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Il s' agit du rôle affecté à l' or , il s' agit du problème de la convertibilité des monnaies , il s' agit des droits de tirage spéciaux , il s' agit de la résorption des balances de dollars , il s' agit de la structure des réserves des banques centrales , il s' agit du fait qu' aucune monnaie nationale , à nos yeux , ne doit avoir de privilège général .

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G. Pompidou - 22 décembre 1971

Le problème de l' Europe est évidemment très important pour nous , dans une certaine mesure préoccupant , et , à coup sûr , au centre de notre action politique . Quelle est sa situation actuelle ? En un sens , des esprits grincheux diront : « Mais , à Washington , les 6 n' ont pas fait un front commun , ils se sont disputés . » le n' y attache pas , pour ma part , une importance excessive . Il s' agissait de fixer les parités réciproques de nos monnaies , et , à ce moment - là , tous les pays défendent leurs intérêts nationaux , qu' on le veuille ou non , et , par conséquent , les divergences apparaissent .

Il aurait probablement mieux valu les régler comme je l' avais souhaité entre Européens , plutôt que sous l' œil des Dix , mais ce n' est pas , finalement , dramatique .

Il me semble que l' Europe a marqué ces derniers mois sa force . D'abord , je n' en veux pour preuve que l' attitude des Etats-Unis , dans la mesure où ils ont admis un moment donné que des mesures unilatérales ne pouvaient pas durer éternellement et qu' il fallait bien se concerter et s' accorder d'abord avec l' Europe .

D'ailleurs , lorsque les Etats-Unis font pression sur les pays européens , soit pour leur demander de partager des charges , soit pour leur demander de favoriser leurs exportations , ils témoignent par là de la puissance économique européenne et de sa compétitivité dans la mesure même où ils la redoutent .

Avenir ? On a beaucoup évoqué ces négociations commerciales dont il a été question , en particulier aux Açores , et dont quelques-unes ont commencé déjà à se dérouler à Bruxelles en se demandant si l' Europe , là-dedans , n' allait pas se perdre .

je ne parlerai pas , de la négociation immédiate qui porte finalement et doit porter sur des sujets mineurs .

Nous avons accepté , et j' ai accepté le principe d' une négociation commerciale générale . Pourquoi ne pas le faire ? Nous avons toujours dit que la Communauté économique européenne n' était pas protectionniste , et son tarif douanier est d'ailleurs le plus bas de tous les grands ensembles économiques ; la France a toujours dit qu' elle était prête à libéraliser les échanges de façon à les rendre plus importants , plus nourris , au bénéfice de tout le monde .

Sur le plan des produits industriels , je n' ai donc pas d' inquiétude , et nous sommes prêts à toutes les négociations pourvu , bien entendu , qu' elles soient équilibrées et réciproques , que les concessions soient réciproques . Il y a l' agriculture , il y a le Marché Commun agricole . Là , je ne le cache pas , il faut -être vigilant , très vigilant .

Il y a des Américains pour dire , pour écrire et pour penser que le Marché Commun agricole est nuisible à l' économie américaine , et que , par conséquent , l' effort des Etats-Unis doit tendre à essayer de l' assouplir , c'est-à-dire en fin de compte à essayer de le faire disparaître .

je ne crois pas que ce soit le véritable intérêt des Etats-Unis . La preuve en est d'ailleurs que , depuis que le Marché Commun existe , les exportations agricoles des Etats-Unis vers l' Europe n' ont pas cessé d' augmenter et le surplus de leur balance commerciale agricole n' a pas cessé d' augmenter .

Il n' en est pas moins vrai que nous sommes en présence de cette attitude américaine et qu' il faudra bien que l' Europe , face à cette attitude , définisse la sienne .

Or , sur ce point , la position de la France est très nette .

Qu' il s' agisse de la préférence communautaire , qu' il s' agisse de la solidarité financière , qu' il s' agisse de l' unité des prix , ce sont là des notions acquises et pour le maintien desquelles la Position française sera irréductible . je le dis clairement , pour que chacun le sache .

