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le ne cesserai de répéter qu' un effort analogue s' impose à tous les pays développés , que des accords devraient intervenir également pour stabiliser le prix des matières premières et pour faciliter la vente des produits fabriqués par les pays en voie de développement , toutes ces mesures ayant pour but de donner à ces pays une possibilité de prévision économique , en même temps qu' un supplément de moyens .

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G. Pompidou - 14 décembre 1970

Monsieur le secrétaire général , Mesdames et messieurs , En vous remerciant de vos paroles de bienvenue , je désire exprimer ma satisfaction d' être , à l' occasion du dixième anniversaire de la Convention qui a établi l' Organisation de Coopération et de Développement Economique sur les fondations de l' Organisation Européenne de Coopération Economique , au siège d' une institution que Paris accueille , sous ses formes successives , depuis 1948 .

L' OCDE regroupe les pays industrialisés d' économie libre , qui se trouvent , ainsi que vous l' avez dit , vis-à-vis des problèmes du monde actuel à la fois similaires par leur niveau industriel , leurs vues économiques , les moyens par lesquels ils interviennent , et solidaires du fait que , communiquant entre eux étroitement , ils exercent et subissent une influence constante et réciproque .

De là procèdent la grande valeur des confrontations et la nécessité de la concertation qui sont les méthodes dont l' OCDE use pour remplir sa mission ; car elle doit apporter au progrès dans le monde une contribution correspondant à la part que les pays qui en sont membres représentent dans la puissance économique et les échanges mondiaux .

Je voudrais , aujourd'hui , parmi vous , vous livrer quelques éléments de réflexion concernant aussi bien la situation des pays de l' OCDE . vis-à-vis du monde qui les entoure que les rapports entre les pays membres et les questions que soulève leur avenir .

Ayons d'abord , au risque de paraître immodeste , le courage de nous accorder un satisfecit . Tout n' est pas parfait à l' intérieur de l' OCDE mais , dans le domaine qui est le sien , tout y est mieux qu' ailleurs . Je veux dire que le progrès technique , le développement économique , le niveau de vie individuel y sont supérieurs , non seulement à ce qu' ils sont dans les pays du tiers monde , mais dans tous les autres ensembles économiques .

Certains objecteront peut-être que ces comparaisons statistiques sont faussées par le poids propre des Etats-Unis . Mais je note qu' en 1969 le produit national brut calculé par tête d' habitant est pour les seuls pays européens de l' OCDE . de 50 % supérieur en moyenne à celui des pays du COMECOM - 1230 dollars d' un côté , 1870 de l' autre - que cette différence serait encore beaucoup plus forte si l' on ne prenait que les pays de la Communauté Economique Européenne , et que le rythme de progression actuelle de celle - ci comme , d' autre part , celui du japon , permettent de penser que l' écart entre l' OCDE et le reste du monde a toutes chances d' aller en s' accentuant . Si j' observe que les pays de l' OCDE sont loin d' avoir des systèmes économiques et sociaux rigoureusement identiques , que le rôle de l' Etat en particulier y est suivant les cas très différent , que la répartition des richesses , du fait de la fiscalité et des transferts sociaux , y est également diversifiée , j' en conclus que c' est la liberté des échanges et de la concurrence qui constitue l' instrument efficace du progrès et qu' il est souhaitable pour les pays de l' OCDE de ne l' oublier ni entre eux ni vis-à-vis de l' extérieur . C' est dans ce sens que la multiplication des relations économiques entre les pays de l' ouest et de l' est européens en même temps qu' elle est un facteur supplémentaire de développement pour ces derniers , donne une garantie de compréhension réciproque , donc au total d' amélioration du sort des hommes et d' espoir de paix entre les nations .

Cette situation privilégiée des pays de l' OCDE entraîne des devoirs , et de la plus haute gravité . je pense ici à leurs rapports avec les pays sous-développés . Il n' y a pas d' exigence plus pressante que de fournir à ces derniers l' aide qui leur permettra de franchir le seuil à partir duquel la progression se nourrit d' elle - même . Cette aide , pour être efficace , doit être importante , doit être concentrée , doit être adaptée . La France essaie , pour sa part , de mettre en pratique ces principes dans sa propre politique , de même qu' elle réaffirme sa volonté d' y consacrer 1 % de son revenu national . le ne cesserai de répéter qu' un effort analogue s' impose à tous les pays développés , que des accords devraient intervenir également pour stabiliser le prix des matières premières et pour faciliter la vente des produits fabriqués par les pays en voie de développement , toutes ces mesures ayant pour but de donner à ces pays une possibilité de prévision économique , en même temps qu' un supplément de moyens . Faute d' en comprendre la nécessité , nous ne leur donnerions le choix qu' entre des structures de forme totalitaire et , plus probablement , la révolte pure et simple contre tous les pays industrialisés . Il est peu de cas où la loi morale et l' intérêt bien entendu coïncident aussi parfaitement .

Voici pour le dehors . Mais il y a , aussi , les problèmes internes à l' OCDE , liés à la croissance économique et dont nous devons mesurer le poids . Comment concilier l' obligation d' une politique active de l' emploi avec la lutte contre l' inflation ? Comment résister à la tentation renaissante du protectionnisme , qui diviserait d'abord , opposerait ensuite , et conduirait enfin chacun au ralentissement économique ? Comment dominer les contradictions profondes du système monétaire international et restaurer à la fois une vraie stabilité et une réelle convertibilité ? Sommes - nous condamnés à une inflation permanente par peur d' un chômage dont , pour ma part , je pense que nos sociétés ne le toléreraient pas ? Nous bercerons - nous de l' illusion que la tranquillité se retrouverait à l' abri de barrières douanières à nouveau dressées ? Imagine - t - on que le rôle de monnaie de réserve universelle qui est actuellement l' apanage du dollar soit compatible à la longue avec un déficit permanent de la balance des paiements américaine ? Il y a là , pour tous ceux qui ont des responsabilités politiques , comme pour ceux qui se consacrent à la réflexion économique , des questions primordiales , auxquelles il serait vain de croire qu' on puisse répondre par une politique au jour le jour , et désastreux d' attendre que leur solution s' impose dans la bourrasque d' une crise générale . L' indiscutable réussite de la politique menée depuis vingt ans pour le redressement de l' Europe d'abord , pour le développement des économies des pays membres de l' OCDE ensuite , n' aboutit , comme toujours dans la vie des hommes , qu' à faire surgir de nouvelles difficultés .

Parmi celles - ci il y a sans aucun doute celles que vous avez évoquées et qui concernent la finalité même de notre civilisation et la recherche d' un équilibre entre les divers besoins individuels et collectifs de l' homme , besoins qui sont loin d' être tous matériels . C' est pour les pays industrialisés sans distinction une préoccupation fondamentale mais sur laquelle je me suis trop souvent exprimé pour m' étendre aujourd'hui . Qu' il me soit permis en terminant de dire que votre organisation , par la tournure qu' elle a su conserver à ses débats , par la qualité scientifique et la liberté des échanges de vues comme par le caractère constamment et lucidement prospectif de ses conclusions , répond à la pensée de ses fondateurs et rend des services évidents à tous ceux qui ont la charge de diriger les pays qui en sont membres . le suis heureux de pouvoir par ma présence manifester non seulement ma sympathie et mon estime à une institution qui est l' hôte de la France , mais vous assurer de l' appui du Gouvernement français aux efforts que vous accomplissez .

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