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Il en tire d'ailleurs trois lois morales : agis comme si la maxime de ton action devait être érigée en loi universelle de la nature , agis de telle sorte que tu traites l' humanité toujours comme une fin et jamais comme un moyen , agis comme si ta maxime devait servir de loi universelle pour tous les êtres raisonnables .

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F. Mitterrand - 18 mai 1989

La Révolution française n' est , vous avez raison de le rappeler , pas tombée du ciel . Elle fut le prolongement , dans l' ordre politique d' une profonde modification des façons de penser , de sentir et de faire .

Il y eut en effet , tout au long du dix-huitième siècle et dans l' Europe entière , un vaste mouvement des idées et des hommes - songez aux voyages et aux débats des philosophes , des savants , des artistes - qui changea peu à peu le regard que la société portait sur elle - même .

L' ordre social et politique n' était plus perçu comme un effet immuable de la volonté divine mais comme un équilibre à la fois relatif - la découverte du " nouveau monde " , les voyages avaient fait connaître d' autres sociétés organisées différemment - et perfectible - la victoire des Insurgés américains en fournissait l' exemple - .

Il en résultait pour beaucoup une nouvelle délimitation entre le religieux - affaire de conviction personnelle , domaine de la liberté de conscience - et le profane dont devait relever le gouvernement des hommes .

Cette émergence de la culture profane dont vous parlez n' était d'ailleurs pas , en soi , ennemie de la foi - l' une des grandes figures de la Révolution fut l' Abbé Grégoire , prêtre , fidèle à sa foi et à son ministère , et républicain - mais affirmation des droits et de la responsabilité des hommes ici bas .

L' évolution des sciences y eut sa part . Les progrès de l' observation et de l' expérimentation rendaient le monde - des secrets de la nature aux rapports des hommes entre eux - de plus en plus accessible au savoir , à l' analyse rationnelle . Comment alors ne pas songer à rebâtir autrement , avec plus de raison , de justice , de liberté ?

Fichte , philosophe allemand sympathisant de la Révolution , y voyait une preuve de la supériorité de l' homme sur le castor qui reconstruit toujours à l' identique ou sur l' abeille qui dispose immuablement les alvéoles de sa ruche .

Les idées nouvelles qui se répandaient à l' époque , relayées par les salons , les gazettes , les cafés , eurent donc une influence déterminante . Elles ne fournirent pas seulement les armes de la critique mais , dans une société verrouillée par les privilèges héréditaires et l' absolutisme , légitimèrent en quelque sorte par avance le passage à l' acte .

Non qu' il y eût toute prête , à portée de main , une théorie de la révolution qu' il eût suffi le jour venu de mettre en application . Beaucoup s' est au contraire inventé en marchant , sous la pression des circonstances .

Mais on avait comme une boussole dont les droits de l' homme constituèrent l' armature . Pourtant , durant la même période , d' autres tentatives furent défaites , bien que les aspirations des révolutionnaires genevois , bataves ou brabançons , des jacobins italiens ou des patriotes hongrois , des républicains de Mayence , des insurgés irlandais ou des résistants polonais ne fussent guère différentes de celles des Français .

Car les idées seules ne font pas l' histoire . Il y faut la rencontre de conditions économiques , sociales , politiques propices au changement . Et toujours la volonté individuelle et collective des hommes .

Eux seuls sont en définitive le vrai moteur de l' histoire .

Je ne dirais pas , comme vous , que la tendance générale soit à enclore de plus en plus la culture dans des frontières locales ou nationales .

D'abord parce que toute l' histoire de l' humanité est celle , souvent violente , parfois pacifique , d' une mise en relation croissante des cultures humaines .

De nos jours , les moyens modernes de communication multiplient les passerelles , décuplent les influences , contractent le temps .

