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Mais en revanche , j' ai ajouté , pas du tout en plaisantant parce que ce n' est pas un sujet sur lequel on peut plaisanter , mais enfin de façon un peu plus personnelle , disons même peut-être un peu ironique , devant les protestations que soulève ma décision - il y a des gens qui voudraient tout le temps qu' on fasse du nucléaire , même quand on n' en a pas besoin , qu' on fasse sauter des bombes un peu partout , comme ça - , j' ai ajouté , et ceci était une prévision - d'abord une décision , maintenant une prévision - : " Si vous voulez m' en croire je m' adressais à je ne sais qui .

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F. Mitterrand - 10 mai 1994

Les événements de Pretoria , c'est-à-dire d' Afrique du Sud , sont parmi les plus importants , les plus symboliques de toute l' histoire des rapports de colonisation et de décolonisation . C' est l' abandon par tout un groupe d' hommes et de femmes , qui s' étaient habitués à raisonner autrement , de toute idée de racisme et en tout cas de toute mise en application d' un système raciste .

L' apartheid était abominable et il a fallu le courage et l' intelligence de beaucoup de responsables mais surtout de deux d' entre eux , le leader africain , Noir , Nelson Mandela , et Frédéric de Klerk , Blanc , pour réussir une chose pratiquement insoupçonnable .

Je suis très heureux de penser que c' est dans cette maison , à l' Elysée que , pour la première fois , Mandela et de Klerk se sont rencontrés à déjeuner .

Je les avais invités , l' un et l' autre , pour contribuer à leur rapprochement . Bien entendu , d' autres que moi , et surtout eux deux , avaient fait l' essentiel . J' avais connu Mandela dès sa sortie de prison - il y est resté quelque 27 ans - et il est souvent venu me voir . Nous avons souvent eu des relations téléphoniques .

J' ai beaucoup estimé et apprécié de Klerk et c' est pour moi un jour de grande joie . Voilà . Nous vivons suffisamment de choses douloureuses .

Voilà un espoir au Proche Orient , timide , fragile , mais quand même un espoir , et en Afrique du Sud , cette réussite .

. cela tient à la volonté de deux hommes , à leur clarté d' esprit et à leur courage moral . Ce n' est pas un miracle , cela !

C' est ce qui a été fait . Cela leur a été recommandé et on ne peut que le recommander ! Je pense que tous les Français qui vivent en Algérie ont été informés que nous désirions , le gouvernement et moi - même , que , pour sauver leur vie , ils rentrent en France .

Je pense que si vous voulez que je sois clair , c' est cela !

Tout dépend du résultat de la lutte qui se déroule actuellement en Algérie . Il est très difficile à un Français de s' exprimer là dessus , sans prendre d' extrêmes précautions psychologiques . Nous avons une connaissance particulière de l' Algérie , nous avons été quand même le pays considéré comme colonisateur , disons colonialiste , on peut apprécier diversement !

La France a été utile à l' Algérie , mais les Algériens n' aiment pas qu' on le dise et que nous prenions un ton paternaliste pour prendre des positions dans un sens ou dans l' autre .

Le peuple algérien fera ce qu' il entendra faire . On ne peut pas être démocrate , ici , et contester à un peuple , là-bas , le soin de décider lui - même de son destin . Bien entendu , on peut souhaiter qu' il soit davantage éclairé , que la crise économique qui frappe ce peuple algérien , comme beaucoup d' autres , ne vienne pas déformer son jugement , qu' il n' y ait pas seulement une sorte de réaction de refus à l' égard de ceux qui gouvernent pour donner leurs suffrages à d' autres qui promettent un type de société qui , à mes yeux en tout cas , n' est pas une société de progrès

Dérive , c' est beaucoup dire . Enfin , il y a une guerre civile . C' est une conclusion dramatique , que j' espère provisoire . Ce pays a besoin de trouver ses mots d' ordre , de retrouver ses vérités essentielles .

Je ne pense pas personnellement , puisque vous me demandez mon avis , que ce soit par l' intégrisme religieux . Que l' on ait une foi , qu' on la pratique , qu' on la respecte , qu' on désire la faire connaître , la faire comprendre par les autres , c' est normal , mais par la violence et par la mort , non !

