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Je leur oppose une démarche réaliste et constructive . Lors de mon récent voyage dans les nouveaux länder de la RFA , j' ai demandé à la Commission de Bruxelles de procéder à l' inventaire de la situation de chacun des pays candidats , au vu duquel on saura quand et comment ils seront en mesure d' adhérer et à quelles charges financières les Etats actuellement membres de la Communauté devront consentir .

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F. Mitterrand - 17 octobre 1991

_l'expansion_" ;

Laissons ces accusations qui relèvent de la polémique à usage de politique intérieure , par nature partisane . Notre diplomatie a suivi une ligne constante que je résume ainsi pour l' essentiel : toujours plus d' Europe . Face aux changements à l' Est et à leurs conséquences : plus d' Europe . Face à la résurgence des nationalismes : plus d' Europe . Face au besoin de solidarité des nouvelles démocraties : plus d' Europe . Face aux risques multiples de conflit : plus d' Europe . L' Europe est aujourd'hui rendue à sa géographie et à son histoire . Qu' elle prenne donc conscience d' elle - même !

La France n' a jamais recherché une position arbitrale entre les Etats-Unis et l' URSS . C' eût été vain . Ces deux pays tendaient à tout régler entre eux . Aujourd'hui le jeu diplomatique est plus ouvert qu' il ne l' était en 1945 , en 1960 , ou en 1980 . C' est une chance . Notre pays dispose d' atouts importants et d' une indiscutable autorité dans le monde . Il a la volonté de ses ambitions .

Ma pensée est simple . Le système communiste a sombré , laissant les pays satellites retrouver leur indépendance , avant que n' éclate l' Union soviétique elle - même . Nous venons d' assister à la disparition du dernier empire de notre continent . Il n' y a plus d' ordre imposé . L' Europe est maîtresse de ses choix - ou pourrait l' être . Chacun voit bien , aujourd'hui à quelles régressions elle serait livrée , si elle ne s' organisait par sur des fondements nouveaux : la démocratie partout , à chacun sa liberté , des " ensembles " équilibrés , une structure commune forte . C' est notre responsabilité à nous tous Européens . Après la loi des empires qui ont provoqué deux guerres mondiales , ou bien commencera la loi des contrats , du dialogue , de l' ordre consensuel ; ou bien resurgiront les nationalismes , les rivalités d' ethnie , de tribus , et donc des menaces de guerres locales qui pourraient être contagieuses .

Voyez ce qu' a déjà accompli la Communauté pour les douze pays qui la composent . Il a fallu du temps . Dans les années 50 aussi , le scepticisme l' emportait . Mais les résultats sont là . Aujourd'hui , plus de 300 millions d' Européens du centre et de l' Est appartenant à des pays appauvris , parfois exsangues , cherchent leur avenir . Quand et comment pourront - ils rejoindre la Communauté , ce mole de l' Europe ? Qui peut le dire ? Mais ce jour viendra . Ne l' attendons pas pour réunir tous les pays d' Europe dotés d' institutions démocratiques dans une organisation économique et politique commune . C' est à cette fin que j' ai , dès le 31 décembre 1989 , proposé l' idée de Confédération .

Mais non ! Comme moyen d' avancer vers l' unité européenne .

Je vois plutôt la complémentarité . Une Confédération où se retrouveraient les membres de la Communauté et les autres Etats européens sur un pied d' égalité aurait la souplesse qui convient à la période actuelle . En outre il y a plusieurs sujets d' intérêt commun à tous les Européens pour lesquels il n' existe encore ni organisme , ni procédure pour en traiter . Cela n' empêcherait personne , ni les pays de l' AELE , ni les pays d' Europe centrale et orientale , ni d' autres pays candidats pourvu qu' ils soient démocratiques , d' adhérer à leur heure à la Communauté , ce que je souhaite .

Si c' était immédiatement possible , la question serait résolue . Mais il est clair que cela aboutirait soit à la ruine immédiate des nouveaux adhérents dont l' économie ne résisterait pas aux disciplines sévères qui régissent la Communauté ; soit à la dissolution de la Communauté dans une vaste zone de libre échange , sans force , ni idéal .

