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Il faut garder dans la région parisienne un secteur secondaire qui correspond d'abord à toute une partie de la population en quête d' emploi , et qui est une base d' activité indispensable pour que puisse se développer complètement l' autre secteur qui , lui , galope , c'est-à-dire le secteur tertiaire .

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G. Pompidou - 18 novembre 1971

Mesdames , messieurs , Je tiens à remercier le président Chaudières , le président Wagner , des paroles qu' ils ont bien voulu m' adresser et déclarer à tous ma satisfaction de me trouver ce soir en présence de tant d' élus , de représentants , d' administrateurs de la région parisienne . 10 ans ! Dois - je dire 10 ans déjà ou il n' y a que 10 ans ? Voici , en effet , 10 ans que le Gouvernement de Michel Debré installait le District . Ce geste dont l' importance s' est manifestée par la suite signifiait que pour la première fois depuis longtemps , depuis toujours , on percevait la cohérence de la région parisienne et la nécessité par conséquent d' en avoir une vue globale en même temps que d' associer l' Etat et ses représentants aux élus et à la population . Au terme de cette journée , mon impression est bien que pendant des dizaines d' années , très peu de chose pour ne pas dire rien , n' avait été fait . Les choses allaient toutes seules , les logements s' installaient comme ils voulaient , où ils pouvaient , les usines ou les emplois également , et petit à petit cette agglomération parisienne prenait sa taille énorme sans que , à aucun moment , personne n' ait senti la nécessité de regarder le problème dans son ensemble et d' essayer de lui trouver non pas une solution , il n' y a jamais une solution , mais les moyens de parvenir à des solutions . Le District a été à ce point de vue - là plus qu' une création administrative , il a été une révolution .

Par la suite , bien entendu , d' autres réformes ont été faites car , et c' était bien le sens de la création du District , la première des choses à faire , c' était de donner à la région parisienne une administration . On s' apercevait à ce moment - là que la situation administrative de la région parisienne était non seulement périmée mais absurde ; le département de la Seine était énorme , surpeuplé , et tout autour il y avait ce département de Seine-et-Oise dont la structure circulaire rendait toute administration impossible ou en tout cas peu efficace et créait pour ceux qui n' habitaient pas dans le sud-ouest du département des difficultés considérables pour les actes tellement nombreux qui relient le citoyen d' aujourd'hui à l' administration . C' est pourquoi en 1964 mon Gouvernement a pris la décision . alors fort discutée de découper la région parisienne , de créer trois départements autour de Paris , à l' intérieur du département de la Seine et de découper le département de Seine-et-Oise lui - même en trois autres départements . Du même coup , on créait 5 nouvelles préfectures , on les créait sur le papier , elles sont aujourd'hui sur le terrain et à une exception près elles sont terminées et elles fonctionnent pleinement .

Ce que la création des départements et des préfectures représente de soulagement pour la population , on me l' a dit partout où je suis passé aujourd'hui . Citons quelques chiffres au hasard ; 1500 personnes tous les jours se rendent à la préfecture de Cergy-Pontoise , 700 et parfois 1000 cartes grises sont distribuées , et chacune en un quart d' heure à la préfecture de Créteil , 300000 cartes grises et permis de conduire , 200000 passeports ou cartes d' identité ont été délivrés en deux ans à la préfecture de Bobigny . Tout cela montre à quel point , en rapprochant l' administration des administrés , on a facilité leur vie . Le découpage naturellement devait être complété , il l' a été encore , tout récemment , par la réforme de la police . Désormais , tous les préfets , y compris les préfets de la Petite-Couronne , ont leur police . Jusqu' à une date récente on avait laissé le préfet de police maître de l' ancien département de la Seine mais , étant donné la présence du Gouvernement à Paris , étant donné les problèmes de l' ordre dans Paris , le préfet de police ne pouvait pas ne pas avoir la tentation de garder ses forces sur Paris , qu' il s' agisse des forces de police parisiennes proprement dites , ou qu' il s' agisse des compagnies républicaines de sécurité qui peuvent lui être données en renfort . Désormais , chaque préfet , non seulement de la Grande-Couronne mais de la Petite-Couronne , a sa police . Désormais , les commissariats s' ouvrent les uns après les autres et l' on peut dire que l' accroissement des effectifs qui a atteint dans les départements de la Petite-Couronne entre 22 et 30 % dans les deux dernières années et qui va croître encore en 1972 , permettra à chacun de ces départements et à chacun de ces préfets de disposer en 1972 de 3000 agents en tenue sans compter les compagnies de CRS . qui leur sont affectées de façon permanente . Ainsi à l' administration et à ses facilités se joint la sécurité , car en dépit de quelques excès , en dépit de quelques incidents , en dépit de tout ce que nous trouvons quelquefois dans la presse et que nous ne pouvons pas ne pas regretter , il n' en est pas moins vrai que Paris et la région parisienne donnent au monde l' exemple d' une des grandes agglomérations à la fois les plus vivantes et les plus tranquilles , les plus sûres , les mieux administrées et les mieux entretenues . Tout cela devait être coordonné . Le Conseil d' administration du District en est chargé . Le Comité Consultatif Economique et Social est venu s' adjoindre à lui et apporte des avis qui sont toujours précieux et compétents . Tout cela se traduit par une organisation qui est à la fois coordonnée et déconcentrée et qui permet à la population et à ses représentants de collaborer étroitement avec l' administration , sans pour autant tomber dans la dispersion .

