entre différents groupes de pays africains , asiatiques , non-alignés .

C' est au printemps prochain qu' il y aura une réunion d' ensemble , dans le cadre des Nations-Unies , à propos de ce dialogue nord-sud .

Nous suivons le développement des principales questions , la mise en œuvre du fonds commun , l' accord sur certains produits .

Vous savez qu' on envisage à l' heure actuelle l' adoption d' un accord sur le caoutchouc , auquel nous sommes favorables , et aussi le problème du développement des échanges dans un certain nombre de domaines .

Le gouvernement français fera des propositions pour que ces différents points soient effectivement réglés lors des prochaines rencontres internationales . Il ne prendra pas d' autres initiatives pour le moment , mais je vous parlerai tout à l' heure , si vous le souhaitez , des rapports de l' Europe , de l' Afrique et des pays arabes .

La France n' a pas de responsabilités dans la production du pétrole au Mexique .

J' ai dit tout à l' heure que pour la communauté internationale , qu' il s' agisse des pays consommateurs dont nous sommes , et des pays producteurs qui ont pu faire l' expérience de ce qu' a représenté pour eux la crise mondiale des années 1974 1978 .

Vous savez que les relations entre le Mexique et la France sont des relations traditionnelles qui n' ont pas attendu la période actuelle pour se développer . J' ajoute que j' ai avec le président Lopez Portillo , des relations personnelles .

Nous nous sommes connus , nous avons travaillé ensemble lorsqu' il était ministre des finances du Mexique , et j' ai déjà apprécié la qualité et la fermeté de ses vues .

Nous pensons que le Mexique est un des pays appelés à devenir un des pôles de l' organisation multipolaire du monde en raison du développement très important de sa population et de son développement économique appuyé sur diverses activités , notamment le pétrole .

C' est pourquoi la France qui souhaite qu' il y ait un réseau de relations dans le monde entre ces pôles de l' avenir , considère qu' il est très important de développer ses relations , et par là même celles de la communauté économique européenne , avec le Mexique .

Je crois que l' attitude du Mexique est symétrique , c'est-à-dire qu' il souhaite avoir une gamme variée de relations politiques et économiques extérieures .

L' Europe lui offre à cet égard de très importantes perspectives . C' est pourquoi j' attache une grande importance à ma visite , dont la date avait été fixée avec le président Lopez Portillo depuis longtemps déjà .

Enfin , sur le plan de la communauté européenne , je demanderai que soit inscrit , au prochain conseil européen du mois de mars , le problème de l' énergie , de façon à faire le point des maigres résultats qui ont été obtenus jusqu' ici , et au lieu de chercher à plaquer une politique communautaire sur les politiques nationales , ce qui finalement a échoué , de veiller à la convergence de nos politiques nationales au sein de la communauté , de façon à tendre vers les mêmes résultats . Il y a deux sujets sur lesquels il pourrait y avoir une action beaucoup plus vigoureuse de la communauté , ce sont d'abord les actions concertées d' économies d' énergie ; c' est ensuite l' action concertée de développement des énergies de remplacement , soit des énergies fossiles , c'est-à-dire le charbon qui existe en grande quantité dans la communauté , soit les énergies nouvelles de remplacement , nucléaires ou futures .

La crise que nous allons connaître diffère , à plusieurs égards , de celle de l' automne 1973 .

En effet , elle portera sur les quantités au lieu de porter sur les prix .

C' est une crise qui se produit à un moment où il n' y a pas de situation d' affrontement entre les pays arabes et , par exemple , la communauté européenne .

La crise de 1973 était d' origine politique et a pris ensuite la forme d' une décision volontaire de majoration considérable du prix du pétrole .

Aujourd'hui , je souhaite , d' une part , que les pays producteurs fassent un effort , qu' ils paraissent désireux d' entreprendre , pour atténuer les difficultés tenant à la quantité livrée sur le marché .

L' Iran ne pourra pas reprendre rapidement sa production à son niveau antérieur . Pour les besoins de sa propre vie nationale , elle sera naturellement conduite à reprendre son extraction et sa vente de pétrole .

Mais , avant que cela se produise , il est important que les pays producteurs fassent l' effort qu' ils peuvent faire pour maintenir le niveau des quantités offertes sur le marché .

D' autre part , il faut éviter que n' apparaisse à cette occasion une situation d' affrontement .

