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Pendant ma campagne électorale , J' avais promis la suppression de la taxe complémentaire . Je vous rappelle que cette taxe complémentaire a été supprimée dès le budget de 1970 , pour près de 80 % de commerçants , qui n' auront donc pas à la payer sur leurs bénéfices de 1970 et que pour les quelque 20 % qui restaient , les plus gros , outre qu' ils bénéficiaient naturellement -d'un abattement , ladite taxe complémentaire sera définitivement et complètement supprimée dans le budget de 1971 .

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G. Pompidou - 16 mai 1970

C' est avec quelque émotion que je me retrouve dans cette ville à laquelle m' attache le souvenir de mes parents et où j' ai été , si j' ose dire , promis à la vie . C' est en même temps l' occasion de me retrouver au cœur du Cantal , de cette circonscription qui m' a fait l' honneur de m' élire par deux fois à des majorités massives . C' est aussi une privation que de ne pouvoir me rendre à Mauriac et à Saint-Flour , mais je tâcherai de rattraper cette omission avec le temps . C' est , enfin , une satisfaction que de voir rassemblés ici les maires d' un très grand nombre de communes du département .

Comme maires , monsieur le maire de Murat le rappelait tout à l' heure , vous avez vos préoccupations . J' ai eu l' occasion d' en parler récemment avec le Bureau de l' Association des maires de France et je voudrais vous dire ici que je crois les comprendre et que j' essaierai , dans l' action gouvernementale , de faire que l' on y réponde .

La première , c' est que vous avez profondément le sentiment de l' autonomie de vos communes , de leur originalité , et que vous vous trouvez parfois inquiétés par les déclarations - quelque peu théoriques - de ceux qui voudraient voir ramener le nombre de ces communes de 38000 à quelque deux ou 3000 , sous prétexte que leur population et leurs ressources sont insuffisantes . Je tiens à dire , et dans le département du Cantal nous le savons au moins aussi bien qu' ailleurs , que ce n' est pas parce qu' on mettra ensemble une commune de 500 habitants qui est pauvre avec une autre commune de 500 habitants également pauvre , que cela fera une commune de 1000 habitants riche .

Il n' y a aucune raison de briser les traditions , les usages et les fiertés locales . En revanche , dans un grand nombre de domaines , il est utile et nécessaire que les communes s' entendent et s' unissent entre elles pour les réalisations . C' est vrai , à l' extrême , pour les communes des banlieues des grandes villes qui s' enchevêtrent les unes dans les autres et qui n' ont pas cette autonomie , cette personnalité qu' ont nos communes de campagne . Mais c' est vrai aussi de nos communes de campagne , qu' il s' agisse des voies de communication , des adductions d' eau , des travaux d' intérêt commun , par exemple des installations sportives ou des installations scolaires . Il est évident que les communes doivent se grouper , et j' ai vu avec satisfaction que l' Association des maires en avait compris la nécessité et envisageait même d' aller plus loin que les propositions dont avait parlé le Gouvernement pour multiplier les organisations syndicales et intersyndicales , pour fournir à l' administration des interlocuteurs moins nombreux , parlant au nom de tous et permettant , par conséquent , d' harmoniser les travaux et ne pas gaspiller l' argent , le vôtre et celui de l' Etat .

Parmi vos préoccupations , figurent les ressources . Elles sont variables , mais , en gros , reconnaissez - le , la situation actuelle est moins mauvaise qu' elle n' a pu l' être . Je n' en veux pour preuve que la faible augmentation des centimes au cours de l' année 1970 , augmentation moyenne en France , de l' ordre de quatre % , qui montre bien à quel point les nouvelles ressources fournies aux communes par le versement de l' impôt calculé sur les salaires sont importantes . Une croissance de 12 % en 1968-1969 , de l' ordre de 18 % de 1969 à 1970 , voilà sans doute qui donne , provisoirement tout au moins , aux communes de France , la possibilité de souffler financièrement .

