Fabien Roussel
Fabien Roussel
Jean-Luc Melenchon
Jean-Luc Melenchon
Anne Hidalgo
Anne Hidalgo
Yannick Jadot
Yannick Jadot
Emmanuel Macron
Emmanuel Macron
Valérie Pécresse
Valérie Pécresse
Marine Le Pen
Marine Le Pen
Eric Zemmour
Eric Zemmour


Focus sur le discours :

: voir le discours complet

Cooccurrences
Rechercher un mot et afficher ses cooccurrents





Voir aussi :
Passages-clés
Extraits statistiques basés sur le vocabulaire spécifique du discours

rassurer donc on l' a baissé 2 fois plus vite mais il faut aller beaucoup plus vite si on veut atteindre nos résultats 2030 , 2050 , pour ça qu' est -ce qu' il faut faire ? Se chauffer différemment , rénovation thermique des bâtiments et donc je vais pouvoir

Voir une autre phrase-clé
Qui utilise le plus le mot «faire» ?
Distribution statistique du mot chez l'ensemble des locuteurs du corpus.
Les thèmes autour du mot «faire»
Analyse multi-couches de la cooccurrence autour du mot choisi dans le discours du qui
Emmanuel Macron - 8 mars 2022

8 candidats face aux Françaises - LCI


Merci Monsieur le maire , Mesdames Messieurs les parlementaires , Mesdames Messieurs les maires , Mesdames Messieurs les élus .

Mesdames Messieurs , je suis très heureux d' être parmi vous et comme l' a dit Monsieur le maire , je vais pas répéter ce qu' il vient de dire très

bien , de pouvoir de manière très direct répondre aux questions que les uns et les autres se posent . Je suis candidat depuis quelques jours ,

dans un contexte qui est un peu particulier , comme j' ai dit je vais présider jusqu' au bout notre pays puisque c' est le mandat que française

français vous m' avez confié dans un contexte qui va imposer de continuer à prendre des décisions jusqu' au bout et donc je serai président

durant ces jours et ces semaines autant que je le dois mais je serai candidat à chaque fois que je le peux . C' est pour ça que je suis devant

vous ce soir , je vais pas passer plus de temps à faire un long discours , je pense que c' est sans doute mieux que je réponde à toutes les

questions que vous vous posez sur le contexte , sur les motivations , sur aussi ce qui fait notre quotidien dans une ville comme Poissy mais sur

beaucoup de nos territoires qu' il s' agisse de la santé , de l' éducation , de nos institutions , de notre défense , de notre sécurité , de notre

laïcité et de tant d' autres sujets et j' essaierai peut être à la fin , rapidement , de de dégager des lignes de force . Au fond , je veux y

retourner parce que j' ai de l' ambition pour notre pays en ayant , je l' espère , enfin je le crois appris et que je pense qu' il y a encore

énormément à faire , je pense surtout qu' on a une force collective immense , si on sait la reconnaître , la révéler et donner à chacune et chacun

sa place et je pense que la force de la France n' est pas ni dans le rétrécissement ni dans le catastrophisme , je considère pas que tout va bien ,

que tout a été bien fait sinon je vous dirais -je m' arrête là et je suis très heureux de ces 5 années , j' ai tout bien fait , j' attends les

lauriers et je vais chercher le repos . Non , je pense qu' il y a encore beaucoup à faire , je pense qu' il y a des résultats qui sont là sur le

chômage , sur l' apprentissage et beaucoup d' autres sujets , il y a des efforts qui sont à poursuivre sur la transition énergétique , sur le

logement , sur les sujets de sécurité où d' immigration et puis on a des défis qui viennent complètement bousculer notre pays , la pandémie a

montré nos vulnérabilités à certains sujets , à certains égards , la guerre qui revient en Europe le montre à d' autres égards qui vont nous

imposer de devoir inventer de nouvelles solutions mais au fond c' est pour moi un projet pour l' avenir de notre pays que je veux défendre , pour

nos enfants qui changent le quotidien , qui améliorent les vies mais qui permet aussi de bâtir la solidité de notre France dans 10 ans et dans

15 ans et pas simplement demain parce que on y reviendra sans doute , il faut des solutions de court terme , il faut pouvoir vivre mieux mais

tout ce qu' on peut bien faire aujourd'hui on le doit aussi à tout ce que celles et ceux qui nous ont précédés ont parfois bien choisies dans

des dans des temps ou les risques étaient moins apparents , il faut qu' on ait aussi la même force d' âme de savoir faire des choix très profonds

pour notre société qui prépareront notre pays pour dans 10 , 15 ou 20 ans , il faut faire les 2 là aussi en même temps . Voilà pourquoi je suis là

devant vous aujourd'hui , je le suis dans un contexte qui est lourd , on y reviendra peut-être , je le suis avec beaucoup d' humilité parce que

vous m' avez fait confiance il y a 5 ans et je reviens déposer cette confiance devant les françaises et les français , moi je considère que rien

n' est acquis mais avec beaucoup d' énergie , d' envie de faire , d' envie de convaincre puis de faire , je ne serai pas plus long .

Alors , évidemment c' est le sujet le plus lourd , le plus difficile pas simplement de ces jours - ci mais j' en ai peur pour plusieurs semaines et

plusieurs mois et la guerre en Ukraine inquiète profondément nos compatriotes aussi parce que c' est le retour de la guerre en Europe et ce qui

était de l' ordre de l' impensable il y a encore quelques semaines pour beaucoup . Avec cette force , avec cette brutalité de ce que nous voyons ,

des mots aussi qui sont prononcés , des menaces qui sont parfois proférées . Alors , face à cette situation qu' elle est , je vous le dis en 2 mots

parce que ça rejoint les 2 questions que vous avez -vous avez posée quelle est la position de la France et de l' Europe ? D' abord , nous avons

tout fait pour éviter cette guerre . Je me suis rendu il y a quelques semaines en Russie mais surtout je n' ai cessé de dialoguer avec le

président Poutine et dans ce qu' on appelle le format Normandie avec la chancelière Merkel maintenant le chancelier Schulz puis , les différents

présidents ukrainiens d' avoir ce format à 4 pour avancer . La dernière réunion s' était tenue , vous vous en souvenez peut-être , en décembre 2019

à Paris et donc mai 2017 mai au début juin 2017 j' accueille le président Poutine , je me rends ensuite en Russie , il vient en France à l' été 2019 ,

on essaie de réengager un très grand travail en profondeur . En décembre 2019 , on a cette réunion Normandie pour avancer , pour essayer de régler

ce qui est alors encore un désaccord avec les accords de Minsk qui servent à essayer de le régler . La pandémie complique les choses parce qu' il

y a plus de rencontre mais on avec la chancelière nous continuons les conférences téléphoniques , les visioconférences , les échanges et je vais

donc en février voir le président Poutine . Donc , d' abord , je veux que vous reteniez bien que La France avec l' Allemagne avec l' Europe ont tout

fait pour éviter le retour des armes . Ensuite , une fois que la décision a été prise le 24 février de lancer une opération militaire et donc

d' agresser l' Ukraine , de lancer une opération depuis la Russie par le président Poutine , notre position français , européen et en cela suivi en

étroite association avec les Britanniques , les Canadiens , les Américains , les japonais et beaucoup de nations du monde a été de condamner avec

beaucoup de fermeté et de mener toutes les actions diplomatiques pour mettre la pression sur la Russie et l' isoler dans le concert des nations ,

ce sont les initiatives que nous avons pris au Conseil de sécurité à l' assemblée générale avec un vote qui a été un vrai succès la semaine

dernière et ce qui est une préoccupation pour la Russie qui n' aime pas être isolé , on a réussi à obtenir que la Chine s' abstienne , je parlerai

demain avec Olaf Scholz au président chinois , on a réussi à ce que beaucoup de pays s' abstiennent seuls 5 ont voté contre cette résolution dont

La Russie . Donc , action diplomatique , appelle au cessez-le-feu , appelle véritablement à la responsabilité internationale . 2e chose , soutien à

l' Ukraine , soutien humanitaire , je vais revenir à votre question , soutien humanitaire , des envois y compris des envois pour aider le peuple

ukrainien et son armée à résister tout en veillant à ne pas être co belligérant dans ce conflit et puis sanctions à la Russie avec beaucoup de

fermeté nous l' avions dit et nous l' avons fait de manière groupée et maintenant un peu plus de 8 jours ou de manière historique nous avons pris

des sanctions qui sont très lourdes sur le plan économique , on a visé des oligarques , le gel de leurs avoirs , on a sorti de notre système de

paiement plusieurs banques très importantes et la Banque centrale où nous avons saisi des réserves de ladite Banque centrale russe et où nous

avons décidé des sanctions sectorielles extrêmement fortes pour envoyer un signal d' arrêt à la Russie et puis dernier point dans cette , je

dirais cette position française c' est que nous ne sommes pas en guerre contre la Russie et je pense que c' est important et c' est toute la

difficulté qui est la nôtre , c' est qu' on veut que cette guerre s' arrête , on veut mettre suffisamment de pression sur le président russe et sur

son système pour qu' il arrête la guerre , c' est aussi pour ça que je continue de lui parler comme hier encore mais on veut le faire par des

sanctions , par des négociations , par de la pression internationale mais sans rentrer dans le conflit et faire la guerre avec la Russie ,

pourquoi ? Parce que ce serait à ce moment -là , une guerre mondiale et parce que ce serait là à ce moment -là une guerre mondiale avec une

puissance dotée ce qui est une grande inconnue de nos siècles contemporains et modernes et donc nous avons tous cet esprit de responsabilité ,

voilà la ligne que nous poursuivrons . Dans ce contexte -là à court terme , on a évidemment un sujet qui est le sujet humanitaire , aider à faire

sortir nos compatriotes , les internationaux et les ukrainiennes et ukrainiens qui le veulent du territoire en lien avec les ONG c' est ce que

fait la cellule interministérielle de crise et le centre de crise du quai dorsay . Avec beaucoup de dévouement , je veux vraiment rendre hommage

à ces personnels , ils coordonnent un travail qui est fait par nos diplomates , par nos policiers et nos gendarmes , par nos militaires et par nos

ONG et les ONG internationales . On a déjà réussi à faire sortir beaucoup de monde , beaucoup de monde sort aussi par les voies régulières si je

puis dire et on estime à environ 1000000 le nombre d' ukrainiennes et d' ukrainiens qui ont quitté le territoire qui sont aujourd'hui surtout

dans les pays frontaliers que sont la Pologne , la Roumanie , la Biélorussie , la Slovaquie , la Hongrie et la Moldavie évidemment . Je mets à part

le sujet de la Biélorussie qui aujourd'hui est allié de fait de la Russie qui a sur son sol des troupes russes mais pour tous les autres pays

nous sommes en train d' organiser les choses pour qu' il puisse y avoir en quelque sorte un partage de cette solidarité et je l' ai dit la France

prendra sa part . Alors , moi je veux remercier les responsables d' associations , les personnels , les particuliers qui comme vous disent -je suis

prêt à faire- , je remerciais les élus , beaucoup de maires ont fait part de leur volonté d' accueillir des familles parce qu' on parle beaucoup de

familles , il y a parfois des enfants seuls malheureusement , on a beaucoup d' enfants avec simplement leur maman parce que les pères sont restés

combattre et on a parfois des familles entières et donc aujourd'hui , nous sommes en train d' organiser cette solidarité . Le ministère de

l' Intérieur a mis en place un site pour coordonner ce travail avec les communes " je veux aider " et donc je vous invite vraiment à vous y

inscrire , là il y a tout un travail qui permet une plateforme qui est mise en place et qui permet justement de dire ce que chaque famille est

prête à faire , ce que chaque commune est prête à faire et donc le ministre de l' Intérieur et la ministre déléguée vont continuer ces jours - ci

d' expliquer de faire toute la transparence sur ces initiatives pour qu' on organise les choses et donc la France prendra sa part de l' accueil

évidemment pour accueillir , loger , héberger , soigner et pouvoir protéger et intégrer toutes celles et ceux qui le veulent . Alors , certains vont

rejoindre des familles qui sont déjà là , d' autres ne voudront rester que pour un temps , le temps de la guerre mais je pense que dès qu' ils

arrivent il faut se mettre en situation de de bien les accueillir et de pouvoir leur permettre d' apprendre le plus vite possible notre langue

et de pouvoir accéder le plus vite possible à un travail , à une formation et de de prendre leur place et ça je pense que c' est quelque chose

qu' on doit tous ensemble le faire , on peut le faire et on va y arriver et on le fera parce qu' il y a des femmes et des hommes comme vous qui

sont volontaires , je pense que c' est très important que ça se fasse dans cet esprit de solidarité qui est le nôtre et ça correspond à nos

valeurs . L' Europe s' est faite sur ces drames humains qui nous ont percutés lors de la 2e guerre mondiale et notre capacité à accueillir les

réfugiés et c' est ça ce dont il s' agit . Donc , nous organisons les choses en lien avec toutes les communes et les particuliers sur cette

plateforme et c' est comme ça que on continuera de le faire . Il y a des femmes et des hommes qui arrivent en première intention , il y en a

d' autres à qui on proposera de venir par exemple pour soulager la Moldavie qui est un petit pays qui est déjà très sous pression et qu' il faut

aider pour accueillir des ukrainiennes des ukrainiens et on le fera aussi pour d' autres pays européens s' ils le souhaitent . Dans ce contexte -là

oui nous continuerons à parler à la Russie . Alors , la discussion est difficile avec le président Poutine parce qu' aujourd'hui il refuse le

cessez-le-feu , parce qu' aujourd'hui la Russie est sur une position très simple qui est de demander des conditions très dures à l' Ukraine et ça

c' est une discussion entre les ukrainiens et les russes mais qui se fait dans des conditions très inéquitable d' agressions et dans des

conditions ou la France ne va pas intervenir . Je pense qu' on est tous très admiratifs de la résistance menée par le peuple ukrainien , par ses

dirigeants , par son président et donc il y a un dialogue qui se fera entre les 2 . Comme je l' ai dit au président Poutine , pour moi le

cessez-le-feu est la condition préalable pour qu' il y ait un vrai dialogue qui se noue . Je ne pense pas que dans les jours et les semaines qui

viennent il y a une vraie solution négociée , je l' espère et nous faisons tout ce que nous pouvons pour y aider , elle dépend des 2 parties

prenantes mais elle dépend aussi de la réalité sur le terrain . Je le dis avec beaucoup de modestie , beaucoup de respect pour celles et ceux qui

se battent mais donc on essaie d' accompagner , on essaie de raisonner , on essaie d' appeler au cessez-le-feu , on fait pression avec toute la

communauté internationale . Avant de vous retrouver , j' étais avec le président Biden , demain je serai avec le président Xi Jinping , on va

continuer ce travail . Je suis en même temps lucide , je pense que à court terme c' est plutôt la guerre qui va continuer de se faire et donc à

court terme , le risque c' est que les sanctions vont continuer à être imposées et des sanctions plus élevées et donc des contre sanctions et

c' est vrai que la conséquence de cette situation c' est qu' elle crée des écarts entre les peuples , quand la Russie en contre sanctions décide

d' arrêter les coopérations que nous avons dans le spatial c' est des coopérations qui datent depuis des décennies qui sont des femmes et des

hommes qui échangent qui permettent de garder ces liens et ce sont nos astronautes qui sont obligés de revenir en catastrophe de leurs camps

d' entraînement en Russie et donc je pense que ça aura des conséquences à court terme . Notre responsabilité c' est de maintenir tous les liens

humains que nous pouvons , c' est de continuer à parler au peuple russe et biélorusse , c' est de le continuer à travers les artistes , les

intellectuels , à travers toutes les coopérations techniques , à travers les entrepreneurs , les entrepreneurs et les ONG pour qu' il y ait

d' autres voix qui accèdent et que ce lien ne soit pas rompu , c' est de continuer à la place qui est la mienne de parler avec les dirigeants même

en constatant des désaccords parce que à un moment donné il faut revenir autour d' une table de négociation et c' est de toujours respecter

la Russie comme pays et le peuple russe parce que nous devons tout faire pour éviter l' escalade et l' élargissement de la guerre et nous devrons

tout faire pour ensuite rebâtir la paix derrière , il n' y a pas de paix durable si la Russie n' est pas prise dans un grand schéma une grande

architecture de paix sur notre continent parce que l' histoire et la géographie sont têtus et je le dis dans le pire moment le moment où c' est

le plus difficile à dire je le disais il y a 2 ans 3 ans 4 ans ça reste vrai mais il faudra le faire avec des règles équitables et en veillant

à ce qu' aucune nation , aucun peuple ne sois humilié et c' est pour moi l' immense respect pour moi là l' immense responsabilité aujourd'hui que

prend le président Poutine , c' est celle de combattre un peuple qui lui est frère et de vouloir le détruire l' humilier avec les pires termes et

ça c' est une faute historique voilà , donc voilà ce qu' on essaie modestement de faire en tant que français en tant que européen parce que ce

dont il s' agit c' est de la paix en Europe mais c' est aussi de la capacité des démocraties à se défendre dans un monde de plus en plus brutale

on le voit bien , des régimes qu' ils ne sont plus démocrates décident eux d' utiliser ce qu' on pensait devenu inutilisable , la guerre dans toutes

ses composantes , c' est pour ça que les temps sont lourds et que nous aurons sans doute encore des décisions à prendre et du travail à faire sur

ce sujet .