C' est pourquoi la France , profitant des relations qu' elle a maintenues et confirmées avec les principaux pays arabes producteurs , va être en contact avec eux au cours des semaines prochaines . Elle fera en sorte qu' il y ait une approche concertée de ce problème de l' approvisionnement pétrolier .

On ne va pas entrer dans un débat de stratégie .

Je vous rappelle que la dissuasion française est , du point de vue de ses implications militaires , autrement meurtrière et destructive que la participation a telle ou telle bataille . On sait bien dans quelles conditions cette situation a été conçue et orientée .

La France fixe son niveau de sécurité au niveau nécessaire pour maintenir , quelle que soit l' évolution de la situation stratégique dans le monde , la crédibilité c'est-à-dire l' efficacité de sa dissuasion .

A cet égard , j' ai demandé la mise à l' étude d' une nouvelle génération d' armes nucléaires , au-delà de la génération actuelle , sur la nature et sur le contenu de laquelle le gouvernement sera appelé à se prononcer . Elle aura pour objet de maintenir dans les années 1980 2000 l' efficacité de la dissuasion française au niveau nécessaire pour garantir notre sécurité .

Je pense que vous pourriez utilement leur poser la question .

Je crois que , dans l' ensemble , chacun s' accorde à reconnaître que le développement des relations avec la Chine doit être conduit de façon à ne pas créer une tension , ou un risque , dans les relations vis-à-vis de l' Union soviétique .

Mais à mon avis il faut être plus explicite que cela . Il faut indiquer très clairement que l' établissement de nouvelles relations doit être conduit de telle manière que ce ne soit pas un facteur de déstabilisation des relations internationales , que ce soit au contraire compatible avec la recherche de la détente et de la sécurité .

Le département de la Guyane est un département français situé en Amérique , il est bordé par la mer des Caraïbes et il n' est pas bordé par les rivages de la Méditerranée ou de la Manche .

Pour certains de ses problèmes , il appartient à l' environnement de l' Amérique latine ; à cet égard , il sera traité comme le sont les différents éléments de la zone . Par contre , les droits de souveraineté , notamment de souveraineté militaire française , pour ce qui concerne la Guyane , ne seront pas modifiés par ce protocole .

La Chine , comme tous les grands pays a droit à ce que j' ai appelé à la tribune des Nations-Unies , le droit national à la sécurité .

Il est donc naturel que la Chine , comme nous - mêmes , et comme les autres , dispose des moyens nécessaires pour assurer sa sécurité . En revanche , la France n' apportera pas de contribution ici ou là à ce qui pourrait conduire à l' accroissement du danger militaire offensif dans le monde .

En ce qui concerne les rapports avec la Chine , je vous rappelle que la France est le premier pays à avoir reconnu la République populaire de Chine . Elle l' a fait , dans cette salle , où j' étais en 1964 , lorsque le général de Gaulle a annoncé la reconnaissance par la France de la République populaire de Chine . Pourquoi la France l' a - t - elle fait ? C' est parce qu' elle reconnaît les réalités .

La Chine à la fois par son nombre et par sa tradition historique , par son poids dans le monde , est une réalité dont il faut tenir compte .

Depuis cette date , la politique de la France a toujours été de favoriser la participation de la Chine à la vie internationale .

C' est ainsi que la France a poussé à ce que la Chine occupe son siège et le retrouve au sein de l' assemblée des Nations-Unies et au conseil de sécurité .

C' est ainsi que la France a souhaité que la Chine puisse reprendre sa place dans les travaux du désarmement .

Mais , en même temps que la France s' engageait dans cette politique , elle en pratiquait une autre qui était celle de la détente , centrée sur l' amélioration des relations de confiance entre l' Union soviétique et ses partenaires occidentaux .

Depuis l' origine , la France a ainsi mené une politique de reconnaissance des réalités chinoises et de poursuite de la détente .

Cela restera la règle de notre action .

Nous estimons que la reconnaissance de la réalité chinoise pourra s' effectuer d' une manière telle qu' elle favorisera le jeu normal des relations internationales .

Il ne faut pas qu' elle soit traitée comme un facteur déstabilisant des relations internationales , relançant les tensions , notamment militaires , sur notre planète . A cet égard la France développera ses relations avec la Chine dans un esprit de responsabilité pour ce qui concerne la contribution que nous continuerons à apporter à la politique de la détente et à l' élimination des dangers de conflit militaire dans le monde .