Il n' en est pas moins vrai qu' il y a des inégalités , pas moins vrai qu' il reste d' importants besoins et pas moins vrai qu' une nouvelle répartition des charges entre les communes et l' Etat doit être envisagée . C' est d'ailleurs l' objet , à l' heure actuelle , des efforts poursuivis pour améliorer les impôts locaux . Je pense à ces formulaires que nous sommes tous obligés de remplir et qui sont nécessaires pour permettre de donner une meilleure assiette à l' impôt parce qu' ils constituent un recensement actualisé de tout le capital foncier et immobilier de la France . Je pense aussi à la réforme de la patente , qui s' impose . Je pense , enfin , à une meilleure répartition des charges , conformément aux travaux dont nous attendons les résultats et qui ont été poursuivis par la commission que présidait d'abord monsieur Mondon , maire de Metz , et qui est présidée maintenant par monsieur Pianta , depuis que monsieur Mondon est entré au Gouvernement .

Voilà vos préoccupations en tant que magistrats municipaux . Mais vous êtes également les représentants des populations , et , à ce titre , vous vous faites l' écho de toutes les préoccupations de ces populations et des diverses catégories professionnelles . Ici , dans le Cantal , la première des catégories , la plus importante , celle qui fait vivre d'abord le département , c' est l' agriculture . Alors , se demande - t - on , quel est l' avenir de l' agriculture , quel est l' avenir de l' exploitation familiale , quel est l' avenir de la production de viande et de la production de lait ? J' ai eu l' occasion d' en parler dans un discours qui , à l' époque , fit quelque bruit , vous vous en souvenez sans doute , le 14 octobre 1967 , à Aurillac , lors de l' inauguration du Lycée agricole . De tout ce que j' ai dit ce jour - là , je ne retire rien . Ce ne sont pas les plans qui peuvent être échafaudés à l' échelle européenne sans toute la connaissance des réalités sociales et en tout cas sans tout le respect qui leur est dû , ce ne sont pas non plus les rapports qui peuvent être rédigés par des hommes éminents , mais dont le moins qu' on puisse dire est qu' ils n' ont que peu de contacts avec la paysannerie , qui peuvent me faire changer dans ce domaine . Tout d'abord , dans un pays comme celui - ci , la vocation est agricole et doit rester agricole . En second lieu , dans cette agriculture , tant à cause de la configuration géographique que pour des raisons sociales et politiques et pour ne pas faire de l' Auvergne un pays dépeuplé , il convient que l' exploitation familiale soit sauvegardée .

Mais il est évident ' que si cette vocation agricole doit être maintenue , que si cette exploitation familiale doit être sauvegardée , il faut qu' elles soient l' une et l' autre compatibles avec l' évolution de l' économie et avec les nécessités économiques . Je le disais déjà à Aurillac , vouloir livrer des combats d' arrière-garde , sauver des structures périmées , peut pendant un moment paraître une solution mais , finalement , on recule pour mieux sauter .

Il faut donc résolument regarder les problèmes et tâcher de les résoudre . De même que pour les petites communes dont je parlais tout à l' heure , c' est dans l' entente , dans la coopération , et dans la modernisation que l' on trouvera la solution . Il faut en particulier , pour vous , Cantaliens , qui vivez pour l' essentiel de la production laitière et fromagère , que se créent des organisations communes permettant la rationalisation de la production , de sa présentation , de sa qualité , permettant un effort conjugué de propagande , d' information , afin d' assurer à vos productions un meilleur marché intérieur et un meilleur marché extérieur . Je le demandais en 1967 . Pour autant que je sache , tout en ayant été écouté très chaleureusement , peu de progrès avaient été réalisés . D'après ce qu' on me dit , à l' heure actuelle , les choses semblent évoluer . Il semble qu' un certain nombre d' animateurs , comprenant les nécessités , entraînent derrière eux davantage les agriculteurs et commencent à mettre sur pied les formules , les structures qui permettront cette évolution .