Merci de votre franchise . Bon d' abord , ce qui est ce qui est difficile c' est d' être en même temps président et candidat . Moi qui ai beaucoup

défendu le en même temps je constate que celui -là est compliqué , on le voit bien dans la discussion parce que c' est plus lourd quand vous êtes

président et que vous exprimez sur des sujets ou il y a des décisions à prendre et où vous n' êtes pas là pour essayer de de convaincre de vous

opposer à un tel ou un tel mais vous êtes au nom de tous les français , ce qui fait que tous mes prédécesseurs qui se sont ré engagés dans une

campagne l' ont fait très souvent tardivement , donc je ne suis pas une exception à la règle , je crois même que je me présente un peu plus tôt

que le général De Gaulle et le président Mitterrand dans une campagne et que les présidents Sarkozy et Chirac l' avait fait peut-être quelques

jours avant moi , bon , mais tout le monde s' est posé cette question -là parce que c' est un moment qui est un peu compliqué à gérer . Donc un ,

c' est pas très étonnant . Deuxièmement , pour défendre son bilan on n' a pas besoin d' être candidat , je l' ai beaucoup fait comme président , ce que

je considère que ça c' est légitime d' ailleurs le gouvernement , les parlementaires , la majorité l' ont fait aussi et donc j' ai plusieurs fois

comme président défendu mon bilan tant et si bien que quand je faisais des débats parfois comme je le fais avec vous des gens me disaient - bah

vous êtes déjà candidats vous , vous défendez votre bilan - bon on finit par plus savoir finalement comment on devrait faire , donc le bilan je

crois que j' ai pas mal défendu , je continuerai de le faire à chaque fois qu' il faut . Ensuite , les propositions mais il faut les préparer , il

faut qu' elles soient audibles et je pense que dans le mois qui vient je saurai les expliquées , les dépliées et le faire clairement . D' abord ,

parce que je pense que j' ai acquis cette conviction justement sur une bonne partie des choses et à poursuivre un travail , sur d' autres il faut

avoir quelques idées simples et claires et au fond ce que je veux présenter ces 4 grandes pactes si je peux dire au pays : un pacte européen

pour défendre notre Europe , une sécurité c' est essentiel et je crois que ça confirme plutôt les intuitions et le combat que j' avais porté en

2017 on pourra y revenir , un pacte entre les générations , des sujets d' éducation , de santé jusqu' à l' autonomie , un pacte productif pour aller

vers le plein emploi et pour continuer à réindustrialiser le pays mais à bâtir cette France de 2030 sur laquelle j' ai commencé à dessiner

quelques-uns des aspects avec une notion cardinale pour moi qui est le travail et puis un pacte républicain qui consiste à partager quelques

lignes de force sur ce qu' on doit faire en matière d' immigration , de laïcité , de sécurité et d' intégration , donc les idées seront simples ,

les pactes seront claires parce que je veux aussi un peu changer de méthode et ce que je crois c' est que réussir à avancer c' est aussi associé

y compris tout au long du quinquennat et de l' action les françaises et les français . Donc voilà , ma compagne sera aussi longue que mes

prédécesseurs quand ils sont présentés , je simplifié les choses y compris moi - même dans la manière de les porter et je veux un peu changer la

méthode parce que ce que j' ai ressenti de l' aspiration de nos compatriotes c' est qu' ils avaient pas simplement envie de participer au moment

des élections où d' innovation démocratique comme celle qu' on a pu faire et auquel je crois beaucoup comme la convention citoyenne , ils ont

envie aussi d' être partie prenante de l' action quand ça les concerne , qu' il s' agisse de l' école ou de la santé et si je crois un peu ça aussi

qu' il nous faut inventer et que j' ai moins fait durant ce quinquennat . Mon envie d' y retourner date d' il y a quelques mois au pire de la crise

sanitaire , pour être honnête avec vous je ne savais pas si les conditions le permettraient parce que vous vous posez toujours cette question ,

je l' avais dit aussi de manière très transparente et honnête il y a quelques semaines quand un journaliste interviewé , j' ai de l' ambition et

j' ai l' envie , je voulais que ce soit compatible et c' est le temps qui s' ouvre et après je veux pouvoir être sûr justement par la clarté , la

conviction et au fond la méthode que je veux présenter aux françaises et aux français que je pourrais faire durant ce mandat s' il a confiance

m' est donnée ce que je n' ai pas réussi à faire ce que je n' avais pas imaginé faire dans le précédent . Ce qui m' intéresse ça n' est pas de

conserver les responsabilités , c' est de pouvoir aller au bout d' une ambition pour le pays dans la durée voilà et donc c' est aussi avec

franchise que je dirais des choses qui parfois ne sont pas celles que sur lesquelles j' étais totalement convaincue il y a 5 ans ou celles qui

dans lesquelles il y' a pas toujours d' accord parce que je veux pouvoir le faire réussir voilà .

Merci beaucoup , merci et merci d' avoir rendu hommage à nos libraires , ce faisant est à l' ensemble du monde de la culture parce qu' il a aussi

été mis à contribution durant la pandémie qu' on a connu , on a fait le maximum pour le soutenir mais c' est ce qui permet que vous m' offriez

aujourd'hui un livre ce qui pour moi est le plus beau des cadeaux donc je vous remercie infiniment et de prix Nobel à prix Nobel vous m' offrez

un livre d' Argatto Karchio qu' en effet qui est une magnifique prix Nobel , je voulais simplement dire que j' avais eu samedi et je pensais à vous

Madame Alexievitch en ligne qui est aussi un formidable prix Nobel quelques années plus tôt et qui est moitié biélorusse et ukrainienne et ces

2 femmes ont muablement parler de toute cette région , je ferme cette parenthèse .

Au fond , en mosaïque vous me conduisez à parler du projet pour l' école , la formation de nos enfants , je vais répondre à chacune des questions

essayer de dézoomer si je peux m' exprimer ainsi quelques secondes . Sur l' école et le pacte républicain , Madame oui , ma conviction c' est que

d' abord l' école a un rôle à jouer , on lui demande souvent de le faire mais elle doit le faire avec tous les partenaires , donc l' école c' est

d' abord les savoirs fondamentaux , il y a pas de pactes républicains qui tiennent si les enfants ne savent pas bien lire , écrire , compter , se

comporter . C' est pour ça que d' abord , on a remis l' obligation scolaire pour tous dès 3 ans , qu' on a mis l' obligation d' instruction de formation

jusqu' à 18 ans et qu' on a au maximum essayer d' étendre le temps d' accompagnement des jeunes avec par exemple travail fait à domicile , travail

fait pardon devoir fait pour permettre d' accompagner nos enfants surtout nos collégiens qui étaient moins accompagnés dans leur famille et puis

qu' on a dédoublé les classes en rep rep plus pour CP - CE1 et qu' on est en train de l' étendre à la grande section de maternelle maintenant et de

réduire le nombre d' enfants . Tout ça ajouté aux internats d' excellence , au corps de la réussite sont des initiatives qui ont pour vocation de

dire et de prouver que l' école doit être le lieu où en effet on a les savoirs fondamentaux où on le vérifie chaque année et on s' assure qu' on

retrouve de l' excellence dans la transmission de ces savoirs fondamentaux parce qu' on ne peut pas faire des républicains si ces savoirs ne sont

pas acquis . Ça c' est la mission première et il faut en quelque sorte , faut déjà que celle-ci soit consolidé . On le sait les résultats pisa

avaient dégringolé , nous allons les remonter et déjà les évaluations que nous avons pu faire partout en a fait ses investissements montrent que

les choses sont en train de s' améliorer c' est encore fragile donc il faut poursuivre cet investissement dans la formation et les savoirs

fondamentaux , c' est pour ça que pour les 5 années qui viennent ce que je veux faire , c' est remettre les savoirs fondamentaux en particulier les

mathématiques parce qu' on a besoin de renforcer nos enseignements en mathématiques collège - lycée le remettre dans le tronc commun et au

baccalauréat toutes spécialités confondues parce que je pense c' est un des points qui ressort très fortement des évaluations qu' on a pu faire

et des choses qu' on doit pouvoir corriger et renforcer , donc ça c' est le pilier . Ensuite , faire des républicains participer à ce pacte c' est en

effet permettre à l' école de donner confiance et de faire que on n' apprend pas simplement des savoirs mais on adhère à des valeurs , pour ça le

sport est un formidable levier , ça rejoint la question de monsieur , et c' est ce qui fait aussi que Paris 2024 doit être une occasion de faire

de la France une nation sportive et donc il y a tout un travail en effet avec les fédérations sportives avec le monde sportif pour avoir des

médailles , préparer des JO qui seront exemplaires , être une grande nation mais il y a tout ce qu' on va faire avant et qui restera après ce

fameux héritage , le sport à l' école en est un des piliers , on a commencé à expérimenter les 30 min de sport à l' école , ce que je veux pouvoir

faire c' est généralisé dès la rentrée 2022 cette demie heure chaque jour pour nos enfants en école primaire , c' est une petite révolution

silencieuse ça ne paraît rien mais c' est très important c' est très important pour plusieurs raisons ; d' abord , pour la santé : 30 min de sport

chaque jour à l' école pour nos enfants entre 6 et 12 ans c' est prendre une habitude sportive , c' est lutter contre la sédentarité et c' est faire

des enfants et des adolescents à qui on va inculquer cette relation à un sport le goût d' un sport de la pratique sportive et on lutte contre la

sédentarité l' obésité , c' est donc bon pour l' éducation , c' est bon pour la prévention en matière de santé parce que c' est un véritable fléau de

santé publique . Ensuite , c' est bon pour l' école parce que par le sport on apprend mieux , le modèle finlandais le montre très bien , des enfants

qui sont agités , qui sont un peu turbulents , qui n' aiment pas l' école , vous leur faites faire la meilleure de sport en arrivant le matin , ils

sont tout de suite plus calmes ça va mieux et l' apprentissage des savoirs se fait dans d' autres conditions , c' est au maître de savoir

d' ailleurs le bon dosage mais c' est un outil pour dans la journée répartir les moments de stress , de détente , il faut un peu évacuer l' énergie .

Puis troisième chose , ça va dans le droit fil de votre idée et les deux se rejoignent c' est que le sport est une matrice républicaine parce

qu' on apprend une discipline sport et on l' apprend à l' école et ce faisant on va le faire en lien avec les associations c' est qu' on apprend des

règles d' un sport , on apprend à respecter les autres qui soit dans la même équipe ou dans une autre équipe dans les sports collectifs , on

apprend à respecter ces règles , l' adversaire , les coéquipiers et un arbitre et donc on apprend des fondamentaux qui sont parfois plus simples à

inculqués quand c' est dans un environnement sportif que quand c' est dans la classe , il faut jouer aussi là - dessus et ce faisant on donne

confiance à des enfants qui ne l' ont pas forcément quand il s' agit de savoir académique donc pour toute cette raison le sport à l' école aide à

bâtir ce pacte républicain et c' est très important , je compléterai ça par ce qu' on veut faire avec la culture à l' école et l' éducation

artistique et culturelle qu' on a réussi à faire entrer à l' école , au collège et au lycée et on va renforcer cela et au fond le projet que je

veux défendre maintenant parce que j' en ai acquis la conviction c' est qu' il faut réussir à décloisonner encore d' avantage notre école et donner

plus de marges de manœuvre aux équipes pédagogiques sur le terrain c' est à dire les directeurs d' école , les proviseurs de collège et de lycée ,

en leur donnant plus de moyens , plus de rémunération , plus de capacité à prendre des initiatives et parfois à recruter et donner plus

d' initiative et de liberté pédagogique aux enseignants au plus près du terrain et de le faire en dialogue avec les familles , les associations

et les communes qui s' occupent du périscolaire parce que faire des républicains et participez au pacte que vous évoquiez ça ne commence pas le

matin à 9h pour s' arrêter à 17h , 4 ou 5 jours par semaine et la bataille est là et donc oui , à votre question avec tous ces leviers donc les 30

min de sport chaque jour au primaire , l' augmentation des heures de sport au collège , plus de savoirs fondamentaux en particulier l' augmentation

des maths et ce jusqu' au lycée et dans mon chantier école l' idée de travail avec toutes les parties prenantes en particulier des acteurs

républicains hors du temps scolaire pour aller plus loin , ce qui m' amène à la question ensuite sur , j' ai répondu sur les 30 min d' école , la

formation de nos enfants pour aller vers le numérique . Alors , vous avez tout à fait raison professeur de dire que tout sera révolutionnée par

le numérique et on pourrait ici continuer la discussion sur l' importance que ça aura en matière de santé c' est pour ça qu' on va investir par

exemple sur la santé 7 milliards sur les innovations dans les années qui viennent et le but c' est nous d' avoir les champions , de nous améliorer ,

de moderniser les usages , de transformer notre vie , de rendre la vie meilleure grâce à ses innovations mais de bâtir le cadre éthique pour le

faire et de former tout le monde pour pouvoir y avoir accès . Là - dessus , parce que ma réponse sinon pourrait durer une demi-heure on pourra y

revenir s' il y a des questions mais comme on est sur l' éducation , c' est pour ça qu' il faut mettre l' apprentissage des savoirs numériques au

cœur de l' école et que dès le collège alors on va mettre en place de la formation dès l' école primaire et on veut pouvoir systématiser

l' équivalent de la 2e langue étrangère dès la 5e ou des jeunes pourront nos collégiens pourront choisir le code parce qu' on a des jeunes qui

aujourd'hui et on a tous fait on apprend une première langue étrangère , on apprend une 2e langue étrangère pour pouvoir aussi offrir dans le

panel des savoirs dès la 5e la possibilité d' y apprendre le code pour toutes celles et ceux qui le voudront et donc il y aura des savoirs

numériques et des rudiments qu' on va sur lesquels on va sensibiliser les enfants dès le primaire aussi pour prévenir les phénomènes

d' harcèlement en ligne et le mauvais usage du numérique parce qu' il faut former des citoyens pour ce faire mais on va aussi former nos

collégiens et nos lycéens pour qu' ils puissent acquérir ces compétences et dans un monde ou les compétences en matière de numérique vont

devenir encore plus fondamental qu' ils aient la base et évidemment nous avons commencé à le faire mais par l' apprentissage , par les ouvertures

de filières dans le supérieur , filière pro comme filière académique , développer le numérique encore plus qu' on a commencé à le faire

aujourd'hui , on a déjà plusieurs dizaines de milliers de jeunes chaque année qui sont formés sur de nouvelles formations numériques avec des

parcours multiples et des jeunes qui vont faire santé et numérique et qui vont ainsi pouvoir être au cœur de cette innovation . Vous m' avez

interrogé enfin monsieur au-delà des remerciements pour le livre sur le sujet du monopole en termes de formation et de la place des

entreprises , je vais partir d' un exemple ou on a réussi qui est l' apprentissage que vous avez cité , on a réussi après avoir un moment tâtonner .