Tout cela était nécessaire étant donné l' ampleur des problèmes posés . Plus de 9 millions d' habitants - et sans doute allons - nous vers 10 et 12 millions - posent d' immenses problèmes dans tous les domaines . Il faut , pour cette population si nombreuse , d'abord créer des emplois . A ce point de vue - là d'ailleurs , je voudrais , à la suite d' une journée où l' on a beaucoup parlé de l' emploi , non pas dire que tout va bien , il s' en faut , mais demander que l' on n' ait pas une vue pessimiste de la situation . En fin de compte , si je prends la proportion de la population active , à Paris et dans la région parisienne , elle est d' environ 46 % alors qu' elle n' est guère que de 40 % dans la France entière et cette proportion s' étend à plus de 50 % à Paris même et à près de 48 % dans la Petite-Couronne ; on ne peut donc pas dire que la région parisienne soit de ce point de vue - là desservie par rapport au reste de la France , bien au contraire . Quant aux créations d' emplois , dans les années récentes , elles ont encore été pratiquement de près d' un tiers par rapport à l' ensemble de la France , ce qui est évidemment une proportion considérable . Et , pourtant , il se pose des problèmes . Ces problèmes sont dus d'abord au fait que l' industrie a tendance à se décentraliser . Sans doute est - ce une politique délibérée de l' Etat et de l' Aménagement du territoire que d' avoir considéré pour des raisons qui tiennent à la fois à la structure de la région parisienne et aux besoins de nos provinces , et en particulier de celles qui sont le plus excentrées , qu' il y avait lieu d' encourager une certaine décentralisation de l' industrie . Cette décentralisation , de toute manière , se ferait toute seule et se fait partout , pour des raisons qui ne sont pas forcément volontaires de la part -de l' administration . Cette décentralisation industrielle est ressentie dans certains départements de la Couronne et en particulier , je le sais , dans la Seine-Saint-Denis qui est le seul des départements de la région parisienne où , pour employer le jargon des statisticiens , le solde de l' emploi ait été l' an dernier négatif , autrement dit où il y ait eu plus de suppressions d' emplois qu' il n' y avait de créations . Partout ailleurs , le solde a été nettement positif . Je tire de là en tout cas une conclusion , c' est que dans la mesure où nous avons affaire à des industries dont la décentralisation ne s' impose pas , il ne convient pas de mettre fin à cette politique d' aménagement du territoire , mais il ne convient pas pour autant de vider la région parisienne de ses industries . Il faut garder dans la région parisienne un secteur secondaire qui correspond d'abord à toute une partie de la population en quête d' emploi , et qui est une base d' activité indispensable pour que puisse se développer complètement l' autre secteur qui , lui , galope , c'est-à-dire le secteur tertiaire .