En défendant le Marché Commun agricole , nous ne défendons pas seulement les agriculteurs , tous les agriculteurs européens et les agriculteurs français , qui peuvent compter , croyez - moi , et sur l' intérêt que je leur porte et sur mon obstination ; nous défendons aussi la construction européenne tout entière . Tout le monde nous parle d' intégration , d' union , et voici que le seul domaine où cette intégration soit , à l' heure actuelle , réalisée , on voudrait l' ébranler . Eh bien , si le Marché Commun agricole devait être ébranlé , à ce moment - là , je vous le dis , il n' y aurait pas d' espoir d' union économique et monétaire , il n' y aurait plus de perspective d' union politique .

L' Europe ne doit pas se perdre , la Communauté économique européenne ne doit pas se perdre dans une vague zone de libre-échange . L' Europe doit affirmer sa personnalité politique vis-à-vis de tout le monde , y compris vis-à-vis de ses amis ou de ses alliés .

Voilà la position de la France . Elle est nette , elle est connue et nous n' en changerons pas .

.

- Monsieur Zitrone , vous êtes un commentateur averti des courses de chevaux , mais vous avez raison de tiquer sur le mot de victoire , car quand il s' agit de rencontre de chefs d' Etat , ce n' est pas le vocabulaire sportif qui convient .

D'abord , si l' on parle de vainqueur , il faut qu' il y ait un vaincu ; s' il y a un vaincu , il y a désir de revanche et c' est comme cela que les conflits naissent , s' enveniment et se perpétuent .

Le Président Nixon et moi - même , nous sommes arrivés aux Açores avec le sens de nos responsabilités vis-à-vis de nos deux peuples , vis-à-vis des autres aussi , et , notamment en ce qui me concerne , vis-à-vis des pays de la zone franc , et enfin , avec un esprit de véritable réalisme , je veux dire de celui qui sait tenir compte des réalités , ces réalités qu' il ne sert à rien d' ignorer , bien au contraire .

Nous sommes parvenus à un accord , un accord dont je pense qu' il ménageait nos intérêts réciproques et qu' il ouvrait les voies à un accord général , et , sur ce dernier point au moins , l' expérience l' a prouvé .

Si donc l' on peut parler , l' on veut parler d' un succès français , je dirai que le Président Nixon a dû arriver aux Açores , comme moi - même d'ailleurs , avec une claire conscience et de l' utilité d' une solution et des lignes générales d' une solution possible ; et que ce qui est le succès français , c' est finalement que le Président des Etats-Unis , ait choisi de discuter de cela en premier avec le pays qui avait , au lendemain des décisions américaines du 15 août , pris l' attitude la plus nette et la plus énergique .

. - De toute manière , les accords de Washington sont très loin de résoudre tous les problèmes . Néanmoins , me plaçant à un point de vue national et aussi au point de vue de l' intérêt général du monde , je dirai que je trouve pour ma part , dans les accords de Washington , un certain nombre de satisfactions .

Tout d'abord , dans un monde où on ne parle - où on ne parlait - que des mérites du flottement des monnaies , on est revenu à des parités fixes , ce qui était la théorie française . Ensuite , ces parités , on les a fixées par rapport à l' or , et vous savez que là aussi nous avons de tout temps défendu le rôle de l' or et en particulier son rôle de référence .

On a , certes , élargi les marges de fluctuation , mais vous savez que dans ma conférence de presse de septembre , j' avais déjà dit que j' étais ouvert à un élargissement modéré . Pour tout vous dire , je pensais à deux % . D' autres Etats , plus puissants , réclamaient trois % . On a fini à 2-25 % . Ce n' est ni un triomphe ni une défaite , et en tout cas ça n' est pas très grave .

Enfin , on a admis la nécessité de commencer très rapidement les études pour parvenir à un règlement général et cette fois - ci définitif du système monétaire , et ceci est très important .