De nombreuses campagnes présidentielles se sont faites en disant on va faire 500000 apprentis par an parce que les Allemands réussissent à

faire près d' un 1000000 et il y a pas de fatalité et on n' y arrivait pas , j' ai fait la même promesse . On a fait mieux , et les tas de promesses

où j' ai pas réussi c' est que comme tout le monde parce qu' on se trompe , et là on a réussi pile , là on est à 720000 apprentis en 2021 ,

pourquoi ? Parce que précisément , on a dit on va sortir des querelles institutionnelles , on va être dans une logique de confiance et les

apprentis allant vers un métier , on va travailler avec les branches professionnelles , les entreprises pour aider à définir quelle est la

maquette et les organisations dans la formation pour faire de bons apprentis ? Les horaires de travail pour éviter les folies auxquelles on a

assisté il y a encore quelques années où l' apprenti boulanger avait pas le droit d' arriver avant 8h du matin à la boulangerie ou certains

n' avaient pas le droit d' utiliser des escabeaux dans tel ou tel domaine , c' est des exemples qui avait été très médiatisés que je rappelle mais

c' était ça . Et donc , on a réinventé les règles de l' apprentissage en disant la question n' est pas de savoir si c' est l' état , les régions , les

villes non , qui emploi ? les entreprises , les branches , elles ont défini les règles . On a simplifié les aides , il y en avait 4 , il y en a plus

qu' une pour accompagner les entreprises et les maîtres d' apprentissage parce que c' est un investissement et on a beaucoup accompagné pendant la

crise avec une aide exceptionnelle pour que les entreprises puissent continuer à prendre des apprentis , bilan des courses on est passé d' un

chiffre qui était entre 250 , 270 milles à 720 milles et on va continuer , il faut viser le million , c' est tout à fait possible . Et on a

développé l' apprentissage dans toutes les filières et à tous les niveaux , il faut le faire aussi à l' université parce que l' apprentissage et

doit continuer d' être une filière d' excellence parce que c' est par cet exemple que tout le monde aussi a recours à l' apprentissage et on arrête

de dire c' est la voie de garage , ça marchait plus . Et donc , il faut continuer d' ouvrir à l' entreprise nos lycées , nos collèges pour pouvoir

justement aller plus loin et là il y a 2 choses que je veux pouvoir faire , la première c' est faire la grande réforme du lycée professionnel

dont on a besoin , nous devons réformer le lycée professionnel sur le modèle de ce qu' on a fait pour l' apprentissage c' est à dire réussir à

avoir un partenariat beaucoup plus étroit avec les entreprises , à le faire en lien avec les entreprises , à faire que nos lycéens professionnels

puisse être rémunérés pour leur temps d' entreprise comme le sont les apprentis , on a augmenté leur rémunération , et avoir des filières dans les

lycées pros dans les lycées professionnels pardon qui correspondent aussi aux besoins qu' il y a derrière , on laisse vivre trop de filières ou il

y a quasiment pas de débouchés et trop de déterminisme et donc on doit réussir à avoir des filières ou il y a derrière des débouchés parce

qu' on aura trouvé des maîtres d' apprentissage ou d' alternance qui pourront accompagner ces jeunes , c' est un immense chantier pour les années

qui viennent mais le chantier du lycée professionnel , on a encore trop de taux d' échecs , trop de jeunes qui sortent avec pourtant un diplôme

mais pas d' emploi c' est pas acceptable et c' est une vraie injustice dès le début qui découragent beaucoup trop de jeunes et il y a un

engagement formidable des enseignants dans ces lycées professionnels , dans nos lycées professionnels , il faut pouvoir le faire en faisant

rentrer davantage les entreprises et en permettant donc de s' inspirer de ce qu' on a fait pour l' apprentissage , rémunérer , avoir plus de temps

dans l' entreprise et avoir des ouvertures de filières qui correspondent aux débouchés . Puis , la 2e grand chantier en lien avec les entreprises

que je veux faire c' est sanctuarisé , préserver du temps dès la 5e pour tous nos collégiens en termes d' orientation et ça c' est les entreprises

avec nos régions et nos communes . Pour aider à orienter , il faut permettre de connaître les métiers et aujourd'hui nous avons un très gros

problème d' orientation , un très gros problème et objectivement pour pouvoir orienter il faut mettre en face de nos jeunes des gens qui

pratiquent ces métiers ; d' abord , parce qu' ils expliquent avec passion ce qu' ils font et parce que ça permet aussi d' engager sur un territoire

tout le monde , si vous avez besoin de gens embauchés dans les années qui viennent , vous êtes motivé pour aller expliquer dans les lycées de

votre commune , de vos départements ou de votre région les choses , donc vous engagez , vous montrer qu' il y a une responsabilité , on fait en

faire une gestion des besoins à l' échelle d' un territoire et c' est ce dont on a besoin pour aller vers le plein emploi mais surtout nos enfants

et nos familles , ils sont face à une formidable injustice . Quand vos parents ont accès à des réseaux , à des amis , ils peuvent conseiller leur

enfant , ils peuvent dire toi tu vas , quand ils ont eux - mêmes peu de réseaux , quand ils ont eux - mêmes un travail qui est modeste et qui veulent

que leurs enfants réussissent , ils sont parfois dépourvus pour lui donner le bon conseil et les enseignants ne sont pas par définition celles

et ceux qui sont de plus en contact avec la variété , des métiers et des besoins dans les différents champs économiques , ils connaissent leur

discipline , ils connaissent leur métier d' enseignant , on peut pas leur demander de faire cela , on a des conseillers d' orientation mais qu' il

faut aider à ouvrir , il y en a pas assez et donc il faut pouvoir préserver un temps dès la 5e une demi-journée par semaine , on va réussir à

faire venir avec les régions et les communes dans le collège et c' est organisé ensuite de manière la plus localisée possible et bien les

entreprises qui aideront à orienter et c' est là où l' entreprise a aussi un rôle à jouer , nous aider à expliquer les métiers , les métiers

d' aujourd'hui et de demain dont elle aura besoin et nous permettre de mieux orienter les enfants et les familles et ensuite derrière aussi de

correspondre dans les formations qu' on va proposer aux besoins qu' il y a partout sur le territoire parce que on forme des citoyens et des

républicains mais pour qu' ils puissent aussi avoir un emploi et qu' ils puissent s' épanouir dans un emploi et une vie qu' ils auront choisi ,

voilà pour moi les 2 grands leviers où il faut donner plus de place à l' entreprise . Pour la formation , je suis attaché , à ce que l' on continue

à avoir des diplômes nationaux avec des programmes qui sont faits partout en France avec une égalité républicaine et qui sont sanctionnés par

des examens nationaux de manière régulière et je suis aussi très favorable à l' évaluation annuelle qu' on a commencé à mettre en place et

d' ailleurs qu' on devra rendre transparente pour qu' on puisse continuer de s' améliorer ça fait partie de cette révolution de l' école que je veux

qu' on puisse conduire . Voilà les 4 éléments de réponse . Vous l' avez compris , c' est un immense chantier et je disais dans les méthodes c' est ce

que je veux qu' on change , l' école , la formation de nos jeunes est un chantier absolument essentiel , on a fait beaucoup de choses mais je

considère qu' on doit aller beaucoup plus loin et on ne pourra le faire que si on arrive et ça se fait au niveau de chaque territoire à mettre

tout le monde autour de la table . Aujourd'hui , les parents d' élèves sont inquiets , beaucoup d' enfants sont souvent encore malheureux à l' école ,

manque de confiance , stress , etc .... et nos enseignants à juste titre ne se sentent pas suffisamment reconnus et assez rémunérés . Si on veut

transformer ça , il faut le faire par une capacité à réinventer aussi notre organisation , le décloisonnement , le travail avec le périscolaire ,

avec comme une réinventer comme je le disais l' organisation , responsabiliser le local et donner aussi les moyens de répondre à ce que les

parents attendent , donner les moyens à un directeur d' école ou un proviseur de collège , de pouvoir d' une journée l' autre remplacer un

enseignant qui va être absent . Aujourd'hui , on n' en a quasiment pas les moyens , il se trouve parfois très dépourvu et donc c' est des choses

très concrètes comme ça que je veux qu' on mette sur la table avec un éventail en quelque sorte de levier qu' on va donner à nos enseignants , à

nos directrices , directeurs d' école et proviseur en lien avec nos élus et nos associations parce qu' une fois encore et je m' arrêterai là ,

l' école est une chose mais il y a la cohérence avec tout le reste et nous avons fait un très gros travail aussi et on a fait on l' a lancé si

je peux dire dans ce département mais tous les maires qui sont là y compris ceux qui viennent d' autres départements cher Olivier l' ont fait

c' est la lutte contre ce que j' avais appelé les séparatismes où certaines associations qui utilisent parfois ce qu' elles apportent aux enfants

pour les séparer des valeurs républicaines , on peut faire des républicains que si autour de l' école on travaille avec des associations qui pour

le sport , qui pour les aides aux devoirs ou autres qui partagent les valeurs républicaines qui sont connues du directeur ou de la directrice

d' école des enseignants , du maire , des associations de parents d' élève et pas en quelque sorte une école parallèle qui se développe dans trop

de quartiers , c' est ça à quoi je crois , modèle d' une vraie école républicaine qui prenne en compte les réalités d' aujourd'hui et qui nous

permette de passer cette étape je m' arrête là .

Merci beaucoup , bon , vous avez parfaitement dressé le tableau et autant se parler franc . Nous avions déjà une forte pression sur les prix de

l' énergie en particulier de l' essence avant la guerre en Ukraine et vous avez parfaitement intégré ce que j' ai dit mercredi dernier à tout le

monde c' est qu' il y aura des conséquences sur nos vies . Il y a des conséquences dramatiques qu' on évoquait en début de cette rencontre en

termes de sécurité collective , la guerre , il y aura des conséquences l' accueil , la solidarité , etc .... mais en effet nos économies vont être

touchées sur ce qui dépend le plus de la situation : le gaz , le pétrole , les céréales et donc le coût des matières premières et donc à court

terme mais à moyen terme si les choses devaient durer il y aura des conséquences , je le dis juste pour qu' on partage tous le même constat et

que vous ayez la vérité complète c' est comme ça qu' on s' organise et qu' on fait les choses , il y a une augmentation des prix à court terme qui

est liée justement à cette guerre à certains comportements spéculatifs qui aussi sur ces marchés qui n' ont pas attendu celles-ci mais il y a

des fondamentaux qui sont plus compliquées , si la Russie décide de contre sanctions sur l' énergie ce sera encore plus dur l' hiver prochain , je

m' explique : nous nous sommes très peu dépendants du gaz russe mais si la Russie décidait de couper son gaz , pour l' Europe on est très peu

dépendant du gaz beaucoup moins que les autres et on a entre 15 et 18 % donc c' est beaucoup moins , on sait trouver des voies et moyens de le

compenser , ça n' a rien à voir avec les autres pays , c' est parce que nous avons le nucléaire en France mais des pays comme l' Allemagne , l' Italie

ou plusieurs autres dépendent beaucoup du gaz Russe . Nous savons trouver une solution pour les semaines qui viennent par des contrats renégociés

ou autres . La grande difficulté c' est l' hiver prochain et donc l' Europe est en train de travailler de se mettre en situation pour résister à ça

mais là ce sera un problème encore plus important . Les prix augmentent dans toutes les céréales , le maïs le blé ça a augmenté incroyablement

donc ça aura des répercussions sur la nourriture du bétail pour nos éleveurs qui ont déjà des situations si difficiles mais pour les produits

transformés dans quelques semaines , quelques mois et évidemment sur la baguette et sur des produits de première nécessité qui sont faits à

partir de ces ingrédients mais ce qu' il faut voir c' est qu' à 12 , 18 mois si la situation ne s' améliore pas c' est une situation de famine qu' il

y aura dans plusieurs pays en Afrique , en Asie mineure , compte tenu de ce que représente l' Ukraine et la Russie et donc avec des répercussions

sur nos marchés agricoles massifs , je vous le dis juste pour qu' on voit l' importance de cette crise sur nos vies . A court terme , les prix ,

le pouvoir d' achat , ce que vous avez dit est parfaitement vrai , vous avez été la porte-parole à mon avis de dizaines de millions de françaises

et de français . Sur les prix de l' énergie si je puis dire le président n' a pas attendu le candidat , le gouvernement a pris déjà beaucoup de

mesures et on doit les poursuivre , je vais ici juste les rappeler parce qu' elles sont beaucoup plus importantes que les baisses de TVA que

j' entends parfois proposées mais après on peut pas prendre l' intégralité en charge . Sur le gaz , il y a un mécanisme de bouclier qui a été mis

en place , au moment où je vous parle le gaz aurait dû augmenter d' environ 40 % , il a augmenté de 4 % et ça on l' a fait pour les ménages , on l' a

étendu justement à l' ensemble des opérateurs du monde HLM pour que les couples aussi puissent être prises et on l' a étendu ensuite aux PME TPE

ce qui est un gain de pouvoir d' achat d' environ 800 à 900 € par an . 2e élément sur l' électricité , sur l' électricité on a baissé de 95 % la taxe

qui existe la TICFE pour prendre le coup , on a demandé aussi à accompagner EDF pour distribuer plus d' électricité faites à partir du nucléaire

qui est à plus bas coût et qui ne dépend pas du prix du gaz parce que vous savez qu' on a un mécanisme le prix de l' électricité se forme au

niveau européen et dépend beaucoup du prix du gaz , nous on a du nucléaire donc on a réussi à mettre une mesure pour écraser les choses , on a

pris salon les ménages entre l' équivalent de 300 à 500 € du coup par an par ménage avec cette mesure électrique ou c' est l' état qui a pris les

choses en main , le chèque énergie a été augmenté de 100 € en fin d' année dernière , il y aura 100 € en avril prochain , l' indemnité inflation de

100 € a été prise pour 38 millions de françaises et de français , elle a été complétée par une amélioration de l' indemnité kilométrique .

L' ensemble de ces mesures , je dis juste parce que c' est notre argent , c' est 20 milliards d' euros en moyenne an , 20 milliards d' euros donc

l' accompagnement pour le pouvoir d' achat et ça n' est qu' une mesure de pouvoir d' achat immédiate donc je ne peux pas laisser qui que ce soit dire

aujourd'hui que le gouvernement de la République et le Parlement qui ensuite voter ces textes n' ont rien fait sur le sujet de pouvoir d' achat

c' est massif massif massif , simplement les hausses sont spectaculaires donc la vraie difficulté c' est si on va pérenniser tous ces dispositifs

et pour le gaz en particulier on ira au-delà de juin , il faudra aller jusqu' à la fin de l' année , compte tenu des incertitudes , le 20 milliards

c' est avec tous ces dispositifs -là , l' équivalent si je puis dire annuelle . Qu' est -ce qu' on doit pouvoir améliorer l' accompagnement sur

l' essence ? Et donc là - dessus c' est aussi le président qui vous parle parce que je peux pas attendre , il faut donner une visibilité pour les

jours qui viennent , ça fait partie de ce plan de résilience que le premier ministre est en train de finaliser et fera avec le gouvernement , il

y aura une mesure supplémentaire sur la partie essence que le gouvernement est en train de terminer à laquelle je suis favorable et qui est une

mesure qui va permettre un d' aller plus loin sur l' indemnité inflation mais immédiate et qui doit renforcer y compris en synchronisant

l' équivalent de l' indemnité kilométrique , pourquoi ? Parce que ça dépend beaucoup des situations , vous êtes exactement dans le cadre des

situations qu' on veut pouvoir accompagner , les familles qui travaillent avec des enfants pour qui il y a des dépenses qui sont contraintes et

il faut prendre la voiture parce que c' est pas les transports en commun qu' ils font faut qu' on puisse accompagner et compenser une partie du

coût et une grosse partie de l' augmentation et donc il y aura un complément qui sera fait sur la partie essence parce que c' est juste et qu' il

faut le faire et ce sera travailler justement autour de l' approche à la fois indemnité kilométrique et l' indemnité inflation , je pense que

c' est important , alors moi je veux défendre ce bouquet de mesures , des boucliers aux indemnités pourquoi ? Parce que ça a un coût pour la nation

mais je considère que c' est plus pertinent que les mesures de baisse de fiscalité pérenne parce qu' il faut qu' on soit cohérent avec nous - mêmes ,

la fiscalité qu' on a sur les énergies fossiles c' est une fiscalité qui sert à financer notre transition énergétique et ce serait complètement

absurde de se dire on renonce à ça , ce qu' on veut pas c' est faire du surprofit avec cette fiscalité quand ça haut c' est donc tous ces

dispositifs on a fait plus que réinvestir ce que rapportait des impôts avec l' augmentation du prix je peux vous le dire c' est les 20 milliards

que je viens d' évoquer . Donc voilà , sur ce volet à court terme ce qu' on va faire , on va maintenir les dispositifs gaz et électricité , on va les

renforcer au niveau européen , je veux pas rentrer dans la technique , avec des contrats de long terme si la crise devait durer pour maintenir

ces prix et on va compléter avec une mesure très rapide sur l' essence pour accompagner tous les ménages qui roulent et qui ont cette obligation .