Une deuxième conclusion que je tire de mon voyage , c' est qu' il y a lieu de rééquilibrer l' emploi dans la région parisienne et sur le plan géographique et sur le plan sectoriel . Il faut d' une part rééquilibrer l' emploi entre l' est et l' ouest . Les créations d' emplois , notamment dans le tertiaire , se font presque uniquement dans l' ouest à l' heure actuelle , il est nécessaire et pour l' agglomération de Paris même et pour la région parisienne que l' Etat fasse un effort par les décisions qui lui appartiennent ( et le District sur ce point doit pouvoir lui apporter sa collaboration ) afin de procéder à un certain rééquilibrage en faveur de l' Est parisien . De ce point de vue , certaines décisions récentes , je pense à l' aérotrain , ont pu être critiquées , à mon avis elles ne sont pas sans mériter une certaine critique mais il faut toujours choisir entre des inconvénients , et la raison d' argent est , hélas ! la meilleure . Il n' en est pas moins vrai qu' il faudra envisager un effort plus grand pour l' Est parisien . D' autre part ce rééquilibrage doit se faire également entre les activités , et il n' est pas souhaitable que le tertiaire s' implante , comme il le fait à l' heure actuelle , presque uniquement dans Paris , il convient de faire une certaine ouverture du tertiaire vers les départements de la Petite-Couronne et de la Grande-Couronne en particulier puisque je citais tout à l' heure le département de la Seine-Saint-Denis . Il est évident qu' au moment même où le secteur secondaire diminue dans le département de la Seine-Saint-Denis , un apport d' emplois du secteur tertiaire donnera à ce département non seulement l' activité qui pourrait lui faire défaut mais un certain équilibre qui lui serait également profitable . Au total , la région parisienne avec sa population , avec son activité très grande représente , comme on le rappelait tout à l' heure , quelque chose de capital non pas simplement par rapport à la France mais par rapport à l' Europe . Si on regarde une carte de l' Europe , si l' on voit la densité humaine et d' activité dans le Nord , le Nord-Est et l' Est puis vers la vallée du Rhône et la région de Turin et Milan , il est évident que la France serait quelque peu excentrée , serait en dehors du grand courant actif à l' exception de son Nord et de son Nord-Est si elle n' avait pas la région parisienne qui est le môle où viennent s' amarrer toutes les activités nationales et qui attirent vers l' Ouest et par conséquent au profit de toute notre Ouest , de notre extrême-Ouest et de notre Sud-Ouest , des activités non seulement nationales mais européennes . Le rôle de Paris et de la région parisienne pour permettre à la France de prendre toute sa place dans l' activité européenne est essentiel .

J' entends bien qu' il ne suffit pas d' avoir du travail et qu' il y a le problème de vivre . Vivre , c' est d'abord le logement . Je note cependant que le problème du logement paraît un peu moins aigu qu' il a pu être il y a quelques années et cela se comprend puisque voici des années que nous construisons dans la région parisienne environ 100000 logements par an et qu' un rythme légèrement supérieur est prévu pour le VI Plan . Le logement , c' est aussi un problème de qualité : qualité du logement , destruction de l' habitat insalubre , suppression des bidonvilles . De grands efforts ont été faits , j' ai rappelé tout à l' heure dans une des préfectures que j' ai visitées que l' on avait multiplié de 1970 à 1971 par 6 les crédits pour la destruction de l' habitat insalubre . Il reste la difficulté principale qui est le terrain . N' oublions pas que 100000 logements par an , cela veut dire que dans la région parisienne chaque année nous construisons l' équivalent d' une ville comme Bordeaux , n' oublions pas que cela veut dire que chaque année il faut trouver environ 6000 hectares de terrain , c'est-à-dire les deux tiers de la superficie de Paris . Là aussi les difficultés sont grandes , là aussi les efforts accomplis sont très grands puisque pour le VI Plan les crédits destinés à la réservation foncière , sont augmentés de 5 fois par rapport au Ve Plan . On pourrait parler longtemps sur ce problème du logement , sur l' équilibre entre les grands ensembles et la maison individuelle , sur sa répartition dans l' espace , sur le rôle tellement important des zones d' aménagement différées , des zones d' aménagement concertées qui ont permis une efficace lutte contre la spéculation et la possibilité de coordonner la construction .

Je ne veux pas vous retenir trop longtemps et , par conséquent , je passerai . Voilà donc des hommes dont nous admettons que nous faisons tout pour qu' ils aient un emploi , -dont nous faisons tout pour qu' ils aient un logement , encore faut - il qu' ils aient l' agrément de la vie . C' est le problème de l' environnement . Reconnaissons qu' il est un certain nombre de domaines où on a fait énormément . Je pense aux équipements de toute nature et en particulier aux équipements universitaires , culturels et sociaux . Je sais qu' il y a des retards , en particulier du point de vue de l' équipement sanitaire , certaines insuffisances se font jour et certaines appréhensions que nous chercherons , croyez - le , à calmer . Nous tâcherons de faire que le VI Plan ne soit pas sur ce point une déception par rapport à ce qui a été fait dans le passé en matière de création hospitalière . Mais en ce qui concerne en tout cas les équipements sportifs et de loisir , que de choses ont été faites , que de choses qui ne l' avaient jamais été ! Je puis citer tel département qui , il y a 10 ans , n' avait pas une seule piscine couverte et qui en a dix-huit aujourd'hui . Des milliers de classes , des centaines de collèges d' enseignement secondaire , des dizaines de lycées ont été créés partout , sans parler des universités dont il semble presque que l' on soit saturé .