On peut employer les mots que l' on voudra . Ils sont prisonniers et ils ont valeur d' otages , c'est-à-dire qu' ils peuvent servir pour ceux qui les détiennent de monnaie d' échange , contre telle ou telle concession politique , de monnaie d' échange contre telle ou telle concession militaire .

Taper du poing sur la table , cela veut dire quoi , ce qui est difficile , dans un pays peu connu , qui dispose de beaucoup de défenses naturelles , de reliefs , découvrir ces otages ou ces prisonniers - ils sont l' un et l' autre - et les délivrer ?

Si cela devait être envisagé , je ne vous dirai pas qu' on va le faire . Mais je pense que ce ne serait pas la bonne méthode , on prendrait des risques énormes pour leur vie et je pense que la négociation reste possible .

Le coup de poing sur la table , je ne pense pas que ce soit la solution , je pense que la négociation doit primer .

Monsieur Juppé , avec qui j' ai naturellement beaucoup parlé de ces problèmes , s' adressait surtout à l' ensemble des pays qui peuvent dire leur mot et agir sur la situation en Bosnie , c'est-à-dire les Américains , les Russes et l' ensemble des pays qui composent l' Union européenne . C' est à eux qu' il s' adressait .

Il y a eu des négociations partielles . Les Européens sont arrivés à un résultat qu' on pouvait croire suffisant , il y a quelques mois . Cela a échoué . Mais les Américains n' étaient pas exactement dans ce débat et quand les Américains s' en sont mêlés , ce sont les Russes qui n' y étaient pas . Vous savez que les intérêts sont divergents , que les traditions , les alliances d' autrefois jouent , si bien qu' on n' a jamais encore vraiment réussi à réunir les trois parties intéressées , extérieures , au débat global .

Les Russes , les Américains , l' Union européenne : c' est le projet français , en particulier , de réunir une conférence internationale avec ces trois grandes puissances , sous l' égide des Nations-Unies , avec naturellement les belligérants .

Les Russes et les Américains s' étaient entendus pour en discuter dans un mois - remarquez qu' il y a déjà quinze jours de cela - et nous , Français , nous avons aussitôt dit - monsieur Juppé a été notre porte-parole , puisqu'il est ministre des Affaires étrangères - : il faut aller plus vite . Moi , je me souviens avoir dit : il faut que ce soit dans huit jours . ces huit jours sont dépassés . Autant de temps perdu pour le retour à la paix et pour épargner de nouvelles victimes .

Or , nous - la France - nous voulons absolument aboutir à ce que cette négociation ait lieu , car seule une négociation parviendra à rétablir dans ce pays la concorde nécessaire . Pardonnez - moi si je suis un peu long , mais le sujet s' y prête . Si en effet nos propres partenaires américains , européens et même russes s' y refusent , cela veut dire qu' ils ne peuvent pas donner aux Nations-Unies les moyens de sa mission .

La France est au premier rang des soldats des Nations-Unies , et de loin . Nous avons là-bas prés de 10000 hommes . Alors , si vraiment ils ne veulent pas , nous devons pouvoir leur dire : " Eh bien , nous n' accepterons pas de risquer la vie de nos soldats pour rien .

On peut le craindre , on ne peut pas dire que vous ayez tort . Mais il faut regarder quelle était la carte de ce que j' appellerai les différentes ethnies , croate , serbe et - ce n' est pas une ethnie - la communauté musulmane en Bosnie . L' on voit les Serbes , qui sont surtout des paysans , des gens de la campagne , comme les Croates , de leur côté , qui occupaient la plus grande partie du terrain alors que les Musulmans étaient concentrés dans les villes .

Donc ce qu' on appelle le découpage ethnique , en l' occurrence , serait tout à fait désastreux , on ne peut pas reconnaître un principe de ce genre , mais la réalité locale fait que l' on doit tenir compte que les villes et les campagnes ne sont pas habitées par les mêmes groupes d' hommes .

On ne peut pas non plus s' en tenir à une Bosnie musulmane dans laquelle chacune des villes serait séparée de sa voisine , avec des territoires qui seraient entre ces villes , hostiles , en état de guerre latente .