Vous avez parlé ensuite de l' alimentation , l' alimentation est un vrai sujet et je le dis dans un tempsfaut pas qu' on soit schizophrène si

je puis dire où pris par nos propres contradictions mais on a besoin aussi de bien payer nos agriculteurs , il faut faire attention parce que

nos agriculteurs eux ils ont le prix de leurs matières premières et de leurs intrants qui augmentent et on peut pas dire nous consommateurs on

veut pas que le prix augmente , les agriculteurs ils se prennent tous les augmentation de leurs coûts mais ils vont devoir nous vendre la

baguette au même prix et tous les produits alimentaires au même prix c' est pas possible parce que sinon ça veut dire des gens qui ne vont pas

pouvoir vivre de leur travail , c' est d' ailleurs tout ce qu' on a mis en place avec cette fameuse loi une égale deux et les négociations

commerciales donc ce qu' on doit faire c' est mieux accompagner les classes populaires et les classes moyennes pour éviter justement la précarité

alimentaire et les difficultés c' est pour ça que , là pour le coup c' est le candidat qui vous parle , nous allons mettre en place le chèque

alimentaire pour permettre , ça a été un gros travail parce que le président aurait voulu le mettre en place et beaucoup de résistances et tout

ça était compliqué mais je crois beaucoup moi à cette idée qui permet d' accompagner une alimentation de qualité qui permet d' accompagner

d' ailleurs nos circuits courts et défendre nos producteurs tout en luttant contre la précarité alimentaire et qui est l' idée de dire on

accompagne les ménages en fonction de leurs besoins jusqu' à un certain point . Vous m' avez interrogé sur le court terme et c' était le point que

je vous devais ce qu' on a fait , ce qu' on va faire les choses mais si on prend 2 pas de recul ça règle rien sur le court terme c' est pour ça que

je vous ai aussi répondu c' était votre question était cash ma réponse c' est tout autant , mais pour moi la meilleure politique de pouvoir

d' achat par rapport au coût de l' énergie ou des matières premières ces 2 leviers : le travail et la politique de transition climatique et de

souveraineté énergétique et si on ne règle pas ces 2 problèmes à chaque fois qu' il aura une augmentation on fera les mêmes dispositifs qui vont

coûter des milliards à nous tous parce que derrière ce coup-là on devra le rembourser soit en dette qu' on rembourse soit en fiscalité futur

c' est la réalité donc c' est pas une solution qui est satisfaisante et donc pour moi la première réponse au pouvoir d' achat c' est le travail ,

au moment où je vous parle on a le taux de chômage le plus bas des 15 dernières années , le taux de chômage des jeunes le plus bas des 40

dernières années et le taux d' activité le plus élevé depuis qu' on le mesure c' est ça que je veux continuer , parce que le manque de pouvoir

d' achat c' est le manque de pouvoir d' achat de celui ou celle qui n' a pas de travail ou qui a un temps partiel subi c' est le premier levier . Le

2e levier c' est faire que le travail paye mieux , on l' a fait , la baisse de l' impôt sur le revenu , la suppression de la taxe d' habitation ,

la prime d' activité pour celles et ceux qui sont au smic , les chiffres sont là pour dire que le pouvoir d' achat mesuré par l' INC dans ses

derniers chiffres est supérieur durant ce quinquennat aux 10 années qui est précédée mais on doit continuer ce travail pour que le travail paye

mieux comment ? On supprimera des impôts qui restent , la redevance télé en fait partie c' est 137 € je crois environ en moyenne là aussi c' est

cohérent avec la suppression de la taxe d' habitation il faut aller au bout . Ensuite , on va continuer de faire que le travail paye mieux et ça

rejoint la question de votre collègue madame en permettant et bien d' avoir des mécanismes d' intéressement de participation qui soient plus

rémunérateurs de 2 manières : d' abord , on a fait une loi qui a ouvert la participation à l' intéressement , la loi pacte , dont je suis très fier

qui a permis en particulier dans les PME les TPE d' avoir beaucoup plus d' intéressement de faire que justement les salariés soient associés à la

réussite de l' entreprise , je crois à cette vertu c' est toujours la même philosophie le travail doit payer et quand une année ça va bien ça doit

aller mieux et donc oui je suis favorable à la monétisation dans un temps qui est difficile pour le pouvoir d' achat , des plans d' intéressement

pour ensuite les recharger donc ma réponse est oui à votre question mais au-delà de ça je suis surtout favorable à ce qu' on continue de

développer dans toutes les entreprises qui le peuvent des plans d' intéressement et de participation parce que c' est le dividende salarié parce

que c' est ce qui permet quand l' année est bonne et que la croissance est bonne comme en 2021 et Ben de dire - j' augmente votre salaire - alors

j' augmente soit avec des actions soit avec une rémunération exceptionnelle mais vous participez à la réussite et puis l' année ou c' est difficile

vous n' en avez pas mais vous avez votre salaire de base avec les primes qui elles ne dépendent que de votre activité personnelle . Je pense que

c' est une philosophie importante parce que sinon le salarié ne participe pas aux bonnes années et je pense que plus personne ne comprend que

dans les bonnes années il est juste l' actionnaire qui puisse bénéficier des bons résultats , il faut que les actionnaires soient justement

rémunérés , j' ai pas de problème , ils prennent un risque ils investissent leur capital mais si on veut que ce soit juste , l' entreprise ça n' est

pas que des actionnaires c' est ça qu' on a changé dans la loi pacte , ce sont des gens qui mettent leur argent , ce sont des gens qui mettent leur

temps de travail et donc il faut que celles et ceux qui travaillent dans l' entreprise puissent aussi avoir une rémunération exceptionnelle par

l' intéressement et la participation . Mais , comme ces mécanismes sont parfois un peu compliquées surtout pour les plus petites entreprises les

TPE les PME c' est parfois compliqué encore les plans de participation d' intéressement , certains n' aiment pas associer au capital les salariés ,

c' est culturel , il faut qu' on continue de convaincre mais c' est là . On a mis en place depuis 3 ans ce qu' on a appelé enfin la prime

exceptionnelle pour le pouvoir d' achat , certains l' ont affublé de mon nom qui a eu pas mal de succès et qui a donné du pouvoir d' achat , ce que

je veux pouvoir faire , au fond dans mon projet ce que je veux faire si les français et les français me font confiance , c' est de pouvoir la

tripler en montant et de pouvoir toujours là faire sans charges ni impôts parce que ça c' est une rémunération exceptionnelle et donc c' est pour

certains 2 à 3 mois supplémentaires l' équivalent de 2 à 3 mois supplémentaires pour ceux qui ont des rémunérations un peu plus élevés ça peut

être un 13e mois tout simplement mais le triplement de cette prime c' est la possibilité pour un employeur même quand il a un ou 2 salariés qui

a pas envie de l' associé au capital de dire -on a une bonne année , j' ai envie de t' associer , je veux pas augmenter ton salaire de base parce

que je sais pas comment l' année prochaine sera mais je vais te donner cette prime à son maximum - et donc on triplera cette prime et ça c' est du

c' est du monétaire , c' est de l' argent , c' est du pouvoir d' achat donc voilà ce que le pouvoir d' achat il faut pouvoir faire . Non d' un mot ça

c' est pouvoir d' achat , travail je le disais derrière transition climatique souveraineté d' un mot quand même parce que si je vous le dis pas on

va pas au bout du raisonnement , l' objectif qu' on doit se fixer c' est de ne plus dépendre de ces énergies fossiles que nous ne produisons pas

pour nous déplacer , pour nous chauffer ou autres et donc qui pèsent sur notre pouvoir d' achat quand il y a une crise ou de la spéculation et

qui en plus polluent et donc vous voyez qu' il y a une resynchronisation des agendas , notre agenda pour baisser les émissions de CO2 , agenda sur

lequel on a commencé à avoir des résultats parce que durant ce quinquennat on a baissé 2 fois plus vite les émissions de CO2 que durant les 10

années qui précédaient , 2 fois plus vite , donc tous ceux qui disent de ne rien fait , moi je défends mon bilan vous voyez c' est pour vous

rassurer donc on l' a baissé 2 fois plus vite mais il faut aller beaucoup plus vite si on veut atteindre nos résultats 2030 , 2050 , pour ça

qu' est -ce qu' il faut faire ? Se chauffer différemment , rénovation thermique des bâtiments et donc je vais pouvoir m' engager à ce qu' on continue

les forfaits l' année dernière , 700 milles logements par an c' est ce qu' on doit faire dans le cadre des grandes rénovations urbaines de l' ANRU

mais aussi avec tout le travail qu' on fait avec l' ADEME et l' ENA la prime rénove ça marche très bien , ça c' est du pouvoir d' achat vraiment

gagner et c' est du pouvoir d' achat qui n' est pas payé par le contribuable , c' est du pouvoir d' achat où l' argent est bien utilisé pour aider les

ménages modestes ou les classes moyennes à faire leurs travaux pour ensuite consommer moins tout au long de leur vie dans le leur appartement

ou leur maison , ça c' est du gain de pouvoir d' achat dans la durée , c' est moins d' émissions de CO2 , c' est de pouvoir d' achat , c' est moins de

dépendance extérieure . De la même manière , les primes à la conversion pour changer de véhicule , aller vers des véhicules moins polluants que ce

soit du thermique de l' hybride ou de le électrique qu' on a beaucoup accompagné , on a aidé un million de françaises et de français dans le

quinquennat , c' est ça que je veux qu' on puisse démultiplier parce que quand on quitte un vieux diesel ou un vieil essence pour aller vers les

dernières générations ou un hybride ou un électrique bah on consomme beaucoup moins , on réduit la facture au quotidien et on pollue beaucoup

moins simplement il faut accompagner le coup parce que pour beaucoup de nos compatriotes le coût est énorme pour changer de voiture donc c' est

pour ça que vous m' avez entendu parler dire aussi le thermique parce que pour un ménage moyen français c' est pas vrai qu' on peut acheter comme

ça une voiture électrique même avec une aide et donc il faut , on est en train de travailler sur des systèmes de leasing qui font que le coût à

l' achat est beaucoup beaucoup plus faible et accessible pour les classes moyennes même pour une électrique mais d' ores et déjà si on va vers un

véhicule thermiquehybride de dernière génération on pollue moins et donc on consomme moins et là aussi on réduit la facture mais toute

cette stratégie et puis enfin la production d' énergie la stratégie que j' ai donnée renouvelable , nucléaire , économie d' énergie c' est le

meilleur moyen de sortir de la dépendance au gaz et charbon en France bien sûr mais à terme en Europe , ça c' est la réponse dans la durée ,

je voulais juste faire cette précision .

Merci beaucoup monsieur de poser la question et de le faire , je crois dans des termes réaliste c' est à dire ce qui est je je veux pas vous

embarquer mais la philosophie plutôt que je partage ou il faut être humaniste et exigeant mais il s' agit ni d' être bien-pensants et laxistes et

de l' autre côté de dire en quelque sorte la solution est dans l' exclusion la caricature , vous n' avez pas été dans la caricature dans votre

question , nous avons un problème mais vous avez dit vous - même que vous avez travaillé avec eux beaucoup de personnes qui étaient issues de

l' immigration et qui parfois arriver vous en avez tiré une richesse , la question c' est comment on sait accueillir , intégrer ? Et comment on sait

ne pas accueillir parfois quand les règles doivent être posées ? L' Europe depuis 2015 est sous une pression migratoire qui s' est accrue , c' est

un fait et donc on doit réussir nous à mieux protéger nos frontières et à mieux maîtriser les flux migratoires , j' ai commencé à lancer des

réformes avec le gouvernement , les parlementaires , beaucoup d' élus , les résultats ne sont pas encore là parce que on met du temps à les

pensées , à les concevoir , à les mettre en œuvre et à réussir et pour partir on dépend de l' Europe mais je vais essayer de vous dire comment je

vois les choses à chaque étape . Premier point , on doit essayer de réduire les flux d' arrivée , c' est assez difficile et on n' a pas la main sur

tout pourquoi ? Parce que quand il y a des théâtres de guerre , il y a de l' immigration , quand il y a des crises et à cause des déséquilibres

aussi climatiques qu' il y a et qu' il y aura dans beaucoup de territoires nous continuerons à avoir des migrations néanmoins , quand on a une

politique de développement de partenariats d' investissement solidaire qui est plus ambitieuse que nous avons aussi décidé avec un vrai

partenariat avec les pays d' origine et de transit , on peut prévenir des flux , l' organisation de trafic en donnant aux jeunesses des pays

d' origine un avenir dans leur pays plutôt que d' aller chercher en Europe . 2e point c' est mieux protéger nos frontières communes , ça c' est

l' Europe , là - dessus j' ai poussé pour une chose , renforcer les moyens de Frontex qui est l' agence qui protège les frontières européennes , plus

10 milles on est en train de le faire , j' ai proposé qu' on ait une force extérieure commune où chacun aide à protéger la frontière extérieure de

l' Europe qui aujourd'hui est la frontière sud de l' Espagne , l' arrivée en Italie , l' arrivée en Grèce jusqu' à la crise qu' on est en train de

vivre ou c' est la frontière -là qui est beaucoup plus Pologne , Roumanie , Slovaquie , Hongrie , et donc c' est renforcer nos frontières extérieures

pour permettre quand il y a de la migration hors temps de guerre qui est organisé par des réseaux de contrebande de pouvoir lutter contre elle ,

et puis c' est la réforme de Schengen que nous avons lancé il y a quelques semaines qui est de dire -on doit ensemble s' organiser pour mieux

protéger nos frontières communes , chacun est responsable , si pas de responsabilité sanction mais aussi on doit pouvoir mieux faire respecter

nous - mêmes les règles c' est aussi pour ça et ça on l' a fait dans ce quinquennat que nous avons augmenté nos protections à nos propres

frontières nationales parce que ce qui caricature notre Europe monte , l' Europe a aussi prévu des règles d' urgence , la France depuis de 2015 a

remis des contrôles à ses frontières nationales parce qu' il y avait terrorisme mais ensuite crise migratoire , nous avons aujourd'hui plus de

4000 forces de sécurité intérieure qui protègent nos frontières ce qui est un record depuis de nombreuses années , on a quasiment doublé en 5 ans

et on a aujourd'hui une lutte contre l' immigration clandestine qui est très forte à nos frontières qu' on a quasiment doublé à la frontière

italienne et pareil à la frontière espagnol , simplement il faut renforcer ce travail qui consiste à lutter contre les filières d' immigration

clandestine mieux protéger nos frontières et c' est pour ça qu' en plus des efforts européens , ce que je veux faire c' est parachever une force

d' intervention à nos frontières pour aider à améliorer le travail qui est fait aujourd'hui par la PAF et prendre en compte cette réalité

nouvelle , il y a aujourd'hui des mafias internationales qui organisent ce trafic d' êtres humains , qui font pression sur nos pays et qui ont

organisé des mouvements migratoires qui nous ont déstabilisé et là - dessus , il faut bien séparer les crises humanitaires , les personnes qui ont

besoin d' être protégées parce qu' elles vivent , elles sortent de la guerre , de flux qu' il y a constamment depuis plusieurs années à nos

frontières et qui sont majoritairement organisée par des réseaux et donc là renforcement des règles . 2e élément , une fois que ces personnes

sont sur notre sol , il faut qu' on puisse les accueillir et traiter leur dossier le plus rapidement possible et donc après le premier pilier qui

est protection de nos frontières en Europe et en français c' est comment on traite leur cas particulier plus vite possible parce que plus on le

traite lentement plus on rend la situation ingérable , quand quelqu' un est là depuis un an et demi , 2 ans , même si vous lui dites -vous n' avez

pas le droit de rester - au bout de 2 ans , il a parfois construit un équilibre familial , il a obtenu un emploi , il a trouvé des amis , c' est très

difficile et le retour ne se fait pas n' est pas effectif et donc ce 2e pilier c' est de dire comment on améliore les choses . D' abord , en

continuant à tenir nos valeurs et ça moi j' y tiens c' est à dire en France l' hébergement est inconditionnel et le soin est inconditionnel et

tous ceux qui jouent avec ça ne respectent pas ce que sont les valeurs de la France , on peut être très rigoureux , très exigeant et je le suis

mais il faut pas lâcher l' humanité , personne n' a envie de dire on ne luttera pas contre l' immigration clandestine y compris contre tous les

abus par l' inhumanité , c' est faux parce qu' à ce moment -là vous aurez des femmes et des hommes et il y en a eu sous mon mandat et j' étais pas

heureux à chaque fois que c' est arrivé mais qui dormiront dans des tentes ou dans les rues et donc l' hébergement d' urgence qui est vraiment un

travail des services de l' État , de nos mères , des associations , d' engager sur le territoire est un travail essentiel et nous avons fait ces 2

dernières années un investissement inédit , on a mis 2 milliards sur ce sujet , 2 milliards et on a réussi d' ailleurs à réduire les tests qui

sont faits par beaucoup d' associations dans beaucoup de villes l' ont montré ces derniers mois , on a beaucoup réduit les personnes qui sont qui

vivaient à la rue en particulier une très large majorité ce sont des personnes qui sont en attente de titres environ 70 à 80 % des personnes

qu' on hébergent ainsi et donc on doit continuer ce travail , pareil pour le soin parce que sinon vous avez des pandémies qui reviennent , des

maladies qui reviennent bon mais il faut le faire de manière rigoureuse sans qu' il y ait d' excès mais surtout on doit instruire plus vite les

dossiers et les instruire plus vite c' est la réforme qu' on a faite de l' OFPRA qui est l' organisme qui s' occupe de cela et on a beaucoup réduit

les délais , on les a vraiment écrasés , ça a été simplement on a pas eu de chance , fallait faire une réforme , on a eu ensuite la pandémie et les

résultats on est en train de les obtenir maintenant , faut les consolider , faut garder notre droit mais faut réussir à ce que tout un dossier

soit instruit en 6 mois , délai administratif , OFPRA et appel devant la commission nationale du droit d' asile , c' est faisable , on est en train

d' y arriver , ça faut pouvoir le faire parce que c' est comme ça ensuite qu' on peut dire -vous avez droit et donc je vous garde sur mon territoire ,

vous n' avez pas droit à l' asile et il faut repartir -je le dis parce que aujourd'hui , les filières clandestines utilisent beaucoup le droit

d' asile et avec excès . Une fois qu' on a fait ça , 3e pilier c' est une politique plus efficace de reconduite vers le pays d' origine et ça c' est

un énorme travail , alors on peut le faire d' autant plus efficacement qu' on a tenu de délai et qu' il y en a moins mais pour les femmes et les

hommes qui n' ont pas vocation à rester dans notre pays , il faut pouvoir les accompagner vers leur pays d' origine , le COVID ne nous a pas aidés ,

on avait amélioré dans beaucoup de pays mais là - dessus moi j' assume quelque chose qu' on a commencé qui est de lier notre politique de visas et

nos bonnes coopération avec les pays parce que je peux pas vous expliquer dans une salle comme ça qu' on donne des visas à des entrepreneurs ,

des étudiants , des politiques , des gouvernants d' un pays , il est ami , il est pas du tout en guerre et que quand il a des compatriotes qui sont

sur notre sol à qui on ne donne pas l' asile , à qui on donne pas un titre de séjour , il refuse de les reprendre , ça ça n' est plus possible et je

les dis avec la même franchise à l' ensemble des dirigeants que j' ai pu voir ce que je veux qu' on puisse faire et on est en train de le faire ,

c' est une politique européenne là - dessus parce qu' on a besoin de jouer en européen mais ce 3e levier d' un politique de retour plus efficace on

a commencé à le faire et vous l' avez sans doute vu , le ministre de l' Intérieur s' est engagé pour 1000 étrangers en situation irrégulière qui