Tout cet effort accompli en si peu de temps ne serait pas suffisant s' il n' y avait pas la possibilité de se déplacer . Et j' en viens , je crois , au plus difficile des problèmes de la région parisienne : c'est-à-dire aux transports . Cette population qui s' est répandue un peu au hasard pendant longtemps , autour de Paris , que nous cherchons aujourd'hui à fixer davantage grâce à la conception des villes nouvelles , grâce au schéma directeur qui a été établi , cette population ne peut pas ne pas avoir à se déplacer ; elle le ferait par plaisir , elle le ferait par goût , mais elle le fait aussi par besoin et en vue de son travail quotidien . Chacun de m' expliquer que des dizaines de milliers d' habitants du département vont tous les jours travailler à Paris ou vont vers l' ouest et reviennent ensuite coucher vers l' est et que ceci représente des besoins de routes , de transports en commun , et cetera .

Certes , on peut imaginer que la politique des villes nouvelles et une politique de l' emploi adapté à ces villes nouvelles tendent , sinon à diminuer , tout au moins à limiter ce besoin de migration quotidienne ; il est en effet souhaitable et je souhaite que l' on recherche le moyen de mettre dans chacune de ces agglomérations qui naissent ou qui se développent des emplois pour les habitants de l' agglomération . Il n' en est pas moins vrai que c' est la plus grande des illusions que de s' imaginer qu' on pourra mettre l' emploi convenant à chaque personne à sa porte . Il y aura toujours des migrations . Il y aura toujours le besoin d' assurer à des centaines de milliers de personnes dans la région parisienne le moyen de se déplacer pour aller sur les lieux du travail . Dans le VI , , Plan , sur ce point , un effort considérable a été accompli . C' est ainsi que plus de 7 milliards sont prévus pour les transports routiers et 7-7 milliards pour les transports par voie ferrée . Pour la seule année 1972 , on a 1-5 milliard . Ce sont donc des sommes considérables et cela va se traduire et s' est déjà traduit par un certain nombre de créations ou d' améliorations . Déjà , nous avons des lignes nouvelles de métro , déjà nous avons des lignes de la SNCF . qui sont électrifiées et permettent un trafic plus rapide , plus dense , déjà nous avons en matière routière de nouvelles autoroutes et je n' oublie pas les créations proprement parisiennes qui sont le périphérique qui , à lui tout seul , aura coûté plus de deux milliards de francs et nombre d' autres voies comme , par exemple , la voie expresse rive droite , que quelques-uns critiquent quelquefois , mais qu' en tout cas 23 millions d' automobilistes ont empruntée l' an dernier , ce qui prouve qu' elle sert à quelque chose , et cela sans abîmer le paysage et même en donnant à ces 23 millions de gens qui l' ont empruntée quelques-unes des plus belles satisfactions qu' un homme puisse avoir au point de vue esthétique , comme par exemple quand il sort du tunnel devant le Louvre et qu' il débouche sur le Pont-Neuf et l' île de la Cité . Ceci pour expliquer qu' il y a un certain esthétisme auquel il faut renoncer et que ce n' est pas parce qu' on empêcherait les voitures de circuler qu' on rendrait Paris plus beau . La voiture existe , il faut s' en accommoder et il s' agit d' adapter Paris à la fois à la vie des Parisiens et aux nécessités de l' automobile à , condition que les automobilistes veuillent bien se discipliner .