Donc , il faut bien que les négociateurs découpent sur le terrain des régions dans lesquelles soit les Bosniaques musulmans , soit les Bosniaques serbes , soit les Bosniaques croates , disposent d' une majorité . C' est ce qu' ont fait les négociateurs , et ils ont bien fait , mais ils n' y sont pas arrivés parce qu' il faut le consentement des intéressés et , jusqu' ici , nous n' y sommes pas parvenus .

Ah ! Le Rwanda , maintenant .

La situation n' est pas la même . Pour l' Irak , je ne voudrais pas faire un discours .

. Je comprends , mais le fait que vous ayez dit " Irak " fait que tous ceux qui nous écoutent pensent qu' en effet il y a eu une guerre rapide et que l' Irak a dû céder ; il résiste encore aujourd'hui , mais enfin il a dû céder . Il a été vaincu et le Koweït a été libéré . Donc , on se dit : pourquoi ne pas faire la même chose ? C' est parce qu' il y avait du pétrole là-bas , il n' y en a pas ici . Non ! Il ne faut quand même pas être aussi simpliste .

En Irak , il y avait un homme , un dictateur , à la tête d' une forte armée , dans un pays très nettement structuré , un pays d'ailleurs très ancien et fort . Et , ayant dévoré le Koweït , l' Arabie Saoudite eût été très menacée . Comment aurait résisté la Syrie ? Comment aurait résisté la Jordanie ? Tout ce monde - là eût été dominé par l' Irak . Donc , à ce moment - là , l' Irak devenait une puissance mitoyenne d' Israël . Voyez tout ce que cela représentait d' électricité dans l' air , de possibilités de conflits . Si nous avions été à l' époque où l' Union Soviétique était encore solide , cela pouvait être une menace de guerre généralisée .

Donc , il faut comprendre que des précautions aient été prises là-bas , au Moyen-Orient , de la manière dont cela a été fait .

Pour le Rwanda , les choses sont différentes . Humainement parlant , elles sont du même ordre .

On parle de 200000 morts .

Il s' agit , pour bien fixer les esprits , d' une ancienne colonie belge . La Belgique y a fait d' excellentes choses et a gardé , comme pays européen , une sorte , je ne dirai pas de tutelle , mais disons de compagnonnage un peu préférentiel .

Mais la France , comme c' est un pays francophone , a été constamment appelée au secours et nous y avons envoyé des soldats , à la fois pour aider à sauvegarder nos compatriotes qui vivent au Rwanda et pour sauvegarder en même temps les Belges et toutes les nationalités européennes qui se trouvaient là et qui faisaient appel à nous . Mais nous n' avons pas envoyé d' armée pour combattre . Nous ne sommes pas destinés à faire la guerre partout , même lorsque c' est l' horreur qui nous prend au visage . Nous n' avons pas le moyen de le faire et nos soldats ne peuvent pas être les arbitres internationaux des passions qui , aujourd'hui , bouleversent , déchirent tant et tant de pays .

Alors , nous restons à la disposition des Nations-Unies . Les Nations-Unies , qui s' étaient emparées de ce problème , devant la violence des combats , l' assassinat des deux Présidents du Rwanda et du Burundi et les avancées du mouvement d' opposition , appuyé par un pays voisin , l' Ouganda - tout cela à cause des affinités ethniques - , les Nations-Unies se sont retirées . Eh bien , nous n' avons pas à nous y substituer , ce n' est pas notre rôle . Nous sommes à la disposition , nous voulons bien être les bons soldats de la paix pour les Nations-Unies mais il faut qu' on nous le demande , il faut que cela s' organise , il faut qu' il y en ait d' autres à nos côtés .

Non , non , attention , précisons bien . Il faut que les choses soient très nettes .

Dans mon intervention de l' autre jour sur la dissuasion nucléaire de la France , j' ai annoncé ma décision celle d' interrompre les essais nucléaires .

J' ai pris cette décision , je l' ai communiquée à monsieur Bush , qui à l' époque était Président des Etats-Unis , à monsieur Major , qui était déjà chef du gouvernement britannique , et à monsieur Eltsine , qui était chef de l' Etat russe .