étaient considérés comme particulièrement sensibles et dangereux , on a réussi et là il a eu des résultats parce qu' il a mis beaucoup beaucoup

de pression , c' est cette politique qu' on va étendre , qu' on va évidemment systématiser dès qu' on a des personnes qui sont identifiées comme à

risque parce que là faut aller encore plus vite mais qu' on doit généraliser parce qu' il n' y aura pas de coopération dans la durée qui est

soutenable démocratiquement s' il y a pas de coopération des pays pour un retour . Puis , le 4e levier c' est une vraie politique d' intégration ,

j' entends pas ce mot dans le débat public . Or , c' est ce qu' il nous faut parce que vous l' avez dit et donc il ne faut pas qu' on soit débordé par

des situations migratoires c' est les 3 volets que je viens d' évoquer donc il faut lutter contre les filières clandestines mais ensuite , il faut

mieux accueillir . On a beaucoup augmenté l' investissement dans le français , l' apprentissage de notre langue et de notre histoire c' est ce qu' on

doit poursuivre , l' école joue un rôle à cet égard essentiel et donc qu' est -ce qu' on doit faire pour mieux réussir notre politique

d' intégration ? D' abord , changer et aller beaucoup plus loin et ça c' est dans le discours des mureaux un des points sur lequel on a encore

beaucoup de marge de progression et on n' est pas allé au bout c' est ce qu' on appelle la politique le peuplement , j' adore pas ce mot mais c' est

de dire quand les gens arrivent sur notre sol , qu' on leur donne un titre , ça n' est plus possible qu' ils aillent toujours aux mêmes endroits ,

dans les mêmes villes , dans les mêmes quartiers et donc ça c' est un vrai changement de notre politique en profondeur mais c' est pour moi l' une

des priorités de cette politique d' intégration , je le dis parce qu' on a aujourd'hui des territoires qui sont parfois décriées par certains ,

vous avez un maire qui vient plusieurs même de Seine Saint Denis , vous êtes dans une ville qui a connu aussi des difficultés , qui je dirais

pluriel dans les dans les problématiques , quartiers politiques de la ville , des quartiers qui sont plus classes moyennes d' autres plus

bourgeois mais dans les territoires qui sont les plus en difficulté , la Seine-Saint-Denis , je dis souvent , c' est un territoire c' est un des

plus grands ascenseurs sociales de la République simplement dès que quelqu' un s' en sort ben il a tendance à quitter la Seine-Saint-Denis et

puis très gentiment on dit bah vous avez formidablement réussi on va vous mettre quelqu' un qui vient d' arriver , il parle pas votre langue et il

arrive , c' est exactement comme ça que fonctionne la République aujourd'hui et il y a très peu de villes on vit tranquillement où on dit on va

vous demander un effort on a besoin de cette personne , elle est là , elle est avec nous , elle est de manière régulière sur notre sol , elle vient

d' Ukraine parce qu' il y a la guerre ou elle vient de la corne de l' Afrique parce qu' il y a la guerre et des famines où elle a un titre de

séjour parce qu' elle a des compétences dont le pays a besoin simplement il faut qu' elle puisse habiter dans votre commune pour des raisons

d' équilibre , c' est ça qu' il faut qu' on repense , donc le logement ensuite , l' éducation et donc par exemple pour accéder à un titre durable , ce

que je veux qu' on puisse faire c' est dans les conditions qu' on mette l' inscription à la crèche ou à l' école , si vous voulez intégrer des

familles à qui vous donnez un titre , avant de les naturaliser , assurez -vous que l' enfant est bien inscrit à la crèche et à l' école c' est une

forme de contrainte positive , c' est aussi du respect de la dignité et c' est dire ne gardez pas l' enfant avec vous à domicile où ne laissez pas

en dehors ou justement dans des associations qui parfois frôlent le pire ou les séparatistes et qui vont s' écarter et qui vont prêcher pour des

communautaristes , non c' est à l' école de la République , à la crèche de la République qui doit avoir sa place . Et ensuite , c' est l' investissement

dans l' apprentissage et le travail . Pourquoi nos amis allemands qui ont eu plus de pression migratoire que nous ces dernières années ont réussi ?

Parce qu' ils ont réussi à former plus vite vers le travail alors nous on a pendant de longues années une vraie difficulté qui explique notre

problème d' intégration avant même cette pression migratoire depuis quelques années , c' est que la France est l' un des pays d' Europe qui avait le

moins bien régler son problème de chômage de masse . Vous , vous avez connu des années où l' intégration se faisait parce qu' il y avait le plein

emploi et où vous aviez des salariés , des ouvriers qui arrivaient sur notre sol venant d' autres pays , on avait besoin de leur main d' œuvre c' est

ça la vérité et ils ont aidé à bâtir le pays à faire tourner nos industries mais depuis 30 ans notre pays vit avec un chômage de masse et des

taux de chômage qui sont bien supérieurs à nos voisins . Des pays qui étaient au plein emploi ont bien mieux réussi à intégrer par le travail et

donc si on veut réussir notre politique d' intégration ce sont nos valeurs , notre langue , notre histoire , notre culture , l' hébergement mais c' est

aussi le travail et c' est très vite former celles et ceux qui arrivent sur notre sol et à qui on donne un titre de séjour et qui ont vocation à y

rester , à qui on donne l' asile à fortiori en les formant tout de suite par l' apprentissage d' alternance ou par des formations qualifiantes pour qu' ils

aillent vers le travail , il y a énormément de formes , de secteurs d' activité qui sont sous tension ou il y a des emplois non pourvus , c' est

vers ces emplois non pourvus qu' il faut qu' on orientent celles et ceux qui arrivent c' est une question d' organisation de la société ,

d' organisation collective au niveau de nos communes mais en y mettant simplement la volonté parce qu' on en a besoin et donc vous le voyez cette

politique d' intégration elle est aussi jumelles de la politique que je veux mener vers le plein emploi , si on arrive à aller vers le plein

emploi on réussira à aller vers la bonne et pleine intégration . Pardon , je suis un peu long mais c' est un sujet qui est très vaste qui suppose

comme vous l' avez vu de l' exigence et de la fermeté , protéger nos frontières , lutter contre les trafiquants , de l' humanité , par protéger celles

et ceux qui fuient la guerre ou la grande pauvreté et une mobilisation de toute la société pour bien intégrer parce que la vérité c' est que

notre société a toujours eu des femmes et des hommes qui venaient d' autres pays , notre force c' est d' avoir toujours réussi à les intégrer

c' est à dire à ce qu' ils parlent notre langue , à ce qu' ils aiment notre histoire , à ce qu' ils servent et se battent pour notre drapeau et

combien l' on fait mais à ce qu' ils restent fiers de leurs origines et de leurs racines .

Non mais merci beaucoup pour ce temps d' échange et déjà j' ai commencé à essayer d' esquisser quelques convictions et quelques propositions et

une part du projet . En tout cas , moi je vous remercie , pas simplement de votre présence mais de vos questions , de votre engagement . Il y a

toujours de la frustration , j' en ai aussi parce que physiologique je me suis habitué au débat de 7h donc je poursuivrai tout au long de la

campagne ces débats mais il y a les éléments de contraintes qui sont évoqués , il y a de la frustration , je le dis aussi pour les journalistes

qui sont présents dans cette salle , il y aura aussi évidemment des tant de questions pour les journalistes qui viendront et évidemment je l' ai

fais d' ailleurs tout à l' heure pour certains de vos collègues qui le passeront ce soir en me pliant aux questions de journalisme et j' ai aussi

à cœur à l' occasion de ces débats on puisse avoir des journalistes qui puissent poser leurs questions . Je vais devoir filer à cause des

contraintes mais je voulais remercier les journalistes qui sont là et qui couvrent la campagne depuis le début , et je le dis pour les

journalistes qui sont présents qui vont continuer de couvrir la campagne aux questions desquelles je répondrai dans les prochains jours et tout

au long de ces semaines et je le dis aussi en ayant un mot particulier pour leurs collègues qui sont en ce moment sur les théâtres de guerre ,

merci à eux .

Merci beaucoup , merci Mesdames Messieurs pour votre présence , votre temps , vos questions et merci Monsieur le maire cher Carl pour ce soir ,

Merci Monsieur le maire , Mesdames Messieurs les parlementaires , Mesdames Messieurs les maires , Mesdames Messieurs les élus .

Mesdames Messieurs , je suis très heureux d' être parmi vous et comme l' a dit Monsieur le maire , je vais pas répéter ce qu' il vient de dire très

bien , de pouvoir de manière très direct répondre aux questions que les uns et les autres se posent . Je suis candidat depuis quelques jours ,

dans un contexte qui est un peu particulier , comme j' ai dit je vais présider jusqu' au bout notre pays puisque c' est le mandat que française

français vous m' avez confié dans un contexte qui va imposer de continuer à prendre des décisions jusqu' au bout et donc je serai président

durant ces jours et ces semaines autant que je le dois mais je serai candidat à chaque fois que je le peux . C' est pour ça que je suis devant

vous ce soir , je vais pas passer plus de temps à faire un long discours , je pense que c' est sans doute mieux que je réponde à toutes les

questions que vous vous posez sur le contexte , sur les motivations , sur aussi ce qui fait notre quotidien dans une ville comme Poissy mais sur

beaucoup de nos territoires qu' il s' agisse de la santé , de l' éducation , de nos institutions , de notre défense , de notre sécurité , de notre

laïcité et de tant d' autres sujets et j' essaierai peut être à la fin , rapidement , de de dégager des lignes de force . Au fond , je veux y

retourner parce que j' ai de l' ambition pour notre pays en ayant , je l' espère , enfin je le crois appris et que je pense qu' il y a encore

énormément à faire , je pense surtout qu' on a une force collective immense , si on sait la reconnaître , la révéler et donner à chacune et chacun

sa place et je pense que la force de la France n' est pas ni dans le rétrécissement ni dans le catastrophisme , je considère pas que tout va bien ,

que tout a été bien fait sinon je vous dirais -je m' arrête là et je suis très heureux de ces 5 années , j' ai tout bien fait , j' attends les

lauriers et je vais chercher le repos . Non , je pense qu' il y a encore beaucoup à faire , je pense qu' il y a des résultats qui sont là sur le

chômage , sur l' apprentissage et beaucoup d' autres sujets , il y a des efforts qui sont à poursuivre sur la transition énergétique , sur le

logement , sur les sujets de sécurité où d' immigration et puis on a des défis qui viennent complètement bousculer notre pays , la pandémie a

montré nos vulnérabilités à certains sujets , à certains égards , la guerre qui revient en Europe le montre à d' autres égards qui vont nous

imposer de devoir inventer de nouvelles solutions mais au fond c' est pour moi un projet pour l' avenir de notre pays que je veux défendre , pour

nos enfants qui changent le quotidien , qui améliorent les vies mais qui permet aussi de bâtir la solidité de notre France dans 10 ans et dans

15 ans et pas simplement demain parce que on y reviendra sans doute , il faut des solutions de court terme , il faut pouvoir vivre mieux mais

tout ce qu' on peut bien faire aujourd'hui on le doit aussi à tout ce que celles et ceux qui nous ont précédés ont parfois bien choisies dans

des dans des temps ou les risques étaient moins apparents , il faut qu' on ait aussi la même force d' âme de savoir faire des choix très profonds

pour notre société qui prépareront notre pays pour dans 10 , 15 ou 20 ans , il faut faire les 2 là aussi en même temps . Voilà pourquoi je suis là

devant vous aujourd'hui , je le suis dans un contexte qui est lourd , on y reviendra peut-être , je le suis avec beaucoup d' humilité parce que

vous m' avez fait confiance il y a 5 ans et je reviens déposer cette confiance devant les françaises et les français , moi je considère que rien

n' est acquis mais avec beaucoup d' énergie , d' envie de faire , d' envie de convaincre puis de faire , je ne serai pas plus long .

Alors , évidemment c' est le sujet le plus lourd , le plus difficile pas simplement de ces jours - ci mais j' en ai peur pour plusieurs semaines et

plusieurs mois et la guerre en Ukraine inquiète profondément nos compatriotes aussi parce que c' est le retour de la guerre en Europe et ce qui

était de l' ordre de l' impensable il y a encore quelques semaines pour beaucoup . Avec cette force , avec cette brutalité de ce que nous voyons ,

des mots aussi qui sont prononcés , des menaces qui sont parfois proférées . Alors , face à cette situation qu' elle est , je vous le dis en 2 mots

parce que ça rejoint les 2 questions que vous avez -vous avez posée quelle est la position de la France et de l' Europe ? D' abord , nous avons

tout fait pour éviter cette guerre . Je me suis rendu il y a quelques semaines en Russie mais surtout je n' ai cessé de dialoguer avec le

président Poutine et dans ce qu' on appelle le format Normandie avec la chancelière Merkel maintenant le chancelier Schulz puis , les différents

présidents ukrainiens d' avoir ce format à 4 pour avancer . La dernière réunion s' était tenue , vous vous en souvenez peut-être , en décembre 2019

à Paris et donc mai 2017 mai au début juin 2017 j' accueille le président Poutine , je me rends ensuite en Russie , il vient en France à l' été 2019 ,

on essaie de réengager un très grand travail en profondeur . En décembre 2019 , on a cette réunion Normandie pour avancer , pour essayer de régler

ce qui est alors encore un désaccord avec les accords de Minsk qui servent à essayer de le régler . La pandémie complique les choses parce qu' il

y a plus de rencontre mais on avec la chancelière nous continuons les conférences téléphoniques , les visioconférences , les échanges et je vais

donc en février voir le président Poutine . Donc , d' abord , je veux que vous reteniez bien que La France avec l' Allemagne avec l' Europe ont tout

fait pour éviter le retour des armes . Ensuite , une fois que la décision a été prise le 24 février de lancer une opération militaire et donc

d' agresser l' Ukraine , de lancer une opération depuis la Russie par le président Poutine , notre position français , européen et en cela suivi en

étroite association avec les Britanniques , les Canadiens , les Américains , les japonais et beaucoup de nations du monde a été de condamner avec

beaucoup de fermeté et de mener toutes les actions diplomatiques pour mettre la pression sur la Russie et l' isoler dans le concert des nations ,

ce sont les initiatives que nous avons pris au Conseil de sécurité à l' assemblée générale avec un vote qui a été un vrai succès la semaine

dernière et ce qui est une préoccupation pour la Russie qui n' aime pas être isolé , on a réussi à obtenir que la Chine s' abstienne , je parlerai

demain avec Olaf Scholz au président chinois , on a réussi à ce que beaucoup de pays s' abstiennent seuls 5 ont voté contre cette résolution dont