Je peux parler seulement des intentions des dirigeants . Je considère les dirigeants de l' Union soviétique comme étant attachés à la paix , et n' ayant nullement l' intention d' entreprendre ou de déclencher une action militaire susceptible d' affecter l' Europe de l' ouest .

Je peux préciser que c' est leur état d' esprit .

Je les connais et c' est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles nous pratiquons avec eux la politique de la détente .

La France souhaite contribuer à écarter le danger d' affrontement , où qu' il soit , dans les années à venir .

C' est la raison pour laquelle elle est devenue un partenaire actif de la politique de désarmement . Je n' évoquerai pas les thèmes de cette politique , je vous indique seulement que , lors de ma visite officielle au Mexique , là aussi à la fin du mois , le gouvernement français signera le protocole n°1 du traite de Tlatelolco , qui concerne la dénucléarisation ou plutôt la non nucléarisation de l' Amérique latine et centrale .

Rien n' est plus irresponsable pour un homme d' Etat que de porter jugement sur les évènements concernant la vie de ses compatriotes surtout quant il ne dispose pas de l' ensemble des données . Je ne peux pas vous dire s' il arrivera tel ou tel évènement dans les trois ou 5 ans à venir .

La situation dans le monde , c'est-à-dire d' une part , la rapidité d' évolution , et d' autre part , la très grande tension qui existe dans diverses régions du monde , rend nécessaire une conception claire et une exécution hardie et ferme de la politique internationale .

Telle est la conception de la France .

C' est ainsi qu' elle a agi lorsque ses responsabilités ont été en cause . C' est ainsi qu' elle continuera à agir lorsque ses intérêts nationaux ou sa politique extérieure le rendront nécessaire .

Tant qu' il s' agit d' une négociation entre les systèmes centraux , américains et soviétiques , la France n' a aucune raison d' y participer .

La question posée par certains était de savoir si la négociation Salt trois serait étendue à d' autres armes , et en particulier aux armes qui , stationnées en Union soviétique , pourraient menacer l' Europe , ou aux armes qui , stationnées en Europe , pourraient menacer l' Union soviétique .

C' est une question extrêmement complexe , dans le détail de laquelle je ne puis entrer .

Mais voici les conclusions de notre raisonnement sur ce sujet : les chances d' aboutir pour une négociation portant sur 16 armements qu' on appelle les armements de zone grise sont extrêmement faibles , en raison de la diversité des situations , de la diversité des armements , et des conditions dans lesquelles ceux - ci seraient éventuellement utilisés .

Je ne crois pas au succès d' une négociation Salt portant sur les armements de la zone grise à l' heure actuelle .

De toutes façons , la France n' y participerait pas parce que son système est un système central .

Il est vrai qu' il est situé en Europe , mais si l' on examine les conditions politiques de son emploi et la situation qui en découle , il ressemble aux systèmes centraux soviétiques et américains .

Il ne peut donc pas être classé dans la zone grise , et à ce titre , la France à toutes les raisons de ne pas participer à une telle négociation .

Il faudrait naturellement entrer plus dans le détail . Vous m' excuserez de la brièveté de cette présentation des Salt .

Première question : est - ce que la France est favorable à la négociation Salt deux ? Je dirai que la France est favorable au principe de la négociation Salt .

Elle estime en effet qu' il y a intérêt pour la collectivité mondiale à arrêter la course aux armements stratégiques , et qu' elle a intérêt à ce que cette course elle - même soit ralentie .

Nous sommes conduits , dans le développement de moyens de sécurité , à tenir compte du niveau atteint par les autres , par les grandes puissances .

Nous n' avons pas intérêt à ce que ce niveau soit en perpétuel accroissement .

La France est donc favorable au principe des négociations Salt .

En ce qui concerne Salt 2 , la France n' a pas participé à la négociation , et cette négociation n' est pas conclue . Il n' est donc pas possible à l' heure actuelle de porter un jugement sur son contenu .

Nous ne pourrons le faire que lorsque nous connaîtrons le texte et ce , en fonction de deux critères : est - ce un accord effectivement équilibré entre les deux superpuissances ? Quelles sont ses conséquences , pour la sécurité de l' Europe ? Salt deux sera vraisemblablement suivi d' une négociation Salt 3 .

Pourquoi ? C' est parce que ces négociations visent à limiter les armements stratégiques de deux manières , d' une part en en limitant le nombre , et d' autre part en en limitant le progrès technologique , si l' on peut appeler progrès le développement des armes nucléaires .