Ils m' ont dit : " Oui , nous allons cesser , nous aussi , nous acceptons ce qu' on appelle un moratoire , c'est-à-dire qu' on ne va pas faire des expériences nucléaires pendant un certain temps "

Au terme de ce délai , c' est monsieur Clinton à son tour qui m' écrit en me disant : " J' aimerais que l' on pût prolonger ce moratoire , qu' on pût encore prolonger le moment où il n' y aura pas d' essais " Bien entendu , j' ai aussitôt répondu oui , c' était tout à fait conforme à ma position . Et une deuxième demande vient d' être faite récemment par monsieur Clinton dans le même sens . Très bonne idée ! On s' achemine peu à peu vers la cessation des expériences nucléaires .

C' est pourquoi je disais : " Précisons Arrêter les expériences nucléaires , c' est une décision . C' est la mienne , puisque cela relève de ma fonction . Donc , tout le temps que je serai là , cette décision sera appliquée , sauf si elle devait être modifiée parce qu' un de nos partenaires aurait lui - même , manquant à sa parole , engagé des expériences nucléaires et parce que nous ne voudrions pas , naturellement , que notre appareil de défense dissuasive fût , en quelque sorte , amoindri par rapport aux autres .

Mais en revanche , j' ai ajouté , pas du tout en plaisantant parce que ce n' est pas un sujet sur lequel on peut plaisanter , mais enfin de façon un peu plus personnelle , disons même peut-être un peu ironique , devant les protestations que soulève ma décision - il y a des gens qui voudraient tout le temps qu' on fasse du nucléaire , même quand on n' en a pas besoin , qu' on fasse sauter des bombes un peu partout , comme ça - , j' ai ajouté , et ceci était une prévision - d'abord une décision , maintenant une prévision - : " Si vous voulez m' en croire je m' adressais à je ne sais qui . à mes successeurs .

Non , j' ai dit : " C' est une prévision " , et j' ai dit " vous ne le ferez pas non plus , car il s' agira de tant de questions politiques , diplomatiques " . Et puis il y a le fait que , dans le même moment où l' on cherche à empêcher les autres pays , en dehors des 5 détenteurs , d' avoir des armements nucléaires , l' on dise : " on ne veut pas de dissémination de l' arme nucléaire " , et qu' en même temps , nous , on le fasse , c' est un langage qui n' est pas facile à tenir .

Je pense que c' est une bonne chose pour tous les peuples du monde que de ne pas voir des expériences nucléaires , c'est-à-dire des explosions qui peuvent être polluantes , se multiplier .

C' est un point de désaccord majeur .

J' ai informé le Premier ministre , le ministre de la Défense , le ministre des Affaires étrangères de ma décision . J' ai dit : " Il n' y aura plus d' expériences nucléaires tant que je serai là "

Bien entendu , le jour où je n' y serai plus , ceux qui me succéderont seront totalement libres et maîtres de leurs décisions . J' ajoute - prévision , hypothèse , diagnostic : cela m' étonnerait qu' ils le fassent parce que les conditions seront trop difficiles .

monsieur Balladur a dit quelque chose de vrai . Nous sommes en désaccord . Mais , en l' occurrence , c' est le Président de la République qui décide . J' ai usé de mon droit .

La décision de l' usage de la bombe atomique appartient au Président de la République . D'abord , l' arme atomique est faite pour qu' il n' y ait pas la guerre - c' est une arme dissuasive - et non pas pour la gagner . Si l' on dispose d' une force réelle comme c' est le cas de la France , on inspire tant de craintes en raison de la capacité de destruction de la bombe atomique qu' on ne nous fera pas la guerre .

Cela , c' est la doctrine . Elle doit être absolument préservée . Puis , une fois que l' on a dit cela , il faut être logique avec soi - même . On ne doit pas pour autant surarmer , fabriquer des armes atomiques quand on n' en a pas besoin et faire que tous les autres pays se lancent dans une surenchère . Le monde finirait par sauter !

Cela veut dire que sur une question aussi grave , si le Parlement ou le gouvernement se trouvaient en conflit avec moi , oui , je demanderais au peuple de trancher .

Même à 2 , à 3 , à 4 ou à 5 , tout est difficile , monsieur Poivre d' Arvor !