La question est de savoir s' il en résultera , pour nos différentes cultures , un enrichissement propre et un dialogue plus fécond . Ou bien de nouveaux écartèlements , de nouvelles inégalités entre ceux qui maîtriseront les moyens de diffusion mondiale et les autres , ceux qui auront le pouvoir d' accéder au champ perpétuellement mouvant de la connaissance et les autres .

C' est là un paradoxe des temps modernes : nous savons que la richesse du monde tient aussi à la diversité de ses cultures , à la variété des sensibilités et des savoir-faire ; nous disposons de moyens fantastiques de mieux nous connaître , de mieux communiquer . Et voilà que , si l' on n' y prend garde , ces outils de coopération ne seront qu' instruments de domination . Et , sous la houlette économique ou politique des cultures les plus agressives , risque de prévaloir une ruineuse uniformisation .

Alors que faire ? Ni renoncer à soi , ni se replier sur soi .

Ensuite , bien se convaincre de l' importance des enjeux : il n' y aura pas de développement économique durable , de progrès sociaux , de démocratie solide , de paix pour le monde sans épanouissement de cultures assurées d' elles - mêmes et capables de s' enrichir mutuellement .

Enfin , rechercher des solidarités culturelles respectueuses de l' identité de chacun , coopérer sans arrogance ni humilité excessive dans les domaines prioritaires que sont l' éducation , la science , la culture , ces clefs d' un destin librement choisi .

C' est en ce sens que la France se bat , avec d' autres , pour que vive l' Europe de la culture , pour que s' affirment les liens de la francophonie , pour que soit prise en compte la dimension culturelle de l' aide au développement .

A une échelle plus vaste , c' est la raison d' être de l' Unesco et l' ambition de la décennie du développement culturel lancée en 1988 . Car , plus encore qu' en 1945 , ces trois objectifs sont indissociables : former , chercher , créer ensemble .

Pour finir , je dirais que je ne crois pas au dilemme entre le passé et le présent mais à la force des sociétés qui savent se servir de leur passé pour se projeter dans l' avenir .

Le projet de reconstruire , sous l' égide de l' Unesco , une nouvelle et vaste bibliothèque à Alexandrie , c' est cela : d' un même mouvement , renouer avec un passé prestigieux et préparer l' avenir en créant , à cette extrémité de la Méditerranée , des conditions modernes d' accès au savoir .

Voilà pourquoi le 11 mars dernier , à La Haye , 24 pays ont signé un appel réclamant d' urgence la création d' une Autorité internationale en matière d' environnement .

Comme toujours en pareil cas , les dogmatismes et les égoïsmes , drapés dans le refus d' abandonner au profit d' une instance collective toute parcelle de souveraineté nationale , ralentissent le mouvement . Mais 24 pays , pour commencer , sont résolus à aller de l' avant . D' autres suivront , à mesure qu' ils prendront conscience de ce qui est réellement en jeu .

Je souhaite donc - et pour bien avant la fin du millénaire -que la raison des hommes , cette vertu si chère au cœur de ceux de 1789 , l' emporte sur les ravages destructeurs du laisser-aller , du laisser-faire .

Vous me parlez d' Euréka , ce programme de développement technologique européen auquel nous avons , dans le domaine de l' audiovisuel , donné un frère .

A l' époque nous avions le choix : attendre pour nous lancer que l' unanimité de nos partenaires soit faite , ou démarrer à quelques uns , décidés à agir , en laissant les portes largement ouvertes à tous ceux qui , en cours de route , nous rejoindraient ? Nous avons préféré la 2ème solution . Peu à peu , les candidatures ont afflué , et pas seulement d' Europe .

La coopération culturelle à l' échelle de la planète qui doit beaucoup à l' Unesco peut aussi procéder de la sorte : un projet , un programme , des volontés qui s' unissent , d' autres qui les rejoignent en marchant .