Je leur dis la vérité . Je leur parle en amitié . Je veux construire notre solidarité . On ne part pas de rien : aides bilatérales , traités d' amitié et de coopération signés avec la Pologne , la Hongrie et la Tchécoslovaquie , projets avec la Bulgarie et la Roumanie , aides dans le cadre du G 24 , programme PHARE de la Communauté , négociation d' accords d' association d' un nouveau type , actions de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement . La France a pris sa part . De plus l' aide de la CEE et de ses Etats membres à ce qui constituait l' URSS représente déjà plus de 200 milliards de francs . Elle représente 60 % de l' aide mondiale à l' URSS . Avec les contributions américaine , canadienne et japonaise , cela constitue l' amorce d' un véritable plan Marshall . Encore faut - il faire davantage d' aide alimentaire et tout de suite pour enrayer la famine et la misère qui menacent pour l' hiver prochain .

Soyons précis . Ce n' est pas de la France que viendra le blocage . Je l' ai dit à Berlin , l' autre semaine . La France ne rejette personne , mais veut que la question soit abordée honnêtement . Ceux qui offrent à tous un élargissement quasi-automatique de la Communauté freinent consciemment ou non son approfondissement . Je leur oppose une démarche réaliste et constructive . Lors de mon récent voyage dans les nouveaux länder de la RFA , j' ai demandé à la Commission de Bruxelles de procéder à l' inventaire de la situation de chacun des pays candidats , au vu duquel on saura quand et comment ils seront en mesure d' adhérer et à quelles charges financières les Etats actuellement membres de la Communauté devront consentir . J' ai également demandé que ce travail préparatoire nous fut soumis avant le 1er janvier 1993 .

Non . Je ne suis pas sur un ring ou dans une cour d' amour . Mais je crois qu' une épreuve de vérité s' impose . Il faut savoir de quoi on parle et ne pas confondre propagande et action . C' est en procédant ainsi que nous parviendrons à surmonter l' apparente antinomie entre le renforcement de la Communauté qui fait l' objet du Sommet européen de Maastricht en décembre prochain et son ouverture aux autres pays démocratiques .

Quels obstacles ?

On me l' a reproché , en effet , parce que les Français avaient en tête la Russie communiste , celle d' hier ! Mais la Russie appartient à l' Europe !

Peut-être . Mais ils ont un peu de retard . Le 3ème roi capétien , Henri 1er , a épousé en 1051 une princesse de Kiev . Il y a beau temps que Russes et Ukrainiens , entre autres , sont nos voisins !

Ce n' est pas un véritable obstacle . La Russie a déjà , aura toujours des dirigeants et ces dirigeants seront à l' avenir validés par le choix libre de leur peuple . Actuellement ils ont besoin de régler leurs problèmes intérieurs . Laissons - leur le temps de le faire .

La Russie restera un grand pays , quoi qu' il advienne . Nous traiterons avec son gouvernement des intérêts dont il a la charge , y compris ceux de la Sibérie . Mais la Sibérie , géographiquement , n' est pas l' Europe .

Certains de ces Etats redoutent que la Confédération ne signifie la création , face à la Communauté des riches , d' une Europe des pauvres . Ce risque serait sérieux s' il n' y avait pas passage organisé de l' une à l' autre . Tous ont vocation , s' ils le désirent , à entrer dans la Communauté . La preuve par 9 des véritables intentions sera fournie sur le terrain .

J' observe que les ministres français qui sont allés expliquer récemment dans ces pays notre position sur l' approfondissement et l' élargissement ont été écoutés sans a priori . Laissez moi ajouter que mon idée première était précisément que les pays de l' Est qui se trouvent livrés à eux - mêmes , isolés , soumis à des rapports de domination économique , éprouveront vite un mouvement de méfiance , de révolte à l' égard de quiconque agira à leur égard en termes de puissance . Personne n' a intérêt à voir se développer ce sentiment .