Permettez - moi de vous dire non seulement avec la connaissance que je puis avoir des problèmes économiques , mais avec l' intérêt passionné que je , porte à ce département et à cette région , qu' il faut s' engager résolument dans cette voie et qu' il faut montrer , une fois de plus , que si l' Auvergnat bouge lentement , quand il bouge , il ne s' arrête plus et il va loin .

Autre préoccupation , celle des commerçants et des artisans . Pour ma part , je la relie d'ailleurs en grande partie à l' ensemble des problèmes que je viens déjà d' évoquer à l' occasion des municipalités et à l' occasion de l' agriculture . Dans un pays comme celui - ci , le problème n' est pas de voir le petit commerce écrasé par la concurrence de ce qu' on appelle les grandes surfaces . Peut-être , à Aurillac , verra - t - on apparaître quelque chose qui ressemble à une grande surface , ou plutôt à une moyenne surface , mais dans l' ensemble la vie du commerce et de l' artisanat repose ici sur le maintien d' une activité rurale et sur le maintien de ces centres d' activités ruraux que sont nos chef-lieux de canton et d' arrondissement . Si nous maintenons cette activité , si l' agriculture est rentable , si , par conséquent , l' agriculteur achète , si nous développons aussi le tourisme , eh bien , le commerçant , l' artisan trouveront tout naturellement à gagner leur vie .

Sans doute un certain nombre de problèmes sont - ils posés . Il y a d'abord des problèmes fiscaux . Commerçants , artisans se plaignent depuis longtemps d' être écrasés par le fisc . J' ai parlé tout à l' heure de la nécessaire réforme de la patente , qui va être entreprise .

Pendant ma campagne électorale , J' avais promis la suppression de la taxe complémentaire . Je vous rappelle que cette taxe complémentaire a été supprimée dès le budget de 1970 , pour près de 80 % de commerçants , qui n' auront donc pas à la payer sur leurs bénéfices de 1970 et que pour les quelque 20 % qui restaient , les plus gros , outre qu' ils bénéficiaient naturellement -d'un abattement , ladite taxe complémentaire sera définitivement et complètement supprimée dans le budget de 1971 . Le Premier ministre l' a confirmé récemment . D' autre part , nous savons que , au fur et à mesure que les contrôles sont plus étroits , que les revenus de chacun sont plus transparents pour le fisc , il est normal que les revenus des commerçants et des artisans se rapprochent , dans le système fiscal , du système des salariés . Là encore , les choses sont commencées et là encore elles seront poursuivies . En gros , je puis affirmer que du point de vue fiscal , commerçants et artisans ont eu depuis un an plus de satisfactions qu' ils n' en avaient eu dans toutes les années précédentes . Je ne prétends pas que cela suffise . Il ne suffit pas de payer moins d' impôts , encore faut - il pouvoir gagner sa vie et exercer son métier . Eh bien , je répéterai ce que j' ai bien souvent dit , à savoir que l' avenir n' est nullement à mes yeux à la disparition du commerce individuel et de l' artisanat . Nous constatons , au contraire , dans les pays les plus évolués , les plus avancés économiquement , les plus tournés vers la grande entreprise , que l' on voit réapparaître le besoin de l' entreprise individuelle , de la petite , ou moyenne entreprise qui apporte dans l' ensemble de l' économie à la fois la souplesse , un certain confort , une certaine humanité . Je crois profondément qu' il y a non seulement des raisons de ne pas désespérer mais des raisons d' espérer .

Encore faut - il avoir aussi envie de faire là comme partout un effort . C' est vrai en particulier pour le commerce . Il est bien évident que le commerce doit suivre l' évolution , se transformer dans sa présentation même , par la spécialisation , par des ententes pour les achats , pour sa localisation , pour la répartition de ses ventes , pour la publicité qu' il fait . Là encore l' effort de coopération est essentiel et là encore il faut qu' on trouve des hommes pour animer cet effort de coopération . Là où cela se fait , les résultats sont frappants . On voit même , à l' heure actuelle , dans les grandes cités , les commerces individuels s' installer à l' intérieur des grandes surfaces , qui deviennent ainsi non pas la propriété d' une société capitaliste , mais la propriété commune de commerçants individuels exerçant chacun son métier et participant aux avantages du groupement , aussi bien pour l' achat que pour la disposition des lieux et la publicité . Ce n' est pas le problème de nos cités , ici , dans le Cantal , mais cette coopération peut se faire sous une forme plus souple et elle doit réussir .