- Je suis tenté de vous répondre par une histoire : en 1827 Goethe découvre avec ravissement , en lisant un roman chinois , des thèmes proches de ceux dont il a fait la trame de son épopée , Hermann et Dorothée . Il constate avec enthousiasme que des lieux existent - des livres en l' occurrence - où l' humanité peut avoir raison de son morcellement . Et en tire un programme en forme de concept , la Welt litteratur - littérature du monde - , capable de transcender les frontières historiques et les particularismes culturels . C' était sa réponse à votre question sur un possible espace de valeurs universelles .

Pour les révolutionnaires de 1789 , la chose ne fait pas de doute : le message qu' ils formulent s' adresse à la planète entière , les droits de l' homme et du citoyen sont proclamés universels . Ce fut dit avec une force qui résonne encore à nos oreilles et l' essentiel était , pour la première fois , de le dire ainsi .

On sait que dans la pratique , il en alla un peu différemment . Que la liberté , armée en guerre , finit par prendre en Europe - comme le dira Jaurès - la forme et les mœurs de la conquête . Que pour les femmes , les noirs , les pauvres , l' égalité ne fut pas tout à fait égale .

Mais si la Révolution française ne fut pas toujours conforme à ses principes , c' est encore au nom de son idéal qu' on luttera au dix-neuvième et au Vingtième siècles , dans un contexte où les questions nationale et sociale prennent de plus en plus d' importance . Bien des peuples d' Europe et d' Amérique latine , d' Asie et d' Afrique en feront à leur tour leur étendard contre les prétentions dominatrices de l' Occident .

Et lorsqu' en 1948 , au lendemain d' une guerre mondiale dévastatrice , s' impose la nécessité de redire avec force le droit des hommes , c' est encore de celle de 1789 que s' inspire la déclaration universelle mise au point à l' ONU . On la complète alors de l' énoncé de droits économiques et sociaux que plus d' un siècle de luttes ouvrières avait revendiqué . Ce faisant , d'ailleurs , on ne s' en tient pas à l' homme universel délesté de ses ancrages sociaux dont vous parlez mais on s' attache au contraire à le saisir dans l' épaisseur de sa situation concrète , au travail comme dans la société .

Pour en revenir à votre question , je crois qu' il faut distinguer les gestes politiquement fondateurs - 1789 , la déclaration des droits de l' homme - du cheminement complexe qui , en particulier dans l' histoire des idées , y conduit .

D'abord parce que le renversement de perspective qui a rendu possible la Révolution est une lente gestation qui commence très en amont du dix-huitième siècle , à l' humanisme de la Renaissance , à l' introduction de l' esprit de comparaison qui ébranle l' autorité de la révélation religieuse , à la physique de Galilée qui annonce les Encyclopédistes , aux guerres de religion dont le souvenir inspire le droit de tolérance , à Montesquieu et La Bruyère qui affirment la relativité des croyances et des mœurs .

Ensuite parce que , tout au long du dix-huitième siècle , coexistent des sensibilités différentes , les unes plus universalistes , les autres plus relativistes , dont on retrouve l' écho dans les débats modernes sur la critique de l' ethnocentrisme , qui prétend ériger en valeurs universelles dominantes les contenus particuliers d' une culture , et sur les limites du droit à la différence .

Tout cela pour dire qu' il n' est pas si simple de cerner ce lieu philosophique que vous évoquez . Que la prise en compte de nouveaux déterminismes - économiques , sociaux , psychologiques - a à chaque fois reposé la question de ce qu' il y a d' universel en l' homme .

Mais plus concrètement , peut - on agir si toutes les valeurs sont relatives - à un lieu , un temps , une culture donnée - et par là même s' annulent ? Si le racisme n' est qu' une idée parmi d' autres , l' apartheid le problème des seuls Sud Africains ? Peut - on postuler autre chose qu' un minimum de valeurs universelles pour porter , au-delà de son clocher , ne serait - ce qu' un jugement et fonder la solidarité entre les hommes ?

