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Mais quand on aborde l' armée , le temps de préparation , avec le service militaire par exemple , alors il faut évidemment une adaptation un peu délicate : on sort de sa famille ou bien son métier , de la vie avec ses amis - dans des conditions non pas de facilité , surtout pour la jeunesse d' aujourd'hui guettée par le chômage - mais , malgré tout , il faut se placer dans un état de discipline , exécuter des gestes que l' on n' aime pas accomplir ; il faut donc prendre sur soi .

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F. Mitterrand - 14 juillet 1981

Je crois qu' on ne peut que souhaiter cela .

Le 14 juillet c' est sans aucun doute - et c' est fort important - l' occasion d' une revue , d' un défilé , d' une relation directe entre notre armée et la nation mais c' est aussi , et surtout , une libération , l' anniversaire d' une grande fête de liberté .

C' est toujours une affaire difficile que de conquérir la liberté ! L' histoire accompagne ces moments d' événements parfois difficiles à surmonter , parfois d' événements dramatiques .

Mais , lorsque dans une circonstance comme celle -ci , on voit un grand peuple comme le nôtre se déterminer , décider , choisir certains changements profonds , et ceci dans l' harmonie démocratique , dans la paix civile , civique , et , finalement - au-delà des ressentiments ou des moments qui peuvent , pour certains , paraître moroses ou délicats - finalement une bonne entente nationale ; alors tous ces éléments-là font qu' il y a comme un air de fête même si parfois le ciel est hésitant .

J' ai bien souvent remonté et descendu les Champs Elysées dans ma vie mais encore jamais comme cela et je dois dire : oui c' est émouvant ! - pourquoi dissimuler les impressions , pourquoi biaiser les mots ? - c' est émouvant ! C' est , en même temps , un admirable spectacle .

Il ne faut pas perdre de vue , derrière tout cela , ce qui se passe , c'est-à-dire que c' est une nation qui doit être armée et défendue pour assurer son indépendance .

Et cela évoque - surtout pour ma génération qui est née pendant une première guerre mondiale , qui a vécu et combattu la seconde guerre mondiale - cela évoque toute une série de devoirs qui s' imposent .

Mais , en même temps , c' est une exigence : quand je voyais tous ces jeunes soldats , qui étaient là avec toutes ces armes puissantes , je pensais que ce devoir national était très exigeant .

Mais puisqu'il s' agit d' un 14 juillet sur les Champs Elysées : oui c' est un admirable spectacle !

Qu' est -ce que vous appelez " antimilitarisme " ? C' est vrai que , lorsqu' on est jeune , on a le droit d' imaginer la vie autre qu' elle n' est .

Et la seule idée qu' il puisse y avoir ces conflits , ces drames , ces guerres , ces meurtres collectifs , ne peut que révolter .

Et il faut peut-être du temps et avoir éprouvé la puissance de notre terre , la solidarité nationale , l' importance de la patrie , le lien entre les générations , l' importance qu' il y a à préserver cet acquis pour les générations futures .

Et tout cela mérite réflexion , au-delà de l' instinct qui , après tout , l' emporte sur toute chose : que d' antimilitaristes ont été des combattants courageux ! Mais quand on aborde l' armée , le temps de préparation , avec le service militaire par exemple , alors il faut évidemment une adaptation un peu délicate : on sort de sa famille ou bien son métier , de la vie avec ses amis - dans des conditions non pas de facilité , surtout pour la jeunesse d' aujourd'hui guettée par le chômage - mais , malgré tout , il faut se placer dans un état de discipline , exécuter des gestes que l' on n' aime pas accomplir ; il faut donc prendre sur soi .

D' où l' importance ici de la capacité de l' encadrement pour bien faire comprendre la mission de l' armée , pour réserver l' accueil qui convient , pour donner au service militaire la signification qu' il doit avoir : c'est-à-dire un moment qu' il faut consentir pour la nation .

Eh bien ! pour la nation toute entière , un peu de sa vie que l' on donne ...

Heureusement , heureusement ! Il faut distinguer : nous sommes dans un pays démocratique , où il convient que chacun puisse s' exprimer , agir , voter comme il veut , où , à l' intérieur de chaque société particulière - le moindre club sportif , comme dans une association d' anciens combattants ( puisqu'on en parle ) , comme dans toute société ou organisation ou association - chacun doit pouvoir dire son mot .

Puis il y a des luttes , des concurrences , des rivalités : c' est normal ! Chaque fois que ces rivalités se placent sur le plan du choix des idées , ou de la conception que l' on a de l' intérêt collectif : c' est une bonne chose ! Il se mêle naturellement aussi souvent des conflits personnels : ça c' est la vie ; on n' y peut rien ! L' essentiel d' une démocratie c' est de créer des institutions dans lesquelles ces contradictions s' harmonisent .

Il arrive un niveau supérieur dans lequel cette harmonie est rendue possible .

Je crois que , dans un pays comme la France , il y a un certain nombre de valeurs auxquelles nous sommes tous à tenir et à tenir profondément : alors on se rejoint .