De toute manière , ces problèmes , croyez - le bien , le Gouvernement et moi - même en avons conscience et tâchons de les résoudre au fur et à mesure que les jours passent tout en espérant que les Français se rendent compte des difficultés qui tiennent au retard que la France avait pris notamment entre les deux guerres et à la transformation énorme que représente pour elle la nécessaire adaptation à la concurrence internationale , à l' intérieur du Marché Commun d'abord et avec l' extérieur ensuite .

On a parlé enfin de l' état de la France . Comment , étant Président de la République , ne vous en dirais - je pas quelques mots ? Rappelons - nous d'abord la France il y a vingt - 5 ans , ici , à Murat , où est resté présent le souvenir affreux de l' occupation , des crimes nazis , des souffrances et des martyres .

Comment ne pas se rappeler une France longtemps occupée , à moitié dévastée , ayant perdu plus de morts que les Etats-Unis , même si ces sacrifices pouvaient paraître faibles au regard de ce que fut la guerre de 1914 , vidée de sa substance par l' occupant , vidée de ses hommes qui revenaient à peine , les uns des camps de déportation , les autres , des camps de prisonniers : un pays où l' on n' avait pas de quoi se chauffer , à peine de quoi s' habiller , à peine de quoi se nourrir . Rappelons - nous cette France et regardons autour de nous . Je crois qu' on pourra dire que l' effort national pendant ces vingt - 5 années a été considérable et qu' il a porté ses fruits .

Rappelons - nous encore ce qu' était la France il y a 12 ans , quand , sortie à peine de la guerre d' Indochine , elle se trouvait empêtrée dans le problème algérien , prise entre le désespoir de voir partir cette Algérie qui , pour nous , faisait partie depuis toujours de la France , et l' impossibilité où l' on était de dominer la révolte , de rallier suffisamment les populations pour assurer l' avenir , jusqu' au moment où le général de Gaulle , en 19611962 , prenait une décision déchirante , dramatique , qui était de partir , d' arrêter la guerre et de mettre nos espérances dans l' avenir de la coopération entre la France et l' Algérie , comme avec toutes les autres terres qui avaient fait partie de notre empire . En même temps , un pays , un régime , où des hommes de bonne volonté se débattaient pour essayer d' avoir des gouvernements , d' avoir une politique , et où le désordre s' installait partout dans les institutions . Un traité de Rome que l' on venait de signer et dont on était incapable de supporter la concurrence , puisque nous n' exportions qu' au prix d' énormes subventions et que nous n' importions que très difficilement , avec des règles très strictes et à coups d' emprunts à l' étranger .

Eh bien , là aussi , il faut bien le dire , quels progrès accomplis , quels changements ! La France a retrouvé sa liberté de manœuvre , son indépendance , sa paix . Elle est en paix avec tout le monde et , si vous lisez les journaux , vous verrez que ça n' est pas si fréquent . monsieur Moissinac nous a rapporté beaucoup de belles citations , je vais m- ' en permettre une , du philosophe grec Héraclite « Il faut se rendre compte que la guerre est chose commune . » La guerre est chose commune . Or la France est en paix , entend rester en paix , ne mène sa politique que pour aider les autres à retrouver la paix , dût - elle pour cela quelquefois se heurter à ses plus grands et à ses meilleurs amis .

Alors , commençons par nous dire que nous avons la paix . Reconnaissons qu' en gros nous avons la prospérité économique .

Certes , personne n' est content , qui a jamais été content économiquement ? Mais il n' en est pas moins vrai que notre activité économique globale , même s' il y a des régions moins bien servies , est , à l' heure actuelle , la plus haute que nous ayons connue et que tout sera fait pour que cette expansion soit poursuivie .