Périodiquement , il est nécessaire de passer un nouvel accord pour arrêter les étapes à venir du progrès technologique nucléaire après Salt 2 , il y aura un Salt 3 , éventuellement d' autres Salt .

Je rappellerai ce que sont ces Salt pour l' opinion .

Ce sont des négociations sur la limitation des armements stratégiques , qui sont conduites à l' heure actuelle entre les Etats-unis et l' Union soviétique , à l' exclusion de toute autre puissance , et qui portent sur ce qu' on appelle les systèmes centraux , c'est-à-dire les armements , quelle qu' en soit la nature , qui se trouvent placés aux Etats-unis et qui menacent l' Union soviétique , ou qui se trouvent placés en Union soviétique et qui menacent les Etats-unis d' Amérique . Dans cette négociation , à l' heure actuelle , les armes stationnées ailleurs , ou visant d' autres parties du monde , ne sont pas prises en considération .

Je considère que l' Union soviétique et la France sont également attachées à la politique de la détente , et qu' à l' heure actuelle leurs attitudes sont convergentes sur ce point .

L' état actuel des relations franco-soviétiques est satisfaisant .

C' est ainsi que le juge la partie française .

Je crois que ces relations peuvent encore se développer , de deux manières : d'abord au plan de l' analyse des situations politiques .

Nous avons observé dans le monde , l' année dernière et cette année , des situations de tension à propos desquelles nos analyses n' étaient pas toujours semblables , et il peut être utile qu' il y ait une analyse en commun de ces situations pour voir ce qui peut être fait pour appliquer l' esprit de détente .

Ensuite nos relations économiques , après avoir été très actives dans les années 1975 1977 ont , du fait d' un certain nombre de facteurs , et notamment de l' évolution économique internationale , connu un certain ralentissement en 1978 .

Je crois qu' il est très utile de donner aux relations franco soviétiques le fondement d' échanges et de relations économiques importants . C' est pourquoi nous rechercherons avec nos partenaires soviétiques la manière de développer pour la période à venir , 5 ou 10 ans , le niveau de nos relations économiques .

La politique de la détente fait partie de l' orientation fondamentale de la politique extérieure de la France .

Je l' ai dit à plusieurs reprises , je le répète aujourd'hui .

La politique de la détente , en effet , n' a comme alternative que l' acceptation du risque de la guerre et son corollaire qui est la reprise de la course aux armements . C' est pourquoi la France est fondamentalement attachée à la politique de la détente . Cette politique de la détente peut être menée avec lucidité et fermeté . Elle doit reposer sur une situation de sécurité . C' est pourquoi la France veille de façon très attentive , au problème présent et futur de sa sécurité .

En même temps , cette politique doit s' accompagner d' une action positive de développement des relations qui peuvent la soutenir : les relations humaines , relations économiques , coopération politique , et cetera .

C' est la politique que la France conduit et qu' elle va continuer à conduire dans la période à venir .

J' aurai l' occasion , en effet , dans quelques semaines maintenant , de faire le point de l' application de cette politique avec les hauts dirigeants de l' Union soviétique .

Il y a les montants compensatoires nouveaux et les montants compensatoires passés . Pour les nouveaux , la règle doit faire partie de l' accord sur le système monétaire européen .

Puisque , si nous décidons de rapprocher nos monnaies , il faut décider que les prix des produits agricoles dans l' avenir évolueront de façon semblable .

Je crois , à ce sujet , que nous sommes proches d' un accord . Il y a en effet accord sur le principe de leur élimination . Il y a pratiquement accord sur la durée de la période de leur élimination qui porterait sur deux campagnes .

Il y a , par contre , désaccord sur la manière dont cette élimination s' effectuerait .

Ce désaccord tient aux difficultés de la politique de fixation des prix car c' est , en réalité , par le biais des prix qu' on peut assurer le plus rapidement possible élimination de ces montants compensatoires .

Néanmoins , lors de la dernière réunion de Bruxelles , il y a eu des indications permettant de penser que , sur ce dernier point , il sera également possible de progresser et de conclure .

L' affaire des montants compensatoires existants est tout à fait différente .

C' est la liquidation d' une situation passée .

Nous avons décidé ensemble , à Bruxelles , que ces montants compensatoires anciens devraient être éliminés .

La commission a fait des propositions et elle envisage un certain nombre de mesures à cet effet .

