CNRS
UNICE
 
UCA
C. de Gaulle
C. de Gaulle
G. Pompidou
G. Pompidou
V. Giscard d'Estaing
V. Giscard d'Estaing
F. Mitterrand
F. Mitterrand
J. Chirac
J. Chirac
N. Sarkozy
N. Sarkozy
F. Hollande
F. Hollande
E. Macron
E. Macron

Rechercher un mot et afficher ses cooccurrents




Les phrases-clés du discours du

Je pense que les libertés publiques sont ressenties comme le bien le plus précieux , peut être même le ferment de l' unité nationale après 2 siècles où les libertés individuelles d'abord puis les libertés collectives auront pu trouver l' expression de la loi .

Voir une autre phrase-clé


Qui utilise le plus le mot «libertés» ?
Distribution statistique du mot chez l'ensemble des locuteurs du corpus.
Les thèmes autour du mot «libertés»
Analyse multi-couches de la cooccurrence autour du mot choisi dans le discours du qui
F. Mitterrand - 14 juillet 1984

C' est un bon thème , d'abord , et puis , il est très important que les Français puissent se rendre compte que , dans beaucoup de domaines , il y a des Français qui font gagner la France : vous en avez invité un certain nombre - c' est vous qui êtes maître de cette cérémonie-là - mais j' ai tenu quand même à marquer que ce 14 juillet 1984 devait être celui à partir duquel la France devait reprendre confiance en elle-même .

Ce principe anime toutes mes actions , pas simplement celle -ci .

La Constitution a donné au président de la République un double rôle et ces 2 rôles sont difficilement conciliables - mes prédécesseurs l' ont vécu avant moi - celui , bien entendu , de représenter la France , de sauvegarder l' unité nationale lorsqu' elle est menacée , d' assurer la continuité de l' unité ; mais aussi d' être l' élu du suffrage universel dans une compétition où il est porteur d' un projet , parfois d' un programme et , avec la majorité sortie des urnes , il doit décider d' une politique .

Cette politique est forcément contestée par ceux qui ne l' ont pas choisie .

Il faut alors réaliser entre ces 2 obligations , qui sont aussi impérieuses l' une que l' autre , une synthèse .

Quand je dis aussi impérieuses l' une que l' autre , il arrive quelques moments où l' obligation qui doit prévaloir est celle de l' unité nationale : c' est le cas lorsque la minorité éprouve le sentiment sincère - ce qui n' est pas sincère , nous ne nous en occupons pas , la tactique , ce n' est pas intéressant - que soudain , il y a quelque chose qui se brise , ou qui risque de se briser : alors , mon Devoir est d' intervenir .

Ecoutez , si je ne l' avais pas senti , je serais bien le seul .

Non , pas du tout : Monsieur Giscard D' Estaing devrait avoir meilleure mémoire ; c' est la seule façon pour moi de parler de lui - je ne suis pas venu ici pour parler de façon critique de ceux qui ont exercé cette charge avant moi - mais , puisque vous le citez , je pense qu' il a la mémoire qui flanche .

J' ai pensé qu' ils étaient nombreux , j' ai pensé que le plus grand nombre éprouvait avec sincérité une menace qui n' existait pas , donc une chose à expliquer de plus .

C' est qu' ils ne m' ont pas écouté ! et s' ils ne m' ont pas écouté , il faudra que je me répète : il s' agit de réviser la Constitution .

Pour réviser la Constitution - cela c' est une obligation que cette Constitution implique , qu' elle commande - il faut que le président de la République avec le gouvernement bien entendu , soumette un texte aux 2 Assemblées successivement et ces 2 Assemblées doivent se prononcer en termes identiques .

Alors en effet , le président de la République a le choix : il peut réunir les 2 Assemblées en congrès et c' est ce congrès qui ratifie ( ou pas mais il n' y a aucune raison puisque les conditions préalables sont réunies et éliminons cette hypothèse ) ou bien il s' adresse au Peuple .

Ce choix existant , je suis maître de ma décision : j' ai choisi de faire réviser la Constitution par le Peuple et je dis : " c' est le Peuple qui tranchera " , étant entendu que ce référendum a pour objet de permettre à ce même Peuple de se prononcer sur les libertés publiques .

Je pense que , pour un acte aussi solennel , c' est au Peuple de décider lui-même .

Le Peuple sera consulté par référendum , si bien entendu la révision est décidée , sans quoi je serais démuni du moyen d' intervenir , comme l' a été le sénat récemment .