La Russie . Donc , action diplomatique , appelle au cessez-le-feu , appelle véritablement à la responsabilité internationale . 2e chose , soutien à

l' Ukraine , soutien humanitaire , je vais revenir à votre question , soutien humanitaire , des envois y compris des envois pour aider le peuple

ukrainien et son armée à résister tout en veillant à ne pas être co belligérant dans ce conflit et puis sanctions à la Russie avec beaucoup de

fermeté nous l' avions dit et nous l' avons fait de manière groupée et maintenant un peu plus de 8 jours ou de manière historique nous avons pris

des sanctions qui sont très lourdes sur le plan économique , on a visé des oligarques , le gel de leurs avoirs , on a sorti de notre système de

paiement plusieurs banques très importantes et la Banque centrale où nous avons saisi des réserves de ladite Banque centrale russe et où nous

avons décidé des sanctions sectorielles extrêmement fortes pour envoyer un signal d' arrêt à la Russie et puis dernier point dans cette , je

dirais cette position française c' est que nous ne sommes pas en guerre contre la Russie et je pense que c' est important et c' est toute la

difficulté qui est la nôtre , c' est qu' on veut que cette guerre s' arrête , on veut mettre suffisamment de pression sur le président russe et sur

son système pour qu' il arrête la guerre , c' est aussi pour ça que je continue de lui parler comme hier encore mais on veut le faire par des

sanctions , par des négociations , par de la pression internationale mais sans rentrer dans le conflit et faire la guerre avec la Russie ,

pourquoi ? Parce que ce serait à ce moment -là , une guerre mondiale et parce que ce serait là à ce moment -là une guerre mondiale avec une

puissance dotée ce qui est une grande inconnue de nos siècles contemporains et modernes et donc nous avons tous cet esprit de responsabilité ,

voilà la ligne que nous poursuivrons . Dans ce contexte -là à court terme , on a évidemment un sujet qui est le sujet humanitaire , aider à faire

sortir nos compatriotes , les internationaux et les ukrainiennes et ukrainiens qui le veulent du territoire en lien avec les ONG c' est ce que

fait la cellule interministérielle de crise et le centre de crise du quai dorsay . Avec beaucoup de dévouement , je veux vraiment rendre hommage

à ces personnels , ils coordonnent un travail qui est fait par nos diplomates , par nos policiers et nos gendarmes , par nos militaires et par nos

ONG et les ONG internationales . On a déjà réussi à faire sortir beaucoup de monde , beaucoup de monde sort aussi par les voies régulières si je

puis dire et on estime à environ 1000000 le nombre d' ukrainiennes et d' ukrainiens qui ont quitté le territoire qui sont aujourd'hui surtout

dans les pays frontaliers que sont la Pologne , la Roumanie , la Biélorussie , la Slovaquie , la Hongrie et la Moldavie évidemment . Je mets à part

le sujet de la Biélorussie qui aujourd'hui est allié de fait de la Russie qui a sur son sol des troupes russes mais pour tous les autres pays

nous sommes en train d' organiser les choses pour qu' il puisse y avoir en quelque sorte un partage de cette solidarité et je l' ai dit la France

prendra sa part . Alors , moi je veux remercier les responsables d' associations , les personnels , les particuliers qui comme vous disent -je suis

prêt à faire- , je remerciais les élus , beaucoup de maires ont fait part de leur volonté d' accueillir des familles parce qu' on parle beaucoup de

familles , il y a parfois des enfants seuls malheureusement , on a beaucoup d' enfants avec simplement leur maman parce que les pères sont restés

combattre et on a parfois des familles entières et donc aujourd'hui , nous sommes en train d' organiser cette solidarité . Le ministère de

l' Intérieur a mis en place un site pour coordonner ce travail avec les communes " je veux aider " et donc je vous invite vraiment à vous y

inscrire , là il y a tout un travail qui permet une plateforme qui est mise en place et qui permet justement de dire ce que chaque famille est

prête à faire , ce que chaque commune est prête à faire et donc le ministre de l' Intérieur et la ministre déléguée vont continuer ces jours - ci

d' expliquer de faire toute la transparence sur ces initiatives pour qu' on organise les choses et donc la France prendra sa part de l' accueil

évidemment pour accueillir , loger , héberger , soigner et pouvoir protéger et intégrer toutes celles et ceux qui le veulent . Alors , certains vont

rejoindre des familles qui sont déjà là , d' autres ne voudront rester que pour un temps , le temps de la guerre mais je pense que dès qu' ils

arrivent il faut se mettre en situation de de bien les accueillir et de pouvoir leur permettre d' apprendre le plus vite possible notre langue

et de pouvoir accéder le plus vite possible à un travail , à une formation et de de prendre leur place et ça je pense que c' est quelque chose

qu' on doit tous ensemble le faire , on peut le faire et on va y arriver et on le fera parce qu' il y a des femmes et des hommes comme vous qui

sont volontaires , je pense que c' est très important que ça se fasse dans cet esprit de solidarité qui est le nôtre et ça correspond à nos

valeurs . L' Europe s' est faite sur ces drames humains qui nous ont percutés lors de la 2e guerre mondiale et notre capacité à accueillir les

réfugiés et c' est ça ce dont il s' agit . Donc , nous organisons les choses en lien avec toutes les communes et les particuliers sur cette

plateforme et c' est comme ça que on continuera de le faire . Il y a des femmes et des hommes qui arrivent en première intention , il y en a

d' autres à qui on proposera de venir par exemple pour soulager la Moldavie qui est un petit pays qui est déjà très sous pression et qu' il faut

aider pour accueillir des ukrainiennes des ukrainiens et on le fera aussi pour d' autres pays européens s' ils le souhaitent . Dans ce contexte -là

oui nous continuerons à parler à la Russie . Alors , la discussion est difficile avec le président Poutine parce qu' aujourd'hui il refuse le

cessez-le-feu , parce qu' aujourd'hui la Russie est sur une position très simple qui est de demander des conditions très dures à l' Ukraine et ça

c' est une discussion entre les ukrainiens et les russes mais qui se fait dans des conditions très inéquitable d' agressions et dans des

conditions ou la France ne va pas intervenir . Je pense qu' on est tous très admiratifs de la résistance menée par le peuple ukrainien , par ses

dirigeants , par son président et donc il y a un dialogue qui se fera entre les 2 . Comme je l' ai dit au président Poutine , pour moi le

cessez-le-feu est la condition préalable pour qu' il y ait un vrai dialogue qui se noue . Je ne pense pas que dans les jours et les semaines qui

viennent il y a une vraie solution négociée , je l' espère et nous faisons tout ce que nous pouvons pour y aider , elle dépend des 2 parties

prenantes mais elle dépend aussi de la réalité sur le terrain . Je le dis avec beaucoup de modestie , beaucoup de respect pour celles et ceux qui

se battent mais donc on essaie d' accompagner , on essaie de raisonner , on essaie d' appeler au cessez-le-feu , on fait pression avec toute la

communauté internationale . Avant de vous retrouver , j' étais avec le président Biden , demain je serai avec le président Xi Jinping , on va

continuer ce travail . Je suis en même temps lucide , je pense que à court terme c' est plutôt la guerre qui va continuer de se faire et donc à

court terme , le risque c' est que les sanctions vont continuer à être imposées et des sanctions plus élevées et donc des contre sanctions et

c' est vrai que la conséquence de cette situation c' est qu' elle crée des écarts entre les peuples , quand la Russie en contre sanctions décide

d' arrêter les coopérations que nous avons dans le spatial c' est des coopérations qui datent depuis des décennies qui sont des femmes et des

hommes qui échangent qui permettent de garder ces liens et ce sont nos astronautes qui sont obligés de revenir en catastrophe de leurs camps

d' entraînement en Russie et donc je pense que ça aura des conséquences à court terme . Notre responsabilité c' est de maintenir tous les liens

humains que nous pouvons , c' est de continuer à parler au peuple russe et biélorusse , c' est de le continuer à travers les artistes , les

intellectuels , à travers toutes les coopérations techniques , à travers les entrepreneurs , les entrepreneurs et les ONG pour qu' il y ait

d' autres voix qui accèdent et que ce lien ne soit pas rompu , c' est de continuer à la place qui est la mienne de parler avec les dirigeants même

en constatant des désaccords parce que à un moment donné il faut revenir autour d' une table de négociation et c' est de toujours respecter

la Russie comme pays et le peuple russe parce que nous devons tout faire pour éviter l' escalade et l' élargissement de la guerre et nous devrons

tout faire pour ensuite rebâtir la paix derrière , il n' y a pas de paix durable si la Russie n' est pas prise dans un grand schéma une grande

architecture de paix sur notre continent parce que l' histoire et la géographie sont têtus et je le dis dans le pire moment le moment où c' est

le plus difficile à dire je le disais il y a 2 ans 3 ans 4 ans ça reste vrai mais il faudra le faire avec des règles équitables et en veillant

à ce qu' aucune nation , aucun peuple ne sois humilié et c' est pour moi l' immense respect pour moi là l' immense responsabilité aujourd'hui que

prend le président Poutine , c' est celle de combattre un peuple qui lui est frère et de vouloir le détruire l' humilier avec les pires termes et

ça c' est une faute historique voilà , donc voilà ce qu' on essaie modestement de faire en tant que français en tant que européen parce que ce

dont il s' agit c' est de la paix en Europe mais c' est aussi de la capacité des démocraties à se défendre dans un monde de plus en plus brutale

on le voit bien , des régimes qu' ils ne sont plus démocrates décident eux d' utiliser ce qu' on pensait devenu inutilisable , la guerre dans toutes

ses composantes , c' est pour ça que les temps sont lourds et que nous aurons sans doute encore des décisions à prendre et du travail à faire sur

ce sujet .

Merci de votre franchise . Bon d' abord , ce qui est ce qui est difficile c' est d' être en même temps président et candidat . Moi qui ai beaucoup

défendu le en même temps je constate que celui -là est compliqué , on le voit bien dans la discussion parce que c' est plus lourd quand vous êtes

président et que vous exprimez sur des sujets ou il y a des décisions à prendre et où vous n' êtes pas là pour essayer de de convaincre de vous

opposer à un tel ou un tel mais vous êtes au nom de tous les français , ce qui fait que tous mes prédécesseurs qui se sont ré engagés dans une

campagne l' ont fait très souvent tardivement , donc je ne suis pas une exception à la règle , je crois même que je me présente un peu plus tôt

que le général De Gaulle et le président Mitterrand dans une campagne et que les présidents Sarkozy et Chirac l' avait fait peut-être quelques

jours avant moi , bon , mais tout le monde s' est posé cette question -là parce que c' est un moment qui est un peu compliqué à gérer . Donc un ,

c' est pas très étonnant . Deuxièmement , pour défendre son bilan on n' a pas besoin d' être candidat , je l' ai beaucoup fait comme président , ce que

je considère que ça c' est légitime d' ailleurs le gouvernement , les parlementaires , la majorité l' ont fait aussi et donc j' ai plusieurs fois

comme président défendu mon bilan tant et si bien que quand je faisais des débats parfois comme je le fais avec vous des gens me disaient - bah

vous êtes déjà candidats vous , vous défendez votre bilan - bon on finit par plus savoir finalement comment on devrait faire , donc le bilan je

crois que j' ai pas mal défendu , je continuerai de le faire à chaque fois qu' il faut . Ensuite , les propositions mais il faut les préparer , il

faut qu' elles soient audibles et je pense que dans le mois qui vient je saurai les expliquées , les dépliées et le faire clairement . D' abord ,

parce que je pense que j' ai acquis cette conviction justement sur une bonne partie des choses et à poursuivre un travail , sur d' autres il faut

avoir quelques idées simples et claires et au fond ce que je veux présenter ces 4 grandes pactes si je peux dire au pays : un pacte européen

pour défendre notre Europe , une sécurité c' est essentiel et je crois que ça confirme plutôt les intuitions et le combat que j' avais porté en

2017 on pourra y revenir , un pacte entre les générations , des sujets d' éducation , de santé jusqu' à l' autonomie , un pacte productif pour aller

vers le plein emploi et pour continuer à réindustrialiser le pays mais à bâtir cette France de 2030 sur laquelle j' ai commencé à dessiner

quelques-uns des aspects avec une notion cardinale pour moi qui est le travail et puis un pacte républicain qui consiste à partager quelques

lignes de force sur ce qu' on doit faire en matière d' immigration , de laïcité , de sécurité et d' intégration , donc les idées seront simples ,

les pactes seront claires parce que je veux aussi un peu changer de méthode et ce que je crois c' est que réussir à avancer c' est aussi associé

y compris tout au long du quinquennat et de l' action les françaises et les français . Donc voilà , ma compagne sera aussi longue que mes

prédécesseurs quand ils sont présentés , je simplifié les choses y compris moi - même dans la manière de les porter et je veux un peu changer la

méthode parce que ce que j' ai ressenti de l' aspiration de nos compatriotes c' est qu' ils avaient pas simplement envie de participer au moment

des élections où d' innovation démocratique comme celle qu' on a pu faire et auquel je crois beaucoup comme la convention citoyenne , ils ont

envie aussi d' être partie prenante de l' action quand ça les concerne , qu' il s' agisse de l' école ou de la santé et si je crois un peu ça aussi

qu' il nous faut inventer et que j' ai moins fait durant ce quinquennat . Mon envie d' y retourner date d' il y a quelques mois au pire de la crise

sanitaire , pour être honnête avec vous je ne savais pas si les conditions le permettraient parce que vous vous posez toujours cette question ,

je l' avais dit aussi de manière très transparente et honnête il y a quelques semaines quand un journaliste interviewé , j' ai de l' ambition et

j' ai l' envie , je voulais que ce soit compatible et c' est le temps qui s' ouvre et après je veux pouvoir être sûr justement par la clarté , la

conviction et au fond la méthode que je veux présenter aux françaises et aux français que je pourrais faire durant ce mandat s' il a confiance

m' est donnée ce que je n' ai pas réussi à faire ce que je n' avais pas imaginé faire dans le précédent . Ce qui m' intéresse ça n' est pas de

conserver les responsabilités , c' est de pouvoir aller au bout d' une ambition pour le pays dans la durée voilà et donc c' est aussi avec

franchise que je dirais des choses qui parfois ne sont pas celles que sur lesquelles j' étais totalement convaincue il y a 5 ans ou celles qui

dans lesquelles il y' a pas toujours d' accord parce que je veux pouvoir le faire réussir voilà .

Merci beaucoup , merci et merci d' avoir rendu hommage à nos libraires , ce faisant est à l' ensemble du monde de la culture parce qu' il a aussi

été mis à contribution durant la pandémie qu' on a connu , on a fait le maximum pour le soutenir mais c' est ce qui permet que vous m' offriez

aujourd'hui un livre ce qui pour moi est le plus beau des cadeaux donc je vous remercie infiniment et de prix Nobel à prix Nobel vous m' offrez

un livre d' Argatto Karchio qu' en effet qui est une magnifique prix Nobel , je voulais simplement dire que j' avais eu samedi et je pensais à vous

Madame Alexievitch en ligne qui est aussi un formidable prix Nobel quelques années plus tôt et qui est moitié biélorusse et ukrainienne et ces

2 femmes ont muablement parler de toute cette région , je ferme cette parenthèse .