A l' heure actuelle , nous estimons que ces mesures sont insuffisantes . Nous avons l' intention d' obtenir , lors de la prochaine fixation des prix agricoles , dont le débat commence , un démantèlement plus rapide des montants compensatoires négatifs et positifs .

D'abord , là aussi , un coup d' œil sur l' histoire . Les premiers montants compensatoires datent de 1969 . J' étais alors ministre de l' économie et des finances . Les montants compensatoires avaient été créés pour deux ans , et ont été supprimés au terme de cette période .

Ils sont réapparus en 1971 , en raison du flottement des monnaies européennes . Ils ont atteint leur point culminant non pas aujourd'hui , mais l' année dernière , en raison des écarts entre l' évolution des principales monnaies européennes .

En effet , pour la France , il y a un an ces montants compensatoires monétaires dépassaient 20 % . A l' heure actuelle ils sont revenus à 10-8 % .

Que signifient ces écarts ? Ils signifient que les prix des produits agricoles ne sont pas les mêmes dans les différents pays européens et qu' on paie le litre de lait à un prix différent au producteur allemand , néerlandais , français ou italien .

Cette situation est anormale , dans un ensemble où les prix industriels sont les mêmes et où nous voulons que les évolutions monétaires soient parallèles . Il y a donc une logique évidente , reconnue par les partenaires , entre le fait d' organiser l' union monétaire et en même temps élimination des montants compensatoires .

Pour ce qui est des suites de ces élections , vous savez que notre thèse est que les droits de l' assemblée ne sont pas modifiés par l' élection et que ces droits s' exerceront strictement dans le respect des traités .

Nous ne sommes pas seuls à le penser .

Nos grands partenaires pensent exactement comme nous .

Je rappelle à ce propos , puisqu'on agite parfois le spectre d' une domination de cette assemblée par l' Allemagne fédérale .

Parmi ces pays , et notamment en Grande-Bretagne , les dirigeants tiennent , sur les compétences de l' assemblée , le même langage que nous .

Ce n' est pas par l' élection que se poursuivra la construction de l' Europe .

Il s' agit simplement de donner un contenu démocratique à une institution créée par le traité de Rome .

Le progrès de l' Europe se fera par les progrès en direction de l' Europe confédérale , c'est-à-dire en traitant les problèmes de la coordination des actions de l' exécutif en Europe . C' est le sens de la mission qui a été confiée , à ma demande , aux trois sages qui nous saisiront de leurs réflexions à l' automne prochain .

Cette union européenne , c' est celle que la France expose et défend régulièrement . C' est la conception d' une Europe confédérale .

Je ne veux pas que , dans le troisième millénaire , l' Europe apparaisse pour ce qu' étaient jadis les Balkans avant la première guerre , je ne veux pas que l' Europe devienne les Balkans de l' an 2000 , livrés à la surenchère et aux manœuvres des grandes puissances . Je me refuse également à apporter la contribution de la France au déclin de l' occident .

C' est pourquoi , dans la campagne qui s' ouvrira , je ferai appel aux forces du progrès , forces politiques , syndicales , intellectuelles , religieuses , toutes forces du progrès contre les forces du recul et de la haine .

Et je ferai appel aussi à toutes les forces de la solidarité entre les peuples voisins d' Europe contre les forces de l' égoïsme et de la division . En ce qui concerne mon rôle , je n' aurai naturellement pas à recommander le vote pour telle ou telle liste ; j' aurai , par contre , à me prononcer sur l' attitude de la France vis-à-vis de l' Europe , pour faire en sorte que le débat européen soit digne de la France .

J' en viens maintenant à la question sur la campagne pour les élections européennes .

D'abord , il est beaucoup trop tôt pour la commencer .

Il y a contradiction entre l' état des préoccupations de l' opinion française , qui sont essentiellement économiques et sociales à l' heure actuelle , et l' anticipation de la campagne pour les élections européennes .

Les textes prévoient des durées pour les campagnes électorales , qui vont de quinze jours à un mois .

Il n' est donc pas nécessaire de les entreprendre plusieurs mois à l' avance .

Aussi , je souhaite que la France se concentre sur ses problèmes économiques et sociaux et qu' elle attende pour avoir , le moment venu , son débat , non pas sur l' Europe , mais sur la représentation des Français au sein de l' assemblée européenne .

En outre , j' observe , en ce qui concerne les campagnes déjà lancées , des attitudes contre lesquelles je veux m' élever .