Si la Constitution est révisée dans le sens voulu , celui que je souhaite , chaque fois qu' une liberté publique paraîtra menacée - et pour cela je serai à l' écoute , attentif à ce qui se passe en France comme je crois l' avoir montré avant hier - j' interviendrai .

Je pense que les libertés publiques sont ressenties comme le bien le plus précieux , peut être même le ferment de l' unité nationale après 2 siècles où les libertés individuelles d'abord puis les libertés collectives auront pu trouver l' expression de la loi .

Je ne veux pas me lancer dans des polémiques , ni dans des discussions juridiques : ce sera selon , c' est moi qui déciderai .

Non , elle n' est pas comprise dans la définition constitutionnelle des libertés publiques .

Non , on peut tout imaginer ! rien n' est interdit ! C' est vrai que , par un détour , le président de la république se trouve disposer d' une capacité d' initiative sur un secteur élargi .

Jusqu' ici , c' était seulement l' organisation des pouvoirs publics et les traités internationaux qu' il fallait soumettre à référendum : cela fait donc une troisième catégorie , un troisième domaine , un domaine très défini : celui des libertés publiques et il n' est quand même pas mauvais - même si le Président de la République est le seul pour l' instant à en avoir l' initiative - il est même excellent qu' il puisse lui-même - chaque fois que le Parlement ou qu' une large fraction de l' opinion publique s' inquiète pour les libertés , même à tort - dire : " eh bien tranchez " !

Je ne suis pas ennemi du tout du référendum populaire , d' initiative populaire , à la suisse , j' ai même pris position en ce sens .

La difficulté est purement pratique : pour moi , ce n' est pas une difficulté de principe .

Vous observez que jusqu' alors , dans la Constitution de 1958 qui a été votée par une très grande majorité de Français - sans mon concours au demeurant - c' est au président de la république qu' elle a attribué cette compétence .

Ce n' est pas moi qui l' ai fait : je ne vois pas pourquoi , à priori , je serais privé d' une compétence dont ont disposé mes 3 prédécesseurs , mais j' ajouterai très aisément l' initiative populaire , celle qui viendrait du Peuple .

Dans un pays de 55000000 d' habitants - c' est très difficile à organiser ; dans un canton suisse , bien entendu , c' est une dimension qui le permet .

Cela reste posé mais je n' ai aucune opposition de principe , je dirais même que je serais heureux de trouver une solution .

Si , après avoir consulté beaucoup de gens compétents , je parvenais à trouver une solution possible , oui .

Je crois qu' il y a beaucoup de choses à faire , aussi .

Maintenant , il appartient au gouvernement - le conseil des ministres se réunira mercredi - de décider toute la suite des choses .

Donc , je ne veux pas non plus empiéter sur les pouvoirs du gouvernement et aller plus vite qu' il ne faut dans des réponses de ce genre .

Quant à la loi dite Savary qui est la loi du gouvernement , le projet proposé par le gouvernement , elle est là .

Je pense qu' il faut que d'abord l' ordre du jour de la session extraordinaire qui est en cours soit modifié par l' introduction du débat sur le référendum : c' est ce qui prime tout maintenant .

Avant de retirer de l' ordre du jour quelques dispositions qui s' y trouvent actuellement , attendons de voir comment les choses vont se passer , c'est-à-dire quelles sont les dispositions des Assemblées .

Mais , il va de soi que ce projet est incompatible avec toute démarche référendaire : je n' ai quand même pas l' intention à la fois d' engager une démarche référendaire - en disant au Peuple , " eh bien décidez " - et puis déjà hypothéquer sa décision par une démarche parallèle sur le plan parlementaire : ce qui suppose que cette loi dite Savary disparaît dès lors que le processus référendaire au niveau parlementaire est engagé .

Vous avez oublié la première question que vous m' avez posée , monsieur Masure , à moins que ce ne soit monsieur Mourousi , parce que moi je pense que c' est une bonne loi , je pense qu' elle est jugée de façon très injuste , je pense que monsieur Savary a fait un travail honnête , considérable pendant une très longue négociation qui a duré peut-être 2 ans .

Mais , cette opinion que j' ai , il est visible qu' elle n' est pas partagée par un très grand nombre de Français , alors - comme je l' ai dit tout à l' heure à monsieur Mourousi - je m' inquiète aussi de ce que pensent ceux qui ne pensent pas comme moi et j' en tiens compte .

Monsieur Bouchareissas est tout à fait logique avec lui-même : c' est un homme qui a une très profonde conviction et il est normal qu' il la défende .

J' ajoute que moi-même , soutenu par l' actuelle majorité , j' ai pris des dispositions et des engagements dans ce sens mais je dois tenir compte de la réalité telle qu' elle ressort de ce pays que je crois connaître assez bien : un certain nombre d' idées qui me sont propres , qui me sont chères , celles aussi de la majorité , d' une autre grande quantité de Français .