Parmi les réalisations en cours , il y a l' achèvement du RER et là-dessus je voudrais insister un instant . Le RER n' est pas une simple ligne de métro nouvelle , c' est une véritable révolution dans le cadre des transports souterrains . Non seulement le RER rejoindra Boissy-Saint-Léger à l' est jusqu' à Saint-Germain à l' ouest mais par les liaisons qu' il aura à la gare de Lyon avec tout le Sud-Est parisien , à la Défense le jour où il y aura l' aérotrain , avec le Nord-Ouest parisien , et au Châtelet le jour que je souhaite plus proche qu' on ne le dit à l' heure actuelle où la ligne de Sceaux prolongée permettra la liaison avec tout le Sud parisien , le RER constitue l' artère d' un nouveau système de transport infiniment plus commode , infiniment plus rapide et qui permettra à des foules de plus en plus nombreuses de circuler rapidement et sans fatigue d' un bout à l' autre de la région parisienne et presque dans tous les sens . Ce n' est pas une raison , bien entendu , pour abandonner le métro classique , pour ne pas prolonger un certain nombre de lignes et vous savez comme moi les projets qui sont prévus dans le Plan , qu' il s' agisse de prolonger la ligne 8 , la ligne 13 , la ligne 14 , de rejoindre la ligne 13 à la ligne 14 , qu' il s' agisse aussi d' un projet un peu plus vague et qu' il faudra bien essayer de matérialiser , de prolonger la ligne 5 jusqu' à Orly , ce qui ajouterait à ce réseau dont je parlais un élément tout à fait essentiel . Si j' ajoute les efforts qui sont faits , pour aboutir à créer lentement , difficilement , mais à créer tout de même la Grande Rocade qu' on appelle A 86 et dont certaines parties sont déjà en service . Je crois qu' on aura une conception d' ensemble des transports de la région parisienne qui sera à l' époque satisfaisante . Encore faut - il que non seulement il y ait ces créations de lignes et ces créations de routes , d' autoroutes , mais qu' il y ait dans ces transports plus de confort .

Je pense souvent aux banlieusards qui s' épuisent dans des trains inconfortables avant de prendre un métro où ils sont entassés . La RATP a compris la nécessité d' améliorer ses rames , ses wagons , son confort . Je crois que la SNCF , à son tour , le comprend et que la nomination d' un directeur général adjoint chargé spécialement de la région parisienne donnera à l' action de la SNCF en ce domaine beaucoup plus d' efficacité et de rapidité dans l' exécution . En tout cas je demande à monsieur le ministre des Transports ici présent de bien vouloir y veiller . Je crois que l' amélioration des transports de la SNCF dans la région parisienne doit être une de nos actions les plus énergiques , les plus rapides dans les années qui viennent .

J' ai déjà été trop long et ne vais pas vous faire un exposé sur tous les problèmes d' environnement , les espaces verts auxquels tout le monde aspire et que tout le monde dégrade , la lutte contre le bruit , lutte extrêmement populaire après quoi il suffit d' être arrêté quarante secondes à un feu rouge pour donner un coup de klaxon , il suffit d' un motocycliste qui part le matin , très heureux de vivre avec une moto qui fait un peu de bruit , pour réveiller 300000 Parisiens . Dans ces domaines , c' est vraiment la discipline individuelle , la discipline des habitants de la région parisienne qui s' impose . Tout est prêt , tout est à notre portée pour que ces problèmes de bruit , de pollution , d' agrément de vie , d' espaces verts soient résolus beaucoup mieux que dans n' importe quelle autre agglomération du même ordre , à l' étranger . Mais nulle part , il faut bien l' avouer , l' indiscipline du publie n' est aussi grande . Nulle part , l' oubli de ce qu' il faut faire pour le voisin n' est aussi grand . Comme disait , je crois , tout à l' heure , monsieur Wagner , où est l' urbanité qui pourtant étymologiquement doit être la qualité du citadin ? Je souhaite que les Parisiens fassent un peu de réflexion en eux - mêmes et sur eux - mêmes et qu' ils comprennent que l' environnement dans une grande agglomération urbaine , c' est d'abord la conduite de ses habitants et le respect d' autrui .

Pour conclure , que puis - je dire ? Sinon que les efforts qui ont été accomplis en particulier depuis une dizaine d' années sont énormes et que sans aucun doute énormes sont ceux qu' il nous reste à accomplir . Tout cela a coûté beaucoup d' argent , tout cela coûtera beaucoup d' argent . Il est normal que l' Etat , la collectivité nationale fassent un effort particulier pour cette région parisienne et , de ce point de vue , je considère qu' opposer Paris à la province est une sottise . Paris et la province sont complémentaires . Il n' y a pas de tête qui soit viable sans un corps et il n' y a pas de corps sans tête qui ne se dégrade et ne s' étiole rapidement . C' est donc avec la conscience qu' en travaillant pour Paris et pour la région parisienne on travaille non seulement pour ses habitants , mais pour tous les Français , pour le renom de la France , pour son prestige vis-à-vis de l' extérieur , c' est avec cette conviction que j' invite ceux qui ont à s' en occuper à travailler , courageusement et avec optimisme . Quand on voit ce qui a été fait , eh bien ! rien ne doit être impossible à faire . Il suffit de vouloir , il suffit de continuer de persévérer , voilà les leçons que je tire de cette journée à bien des égards réconfortante , même si elle m' a montré tout ce qu' il restait à accomplir .

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