Je considère que l' appel à la xénophobie ou les tentatives faites pour ressusciter le vieil affrontement entre la France et l' Allemagne , qui a ensanglanté notre terre et endeuillé nos familles sont des actions coupables . Ce sont des fautes contre l' histoire et contre la France .

Quand nous regardons les évènements qui se déroulent dans le monde d' aujourd'hui , nous apercevons , au contraire , l' évidente nécessité d' organiser le rapprochement entre ces pays frères qui peuplent l' Europe .

Ce fut la politique constante de mes prédécesseurs le général de Gaulle , dans ses écrits , le président Pompidou , dans les déclarations qu' il a faites ou qu' il a signées , et je vous rappelle à nouveau le texte de la déclaration de 1972 qui se termine par ces mots : les chefs d' Etat et de gouvernement , affirment leur intention de transformer avant la fin de l' actuelle décennie l' ensemble de leurs relations en une union européenne .

Deux problèmes se posent : un problème de procédure pour l' avenir et un problème concernant le budget de 1979 .

Le problème le plus important pour nous est celui de la procédure pour l' avenir , car il va y avoir une assemblée nouvellement élue .

Elle héritera des pouvoirs de la précédente .

Elle n' en aura pas davantage , mais si une pratique s' était établie il est évident que l' assemblée nouvellement élue invoquerait cette pratique .

C' est la raison pour laquelle nous avons considéré comme essentiel que la question de principe soit réglée pour l' avenir et que , donc , les insuffisances de l' accord de 1970 soient corrigées .

Cette question a été débattue lors du dernier conseil des ministres , à Bruxelles .

Je m' en étais entretenu au préalable avec nos partenaires , j' avais constaté que l' ensemble de nos partenaires était d'accord sur le fait qu' il ne pouvait pas y avoir d' initiative budgétaire sans plafond laissée à l' assemblée des communautés .

Les ministres se sont pratiquement mis d'accord sur ce que doit être , dans l' avenir , la nouvelle application de l' accord de 1970 , pour que cette situation ne puisse plus se reproduire .

Mais la mise en œuvre de cette décision est subordonnée à la recherche d' un accord en ce qui concerne le budget de 1979 .

Si la procédure utilisée pour aboutir à une solution avait tendu à contraindre la France et les deux autres pays , Grande-Bretagne et Danemark , qui , comme elle , refusent de considérer cette procédure comme régulière , nous n' en aurions pas accepté les conséquences , car dès lors qu' il y a irrégularité dans l' application d' un traité , personne ne peut contraindre , par quelque moyen juridique que ce soit , à l' application de dispositions irrégulières .

Nous pensons que la solution dont nous avons pris l' initiative , c'est-à-dire la définition d' une nouvelle règle pour l' avenir et donc la recherche d' une solution pour 1979 est de nature à régler définitivement le problème . Nous règlerons ces deux points lors des prochaines rencontres européennes .

Je répondrai d'abord à propos des affaires budgétaires .

Un conflit a été ouvert sur les conditions d' élaboration , la procédure d' élaboration du projet de budget des communautés pour l' exercice 1979 .

Cette élaboration s' est faite suivant les termes d' un accord qui a été établi en avril 1970 .

C' est un texte qui comporte certains éléments de contradiction , car il prévoit des majorités qualifiées pour rejeter les amendements et des majorités qualifiées pour accepter l' augmentation du plafond des dépenses budgétaires .

Or , sur ces deux points ces majorités qualifiées ont été contradictoires .

Le gouvernement français considère que la procédure d' élaboration du budget de 1979 n' a pas été régulière .

Il a noté , d'ailleurs , que lors du conseil des ministres de la fin décembre , l' ensemble de ses partenaires a adopté , à l' unanimité , un texte constatant l' irrégularité des procédures .

Puisque la procédure est irrégulière , le gouvernement français considère que le projet de budget , tel qu' il a été établi , ne s' impose pas à lui . C' est la raison pour laquelle nous réglons par voie de douzièmes provisoires notre contribution au budget , sur la base du dernier niveau de dépenses correspondant à une procédure régulière .

La négociation de l' adhésion de la Grèce paraît , en effet , sur le point de s' achever . Les principaux problèmes ont été réglés en décembre à Bruxelles ; il en reste encore , dont l' un est important pour la Grèce : c' est l' évaluation des conséquences financières de son adhésion pour les premières années , de façon à ce qu' elle ne se trouve pas , dès le départ , dans une situation de contributeur net .