Non , l' idée européenne est très forte et elle a triomphé dans 12 pays sur 12 . C' est déjà bien . Et , pourtant , rappelez - vous , on avait pu croire que le Danemark et la Grande-Bretagne s' en iraient .

Naturellement , et c' est pour cela que j' ai voulu un référendum ! Je savais qu' un certain nombre de milieux intellectuels , d' affaires , d' industriels , et d' autres encore , de la bourgeoisie informée , étaient pour l' Europe . Et si tout le monde croyait que , finalement , il y avait 80 % de Français qui étaient pour l' Europe , dans la réalité , des intérêts gênés par la crise économique attribuaient cette responsabilité à l' Europe . Il fallait donc que chacun donnât son avis .

Donc , je savais que ce serait difficile . J' avais pronostiqué qu' il y aurait 52 % pour , il y en a eu 51 % .

Qu' est - ce que vous voulez dire par là ?

Non , pas du tout .

Je sais qu' il fait peur parce qu' il y a des propagandes très fortes contre et il y a des propagandes assez faibles pour . Moi , je suis européen , j' ai signé le traité de Maastricht , je reconnais que c' est un traité très difficile à lire pour qui n' est pas mêlé quotidiennement à ce type de problèmes .

Comment ça ? Il a été appliqué jusqu' ici d' une façon très correcte et , la preuve , c' est que vous avez déjà de nouveaux pays qui demandent à y adhérer . Il y en a déjà 4 . Et quand ces 4 auront adhéré - il faut qu' ils passent eux aussi par une procédure de référendum , c' est très compliqué - d' autres le demanderont . On entend déjà la Pologne et la Hongrie le faire et d' autres suivront , ce qui prouve que cette Europe - là ne déplaît pas tant que cela aux peuples de l' Europe . Mais elle a mauvaise presse sur beaucoup de choses , parce que dès qu' il y a accroissement du chômage , dès qu' il y a des ennuis pour une catégorie sociale ou professionnelle , on pense que l' Europe en est responsable , même quand ce n' est pas vrai . Mais il faut que les Européens s' expriment davantage , qu' ils aient davantage foi dans la cause qu' ils servent . C' est ce que moi j' ai voulu faire en septembre 1992 , lorsque j' ai lancé ce référendum que j' ai moi - même défendu . C' est ce que je serai prêt à refaire à la première occasion .

Je crois l' avoir appris !

C' est une question embarrassante parce que le problème est embarrassant , mais je pense que le premier droit à respecter , c' est celui d' un peuple démocratique , d' un régime démocratique , ce qui est le cas de l' Italie , qui est un peuple souverain . Il a donné beaucoup de suffrages au parti néo-fasciste qui sera représenté au gouvernement de monsieur Berlusconi . Personnellement , je le regrette mais je reconnais aux Italiens le droit de choisir , d'autant plus que le parti néo-fasciste n' est pas majoritaire et que je ne pense pas que ce soit ce parti qui puisse déterminer la politique italienne . Mais il pèsera dessus . C' est dommage , il faut faire un travail d' éducation , de conseil , parler amicalement aux Italiens .

Je pense que c' est un contresens que de leur dire " on interdit " .

Voilà mon sentiment .

Maintenant , si naturellement ce parti faisait de nouveaux progrès au point de devenir majoritaire ou de téléguider la politique italienne , là il y aurait certainement des problèmes internationaux .

On verra bien . Cela m' étonnerait que monsieur Berlusconi soit assez mal avisé pour désigner aux Affaires étrangères , par exemple , un néo-fasciste . Cela m' étonnerait beaucoup . S' il le faisait , il commettrait une grande faute . Mais moi , je n' aurai à rencontrer que le Premier ministre , donc monsieur Berlusconi .

Ni attrait ni répulsion . Maintenant qu' il est Premier ministre d' un pays ami , j' essaierai d' être très discret dans mon commentaire .

Mais , pour le ministre des Affaires étrangères , il est absolument capital que ce soit un démocrate convaincu et affirmé puisqu'il aura précisément à mener avec nous l' édification de l' Europe et la mise en œuvre du traité de Maastricht .

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