Au fond , en mosaïque vous me conduisez à parler du projet pour l' école , la formation de nos enfants , je vais répondre à chacune des questions

essayer de dézoomer si je peux m' exprimer ainsi quelques secondes . Sur l' école et le pacte républicain , Madame oui , ma conviction c' est que

d' abord l' école a un rôle à jouer , on lui demande souvent de le faire mais elle doit le faire avec tous les partenaires , donc l' école c' est

d' abord les savoirs fondamentaux , il y a pas de pactes républicains qui tiennent si les enfants ne savent pas bien lire , écrire , compter , se

comporter . C' est pour ça que d' abord , on a remis l' obligation scolaire pour tous dès 3 ans , qu' on a mis l' obligation d' instruction de formation

jusqu' à 18 ans et qu' on a au maximum essayer d' étendre le temps d' accompagnement des jeunes avec par exemple travail fait à domicile , travail

fait pardon devoir fait pour permettre d' accompagner nos enfants surtout nos collégiens qui étaient moins accompagnés dans leur famille et puis

qu' on a dédoublé les classes en rep rep plus pour CP - CE1 et qu' on est en train de l' étendre à la grande section de maternelle maintenant et de

réduire le nombre d' enfants . Tout ça ajouté aux internats d' excellence , au corps de la réussite sont des initiatives qui ont pour vocation de

dire et de prouver que l' école doit être le lieu où en effet on a les savoirs fondamentaux où on le vérifie chaque année et on s' assure qu' on

retrouve de l' excellence dans la transmission de ces savoirs fondamentaux parce qu' on ne peut pas faire des républicains si ces savoirs ne sont

pas acquis . Ça c' est la mission première et il faut en quelque sorte , faut déjà que celle-ci soit consolidé . On le sait les résultats pisa

avaient dégringolé , nous allons les remonter et déjà les évaluations que nous avons pu faire partout en a fait ses investissements montrent que

les choses sont en train de s' améliorer c' est encore fragile donc il faut poursuivre cet investissement dans la formation et les savoirs

fondamentaux , c' est pour ça que pour les 5 années qui viennent ce que je veux faire , c' est remettre les savoirs fondamentaux en particulier les

mathématiques parce qu' on a besoin de renforcer nos enseignements en mathématiques collège - lycée le remettre dans le tronc commun et au

baccalauréat toutes spécialités confondues parce que je pense c' est un des points qui ressort très fortement des évaluations qu' on a pu faire

et des choses qu' on doit pouvoir corriger et renforcer , donc ça c' est le pilier . Ensuite , faire des républicains participer à ce pacte c' est en

effet permettre à l' école de donner confiance et de faire que on n' apprend pas simplement des savoirs mais on adhère à des valeurs , pour ça le

sport est un formidable levier , ça rejoint la question de monsieur , et c' est ce qui fait aussi que Paris 2024 doit être une occasion de faire

de la France une nation sportive et donc il y a tout un travail en effet avec les fédérations sportives avec le monde sportif pour avoir des

médailles , préparer des JO qui seront exemplaires , être une grande nation mais il y a tout ce qu' on va faire avant et qui restera après ce

fameux héritage , le sport à l' école en est un des piliers , on a commencé à expérimenter les 30 min de sport à l' école , ce que je veux pouvoir

faire c' est généralisé dès la rentrée 2022 cette demie heure chaque jour pour nos enfants en école primaire , c' est une petite révolution

silencieuse ça ne paraît rien mais c' est très important c' est très important pour plusieurs raisons ; d' abord , pour la santé : 30 min de sport

chaque jour à l' école pour nos enfants entre 6 et 12 ans c' est prendre une habitude sportive , c' est lutter contre la sédentarité et c' est faire

des enfants et des adolescents à qui on va inculquer cette relation à un sport le goût d' un sport de la pratique sportive et on lutte contre la

sédentarité l' obésité , c' est donc bon pour l' éducation , c' est bon pour la prévention en matière de santé parce que c' est un véritable fléau de

santé publique . Ensuite , c' est bon pour l' école parce que par le sport on apprend mieux , le modèle finlandais le montre très bien , des enfants

qui sont agités , qui sont un peu turbulents , qui n' aiment pas l' école , vous leur faites faire la meilleure de sport en arrivant le matin , ils

sont tout de suite plus calmes ça va mieux et l' apprentissage des savoirs se fait dans d' autres conditions , c' est au maître de savoir

d' ailleurs le bon dosage mais c' est un outil pour dans la journée répartir les moments de stress , de détente , il faut un peu évacuer l' énergie .

Puis troisième chose , ça va dans le droit fil de votre idée et les deux se rejoignent c' est que le sport est une matrice républicaine parce

qu' on apprend une discipline sport et on l' apprend à l' école et ce faisant on va le faire en lien avec les associations c' est qu' on apprend des

règles d' un sport , on apprend à respecter les autres qui soit dans la même équipe ou dans une autre équipe dans les sports collectifs , on

apprend à respecter ces règles , l' adversaire , les coéquipiers et un arbitre et donc on apprend des fondamentaux qui sont parfois plus simples à

inculqués quand c' est dans un environnement sportif que quand c' est dans la classe , il faut jouer aussi là - dessus et ce faisant on donne

confiance à des enfants qui ne l' ont pas forcément quand il s' agit de savoir académique donc pour toute cette raison le sport à l' école aide à

bâtir ce pacte républicain et c' est très important , je compléterai ça par ce qu' on veut faire avec la culture à l' école et l' éducation

artistique et culturelle qu' on a réussi à faire entrer à l' école , au collège et au lycée et on va renforcer cela et au fond le projet que je

veux défendre maintenant parce que j' en ai acquis la conviction c' est qu' il faut réussir à décloisonner encore d' avantage notre école et donner

plus de marges de manœuvre aux équipes pédagogiques sur le terrain c' est à dire les directeurs d' école , les proviseurs de collège et de lycée ,

en leur donnant plus de moyens , plus de rémunération , plus de capacité à prendre des initiatives et parfois à recruter et donner plus

d' initiative et de liberté pédagogique aux enseignants au plus près du terrain et de le faire en dialogue avec les familles , les associations

et les communes qui s' occupent du périscolaire parce que faire des républicains et participez au pacte que vous évoquiez ça ne commence pas le

matin à 9h pour s' arrêter à 17h , 4 ou 5 jours par semaine et la bataille est là et donc oui , à votre question avec tous ces leviers donc les 30

min de sport chaque jour au primaire , l' augmentation des heures de sport au collège , plus de savoirs fondamentaux en particulier l' augmentation

des maths et ce jusqu' au lycée et dans mon chantier école l' idée de travail avec toutes les parties prenantes en particulier des acteurs

républicains hors du temps scolaire pour aller plus loin , ce qui m' amène à la question ensuite sur , j' ai répondu sur les 30 min d' école , la

formation de nos enfants pour aller vers le numérique . Alors , vous avez tout à fait raison professeur de dire que tout sera révolutionnée par

le numérique et on pourrait ici continuer la discussion sur l' importance que ça aura en matière de santé c' est pour ça qu' on va investir par

exemple sur la santé 7 milliards sur les innovations dans les années qui viennent et le but c' est nous d' avoir les champions , de nous améliorer ,

de moderniser les usages , de transformer notre vie , de rendre la vie meilleure grâce à ses innovations mais de bâtir le cadre éthique pour le

faire et de former tout le monde pour pouvoir y avoir accès . Là - dessus , parce que ma réponse sinon pourrait durer une demi-heure on pourra y

revenir s' il y a des questions mais comme on est sur l' éducation , c' est pour ça qu' il faut mettre l' apprentissage des savoirs numériques au

cœur de l' école et que dès le collège alors on va mettre en place de la formation dès l' école primaire et on veut pouvoir systématiser

l' équivalent de la 2e langue étrangère dès la 5e ou des jeunes pourront nos collégiens pourront choisir le code parce qu' on a des jeunes qui

aujourd'hui et on a tous fait on apprend une première langue étrangère , on apprend une 2e langue étrangère pour pouvoir aussi offrir dans le

panel des savoirs dès la 5e la possibilité d' y apprendre le code pour toutes celles et ceux qui le voudront et donc il y aura des savoirs

numériques et des rudiments qu' on va sur lesquels on va sensibiliser les enfants dès le primaire aussi pour prévenir les phénomènes

d' harcèlement en ligne et le mauvais usage du numérique parce qu' il faut former des citoyens pour ce faire mais on va aussi former nos

collégiens et nos lycéens pour qu' ils puissent acquérir ces compétences et dans un monde ou les compétences en matière de numérique vont

devenir encore plus fondamental qu' ils aient la base et évidemment nous avons commencé à le faire mais par l' apprentissage , par les ouvertures

de filières dans le supérieur , filière pro comme filière académique , développer le numérique encore plus qu' on a commencé à le faire

aujourd'hui , on a déjà plusieurs dizaines de milliers de jeunes chaque année qui sont formés sur de nouvelles formations numériques avec des

parcours multiples et des jeunes qui vont faire santé et numérique et qui vont ainsi pouvoir être au cœur de cette innovation . Vous m' avez

interrogé enfin monsieur au-delà des remerciements pour le livre sur le sujet du monopole en termes de formation et de la place des

entreprises , je vais partir d' un exemple ou on a réussi qui est l' apprentissage que vous avez cité , on a réussi après avoir un moment tâtonner .

De nombreuses campagnes présidentielles se sont faites en disant on va faire 500000 apprentis par an parce que les Allemands réussissent à

faire près d' un 1000000 et il y a pas de fatalité et on n' y arrivait pas , j' ai fait la même promesse . On a fait mieux , et les tas de promesses

où j' ai pas réussi c' est que comme tout le monde parce qu' on se trompe , et là on a réussi pile , là on est à 720000 apprentis en 2021 ,

pourquoi ? Parce que précisément , on a dit on va sortir des querelles institutionnelles , on va être dans une logique de confiance et les

apprentis allant vers un métier , on va travailler avec les branches professionnelles , les entreprises pour aider à définir quelle est la

maquette et les organisations dans la formation pour faire de bons apprentis ? Les horaires de travail pour éviter les folies auxquelles on a

assisté il y a encore quelques années où l' apprenti boulanger avait pas le droit d' arriver avant 8h du matin à la boulangerie ou certains

n' avaient pas le droit d' utiliser des escabeaux dans tel ou tel domaine , c' est des exemples qui avait été très médiatisés que je rappelle mais

c' était ça . Et donc , on a réinventé les règles de l' apprentissage en disant la question n' est pas de savoir si c' est l' état , les régions , les

villes non , qui emploi ? les entreprises , les branches , elles ont défini les règles . On a simplifié les aides , il y en avait 4 , il y en a plus

qu' une pour accompagner les entreprises et les maîtres d' apprentissage parce que c' est un investissement et on a beaucoup accompagné pendant la

crise avec une aide exceptionnelle pour que les entreprises puissent continuer à prendre des apprentis , bilan des courses on est passé d' un

chiffre qui était entre 250 , 270 milles à 720 milles et on va continuer , il faut viser le million , c' est tout à fait possible . Et on a

développé l' apprentissage dans toutes les filières et à tous les niveaux , il faut le faire aussi à l' université parce que l' apprentissage et

doit continuer d' être une filière d' excellence parce que c' est par cet exemple que tout le monde aussi a recours à l' apprentissage et on arrête

de dire c' est la voie de garage , ça marchait plus . Et donc , il faut continuer d' ouvrir à l' entreprise nos lycées , nos collèges pour pouvoir

justement aller plus loin et là il y a 2 choses que je veux pouvoir faire , la première c' est faire la grande réforme du lycée professionnel

dont on a besoin , nous devons réformer le lycée professionnel sur le modèle de ce qu' on a fait pour l' apprentissage c' est à dire réussir à

avoir un partenariat beaucoup plus étroit avec les entreprises , à le faire en lien avec les entreprises , à faire que nos lycéens professionnels

puisse être rémunérés pour leur temps d' entreprise comme le sont les apprentis , on a augmenté leur rémunération , et avoir des filières dans les

lycées pros dans les lycées professionnels pardon qui correspondent aussi aux besoins qu' il y a derrière , on laisse vivre trop de filières ou il

y a quasiment pas de débouchés et trop de déterminisme et donc on doit réussir à avoir des filières ou il y a derrière des débouchés parce

qu' on aura trouvé des maîtres d' apprentissage ou d' alternance qui pourront accompagner ces jeunes , c' est un immense chantier pour les années

qui viennent mais le chantier du lycée professionnel , on a encore trop de taux d' échecs , trop de jeunes qui sortent avec pourtant un diplôme

mais pas d' emploi c' est pas acceptable et c' est une vraie injustice dès le début qui découragent beaucoup trop de jeunes et il y a un

engagement formidable des enseignants dans ces lycées professionnels , dans nos lycées professionnels , il faut pouvoir le faire en faisant

rentrer davantage les entreprises et en permettant donc de s' inspirer de ce qu' on a fait pour l' apprentissage , rémunérer , avoir plus de temps

dans l' entreprise et avoir des ouvertures de filières qui correspondent aux débouchés . Puis , la 2e grand chantier en lien avec les entreprises

que je veux faire c' est sanctuarisé , préserver du temps dès la 5e pour tous nos collégiens en termes d' orientation et ça c' est les entreprises

avec nos régions et nos communes . Pour aider à orienter , il faut permettre de connaître les métiers et aujourd'hui nous avons un très gros

problème d' orientation , un très gros problème et objectivement pour pouvoir orienter il faut mettre en face de nos jeunes des gens qui

pratiquent ces métiers ; d' abord , parce qu' ils expliquent avec passion ce qu' ils font et parce que ça permet aussi d' engager sur un territoire

tout le monde , si vous avez besoin de gens embauchés dans les années qui viennent , vous êtes motivé pour aller expliquer dans les lycées de

votre commune , de vos départements ou de votre région les choses , donc vous engagez , vous montrer qu' il y a une responsabilité , on fait en

faire une gestion des besoins à l' échelle d' un territoire et c' est ce dont on a besoin pour aller vers le plein emploi mais surtout nos enfants

et nos familles , ils sont face à une formidable injustice . Quand vos parents ont accès à des réseaux , à des amis , ils peuvent conseiller leur

enfant , ils peuvent dire toi tu vas , quand ils ont eux - mêmes peu de réseaux , quand ils ont eux - mêmes un travail qui est modeste et qui veulent

que leurs enfants réussissent , ils sont parfois dépourvus pour lui donner le bon conseil et les enseignants ne sont pas par définition celles

et ceux qui sont de plus en contact avec la variété , des métiers et des besoins dans les différents champs économiques , ils connaissent leur

discipline , ils connaissent leur métier d' enseignant , on peut pas leur demander de faire cela , on a des conseillers d' orientation mais qu' il

faut aider à ouvrir , il y en a pas assez et donc il faut pouvoir préserver un temps dès la 5e une demi-journée par semaine , on va réussir à

faire venir avec les régions et les communes dans le collège et c' est organisé ensuite de manière la plus localisée possible et bien les

entreprises qui aideront à orienter et c' est là où l' entreprise a aussi un rôle à jouer , nous aider à expliquer les métiers , les métiers

d' aujourd'hui et de demain dont elle aura besoin et nous permettre de mieux orienter les enfants et les familles et ensuite derrière aussi de

correspondre dans les formations qu' on va proposer aux besoins qu' il y a partout sur le territoire parce que on forme des citoyens et des

républicains mais pour qu' ils puissent aussi avoir un emploi et qu' ils puissent s' épanouir dans un emploi et une vie qu' ils auront choisi ,

voilà pour moi les 2 grands leviers où il faut donner plus de place à l' entreprise . Pour la formation , je suis attaché , à ce que l' on continue

à avoir des diplômes nationaux avec des programmes qui sont faits partout en France avec une égalité républicaine et qui sont sanctionnés par

des examens nationaux de manière régulière et je suis aussi très favorable à l' évaluation annuelle qu' on a commencé à mettre en place et

d' ailleurs qu' on devra rendre transparente pour qu' on puisse continuer de s' améliorer ça fait partie de cette révolution de l' école que je veux

qu' on puisse conduire . Voilà les 4 éléments de réponse . Vous l' avez compris , c' est un immense chantier et je disais dans les méthodes c' est ce

que je veux qu' on change , l' école , la formation de nos jeunes est un chantier absolument essentiel , on a fait beaucoup de choses mais je

considère qu' on doit aller beaucoup plus loin et on ne pourra le faire que si on arrive et ça se fait au niveau de chaque territoire à mettre

tout le monde autour de la table . Aujourd'hui , les parents d' élèves sont inquiets , beaucoup d' enfants sont souvent encore malheureux à l' école ,

manque de confiance , stress , etc .... et nos enseignants à juste titre ne se sentent pas suffisamment reconnus et assez rémunérés . Si on veut

transformer ça , il faut le faire par une capacité à réinventer aussi notre organisation , le décloisonnement , le travail avec le périscolaire ,

avec comme une réinventer comme je le disais l' organisation , responsabiliser le local et donner aussi les moyens de répondre à ce que les

parents attendent , donner les moyens à un directeur d' école ou un proviseur de collège , de pouvoir d' une journée l' autre remplacer un

enseignant qui va être absent . Aujourd'hui , on n' en a quasiment pas les moyens , il se trouve parfois très dépourvu et donc c' est des choses

très concrètes comme ça que je veux qu' on mette sur la table avec un éventail en quelque sorte de levier qu' on va donner à nos enseignants , à

nos directrices , directeurs d' école et proviseur en lien avec nos élus et nos associations parce qu' une fois encore et je m' arrêterai là ,

l' école est une chose mais il y a la cohérence avec tout le reste et nous avons fait un très gros travail aussi et on a fait on l' a lancé si

je peux dire dans ce département mais tous les maires qui sont là y compris ceux qui viennent d' autres départements cher Olivier l' ont fait

c' est la lutte contre ce que j' avais appelé les séparatismes où certaines associations qui utilisent parfois ce qu' elles apportent aux enfants

pour les séparer des valeurs républicaines , on peut faire des républicains que si autour de l' école on travaille avec des associations qui pour

le sport , qui pour les aides aux devoirs ou autres qui partagent les valeurs républicaines qui sont connues du directeur ou de la directrice

d' école des enseignants , du maire , des associations de parents d' élève et pas en quelque sorte une école parallèle qui se développe dans trop

de quartiers , c' est ça à quoi je crois , modèle d' une vraie école républicaine qui prenne en compte les réalités d' aujourd'hui et qui nous

permette de passer cette étape je m' arrête là .