La liberté , l' égalité , la fraternité sont des valeurs qui ont bien résisté à l' usure du temps et se sont , sous toutes les latitudes , suffisamment acclimatées pour qu' on ait continué à se mettre en mouvement pour elles . Comme rien n' est , dans ce domaine , jamais définitivement acquis , il reste , du réel à l' idéal , bien du chemin à parcourir .

Je conclurai par la sage définition que donne , dans son dernier ouvrage , Tzvetan Todorov : " l' universel , c' est l' horizon d' entente de deux particuliers " . Ce dialogue , ajoute - t - il , est peut-être inaccessible mais c' est le seul postulat qui vaille .

: Kant , me semble - t - il , formule en termes semblables , dans les Fondements de la métaphysique des mœurs , son impératif catégorique . Il en tire d'ailleurs trois lois morales : agis comme si la maxime de ton action devait être érigée en loi universelle de la nature , agis de telle sorte que tu traites l' humanité toujours comme une fin et jamais comme un moyen , agis comme si ta maxime devait servir de loi universelle pour tous les êtres raisonnables .

Je ne verrais pour ma part que des avantages à ce que les responsables politiques s' inspirent de ces règles de conduite , élaborées par un philosophe qui suivit de très près les événements de 1789

Une esthétique des rapports dans la cité ? Il n' appartient pas aux hommes d' Etat de dire le beau . Mais il est de leur responsabilité de favoriser ce qui fait le lien entre les hommes , renforce le sentiment d' une communauté de destin . L' art y contribue qui ménage aussi la part du rêve , cette denrée de première nécessité .

Ici une perspective soulignée , rendant la ville plus lisible à ses usagers ; là un nouveau musée , dévoilant à tous ses trésors ailleurs un monument restauré , restituant à la nation un moment de son histoire ; ailleurs encore une moderne bibliothèque de lecture publique , belle et utile .

Equiper , orner , signifier , cela peut se faire ensemble .

Tant de villes de par le monde portent les stigmates de formes d' urbanisation dégradantes , laides d' afficher leur mépris de l' homme . D' autres choix sont possibles qui traduisent la volonté de mieux vivre les uns avec les autres et le refus du laisser-faire du jeu désordonné des seuls intérêts particuliers , des conformisme paresseux .

Du lien entre l' homme et la nature , je ne prétendrais pas qu' il soit le même pour tous , du citadin de Buenos Aires au paysan de Casamance , du Parisien de souche au pêcheur de la Baltique . Certains se collettent durement avec la terre ou l' eau jour après jour , d' autres y puisent à l' occasion du repos .

Et pourtant , les risques d' épuisement de certaines ressources naturelles nous concernent tous , la destruction irrémédiable de l' atmosphère n' épargnera personne , les mers polluées par imprudence ont un coût pour la collectivité .

L' homme a adossé son développement à la maîtrise de la nature .

Il peut se perdre d' oublier , en la saccageant ? ce qu' il lui doit . Ceux qui la travaillent savent combien une terre malmenée ne livre pas longtemps ses richesses .

Et le citadin lui - même sent bien qu' en ménageant entre les pierres l' espace d' un jardin ou d' un parc , on fait plus qu' embellir la ville , on affirme aussi la continuité d' une civilisation , on marque que le génie de l' homme s' inscrit dans le respect de certains équilibres .

Ces quelques exemples pour vous dire que , oui , les hommes politiques , et tous les citoyens avec eux , ont la responsabilité d' être plus attentifs aux solidarités essentielles des hommes entre eux et avec leur milieu , de préserver les équilibres vitaux non seulement pour leurs sociétés respectives mais pour l' avenir du monde .

Souvenez - vous , lorsque l' Unesco s' est mobilisée pour sauver Borobudur , Venise ou le Mont-Saint-Michel , elle l' a fait parce que ce patrimoine - là est une partie de la mémoire du monde , son commun héritage . Ce qui vaut pour le passé vaut plus encore pour l' avenir .