Voilà , c' est en tout cas mon rôle que d' y veiller .

Je veux dire que monsieur Bouchareissas , pour lequel j' ai la plus grande estime , n' a pas les mêmes obligations que moi .

Il y a à poursuivre l' oeuvre de redressement que nous avons entreprise et qui consiste à - je ne vais pas faire de discours - ce que la France soit , sur tous les plans importants , dans la compétition internationale , que reparte la croissance que la France vainque , qu' elle domine , que la France gagne contre la crise .

C' est la France des vainqueurs .

Il reste 3 fois à vous recevoir à l' Elysée le 14 juillet : nous sommes au terme de la troisième année du septennat .

Après : je ne vois pas à quoi vous faites allusion ?

à un deuxième mandat ! Il n' est nulle part écrit que tout président de la république ait envie de se présenter une deuxième fois après avoir été élu , ce n' est écrit nulle part , cela ne fait partie d' aucune obligation de ma charge .

J' ai été élu pour 7 ans .

Je fais ce que j' ai à faire selon l' idée que j' en ai , la conviction profonde que j' éprouve - vous voyez que je prends peu de précautions pour ménager l' opinion ici ou là lorsque j' ai le sentiment de servir le pays - et comme je n' ai personnellement aucun projet d' aucune sorte , je suis totalement libre .

Je n' ai qu' une chose qui , bien entendu , me prive de toute liberté , c' est le service de la France : je ne dois agir que pour le service de la France et pour cela je ne prendrai aucune autre précaution , ce qui veut dire qu' à l' avance il faut que je raye de toute perspective , je ne sais quel calcul , pour 1988 .

On verra bien .

Je trouve que c' est un terme qui n' a pas de signification .

Si pour être appelé " gaullien " , il faut parler de référendum ou s' il faut de temps en temps parler à la télévision , ou s' il faut faire respecter l' autorité de l' Etat , c' est un abus des mots .

Le général De Gaulle c' est un grand personnage , il a sa place et quelle place dans notre Histoire ! Cela dit : non , non , je ne travaille pas à l' imitation !

C' est vrai : c' est difficile pour la France aussi d' avaler une augmentation considérable de l' importation de pétrole - 26 % par rapport à l' année dernière - il faut payer cela en dollar , qui est beaucoup plus cher que l' année dernière .

Il faut veiller aux intérêts de la France sur le plan de son commerce extérieur et donc sur le plan de sa consommation d' énergie : c' est une raison , ce n' est pas la seule .

Enfin , on ne peut pas faire un cours sur les problèmes du dollar , du pétrole : augmentation subite de 40 centimes .

En 1976 , il y a augmentation subite de 29 centimes de la TIPP , en 1978 , il y a une augmentation - je ne sais plus très bien le chiffre , je ne suis pas venu ici avec des papiers - mais qui dépasserait très largement les 22 centimes de cette fois -ci .

Ca arrive de temps à autre , quel que soit le gouvernement .

Il y a là une confusion : la taxe sur l' essence qui vient d' être décidée sur les produits pétroliers concerne le budget de 1984 , ça fait partie des comptes 1984 .

Un certain nombre de dépenses supplémentaires ont eu lieu en 1984 - notamment l' augmentation des taux d' intérêt américains , l' augmentation du prix du dollar , bien d' autres choses encore - et il a fallu payer un certain nombre de dépenses survenues à l' époque , je pense par exemple aux opérations militaires du Liban ou bien à celles du Tchad , d' autres encore .

Le ministre de l' économie et des finances et le gouvernement ont pour devoir d' équilibrer les comptes , de les adapter - ceux de 84 - de façon à rester dans le cadre du déficit budgétaire qui a été fixé à 3 % : il faut s' arranger avec ça .

Tandis que la baisse des prélèvements obligatoires - et particulièrement la baisse des impôts que j' ai décidée - est en discussion parce que elle doit figurer dans le budget de 1985 , donc dans celui qui sera remis au parlement au mois d' octobre prochain et qui sera voté avant le mois de décembre , qui s' appliquera l' année prochaine .

Il s' agit donc de 2 sujets différents .

Eh bien , on paiera moins naturellement .

Il y aura 2 sortes d' impôts qui seront diminués : l' impôt sur le revenu des personnes physiques et l' impôt , la taxe professionnelle , qui vise les entreprises .

Parlons de l' impôt sur le revenu : ce sera la plus forte baisse jamais connue depuis la libération , depuis la fin de la deuxième guerre mondiale .