Et puis , sur le plan pratique , on a établi des rapports , des parités entre les monnaies . Il me semble - tout est très difficile à mesurer dans ce domaine - que ces parités sont , comme on dit , réalistes ; c'est-à-dire qu' elles tiennent bien compte des rapports entre les économies et entre les prix , d' une façon globale , et même si , sur tel ou tel point , il peut y avoir des situations un petit peu anormales .

Enfin et , je dirais , surtout , ces accords de Washington ont mis fin à une crise , à un désordre monétaire qui nous conduisait tout droit au protectionnisme , comme on l' avait vu par la surtaxe américaine et par la contagion que cela commençait à créer chez un certain nombre de pays ; c'est-à-dire qui nous conduisait à une récession . Je considère , pour ma part , que c' était là le péril le plus grave et c' est pourquoi , globalement , je considère le bilan de Washington comme très positif .

... Je serai ennuyeux . mais je tâcherai de ne pas l' être longtemps . Ce sont des questions très difficiles. .

Ce qu' il faut comprendre , c' est que les accords de Washington sont , à la fois , incomplets , et ne constituent qu' une toute première étape .

Ils sont incomplets et le seront , d'ailleurs , tant que les Etats-Unis , que le Congrès américain , n' auront pas ratifié la dévaluation du dollar de façon officielle . Au surplus , ils doivent entraîner un grand nombre de décisions particulières pour nous - mêmes avec les Etats de la zone Franc , et puis , au sein de la Communauté économique , où nous allons être amenés , dans les jours qui viennent , à prendre un certain nombre de décisions concernant les échanges agricoles dans la période intérimaire , concernant le niveau des marges de fluctuation monétaire à l' intérieur de la Communauté , et cetera .

Mais , au demeurant , ces accords ne peuvent constituer , surtout , qu' une première étape vers un règlement monétaire international . Pour que ce règlement monétaire international soit possible , il faut d'abord que les Etats-Unis tiennent les engagements moraux qu' ils ont pris , c'est-à-dire que par leurs propres efforts , et non pas simplement par les effets mécaniques de la dévaluation , ils rééquilibrent leur balance des paiements . Tant que la balance américaine des paiements ne sera pas rééquilibrée , il ne pourra pas être question de parler utilement d' un nouveau système monétaire international . Le jour où cela sera réalisé , alors on entrera vraiment dans la discussion et , pour aboutir , je vous le dis , je doute qu' il faille moins de deux ou trois années .

A ce moment - là se poseront les grandes questions , sur lesquelles , d'ailleurs , la position de la France est connue , en général ou , en général , connue .

Il s' agit du rôle affecté à l' or , il s' agit du problème de la convertibilité des monnaies , il s' agit des droits de tirage spéciaux , il s' agit de la résorption des balances de dollars , il s' agit de la structure des réserves des banques centrales , il s' agit du fait qu' aucune monnaie nationale , à nos yeux , ne doit avoir de privilège général . Tout cela , ce sont d' immenses questions qui doivent paraître , aux téléspectateurs qui m' écoutent , bien abstraites et bien obscures , mais dont nous sommes bien obligés de nous préoccuper constamment parce qu' elles influent directement sur la vie des hommes .

Disons que Washington a ouvert des possibilités et qu' il appartient à tous les pays , à tous les pays riches vis-à-vis d' eux - mêmes , à tous les pays riches vis-à-vis du tiers monde , de faire le nécessaire , et d'abord aux Etats-Unis , bien sûr , pour qu' un règlement définitif et équilibré devienne possible dans un délai raisonnable .

Voilà comment je vois l' avenir .

- Au total , je suis raisonnablement optimiste et , pour une fois , pas pour des raisons de pur tempérament , mais parce que j' ai une confiance indestructible dans la sagesse et dans la capacité de travail des Français .

Certes , nous dépendons de l' extérieur en grande partie , mais notre avenir dépend avant tout de nous - mêmes et j' ai confiance .

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