Merci beaucoup , bon , vous avez parfaitement dressé le tableau et autant se parler franc . Nous avions déjà une forte pression sur les prix de

l' énergie en particulier de l' essence avant la guerre en Ukraine et vous avez parfaitement intégré ce que j' ai dit mercredi dernier à tout le

monde c' est qu' il y aura des conséquences sur nos vies . Il y a des conséquences dramatiques qu' on évoquait en début de cette rencontre en

termes de sécurité collective , la guerre , il y aura des conséquences l' accueil , la solidarité , etc .... mais en effet nos économies vont être

touchées sur ce qui dépend le plus de la situation : le gaz , le pétrole , les céréales et donc le coût des matières premières et donc à court

terme mais à moyen terme si les choses devaient durer il y aura des conséquences , je le dis juste pour qu' on partage tous le même constat et

que vous ayez la vérité complète c' est comme ça qu' on s' organise et qu' on fait les choses , il y a une augmentation des prix à court terme qui

est liée justement à cette guerre à certains comportements spéculatifs qui aussi sur ces marchés qui n' ont pas attendu celles-ci mais il y a

des fondamentaux qui sont plus compliquées , si la Russie décide de contre sanctions sur l' énergie ce sera encore plus dur l' hiver prochain , je

m' explique : nous nous sommes très peu dépendants du gaz russe mais si la Russie décidait de couper son gaz , pour l' Europe on est très peu

dépendant du gaz beaucoup moins que les autres et on a entre 15 et 18 % donc c' est beaucoup moins , on sait trouver des voies et moyens de le

compenser , ça n' a rien à voir avec les autres pays , c' est parce que nous avons le nucléaire en France mais des pays comme l' Allemagne , l' Italie

ou plusieurs autres dépendent beaucoup du gaz Russe . Nous savons trouver une solution pour les semaines qui viennent par des contrats renégociés

ou autres . La grande difficulté c' est l' hiver prochain et donc l' Europe est en train de travailler de se mettre en situation pour résister à ça

mais là ce sera un problème encore plus important . Les prix augmentent dans toutes les céréales , le maïs le blé ça a augmenté incroyablement

donc ça aura des répercussions sur la nourriture du bétail pour nos éleveurs qui ont déjà des situations si difficiles mais pour les produits

transformés dans quelques semaines , quelques mois et évidemment sur la baguette et sur des produits de première nécessité qui sont faits à

partir de ces ingrédients mais ce qu' il faut voir c' est qu' à 12 , 18 mois si la situation ne s' améliore pas c' est une situation de famine qu' il

y aura dans plusieurs pays en Afrique , en Asie mineure , compte tenu de ce que représente l' Ukraine et la Russie et donc avec des répercussions

sur nos marchés agricoles massifs , je vous le dis juste pour qu' on voit l' importance de cette crise sur nos vies . A court terme , les prix ,

le pouvoir d' achat , ce que vous avez dit est parfaitement vrai , vous avez été la porte-parole à mon avis de dizaines de millions de françaises

et de français . Sur les prix de l' énergie si je puis dire le président n' a pas attendu le candidat , le gouvernement a pris déjà beaucoup de

mesures et on doit les poursuivre , je vais ici juste les rappeler parce qu' elles sont beaucoup plus importantes que les baisses de TVA que

j' entends parfois proposées mais après on peut pas prendre l' intégralité en charge . Sur le gaz , il y a un mécanisme de bouclier qui a été mis

en place , au moment où je vous parle le gaz aurait dû augmenter d' environ 40 % , il a augmenté de 4 % et ça on l' a fait pour les ménages , on l' a

étendu justement à l' ensemble des opérateurs du monde HLM pour que les couples aussi puissent être prises et on l' a étendu ensuite aux PME TPE

ce qui est un gain de pouvoir d' achat d' environ 800 à 900 € par an . 2e élément sur l' électricité , sur l' électricité on a baissé de 95 % la taxe

qui existe la TICFE pour prendre le coup , on a demandé aussi à accompagner EDF pour distribuer plus d' électricité faites à partir du nucléaire

qui est à plus bas coût et qui ne dépend pas du prix du gaz parce que vous savez qu' on a un mécanisme le prix de l' électricité se forme au

niveau européen et dépend beaucoup du prix du gaz , nous on a du nucléaire donc on a réussi à mettre une mesure pour écraser les choses , on a

pris salon les ménages entre l' équivalent de 300 à 500 € du coup par an par ménage avec cette mesure électrique ou c' est l' état qui a pris les

choses en main , le chèque énergie a été augmenté de 100 € en fin d' année dernière , il y aura 100 € en avril prochain , l' indemnité inflation de

100 € a été prise pour 38 millions de françaises et de français , elle a été complétée par une amélioration de l' indemnité kilométrique .

L' ensemble de ces mesures , je dis juste parce que c' est notre argent , c' est 20 milliards d' euros en moyenne an , 20 milliards d' euros donc

l' accompagnement pour le pouvoir d' achat et ça n' est qu' une mesure de pouvoir d' achat immédiate donc je ne peux pas laisser qui que ce soit dire

aujourd'hui que le gouvernement de la République et le Parlement qui ensuite voter ces textes n' ont rien fait sur le sujet de pouvoir d' achat

c' est massif massif massif , simplement les hausses sont spectaculaires donc la vraie difficulté c' est si on va pérenniser tous ces dispositifs

et pour le gaz en particulier on ira au-delà de juin , il faudra aller jusqu' à la fin de l' année , compte tenu des incertitudes , le 20 milliards

c' est avec tous ces dispositifs -là , l' équivalent si je puis dire annuelle . Qu' est -ce qu' on doit pouvoir améliorer l' accompagnement sur

l' essence ? Et donc là - dessus c' est aussi le président qui vous parle parce que je peux pas attendre , il faut donner une visibilité pour les

jours qui viennent , ça fait partie de ce plan de résilience que le premier ministre est en train de finaliser et fera avec le gouvernement , il

y aura une mesure supplémentaire sur la partie essence que le gouvernement est en train de terminer à laquelle je suis favorable et qui est une

mesure qui va permettre un d' aller plus loin sur l' indemnité inflation mais immédiate et qui doit renforcer y compris en synchronisant

l' équivalent de l' indemnité kilométrique , pourquoi ? Parce que ça dépend beaucoup des situations , vous êtes exactement dans le cadre des

situations qu' on veut pouvoir accompagner , les familles qui travaillent avec des enfants pour qui il y a des dépenses qui sont contraintes et

il faut prendre la voiture parce que c' est pas les transports en commun qu' ils font faut qu' on puisse accompagner et compenser une partie du

coût et une grosse partie de l' augmentation et donc il y aura un complément qui sera fait sur la partie essence parce que c' est juste et qu' il

faut le faire et ce sera travailler justement autour de l' approche à la fois indemnité kilométrique et l' indemnité inflation , je pense que

c' est important , alors moi je veux défendre ce bouquet de mesures , des boucliers aux indemnités pourquoi ? Parce que ça a un coût pour la nation

mais je considère que c' est plus pertinent que les mesures de baisse de fiscalité pérenne parce qu' il faut qu' on soit cohérent avec nous - mêmes ,

la fiscalité qu' on a sur les énergies fossiles c' est une fiscalité qui sert à financer notre transition énergétique et ce serait complètement

absurde de se dire on renonce à ça , ce qu' on veut pas c' est faire du surprofit avec cette fiscalité quand ça haut c' est donc tous ces

dispositifs on a fait plus que réinvestir ce que rapportait des impôts avec l' augmentation du prix je peux vous le dire c' est les 20 milliards

que je viens d' évoquer . Donc voilà , sur ce volet à court terme ce qu' on va faire , on va maintenir les dispositifs gaz et électricité , on va les

renforcer au niveau européen , je veux pas rentrer dans la technique , avec des contrats de long terme si la crise devait durer pour maintenir

ces prix et on va compléter avec une mesure très rapide sur l' essence pour accompagner tous les ménages qui roulent et qui ont cette obligation .

Vous avez parlé ensuite de l' alimentation , l' alimentation est un vrai sujet et je le dis dans un tempsfaut pas qu' on soit schizophrène si

je puis dire où pris par nos propres contradictions mais on a besoin aussi de bien payer nos agriculteurs , il faut faire attention parce que

nos agriculteurs eux ils ont le prix de leurs matières premières et de leurs intrants qui augmentent et on peut pas dire nous consommateurs on

veut pas que le prix augmente , les agriculteurs ils se prennent tous les augmentation de leurs coûts mais ils vont devoir nous vendre la

baguette au même prix et tous les produits alimentaires au même prix c' est pas possible parce que sinon ça veut dire des gens qui ne vont pas

pouvoir vivre de leur travail , c' est d' ailleurs tout ce qu' on a mis en place avec cette fameuse loi une égale deux et les négociations

commerciales donc ce qu' on doit faire c' est mieux accompagner les classes populaires et les classes moyennes pour éviter justement la précarité

alimentaire et les difficultés c' est pour ça que , là pour le coup c' est le candidat qui vous parle , nous allons mettre en place le chèque

alimentaire pour permettre , ça a été un gros travail parce que le président aurait voulu le mettre en place et beaucoup de résistances et tout

ça était compliqué mais je crois beaucoup moi à cette idée qui permet d' accompagner une alimentation de qualité qui permet d' accompagner

d' ailleurs nos circuits courts et défendre nos producteurs tout en luttant contre la précarité alimentaire et qui est l' idée de dire on

accompagne les ménages en fonction de leurs besoins jusqu' à un certain point . Vous m' avez interrogé sur le court terme et c' était le point que

je vous devais ce qu' on a fait , ce qu' on va faire les choses mais si on prend 2 pas de recul ça règle rien sur le court terme c' est pour ça que

je vous ai aussi répondu c' était votre question était cash ma réponse c' est tout autant , mais pour moi la meilleure politique de pouvoir

d' achat par rapport au coût de l' énergie ou des matières premières ces 2 leviers : le travail et la politique de transition climatique et de

souveraineté énergétique et si on ne règle pas ces 2 problèmes à chaque fois qu' il aura une augmentation on fera les mêmes dispositifs qui vont

coûter des milliards à nous tous parce que derrière ce coup-là on devra le rembourser soit en dette qu' on rembourse soit en fiscalité futur

c' est la réalité donc c' est pas une solution qui est satisfaisante et donc pour moi la première réponse au pouvoir d' achat c' est le travail ,

au moment où je vous parle on a le taux de chômage le plus bas des 15 dernières années , le taux de chômage des jeunes le plus bas des 40

dernières années et le taux d' activité le plus élevé depuis qu' on le mesure c' est ça que je veux continuer , parce que le manque de pouvoir

d' achat c' est le manque de pouvoir d' achat de celui ou celle qui n' a pas de travail ou qui a un temps partiel subi c' est le premier levier . Le

2e levier c' est faire que le travail paye mieux , on l' a fait , la baisse de l' impôt sur le revenu , la suppression de la taxe d' habitation ,

la prime d' activité pour celles et ceux qui sont au smic , les chiffres sont là pour dire que le pouvoir d' achat mesuré par l' INC dans ses

derniers chiffres est supérieur durant ce quinquennat aux 10 années qui est précédée mais on doit continuer ce travail pour que le travail paye

mieux comment ? On supprimera des impôts qui restent , la redevance télé en fait partie c' est 137 € je crois environ en moyenne là aussi c' est

cohérent avec la suppression de la taxe d' habitation il faut aller au bout . Ensuite , on va continuer de faire que le travail paye mieux et ça

rejoint la question de votre collègue madame en permettant et bien d' avoir des mécanismes d' intéressement de participation qui soient plus

rémunérateurs de 2 manières : d' abord , on a fait une loi qui a ouvert la participation à l' intéressement , la loi pacte , dont je suis très fier

qui a permis en particulier dans les PME les TPE d' avoir beaucoup plus d' intéressement de faire que justement les salariés soient associés à la

réussite de l' entreprise , je crois à cette vertu c' est toujours la même philosophie le travail doit payer et quand une année ça va bien ça doit

aller mieux et donc oui je suis favorable à la monétisation dans un temps qui est difficile pour le pouvoir d' achat , des plans d' intéressement

pour ensuite les recharger donc ma réponse est oui à votre question mais au-delà de ça je suis surtout favorable à ce qu' on continue de

développer dans toutes les entreprises qui le peuvent des plans d' intéressement et de participation parce que c' est le dividende salarié parce

que c' est ce qui permet quand l' année est bonne et que la croissance est bonne comme en 2021 et Ben de dire - j' augmente votre salaire - alors

j' augmente soit avec des actions soit avec une rémunération exceptionnelle mais vous participez à la réussite et puis l' année ou c' est difficile

vous n' en avez pas mais vous avez votre salaire de base avec les primes qui elles ne dépendent que de votre activité personnelle . Je pense que

c' est une philosophie importante parce que sinon le salarié ne participe pas aux bonnes années et je pense que plus personne ne comprend que

dans les bonnes années il est juste l' actionnaire qui puisse bénéficier des bons résultats , il faut que les actionnaires soient justement

rémunérés , j' ai pas de problème , ils prennent un risque ils investissent leur capital mais si on veut que ce soit juste , l' entreprise ça n' est

pas que des actionnaires c' est ça qu' on a changé dans la loi pacte , ce sont des gens qui mettent leur argent , ce sont des gens qui mettent leur

temps de travail et donc il faut que celles et ceux qui travaillent dans l' entreprise puissent aussi avoir une rémunération exceptionnelle par

l' intéressement et la participation . Mais , comme ces mécanismes sont parfois un peu compliquées surtout pour les plus petites entreprises les

TPE les PME c' est parfois compliqué encore les plans de participation d' intéressement , certains n' aiment pas associer au capital les salariés ,

c' est culturel , il faut qu' on continue de convaincre mais c' est là . On a mis en place depuis 3 ans ce qu' on a appelé enfin la prime

exceptionnelle pour le pouvoir d' achat , certains l' ont affublé de mon nom qui a eu pas mal de succès et qui a donné du pouvoir d' achat , ce que

je veux pouvoir faire , au fond dans mon projet ce que je veux faire si les français et les français me font confiance , c' est de pouvoir la

tripler en montant et de pouvoir toujours là faire sans charges ni impôts parce que ça c' est une rémunération exceptionnelle et donc c' est pour

certains 2 à 3 mois supplémentaires l' équivalent de 2 à 3 mois supplémentaires pour ceux qui ont des rémunérations un peu plus élevés ça peut

être un 13e mois tout simplement mais le triplement de cette prime c' est la possibilité pour un employeur même quand il a un ou 2 salariés qui

a pas envie de l' associé au capital de dire -on a une bonne année , j' ai envie de t' associer , je veux pas augmenter ton salaire de base parce

que je sais pas comment l' année prochaine sera mais je vais te donner cette prime à son maximum - et donc on triplera cette prime et ça c' est du

c' est du monétaire , c' est de l' argent , c' est du pouvoir d' achat donc voilà ce que le pouvoir d' achat il faut pouvoir faire . Non d' un mot ça

c' est pouvoir d' achat , travail je le disais derrière transition climatique souveraineté d' un mot quand même parce que si je vous le dis pas on

va pas au bout du raisonnement , l' objectif qu' on doit se fixer c' est de ne plus dépendre de ces énergies fossiles que nous ne produisons pas

pour nous déplacer , pour nous chauffer ou autres et donc qui pèsent sur notre pouvoir d' achat quand il y a une crise ou de la spéculation et

qui en plus polluent et donc vous voyez qu' il y a une resynchronisation des agendas , notre agenda pour baisser les émissions de CO2 , agenda sur

lequel on a commencé à avoir des résultats parce que durant ce quinquennat on a baissé 2 fois plus vite les émissions de CO2 que durant les 10

années qui précédaient , 2 fois plus vite , donc tous ceux qui disent de ne rien fait , moi je défends mon bilan vous voyez c' est pour vous

rassurer donc on l' a baissé 2 fois plus vite mais il faut aller beaucoup plus vite si on veut atteindre nos résultats 2030 , 2050 , pour ça

qu' est -ce qu' il