Il n' y a eu de diminution qu' en 1954 et 1955 - je ne vais pas faire de comparaison de Francs constants et de Francs courants , je vous en dispenserai - elle était sensible , intéressante .

Il y a eu aussi , en 1960 , un fléchissement de l' impôt mais pas comparable car il n' a pas dû dépasser , je pense , 4 pour 100 .

Tandis que cette fois -ci , les impôts seront en moyenne diminués d' environ 8 % par rapport à la masse des impôts : c' est la comparaison que j' applique à ce que je viens de dire sur les années 1954 , 1955 .

C' est important l' impôt sur le revenu , mais c' est au gouvernement de le dire : il sera diminué de tant .

Je le répète , ce sera la plus forte baisse des impositions fiscales depuis la guerre .

Je compte l' impôt sur les entreprises et l' impôt sur le revenu dans le calcul que je viens de faire : ce sont les impôts .

Ce qui viendra en économie supplémentaire sera produit par le nouvel équilibre de la sécurité sociale - car on a atteint l' équilibre de la sécurité sociale , il n' y a donc plus rien à demander au budget de l' Etat - et par diverses mesures qui vous seront connues lorsque le gouvernement se sera prononcé .

Comment " ça va un peu mieux " , monsieur Mourousi ? L' inflation - avec les 0,5 de ce dernier mois - cela donne 7,7 % sur les 12 derniers mois , donc sur un an : c' est le chiffre le plus bas depuis 11 ans , c'est-à-dire depuis le début de la crise , c' est la meilleure réussite jamais obtenue par le gouvernement et un ministre de l' économie depuis 11 ans .

Les mauvais chiffres du chômage sont dus au fait qu' il se passe un certain temps , inévitable malheureusement , entre le moment où l' on nettoie , où l' on décrasse le système industriel vieilli qui n' avait pas été modernisé - il avait modernisé ici et là - et le moment où l' on aura rétabli la compétition de l' industrie , où il y aura plus d' emplois .

Nous faisons , nous , une action d' envergure pour que notre industrie devienne vraiment compétitive , mais nous sommes dans la période de creux où cette nécessaire politique aboutit naturellement à des passages d' une profession à un autre difficiles à réaliser .

Quelle est notre meilleure riposte ? c' est de former précisément les jeunes gens , mais aussi tous les travailleurs qui le désirent , aux disciplines professionnelles nouvelles et on a formé , par exemple , au cours de ces derniers temps , un million de jeunes - cette année , plus de 500000 - pour qu' ils soient adaptés aux technologies qui les attendent et qui vont faire de nouveaux métiers .

En général , je suis assez bien , croyez -moi , le mouvement intérieur de la France - je l' exprime , je m' efforce de l' exprimer - mais , c' est vous qui avez dit tout à l' heure , avec moi naturellement : " la France qui gagne " .

Il y a une France qui gagne , beaucoup de France - vous comprendrez l' expression que j' emploie - beaucoup de secteurs de la France qui gagnent .

Pourquoi est -ce que le gouvernement de la France , les responsables de la France seraient écartés de l' éloge lorsque , en effet , on est en train de gagner ? Mais , moi , je ne suis pas de ceux qui répètent constamment " on va gagner , on va gagner " : il faut que je fasse la démonstration qu' on a gagné et le pays croira ce qui sera dit par les responsables du pouvoir lorsqu' il aura ça sous les yeux .

Pas de promesse , pas d' engagement , pas de perspective mirifique : quand on aura gagné au point de justifier cette expression , ce n' est pas moi qui le dirais , c' est le peuple qui le verra .

Absolument : je pense que le mot bonheur devrait être employé dans une autre catégorie parce que le bonheur est une affaire qui concerne chaque individu , et chaque individu est affronté à des problèmes qui ne sont pas du domaine de la politique - le chagrin , la peine , la joie , le deuil - et qu' il s' agit d' un problème qu' il serait présomptueux aux responsables politiques de vouloir résoudre .

Mais , malgré tout , si l' on résout le reste , cela peut contribuer au bonheur .

Rechercher un autre mot
Ses mots préférés
Les mots les plus spécifiques de son discours
libertés
référendaire
réviser
impôt
augmentation
référendum
centimes
serais
subite
impérieuses
diminués
impôts
modernisé
décidée
gagner
suisse
pense
gouvernement
publiques
lui-même
baisse
sincère
bonheur
gagne
revenu
démarche
dollar
obligation
sera
république

MESURE DU DISCOURS - Logométrie - Mentions Légales - UMR 7320 : Bases, Corpus, Langage - Contact