Non , mais à la Communauté dans son ensemble . N' oublions pas qu' elle est la première puissance commerciale du monde . C' est pourquoi encore une fois , je préconise une organisation commune à tous les pays d' Europe où chacun disposera de droits égaux , comme c' est le cas aujourd'hui au sein de la Communauté .

Je vous prie .

En effet . On n' y avait peut-être pas lu d' assez près ma déclaration de 1989 . J' avais commencé par insister sur la priorité absolue que je donnais au renforcement communautaire . Puis je m' étais interrogé sur le devenir des pays qui venaient d' échapper à la tutelle soviétique . Et je ne les voyais pas prêts à s' imposer les rudes contraintes économiques des Douze , ni les Douze prêts à s' imposer l' effort financier correspondant . Bien entendu , les choses évolueront . L' adhésion à la Communauté est l' objectif . Mais il faudra ménager les étapes . Ce sera d'autant plus aisé que les pays de la Communauté seront au centre de la construction confédérale . Dès maintenant je souhaite que la Communauté organise un grand forum auquel participeront les Européens candidats à l' adhésion .

Le projet de la grande Europe a inquiété nos amis américains , qui ont une autre stratégie . Je suis attaché à l' Alliance atlantique et entretiens de bons et solides rapports avec les Américains ? Je crois l' avoir démontré . Mais on ne m' en voudra pas , je l' espère , si je remarque que les géographes ont classé la planète en 5 continents , que l' Europe existe en tant que telle , qu' elle a besoin de récupérer sa propre identité . Cela ne nuira en rien au maintien de rapports euro-américains étroits . Ami des Etats-Unis , reconnaissant les immenses services qu' ils nous ont rendus , je n' en aspire pas moins au jour qui verra l' Europe capable de parler pour elle - même .

L' amitié n' a jamais exclu la liberté de pensée , l' indépendance d' esprit , les oppositions d' intérêt . Là où ils sont , les Etats-Unis et la France n' ont pas le même angle de vue sur la planète . S' ils ont fait le même choix de civilisation , les acquis historiques et la vision de l' avenir les séparent de temps à autre . Ils se sont toujours retrouvés et se retrouveront toujours quand il le faudra . Mais rien ne doit faire céder la France quand ses principes , son intérêt national , ses conceptions européennes sont en cause . Au bout du compte on évite des deux côtés d' aggraver les différends quand il y en a. Les Etats-Unis se sont habitués à notre façon d' être . Aussi bien sur la stratégie autonome de dissuasion que sur notre approche du Moyen-Orient , sur notre conception de l' unité européenne ou sur les missions de l' OTAN , sans oublier notre façon de considérer le développement du tiers monde . Bref , nous sommes différents . Pourquoi pas ? Ce qui prouve la force de notre amitié , c' est que rien de tout cela ne l' altère . George Bush et moi travaillons en confiance .

L' Europe est - elle au terme de ses bouleversements ? Personne ne se hasarde à le soutenir . La sagesse nous dicte donc de conserver ce qui existe . L' Alliance atlantique , ciment de la solidarité avec nos alliés d' Amérique du Nord , reste indispensable , en cette période d' incertitude , même si elle doit se renouveler pour tenir compte de la réalité européenne . La dissuasion française apporte sa contribution à l' équilibre de sécurité global . Je me réjouis à cet égard de voir que l' évolution des choses conduit le Président Bush à se rapprocher de ce que la France a toujours , et encore le trois juin dernier dans son plan de désarmement , préconisé , à savoir , la dissuasion " suffisante " . Et il y a la CSCE . La France n' a jamais cessé d' y jouer un rôle essentiel . Elle a beaucoup contribué à sa réussite . C' est à Paris qu' a été signée , le 21 novembre 1990 , la Charte pour une nouvelle Europe et proclamée la fin de l' antagonisme Est-Ouest .