Dans le monde d' aujourd'hui nul ne fera son salut contre les autres . L' interdépendance croissante des économies et des cultures oblige à la solidarité .

: Tout à fait .

La liberté de créer est un peu le baromètre de toutes les libertés . Une société qui la restreint fait en général peu de cas des citoyens . Là où l' on n' est libre ni de ses mouvements , ni de ses mots , la création s' étiole même si des œuvres courageuses voient le jour , condamnées à une diffusion restreinte .

Il y a , face à l' art , une responsabilité du pouvoir politique qui est celle que vous dites : créer des conditions propices à la création , à la diffusion .

J' y ajouterai une dimension éducative en direction des jeunes ou de publics peu familiers . Car on apprend aussi à aimer .

Et l' obligation , parfois , de faire en sorte que la loi du marché ne règne pas sans partage , de prendre , si nécessaire , des mesures de protection pour défendre , contre des cultures trop envahissantes , tout simplement la liberté de créer . L' exemple de la production audiovisuelle à l' heure de la multiplication des chaînes et des satellites montre qu' on ne saurait y faire trop attention .

Au-delà commence , avec l' intervention directive sur les contenus , l' abus de pouvoir . Il y eut , dans l' histoire , de trop nombreux et désolants exemples où l' on tenta de promouvoir un art officiel exaltant les vertus " positives " de tel ou tel régime .

Un des apports importants des Lumières fut l' instauration d' un débat esthétique public . On y exprima bien des points de vue dont certains nous font sourire comme celui de Diderot qui recommandait le portrait historique , genre révolutionnaire par excellence car fixant les regards du public sur les grands défenseurs de ses droits . Mais aucune conception étroitement utilitaire de l' art ne s' imposa heureusement .

Vagabonde et libertaire , telle est l' essence de la création . Cela n' irrite que ceux que la liberté effraye .

: Suis - je vraiment tenu de vous révéler mes rêves ?

J' évoquerai quand même , pour mon pays , un projet qui me tient à cœur : la grande bibliothèque de France , dont j' ai annoncé le lancement l' été dernier , le jour de notre fête nationale .

Le livre et le patrimoine écrit sont au cœur de notre civilisation . La France avait , durant mon premier mandat , beaucoup développé et modernisé son réseau de bibliothèques . Mais notre Bibliothèque nationale , trop à l' étroit dans ses locaux anciens , ne peut , malgré les efforts faits , ni mettre suffisamment en valeur : son prestigieux patrimoine ni accueillir tous ceux qui souhaitent y avoir accès et viennent parfois de fort loin à l' étranger .

De là est née l' idée de construire ailleurs une très grande bibliothèque , de conception radicalement nouvelle , couvrant le vaste champ de la connaissance , utilisant les technologies les plus modernes de transmission de données , s' intéressant également aux documents visuels et sonores de la culture d' aujourd'hui partie prenante à terme - avec d' autres bibliothèques françaises et étrangères - d' un grand réseau .

Je compte en suivre attentivement la mise en œuvre . Il faut que le bâtiment soit beau et le cadre , pourquoi pas , propice à la méditation , que tout concourre à célébrer le plaisir de la découverte et de l' étude , incite à prendre possession du savoir .

Il . Qu' aimerais - je réaliser avec les autres Chefs d' Etat d' ici la fin du millénaire ? Il y a tant à faire pour que le monde devienne moins dur aux plus démunis , moins livré aux destructions rageuses , plus conforme aux droits universels des hommes .

Un problème , pourtant , me paraît pour la survie de l' humanité d' une importance extrême , angoissante même : c' est la détérioration certaine de l' atmosphère .

Chacun doit comprendre qu' il ne s' agit pas d' une pollution supplémentaire mais de la possible ruine de toute vie sur la planète . Et là , personne ne doit manquer à l' appel si l' on veut trouver une solution .

Les Nations-Unies y consacrent un programme de recherches tout à fait intéressant . Mais l' heure est aussi à la décision et à l' action .

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