Ces problèmes vont être examinés au niveau des techniciens , à la fin du mois de février , et au niveau des ministres , dans la dernière semaine de mars . Il y a tout lieu de penser que cette réunion sera la réunion finale de la négociation adhésion .

Fin mars , il ne restera que des procédures matérielles d' élaboration des documents et de préparation des signatures .

Le gouvernement français souhaite que cette signature de l' adhésion de la Grèce puisse intervenir le plus tôt possible au printemps , voire même avant la fin du mois de mai .

Quant au lieu de la signature , en hommage à la contribution éminente de la Grèce à la civilisation européenne , la France est favorable à ce que cette signature ait lieu à Athènes .

C' est une décision communautaire qu' il ne nous appartient pas de prendre seuls . La France proposera à ses partenaires que cette signature ait lieu à Athènes .

On a voulu faire croire aux Français , par exemple , que la communauté économique européenne était une zone particulière de chômage .

J' ai regardé les statistiques .

J' ai constaté que , dans le monde occidental , ce n' est pas dans la communauté économique européenne que les taux de chômage étaient les plus forts , mais au Canada et aux Etats-unis d' Amérique .

J' ai regardé en Europe pour savoir si c' était parmi les membres de la communauté économique européenne que le taux de chômage était le plus fort ; or , j' ai constaté qu' à l' heure actuelle c' est en dehors de la communauté , c'est-à-dire en Espagne , au Portugal , en Yougoslavie et en Finlande que le taux de chômage est le plus élevé .

J' observe d'ailleurs que ces pays , qui ont le taux de chômage le plus élevé , sont candidats pour entrer dans la communauté économique européenne , dont ils pensent , j' imagine , que la situation est meilleure que la leur .

En ce qui concerne l' acier , la réduction des capacités de production d' acier a été plus forte , par exemple au Japon , qu' elle ne l' a été dans la communauté économique européenne .

Il ne faut pas fournir à l' opinion française , qui a droit à la vérité , des informations qui ne sont pas vérifiées dans les statistiques internationales .

Pour ce qui est de la poursuite de nos efforts , j' ai rappelé l' objectif de l' union européenne . La France continuera à travailler activement pour l' organisation de cette union de l' Europe .

Nous sommes , je crois , dans une réunion de presse et non pas dans une réunion électorale , j' entends donc répondre à des questions pour l' information de l' opinion française ; je n' entends pas polémiquer . Vous portez un jugement sur le fonctionnement de la communauté européenne qui appellerait beaucoup de réflexions et vous formulez des affirmations inexactes .

Ces dispositions paraissent éloignées de ce que l' on déciderait aujourd'hui s' il fallait concevoir une organisation satisfaisante , du point de vue européen , en ce qui concerne le fonctionnement de ces activités nucléaires .

La position du gouvernement français est donc de demander qu' on jette un regard actuel sur le fonctionnement de la communauté européenne pour ce qui est des affaires nucléaires , de façon que les dispositions qui les régissent ressemblent , ou s' inspirent , de celle qui sont appliquées dans d' autres domaines de la vie communautaire .

Vous savez , par exemple , en matière d' énergie , à l' heure actuelle , les Etats membres , notamment ceux qui bénéficient de ressources pétrolières indiquent fréquemment leur intention d' en conserver l' essentiel pour elles - mêmes .

Je ne vois pas pourquoi une matière énergétique connaîtrait ce sort et une autre , le nucléaire , connaîtrait un sort différent .

Les problèmes de la prolifération se posent en 1979 dans des conditions différentes de celles où ils se posaient dans le passé .

C' est pourquoi , le gouvernement français a entrepris une réflexion sur la manière dont le traité d' Euratom devrait être adapté aux réalités européennes de 1979 . Mais c' est une réflexion qu' il a entrepris de lui - même et dont il saisira ses partenaires .

Je rappelle , c' est le seul document que j' ai apporté pour cette conférence de presse , ce que les chefs d' Etat et de gouvernement ont déclaré à Paris les 19 , 20 et 21 octobre 1972 .

Je note dans les déclarations solennelles faites par mes prédécesseurs , le respect absolu des traités déjà souscrits .

Je n' admets donc pas à cet égard la campagne qui est faite par certains .