Rappelez - vous encore ce qui s' est passé il y a deux ans , que j' ai vécu , plus que personne peut-être , lorsque , dans ce pays calme et tranquille , une sorte de vent de folie a lé notamment sur Paris , où brusquement on a vu la capitale se hérisser de barricades , la grève s' étendre partout , l' argent fuir , deux à trois milliards de dollars perdus en quelques jours . Reconnaissons que , depuis deux ans , grâce d'abord à l' autorité et au prestige du général de Gaulle qui , le 30 mai 1968 , a remis la France sur les rails de l' autorité et du bon sens , grâce aux efforts qui ont pu être faits depuis , peut-être un peu par moi , reconnaissons que , là aussi , la situation s' est transformée .

Certes , nous ne sommes pas sortis de l' auberge . Mais enfin , nos finances sont rétablies , notre balance extérieure est convenable , les devises qui étaient parties , pour l' essentiel , sont rentrées , et l' on peut apercevoir le moment , j' aperçois le moment , où l' on va lever les contraintes . Nous commençons , nous continuerons , en matière d' encadrement -du crédit à l' intérieur , ultérieurement et progressivement en matière de contrôle des changes vers l' extérieur .

Ce que je souhaite et ce que la France peut attendre , c' est que les Français veuillent bien se rendre compte qu' il y a beaucoup plus malheureux qu' eux . Certes , ils ont des revendications légitimes , des besoins à faire valoir , des injustices à faire réparer , mais ils ont pour cela toutes les voies de la liberté et de la démocratie . Jamais gouvernement n' a été plus ouvert à ce qu' on appelle tantôt le dialogue , tantôt la concertation . L' on peut parler avec tout le monde , tout le monde peut faire valoir ses idées , peut les exprimer , et peut faire appel au suffrage populaire pour les faire triompher .

Parce que nous avons la liberté , parce que nous avons un régime stable , parce que nous avons une économie solide , et qui s' améliore chaque jour , nous avons le droit , pour sauver tout cela , de réclamer l' ordre . Il n' est pas admissible que certains , pour faire valoir leurs idées ou parce que ces idées s' identifient à la destruction pure et simple , s' attaquent aux personnes , s' attaquent aux biens . Oh ! il faut faire la part de l' intoxication . Il n' y a plus un incendie qui éclate , un pétard qui parte dans la rue , sans que l' on crie à l' attentat . Et l' on voit même des gens faire des attentats pour empêcher les attentats . Tâchons d' avoir du bon sens et de l' inspirer à tous les Français .

Restons d'abord calmes et ne croyons pas que la révolution soit à nos portes . Mais cela dit , il faut que le Gouvernement fasse son devoir . Il faut aussi que le pays le soutienne et que ce qu' on appelle , d' un terme à la mode , la majorité silencieuse , précisément ne soit plus silencieuse et sache s' exprimer et se faire entendre , comme elle s' est fait entendre finalement en mai et juin 1968 . C' est ainsi que nous sommes sortis des drames . Il faut que , appuyées sur l' immense majorité du pays , les autorités puissent agir . Nous ne sommes pas le pays des procès de tendances , nous ne sommes pas le pays des répressions violentes , nous ne sommes pas le pays des tortures et des assassinats , mais nous serons , s' il le faut , le pays de la fermeté .

Je voudrais , pour terminer , vous dire à tous , encore une fois , que rien n' est plus pour moi réconfortant , et même exaltant , que de me retrouver dans ce département à qui je dois ce que je suis . Ici , je retrouve des hommes qui sont durs à la tâche pour eux - mêmes et donc pour les autres . Qui , je le disais tout à l' heure , ne s' ébranlent pas facilement , mais lorsqu' ils s' ébranlent ne s' arrêtent pas . Que ce soit sur la voie du progrès , du développement , de la défense de la République . Je suis fier que ce soit l' un d' entre vous qui puisse aujourd'hui vous montrer le chemin .

Vive la France !

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