Vous avez raison . Des conflits surgissent , au cœur de l' Europe , que le couvercle communiste avait étouffés , sans les réduire . Ici , ce sont des frontières contestées , là , des minorités brimées . J' avais alerté l' opinion sur ces graves facteurs de déstabilisation lors de mon intervention au Sommet de la CSCE à Paris , puis devant l' Ecole de guerre en mai 1991 . Il n' y aura de paix et de stabilité en Europe que si nous imaginons une méthode pour prévenir les conflits et enrayer leur extension .

Elle n' a pas eu le temps d' empêcher cette crise d' éclater brusquement et sauvagement , de resurgir devrais - je dire . On y trouve le condensé de drames qui peuvent se répéter ailleurs . Il nous faut donc sortir des sentiers battus , innover , mettre en œuvre des procédures de garantie des droits des minorités , de prévention des conflits , de conciliation et d' interposition si nécessaire . C' est la France qui a proposé la création d' une commission d' arbitrage adoptée à l' unanimité par les Douze . Cette commission ou cour arbitrale présidée par un Français , Robert Badinter , s' inscrit dans ce dessein d' ensemble . Mais de tels dispositifs , supposent pour être efficaces une pleine détermination des membres de la Communauté . C' est pourquoi le Chancelier Kohl et moi - même avons adopté le 19 septembre , une déclaration commune sur la Yougoslavie . Je pense que l' autodétermination des Républiques s' imposera . Mais la reconnaissance des frontières internes comme frontières de droit international , la sauvegarde des minorités et l' alignement des nouveaux Etats sur les traités de sécurité relèvent d' une autorité internationale .

Ce n' est pas la leçon que j' en tire . Le drame yougoslave ne relève pas l' échec d' une politique commune des Douze qui n' existe pas encore - elle n' était pas prévue dans le Traité de Rome - mais souligne sa nécessité .

monsieur Roland Dumas a fait admettre il y a quelques jours à New York par le Conseil de sécurité des Nations-Unies un embargo sur les armes . La France participe avec la Communauté à un embargo commercial . Elle fournit son contingent d' observateurs sur le terrain . Au sein de la communauté internationale elle multiplie les initiatives dans l' espoir de restaurer le dialogue et de faire cesser l' affrontement . Encore faut - il que , sur place , la volonté de paix l' emporte . De deux choses l' une : ou bien les pays d' Europe s' entendent pour tenter de résoudre des conflits qui , internes au point de départ , risquent d' entraîner une crise générale , ou bien ils retomberont dans les ornières des rivalités nationales et des jeux d' influence qui ressembleront de plus en plus à la néfaste politique des alliances . J' appelle solennellement les pays membres à ne pas revenir à ces vieilles pratiques , elles seraient mortelles pour la Communauté .

Bien sûr , mais parmi plusieurs autres . A Maastricht , nous avons à franchir une étape décisive dans ce cheminement ininterrompu qui , depuis la relance de la Communauté en 1984 , a été ponctuée par l' Acte unique en vue du grand marché européen , par la décision , après les travaux de Jacques Delors , de créer l' union économique et monétaire - une monnaie , une banque - ainsi que l' union politique dont j' ai pris l' initiative avec le Chancelier Kohl . Rien n' a entravé cette marche en avant de la Communauté , ni l' unification allemande , ni l' effondrement du communisme à l' Est , ni les états d' âme de tel ou tel pays . Au contraire . La Communauté est la seule des grandes institutions qui sorte renforcée des bouleversements européens . Au-delà de l' Europe de Yalta qui achève de se défaire sous nos yeux , ne perdons pas de vue l' Europe qui se bâtit .

Des institutions politiques à douze plus fortes et plus démocratiques . Une politique étrangère , une politique monétaire . Et dans le même mouvement , une politique de sécurité - et un jour de défense - à partir de l' UEO , elle - même liée organiquement à l' union politique et coordonnée avec l' Alliance atlantique . Les enjeux sont immenses . Les Européens doivent le savoir .