Et , aujourd'hui par exemple , dans cette foule et parmi tous ceux que je rencontrais dans Paris - tous ceux que je voyais de la voiture qui me faisait aller du haut en bas des Champs Elysées , jusqu' à la tribune officielle - je voyais des milliers et des milliers de visages : et comment ces visages se situaient -ils dans le panorama politique ? Cela m' était égal ! J' avais le sentiment qu' il s' agissait vraiment d' une représentation de notre peuple .

Et quels que soient leur opinion et leur choix , je les sentais proches de moi .

Et moi , en tous cas , je me sentais près d' eux et j' avais l' envie que - pendant le temps qui me sera donné à la tête de ce pays - j' avais l' envie de contribuer , de mon mieux , à ce que chacun d' entre nous appelle l' unité nationale .

Je ne souhaite pas trop intervenir sur ce plan parce qu' il y aura toujours quelqu'un qui pensera que je me trompe mais enfin , quant à parler des libertés : oui certainement !

Je ne suis pas celui qui a inventé ce type de réunion .

Je pense que tout chef d' Etat de notre République a naturellement cherché , un jour comme celui -ci et à l' Elysée qui est une maison du peuple aussi : c' est là que réside le président de la République mais le président de la République représente le peuple ... Donc lorsque l' occasion en est donnée , je pense qu' il faut éviter - comment dirais -je ? - les hiérarchies parfois artificielles , les différences entre les couches sociales : il faut vraiment que ce soit la France qui soit ici .

Alors j' ai tenu naturellement à ce qu' une certaine France un peu oubliée - considérée comme la plus modeste alors qu' elle ne l' est pas , qu' elle représente une grande force de fierté nationale - j' ai voulu que cette France-là fut d' avantage présente mais , bien entendu , à l' exclusion d' aucune autre : ce sont les parties de la France et ce qui m' intéresse aujourd'hui c' est la France toute entière .

J' ai dit " unité nationale " : vous savez je ne vais pas en faire un refrain , je ne vais pas m' inventer une France qui n' existera pas .

Et puis je ne veux pas non plus que ce soit 2 mots vides de sens .

Je dis simplement qu' il est des moments où il faut que les Français sachent se rassembler , en tout cas , tous ceux qui le veulent et tous ceux qui le veulent sont les bienvenus !

Quelle question ! J' ai renoncé à certains plaisirs qui sont ceux de la vie qui n' est pas présidentielle ! et je ne peux pas dire que la vie présidentielle compense exactement ! Non , disons que c' est d' un autre ordre .

Détendu ? je ne sais pas , peut-être suis -je sorti d' un combat politique difficile et après tout quand on remporte la victoire , quand on voit ce en quoi l' on croit - les idées qui vous animent - l' emporter , retrouver ou trouver l' adhésion populaire c' est quand même un source de joie .

Il ne faut pas non plus s' installer dans la joie .

Ou plutôt , enfin , moi ce n' est pas mon rôle ! Il faut que je veille à ce que le peuple français - non pas s' installe - mais enfin aille de plus en plus vers l' endroit où l' on respire librement , que l' on se sente à l' aise , bref que l' on se sente le plus heureux possible sans vouloir , bien entendu , me substituer aux règles intérieures qui font que le chagrin ou la joie ne sont pas distribués par les responsables politiques .

Mais , en fait , c' est vrai : le 10 mai et puis le 21 mai - c' était en fait le moment où je suis devenu le responsable politique des affaires de la France - et puis les élections législatives : c' est un ensemble d' événements considérables , au fond assez étonnants .

J' en ai moi-même été un peu surpris .

C'est-à-dire : j' ai été un peu débordé par cette adhésion populaire , mais elle est tellement extraordinaire et rare dans notre histoire que je ne pouvais pas manquer d' en éprouver une profonde joie .

Maintenant je suis au travail .

Je travaille ici combien ? je ne peux pas dire : 10 heures par jour et j' arrive - le jour du conseil des ministres il est 8 heures et demi , 9 heures moins le quart , les autres jours un peu plus tard puisque j' habite chez moi toujours ...

C' est mon bureau .

C' est mon bureau : c' est un beau bureau ! Et je reste là : à partir du moment où j' y arrive il est naturellement très difficile d' en sortir .

Donc c' est une vie de travail - on peut aussi trouver sa joie dans le travail - c' est une vie de travail mais je dois ce travail aux Français , c' est tout .

Donc je n' ai pas de commentaire à faire .

C' est difficile , c' est difficile ! Je dirais pour reprendre une expression à la mode et un peu usée - je dirais : c' est mon problème ça ! Mon problème c' est que , vivant derrière un protocole , quelquefois même une sécurité au-delà de ce que je souhaiterais , vivant derrière ces murs , dans ces palais officiels , il est difficile de garder le contact avec les femmes , les hommes que j' aime rencontrer - les Françaises , les Français - d' avoir cette possibilité de dialogue , de conversation .

Alors je vais m' y efforcer .

Bon ! cela fait maintenant 2 mois - même pas 2 mois : un mois et demi - que je suis là et je n' ai pas encore mesuré absolument tous les moyens dont je dispose pour reconquérir cette liberté essentielle qui est la relation directe entre un Président de la République et la population .

J' y arriverai - je ne sais pas comment - mais j' y arriverai ...

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