Comment se pose de manière objective à l' heure actuelle le problème du traité de Euratom ? C' est un traité qui a été conçu , signé dans des circonstances de la vie internationale et de la vie scientifique éloignées de certaines réalités d' aujourd'hui , puisqu'au moment de son élaboration on ne prévoyait certainement pas l' importance que jouerait l' élément nucléaire dans la politique énergétique et scientifique de nos nations . C' est pourquoi il repose sur des principes fixés à cette époque , constamment respectés depuis , et qui instituent d' une part un monopole d' approvisionnement , d' autre part une possession des matières nucléaires au profit de la commission .

Je retrouve , à propos de cette question et de la manière dont elle est formulée , une campagne de caractère insupportable qui tendrait à laisser s' accréditer qu' à l' heure actuelle les intérêts de la France seraient incomplètement ou insuffisamment défendus .

On me pose le problème de la révision du traité de l' Euratom . Le traité de Euratom , ce n' est pas moi qui l' ai signé . Il est entre en vigueur il y a maintenant vingt ans . Il a donc été administré par une série de gouvernements successifs et il est resté la règle respectée par les présidents de la république française successifs .

Je n' ai jamais entendu parler jusqu' ici ni par un président de la République , ni par un premier ministre en exercice de la révision du traité de l' Euratom . Je ne vois pas pourquoi , à l' heure actuelle , on fait une sorte de querelle au gouvernement qui exerce ses responsabilités , de n' avoir pas jusque là demandé la modification de ce traité .

Je considère que la mise en place d' un système monétaire européen permettant la création d' une zone de stabilité monétaire en Europe , est un élément fondamental de l' organisation de l' Europe .

Je partage sur ce point les convictions qui ont été exprimées au cours des deux derniers sommets européens à Brême et à Bruxelles .

Lors du sommet de Bruxelles , nous nous sommes mis d'accord sur un certain nombre de principes concernant l' organisation du système monétaire européen .

Ces principes ont été traduits dans des textes lors des réunions du conseil des ministres qui ont eu lieu le 18 décembre à Bruxelles .

Les dispositions nécessaires au fonctionnement du système monétaire européen sont désormais acquises .

La mise en route de ce système n' a pas pu intervenir en raison d' un problème d' une autre nature , c' est l' existence de ce qu' on appelle les montants compensatoires monétaires .

Il s' agit d' un problème distinct de celui du système monétaire européen mais qui appelle également une solution .

Je vous confirme que nous sommes d'accord sur le dispositif du système monétaire européen arrêté en décembre .

Avant de répondre à vos questions , je ferai deux remarques .

La première , c' est que le monde change . A la tête des Etats nous voyons apparaître et disparaître les grands dirigeants .

Les rapports de force se modifient dans le monde ainsi que la répartition des richesses et des ressources , or la politique étrangère de la France est conduite dans le cadre du monde d' aujourd'hui .

J' assume complètement la responsabilité extérieure de la France dans le cadre de mes fonctions et compte tenu des délibérations du gouvernement .

D' autres m' ont précédé dans la fonction de président de la République . D' autres me suivront . Chacun sera jugé sur la manière dont il aura conduit les affaires de la France pendant la période où il aura exercé ses responsabilités .

Ma deuxième remarque est que l' action extérieure de la France procède d' une conception de son rôle dans le monde .

Par vos questions il sera fait allusion à la diversité des situations et des problèmes mais au travers de ces situations vous observerez que l' action extérieure de la France s' inspire d' une conception d' ensemble .

C' est cette conception qui sera le fil directeur de mes réponses aux questions que vous voudrez bien me poser .

Pour la clarté de cette réunion , ces questions ont été réparties en 4 rubriques : les affaires européennes , l' équilibre international , les problèmes économiques mondiaux , les situations d' actualité dans un certain nombre de régions du monde . Nous commencerons donc , si vous le voulez bien , par les affaires européennes .

Bonjour mesdames et messieurs les journalistes .

Lors de ma dernière conférence de presse , le 21 novembre depuis , un certain nombre d' évènements se sont produits dans le monde , qui rendent d'autant plus nécessaire et utile l' explication des positions de la France sur les problèmes de l' actualité internationale .

Nos compatriotes sont à l' heure actuelle préoccupés par les difficultés économiques et sociales . Bien que ce ne soit pas le sujet de cette conférence de presse , j' aurai l' occasion de rappeler les liens qui existent entre la situation économique interne et les problèmes internationaux du moment .

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