On connaît en effet les réserves de la Grande Bretagne sur les traités d' union politique , économique et monétaire en préparation et l' on sait , d' une façon générale , où vont ses préférences . Cela dit , nous sommes arrivés jusqu' ici à nous entendre . La Grande-Bretagne s' est toujours ralliée - fût - ce à grand peine - aux décisions cruciales du Conseil européen . En tout état de cause , je tiens compte le plus possible des propositions britanniques . Elles émanent d' une grande nation dont l' importance n' est pas à souligner . Cependant , à mes yeux , réussir la Communauté sur les bases que je viens d' exposer passe avant toute autre préoccupation .

Un grand débat national est en effet indispensable . L' Europe a besoin d' une Communauté solide , engagée dans le soutien aux pays d' Europe centrale et orientale , afin de réduire les disparités économiques qui entravent leur rapprochement avec les Douze . Elle a besoin d' un Conseil de l' Europe , aux compétences élargies , creuset de ce qui pourrait devenir la Confédération . Elle a besoin d' une Alliance atlantique rénovée , bien assise sur ses deux piliers , américain et européen , d' une CSCE gage de stabilité et de confiance . De ce forum enfin où tous se retrouveront sur un pied d' égalité pour discuter de leurs affaires communes . Sans omettre les ententes régionales qui leur serviront de relais . C' est ce que j' ai appelé la théorie des ensembles . Je constate que le bien-fondé de cette approche est de mieux en mieux compris en Europe .

Les Etats-Unis , par nécessité mais aussi par conviction , ont , à l' origine , favorisé la naissance de la Communauté . Pourquoi les dirigeants de la fin du siècle n' auraient - ils pas la largeur de vue , l' ampleur de conception de ceux des années 50 ? Je serais Président des Etats-Unis , je penserais que l' avènement de l' Europe est inéluctable et j' organiserais ma politique autour de cette certitude .

Personne ne dit plus clairement que le Chancelier Kohl que l' union de l' Europe est indissociable de l' unification allemande . Les problèmes réels qui se posaient ont été résolus en temps utile . L' Europe a continué de progresser .

C' est une légende tenace , mais pas innocente . Quoi ? Quand l' Allemagne s' unifie , la France et la Russie n' ont pas à en parler ? Eh bien . Elles ont encore à se dire beaucoup d' autres choses et j' y veillerai . Sait - on que la France a déclaré la première la légitimité des aspirations allemandes ? Qu' elle a discuté à chaque pas , avec les Allemands , trouvé des solutions avec eux et avec nos autres partenaires du groupe dit 4 + deux notamment sur la question capitale des frontières ? La vérité est que la réunification allemande a été conduite par tous les pays intéressés avec imagination et sang-froid . Croyez - moi , la France n' y a pas été pour rien . Reportez - vous aux déclarations récentes du Président Richard Von Weiszacker à ce sujet .

Nous travaillons précisément à une conférence où les pays riverains du bassin occidental de la Méditerranée débattraient et traiteraient ensemble de leurs intérêts communs , ce qui impliquerait à la fois le monde latin et le Maghreb . J' ai pris cette initiative en 1983 . Bettino Craxi , puis Giulio Andreotti et Gianni De Michelis ont actualisé mes propositions . Michel Vauzelle , le Président de la Commission des Affaires étrangères de notre Assemblée nationale milite activement en ce sens . Les pays du Maghreb se déclarent très intéressés . L' Espagne et le Portugal s' engagent tout autant . Une entreprise de ce type est ardue . On approche du but . Je l' espère .

Je souhaite qu' il se forme et si je peux le faciliter , je le ferai .

J' y suis prêt . Sans trop d' illusions à l' égard des partis politiques d' opposition .

Oui .

Les objectifs de politique intérieure , surtout en période électorale , occultent malheureusement les grands objectifs de politique étrangère . Il est vrai cependant que des personnalités de grande autorité politique et morale peuvent échapper à cette triste logique et peser sur l' opinion . Ce n' est pas moi qu' elles aideront mais la France et l' Europe .

Réussir Maastricht . Tout le reste en dépend .

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